Faits et chiffres sur le cancer chez les enfants
Incidence
- L'incidence globale du cancer chez les enfants est demeurée relativement stable de 1985 à 2004, passant de 144 à 159 cas pour 1 million d'enfants.
- Les taux d'incidence sont les plus élevés chez les jeunes enfants de 0 à 4 ans. Les taux sont plus bas ou semblables chez les enfants de 5 à 9 ans et ceux de 10 à 14 ans. Les taux de lymphome croissent avec l'âge, alors que les taux de neuroblastome (cancers du système nerveux autonome) atteignent un sommet avant l'âge d'un an et sont très rares après cinq ans. Dans l'ensemble, le cancer chez les enfants frappe plus souvent les garçons que les filles. Pour chaque nouveau diagnostic de cancer chez les filles, il y a 1,2 cas chez les garçons. Les différences les plus grandes entre les sexes sont constatées au niveau des lymphomes (le ratio de nouveaux cas chez les garçons par rapport aux filles est de 2,1 cas pour 1 cas) et des tumeurs hépatiques (le ratio de nouveaux cas chez les garçons par rapport aux filles est de 1,4 cas pour 1 cas).
Mortalité
- De 1985 à 2004, la mortalité chez les enfants due au cancer a chuté de façon importante. Les tendances linéaires ont fait ressortir des baisses importantes dans les taux de mortalité normalisés selon l'âge pour tous les cancers et pour chacun des cancers choisis pour faire l'objet d'un examen (p<0,05).
Survie
- Plus de 82 % des enfants atteints du cancer survivent au moins cinq ans après le diagnostic. Si l'on réunit tous les cancers touchant les enfants, les proportions de survie observées sur une période de cinq ans, de 1999 à 2003, ont été évaluées à 82 %. Les proportions correspondantes de survie pendant un an et pendant trois ans étaient de 92 % et de 85 % respectivement. Dans des groupes diagnostics précis, les proportions de survie les plus élevées ont été observées quand il s'agissait du rétinoblastome (99 %), des tumeurs rénales (92 %), des lymphomes (89 %) et des tumeurs germinales (89 %), alors que les proportions les plus faibles ont été observées quand il s'agissait du neuroblastome (70 %) et des tumeurs osseuses malignes (72 %).
*Sources des données : base de données du Registre canadien du cancer (système Orius)