Grippe saisonnière - Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections pour la gestion dans le contexte des soins à domicile

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a élaboré le présent document dans le but de fournir des lignes directrices sur la prévention et le contrôle des infections aux organismes offrant des soins à domicile et aux travailleurs de la santéNote de bas de page a (TS) pour la prise en charge des clients/patients chez qui la grippe saisonnière est soupçonnée ou avérée, y compris le virus de l’influenza H1N1, qui reçoivent des soins à domicile. Ce document ne présente aucune recommandation concernant les nouvelles souches grippales qui pourraient se développer dans le futur. Les lignes directrices sont adaptées au contexte des soins à domicileNote de bas de page b offerts par des TS, réglementés ou non, y compris les bénévoles des organismes offrant de tels soins. Bien que le document confère de l’information utile à tous les TS, il vise principalement les personnes qui sont responsables de la prévention et du contrôle des infections dans les milieux dans lesquels où sont offerts des soins et des services de soutien à domicile.

Le contenu du présent document repose sur des conseils techniques fournis par les membres du Comité directeur des lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections et son groupe de travail chargé de la révision des lignes directrices intitulées Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins. Note de bas de page 1

Les présentes lignes directrices devraient être interprétées en conjonction avec les lois, les politiques organisationnelles et les règlements locaux, provinciaux et territoriaux pertinents. Elles sont fondées sur les données scientifiques et les pratiques exemplaires dont nous disposons actuellement et pourront être révisées et modifiées au fur et à mesure que de nouveaux renseignements deviendront disponibles.

Description

La grippe saisonnière est une infection respiratoire causée par le virus de la grippe. Elle est une importante cause de morbidité et de mortalité, en particulier chez les personnes très jeunes et très âgées, enceintes, immunovulnérables ou souffrant d’une maladie chronique sous-jacente.Note de bas de page 2-4 Il est estimé que chaque année de 5 à 10 % de la population canadienne est infectée par le virus de la grippe, le taux le plus élevé étant chez les enfants. Les maladies graves et les décès liés à la grippe sont plus fréquents chez les personnes âgées (> 65 ans) et chez les personnes souffrant d’une maladie sous-jacente.Note de bas de page 2,Note de bas de page 3

Comme pour la plupart des infections respiratoires virales aiguës, la grippe saisonnière se manifeste annuellement pendant les mois d’automne et d’hiver par des éclosions dans les communautés, caractérisées par l’apparition soudaine de symptômes et la transmission rapide, qui durent généralement de 6  à 8  semaines.   

Les personnes infectées sont les réservoirs les plus importants du virus de la grippe et la période de contagion dure généralement de 3  à  7  jours à partir de la manifestation clinique.Note de bas de page 1  Le virus se transmet par la propagation de larges gouttelettes et par contact direct et indirect.Note de bas de page 1 Le virus de la grippe peut survivre plusieurs heures sur les surfaces environnantes,Note de bas de page 4 et l’excrétion prolongée peut se produire chez les personnes immunovulnérables.Note de bas de page 5

Mesures de prévention et de contrôle des infections recommandées

Les lignes directrices suivantes sont principalement fondées sur les recommandations contenues dans les documents de l’ASPC suivants : Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins Note de bas de page 1 et Lignes directrices sur la prévention et le contrôle des infections – Prévention de la pneumonie associée aux soins de santé.Note de bas de page 4  

En plus des pratiques de base, les TS devraient prendre des précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact pour les clients/patients chez qui la grippe saisonnière est soupçonnée ou avérée dans les milieux de soins à domicile. Une évaluation du risque au point de service (annexe A) devrait être réalisée pour prendre des décisions quant à l’application opportune des précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact. 

Un des rôles importants de tous les organismes offrant des soins à domicile consiste à réduire au minimum le risque d’exposition aux infections et de transmission de celles-ci dans le cadre de la prestation de soins et de services dans les milieux de soins à domicile. Cela comprend l’éducation du personnel (y compris l’importance de la vaccination annuelle contre la grippe, l’autoévaluation des symptômes de la grippe et les mesures de prévention et de contrôle des infections relatives à la grippe saisonnière), et l’accès du personnel aux produits d’hygiène des mains adéquats et à l’équipement de protection individuelle suffisant (c.-à-d. masqueNote de bas de page c et protection des yeux, blouses, gants).

Les sujets suivants sont traités plus en détail dans le présent document et s’appliquent aux milieux de soins à domicile :

  1. Immunisation
  2. Évaluation
  3. Hygiène respiratoire
  4. Séparation spatiale
  5. Hygiène des mains
  6. Précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact
  7. Équipement de protection individuelle
  8. Équipement de soins aux clients/patients
  9. Nettoyage de l’environnement
  10. Lessive, déchets, vaisselle, ustensiles
  11. Arrêt des précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact

1. Immunisation Note de bas de page 2,Note de bas de page 3

Une des mesures primaires les plus efficaces pour prévenir et contrôler la grippe saisonnière est l’immunisation annuelle des TS, des clients/patients, des membres du ménage et des aidants naturels.Note de bas de page d La vaccination antigrippale annuelle des TS est considérée comme une composante essentielle de la norme de diligence pour la protection des clients/patients et peut également protéger les TS contre la grippe.

  1. Les organismes offrant des soins à domicile devraient sensibiliser les TS à l’importance de la vaccination antigrippale annuelle.
  2. Les organismes offrant des soins à domicile devraient encourager la vaccination antigrippale annuelle auprès de tous les TS qui offrent des soins et des services de santé, puisqu’ils pourraient transmettre la grippe aux clients/patients vulnérables.  
  3. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels devraient être sensibilisés à l’importance de la vaccination antigrippale annuelle.

2. Évaluation

L’expression « syndrome grippal » (SG) est utilisée pour désigner la présence de symptômes de la grippe. Les critères suivants du SGNote de bas de page6  peuvent être utilisés pour déterminer la nécessité d’appliquer les mesures de prévention et de contrôle des infections contenues dans le présent document :

  1. apparition soudaine d’une maladie respiratoire avec fièvre et toux, accompagnée d’un ou de plusieurs des symptômes suivants : mal de gorge, arthralgie (douleur articulaire), myalgie (douleur musculaire) ou prostration (fatigue extrême) qui sont probablement attribuables au virus de la grippe; 
  2. chez les clients/patients âgés de moins de 5 ans, il est possible que des symptômes gastro-intestinaux soient présents;
  3. chez les clients/patients âgés de moins de 5 ans ou de plus de 65 ans, il est possible qu’il n’y ait pas de fièvre.

a)  Évaluation des TS

  1. Les organismes offrant des soins à domicile devraient sensibiliser les TS quant à l’autoévaluation quotidienne du SG (voir critères ci-dessus, point 2, Évaluation) pendant la saison grippale. Ils devraient également demander à ces derniers de s’abstenir de prodiguer des soins directs à des clients/patients ou d’offrir d’autres services nécessitant un contact à moins de deux mètres avec des clients/patients, et d’autres personnes dans la résidence, et de travailler dans le bureau de soins à domicile jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.   

b)  Évaluation des clients/patients et des aidants naturels à domicile  

  1. Les clients/patients devraient être sensibilisés à l’autoévaluation quotidienne du SG (voir critères ci-dessus, point 2, Évaluation) pendant la saison grippale lorsque la grippe est présente dans la communauté et aviser l’organisme offrant des soins à domicile avant la prochaine visite.   
  2. Une évaluation des clients/patients devrait être effectuée par téléphone lorsque la grippe est présente dans la communauté afin de déterminer si le client/patient ou les membres du ménage présente un SG ou ont la grippe, et pour en aviser le TS avant qu’il ne se rende au domicile. 
  3. Lorsqu’une évaluation par téléphone concernant le SG ou la grippe est impossible, une évaluation devrait être effectuée à l’entrée du domicile du client/patient, ou avant d’entrer dans l’aire de soins du client/patient. Dans la mesure du possible, il faut demeurer à une distance de deux mètres du client/patient, ou des membres du ménage présentant des symptômes de la grippe ou ayant contracté la grippe. S’il n’est pas possible de demeurer à une distance de deux mètres, le TS devrait porter, au besoin, un masque et un dispositif de protection des yeux et de l’équipement de protection individuelle (voir point 7, Équipement de protection individuelle). 
  4. Lorsque le SG ou la grippe est confirmée grâce à une évaluation du client/patient, le cas devrait être communiqué confidentiellement, avec le consentement du client/patient, au superviseur de l’organisme, aux autorités locales de santé publique et aux autres TS donnant des soins au client ou au patient afin qu’ils soient informés du risque.
  5. Les aidants naturels devraient recevoir une formation sur l’autoévaluation quotidienne du SG  (voir critères au point 2, Évaluation) pendant la saison grippale et devraient s’abstenir d’offrir des soins et d’autres services directs, et de travailler dans le bureau de soins à domicile jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.

3. Hygiène respiratoire

L’hygiène respiratoire consiste à tousser dans sa manche, à utiliser des mouchoirs et à porter un masque si la personne a une toux.

  1. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels devraient être éduqués quant à la façon de réduire la propagation de la grippe dans les milieux résidentiels et communautaires à l’aide de mesures d’hygiène respiratoire appropriées.    
  2. Les clients/patients et les membres du ménage présentant un SG (voir critères au point 2, Évaluation) ou ayant contracté la grippe devraient être sensibilisés aux éléments suivants :
    1. pratiquer l’hygiène des mains (voir point 5, Hygiène des mains);
    2. pratiquer l’hygiène des mains et respecter les pratiques d’hygiène respiratoire lorsque les TS ou d’autres personnes sont présents.
  3. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels réceptifs (c.-à-d. les personnes non immunisées ou les personnes immunovulnérables immunisées) devraient être sensibilisés au port d’un masque et à la protection des yeux, et autre équipement de protection individuelle (voir point 7, Équipement de protection individuelle), lorsqu’ils sont à moins de deux mètres d’une personne symptomatique qui est incapable de respecter les pratiques d’hygiène respiratoire.

4. Séparation spatiale

  1. Une aire de soins pour les personnes présentant un SG ou ayant contracté la grippe devrait être désignée. Il devrait être à l’écart des autres, préférablement dans une pièce bien ventilée (p. ex. ouvrir une fenêtre). S’il est impossible de désigner une pièce distincte, il faudrait, dans la mesure du possible, délimiter un périmètre de deux mètres dans une chambre partagée.   
  2. Les précautions contre la transmission par gouttelettes ou par contact (voir point 6, Précautions contre la transmission par gouttelettes ou par contact, et point 7, Équipement de protection individuelle) devraient être prises si la personne doit offrir des soins directs à moins de deux mètres d’un client ou d’un patient présentant un SG ou ayant contracté la grippe.  
  3. Une évaluation devrait être effectuée pour établir si les soins ou les services peuvent être dispensés sans contact direct avec la personne symptomatique (c.-à-d. le TS demeurera à plus de deux mètres du client ou du patient). Par exemple, les employés non réglementés qui effectuent des tâches de soutien à domicile non personnelles (p. ex. lessive, préparation des repas et entretien du domicile) devraient être en mesure d’éviter tout contact avec les personnes symptomatiques. En ce qui concerne les bénévoles qui livrent des repas ou des médicaments, il faudrait envisager la possibilité de laisser la livraison avec une autre personne dans la résidence ou de la placer à l’entrée du domicile.
  4. En ce qui concerne les membres du ménage qui présentent un SG ou ont contracté la grippe, la personne symptomatique ne devrait pas entrer dans l’aire de soins lorsque les soins ou services sont dispensés auprès du client/patient. Pour le moins, la personne symptomatique devrait demeurer en tout temps à une distance de deux mètres du TS ou respecter les pratiques d’hygiène respiratoire (voir point 3, Hygiène respiratoire) si une distance de deux mètres ne peut pas être maintenue.

5. Hygiène des mains Note de bas de page 7

  1. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels devraient être éduqués au sujet de l’hygiène des mains (quand et comment).
  2. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels devraient être encouragés à pratiquer souvent l’hygiène des mains (p. ex. avant de mettre un masque et après l’avoir enlevé), après avoir touché quelque chose qu’une personne symptomatique a touché (p. ex. articles ménagers et surfaces), avant de manger, avant de se toucher les yeux, le nez ou la bouche, et après avoir utilisé les toilettes. 
  3. L’hygiène des mains devrait être pratiquée après l’administration de soins au client/patient (p. ex. avant de mettre un masque et après l’avoir enlevé, et après avoir enlevé des gants au point de service), après tout contact avec l’environnement du client/patient, immédiatement après avoir touché des articles ménagers et des surfaces utilisés par la personne symptomatique, les aires de soins ou la salle de bains, et avant de se toucher les yeux, le nez ou la bouche.
  4. L’hygiène des mains devrait être réalisée à l’aide de désinfectants pour les mains à base d’alcool (concentration de 60 à 90 %) ou de savon et d’eau. Lorsque les mains sont sales, il faut procéder à  l’hygiène des mains à l’aide de savon et d’eau. D’autres types de désinfectants peuvent contenir aucun alcool ou de l’alcool à des concentrations inférieures à 60 %. Il n’existe aucune donnée sur l’efficacité de ces produits et ils ne devraient pas être utilisés pour les pratiques d’hygiène des mains dans les milieux dans lesquels des soins à domicile sont dispensés.
  5. Les TS devraient avoir accès à du désinfectant pour les mains à base d’alcool (DMBA) ou à un lavabo où ils peuvent se laver les mains avec du savon et de l’eau courante pour la prestation des soins ou des services aux clients/patients présentant un SG ou ayant contracté la grippe.
  6. Lorsque les mains sont visiblement sales et qu’il n’y a pas de lavabo de disponible au point de service, il faudrait utiliser un désinfectant pour les mains à base d’alcool (concentration de 60 à 90 %) et se laver les mains avec du savon et de l’eau dès que le lavabo est libre.
  7. Des essuie-mains (imbibés d’un produit antimicrobien ou à base d’alcool ou de savon ordinaire) peuvent être utilisés au lieu de l’eau et du savon lorsqu’un lavabo désigné pour le lavage des mains n’est pas immédiatement accessible ou qu’il est inadéquat (par ex. lavabo contaminé, pas d’eau courante, pas de savon), pour les conditions suivantes :
    1. Lorsque les mains ne sont pas visiblement sales;
    2. Lorsque la saleté est visible.  Un DMBA devrait être utilisé après l’utilisation des essuie-mains, suivi par un lavage avec de l’eau et du savon dès qu’un lavabo désigné est accessible. 

6. Précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact

  1. Les organismes offrant des soins à domiciles devraient sensibiliser les TS sur l’utilisation appropriée (quand et comment) de l’équipement de protection individuelle (voir point 7, Équipement de protection individuelle).
  2. Les aidants naturels devraient être éduqués sur l’utilisation appropriée (quand et comment) de l’équipement de protection individuelle (voir point 7, Équipement de protection individuelle).
  3. Les précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact devraient être mises en œuvre pour les clients/patients présentant un SG ou ayant contracté la grippe.
  4. Voir le point 7, Équipement de protection individuelle, pour obtenir de plus amples renseignements concernant les précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact.

7.  Équipement de protection individuelle

  1. Les organismes offrant des soins à domicile devraient s’assurer que les TS ont accès à suffisamment d’équipement de protection individuelle (EPI) (c.-à-d. masque et protection des yeux, blouses, gants) pour la prestation de soins et de services aux clients/patients présentant un SG ou ayant contracté la grippe.
  2. Des précautions contre la transmission par gouttelettes (masques et protection des yeux) devraient être prises dans un périmètre de deux mètres d’une personne (client/patient, ou membre du ménage) présentant un SG ou ayant contracté la grippe.
    1. Un masque devrait être porté dans un périmètre de deux mètres d’un client/patient, ou d’un membre du ménage présentant un SG ou ayant contracté la grippe.
    2. Après avoir quitté l’aire de soins, le masque devrait être enlevé à l’aide des cordons, en prenant soin de ne pas toucher au masque et en le jetant de manière sécuritaire avec les ordures ménagères (s’il est jetable).
    3. Il faudrait se protéger les yeux si un masque est requis. La protection des yeux devrait être enlevée à la sortie de l’aire de soins et jetée de manière sécuritaire avec les ordures ménagères (si elle est jetable). Les dispositifs de protection des yeux réutilisables devraient être nettoyés et désinfectés conformément à la politique organisationnelle.
    4. Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avant de mettre un masque et un dispositif de protection des yeux, avant de les enlever et après les avoir enlevés, et après avoir quitté l’aire de soins ou le domicile.
  3. Des précautions contre la transmission par contact (gants et blouses) devraient être prises lorsqu’il y a la possibilité de contact direct avec un client/patient, présentant un SG ou ayant contracté la grippe ou avec l’équipement et les surfaces dans l’environnement du client/patient.
    1. Les gants et les blouses devraient être enlevés lorsque la personne quitte l’aire de soins, en prenant soin d’éviter la contamination. Il faudrait jeter les gants et les blouses (s’ils sont jetables) avec les ordures ménagères.
    2. Les blouses réutilisables devraient être placées dans un sac ou un autre contenant afin d’être nettoyées conformément à la politique organisationnelle.
    3. Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avant de mettre une blouse et des gants, après les avoir enlevés, et lorsque la personne quitte l’aire de soins ou le domicile.

8. Équipement de soins aux clients/patients

L’équipement médical réutilisable devrait être nettoyé et désinfecté conformément à la politique organisationnelle.

9.  Nettoyage de l’environnement

  1. Les organismes offrant des services à domicile devraient fournir une formation aux TS responsables de nettoyer et d’offrir un soutien personnel sur la façon de réduire la propagation de la grippe dans la résidence à l’aide de mesures de nettoyage de l’environnement.
  2. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels devraient être sensibilisés aux façons de réduire la propagation de la grippe dans la résidence à l’aide de mesures de nettoyage de l’environnement, dont les suivantes :
    1. Utilisation de produits de nettoyage et de désinfectants appropriés;
    2. Nettoyage quotidien des objets et des surfaces à l’aide d’un désinfectant, en portant une attention particulière aux surfaces souvent touchées (p. ex. poignées de portes, interrupteurs) et aux salles de bain utilisées par les personnes symptomatiques;
    3. Nettoyage quotidien des dispositifs de protection des yeux réutilisables;
    4. Fourniture, entre autres, d’une serviette, d’une débarbouillette et d’une brosse à dents à la personne symptomatique et la prier de ne pas les partager avec les autres. 

10. Lessive, déchets, vaisselle, ustensiles

  1. Les organismes offrant des soins à domicile devraient éduquer les TS responsables du nettoyage et du soutien personnel sur les façons de réduire la propagation de la grippe dans la résidence en nettoyant adéquatement la vaisselle et les ustensiles et en faisant adéquatement la lessive et en jetant les déchets.
  2. Les clients/patients, les membres du ménage et les aidants naturels devraient être sensibilisés aux façons de réduire la propagation de la grippe dans la résidence en nettoyant adéquatement la vaisselle et les ustensiles et en faisant adéquatement la lessive et en jetant les déchets.
  3. Le nettoyage adéquat de la vaisselle et des ustensiles, la lessive et le jetage des déchets comprennent ce qui suit :
    1. La vaisselle et les ustensiles, les vêtements, la literie et les serviettes utilisés par la personne malade peuvent être lavés ou nettoyés de la façon habituelle;
    2. Il faudrait prendre en considération l’utilisation d’une poubelle munie d’une pédale (si disponible) et prendre soin d’éviter de toucher les déchets ou le contenu lorsque vient le temps de jeter quelque chose au rebut (p. ex. mettre un sac de plastique dans la poubelle). Les pratiques d’hygiène des mains devraient être exercées lorsque la personne jette les déchets.

11. Arrêt des précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact

Les précautions contre la transmission de la grippe saisonnière par gouttelettes et par contact devraient être interrompues lorsque le client/patient ne présente plus de symptômes ou conformément à la politique organisationnelle. 

Information additionnelle

Annexe A

Évaluation du risque au point de serviceNote de bas de page c1

Avant toute interaction avec le patient, le résident ou le client, les travailleurs de la santé (TS) ont la responsabilité de toujours évaluer le risque d’infection pour eux-mêmes et pour les autres patients, résidents ou clients, les familles, les visiteurs et les TS. L’évaluation du risque est fondée sur le jugement professionnel concernant la situation clinique et l’information à jour sur la façon dont les organismes de soins de santé et de soins à domicile ont conçu et mis en œuvre des mesures administratives et techniques, et sur la disponibilité et l’utilisation d’équipement de protection individuelle (EPI).  

L’évaluation du risque au point de service (ERPS) est une activité effectuée par le TS avant toute interaction avec un patient, un résident ou un client :

  1. Analyser la probabilité d’exposition à des agents infectieux :
    • pour une interaction particulière (effectuer une procédure médicale générant des aérosols, ou y assister, d’autres interventions ou interactions cliniques, des interactions non cliniques [comme l’admission du patient, l’enseignement au patient, au résident ou au client et à sa famille], le déplacement de patients, de résidents ou de clients, l’interaction directe avec des patients, des résidents ou des clients, etc.);
    • avec un patient, un résident ou un client particulier (les nourrissons et les jeunes enfants, les patients, les résidents ou les clients non autonomes et incapables de pratiquer l’hygiène des mains, qui ne respectent pas l’hygiène respiratoire et qui présentent des sécrétions respiratoires abondantes, une toux et des éternuements fréquents, diarrhée, etc.);
    • dans un milieu particulier (chambres individuelles, chambres et salles de bain partagées, couloirs, aires d’évaluation, services d’urgence, aires publiques, unités de soins, départements d’imagerie de diagnostic, entretien ménager, etc.);
    • dans les conditions présentes (changements d’air dans une grande salle d’attente, ou dans une chambre d’isolement des infections à transmission aérienne; salles d’attente pour les patients, les résidents ou les clients, etc.);
    ET
  2. Déterminer les mesures à prendre et l’équipement de protection individuelle à porter afin de réduire le risque d’exposition à l’agent infectieux pour le patient, le résident ou le client, le TS, les autres membres du personnel, les familles, les visiteurs, les entrepreneurs, etc.

L’ERPS n’est pas un nouveau concept. En effet, les TS utilisent déjà ce type d’évaluation plusieurs fois par jour pour leur propre sécurité ainsi que celle des patients, des résidents ou des clients et des autres personnes dans le milieu de soins de santé ou de soins à domicile. Ils le font, par exemple, lorsqu’ils évaluent un patient, un résident ou un client et une situation afin de déterminer la possibilité d’exposition à du sang ou à des liquides corporels, ou lorsqu’ils choisissent un équipement de protection individuelle adéquat pour soigner un patient, un résident ou un client atteint d’une maladie infectieuse. Ces deux interventions font partie des activités d’évaluation.

Pour obtenir une copie de ce rapport, veuillez envoyer votre demande à :

Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections
Agence de la santé publique du Canada
100 promenade, Eglantine, Immeuble Santé Canada
I.A. 0601A, Pré Tunney
Ottawa (ON) K1A 0K9
Courriel : ccdic-clmti@phac-aspc.gc.ca

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