ARCHIVÉ : Références : Infections transmises sexuellement chez les jeunes de la rue au Canada

 

Constatations découlant de la surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada, 1999-2003

mars 2006

Avant-première de chapitres sélectionnés des Lignes directrices canadiennes sur les infections transmises sexuellement - Édition de 2006 - image cover version PDF
29 Pages - 1.40 MB

No de cat. HP5-14/2006
ISBN 0-662-49063-0

Table des matières

Sommaire

  1. Introduction
    1.1 But
  2. Méthode
    2.1 Analyse
     
    2.1.1 Terminologie des analyses
    2.2 Méthodes de laboratoire
    2.3 Limites
  3. Profil démographique des participants à la SAJR
  4. Prévalence
    4.1 Chlamydiose
    4.2 Gonorrhée
    4.3 Syphilis
    4.4 Hépatite B
    4.5 Herpes simplex (herpès génital)
    4.6 Hépatite C
    4.7 VIH
    4.8 HTLV
  5. Comportements sexuels et ITS
    5.1 Activité sexuelle
    5.2 Utilisation du condom
    5.3 Nombre de partenaires sexuels
    5.4 Partenaires à risque élevé
    5.5 Activités sexuelles non désirées
    5.6 Commerce du sexe
    5.7 Activités sexuelles par obligation
    5.8 Antécédents d'ITS
    5.9 ITS et perception personnelle du risque
  6. Toxicomanies et ITS
  7. Conséquences
  8. Conclusion
  9. Bibliographie

Liste des tableaux

Tableau 1 Profil démographique des jeunes de la rue recrutés aux fins de la SAJR
Tableau 2 Taux de prévalence de la chlamydiose, de la gonorrhée et de la syphilis infectieuse chez les jeunes de la rue et dans la population générale des jeunes en 1999, 2001 et 2003
Tableau 3 Comportements sexuels et perception personnelle du risque chez les jeunes de la rue en 2003

Liste des figures

Figure 1 Prévalence de la chlamydiose chez les jeunes de la rue en 1999, 2001 et 2003
Figure 2 Prévalence de la gonorrhée chez les jeunes de la rue en 1999, 2001 et 2003
Figure 3

Pourcentage des jeunes de la rue qui avaient été exposés au virus de
l'hépatite B en 1999, 2001 et 2003

Figure 4 Pourcentage des jeunes de la rue réceptifs (aucune immunité) à l'hépatite B en 1999, 2001 et 2003
Figure 5 Taux de prévalence des mono-infections à VHS-1 et à VHS-2, et de co-infection à VHS-1 et VHS-2 chez les jeunes de la rue en 2001 et 2003
Figure 6 Taux de prévalence de l'infection par le virus de l'hépatite C chez les jeunes de la rue en 1999, 2001 et 2003
Figure 7

Taux d'infection par le virus de l'hépatite C chez les jeunes de la rue UDI en 1999, 2001 et 2003

Figure 8 Nombre hebdomadaire moyen d'activités sexuelles selon le type de partenaire en 2003
Figure 9 Pourcentage des jeunes de la rue qui ont déclaré ne pas avoir utilisé le condom lors de leur dernière relation sexuelle, selon le sexe du partenaire, en 2001 et 2003
Figure 10 Pourcentage des jeunes de la rue ayant déjà participé au commerce du sexe qui ont déclaré ne pas avoir utilisé le condom lors de leur dernière relation sexuelle avec un partenaire-client en 1999, 2001 et 2003
Figure 11

Nombre moyen de partenaires sexuels que les jeunes de la rue avaient eus au cours de leur vie, selon le sexe, en 1999, 2001 et 2003

Figure 12 . Nombre de partenaires que les jeunes de la rue avaient eus au cours de leur vie, selon le sexe, en 1999, 2001 et 2003

Sommaire


Les jeunes de la rue font face à des difficultés majeures, dont l'incertitude et les risques que comporte la vie dans la rue. Ils sont souvent marginalisés économiquement et socialement en raison de leur âge, de leur statut de sans-abri, de leur faible niveau de scolarité et de leur manque de compétences professionnelles.1 Les jeunes de la rue peuvent être davantage préoccupés par leurs besoins quotidiens de base que par les risques liés à leur santé. Leur style de vie peut également les prédisposer à adopter des comportements à risque élevé1, comme les relations sexuelles non protégées, les relations sexuelles avec des partenaires à risque élevé et les relations sexuelles avec plusieurs partenaires - des comportements qui augmentent le risque de contracter et de transmettre des infections transmises sexuellement (ITS) et des infections transmissibles par le sang. Le présent rapport est basé sur les données recueillies par La surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada2, un système de surveillance sentinelle multicentrique qui surveille les taux d'infections transmises sexuellement et par le sang ainsi que les comportements et les déterminants du risque dans la population des jeunes de la rue au Canada. Les conclusions principales d'enquêtes menées en 1999, 2001 et 2003 sont présentées ci-après.

Constatations principales

  • Les jeunes de la rue constituent une population sexuellement active, plus de 95 % déclarant s'être déjà livrés à des activités sexuelles.
  • En moyenne, les jeunes de la rue déclarent avoir eu pas moins de 17 partenaires sexuels au cours de leur vie.
  • Un pourcentage élevé de jeunes de la rue déclarent ne pas avoir utilisé le condom durant leur dernière relation sexuelle avec un partenaire régulier ou un partenaire-client.
  • Environ le quart des jeunes de la rue déclarent s'être déjà adonnés au commerce sexuel à un moment ou un autre de leur vie.
  • Les taux de chlamydiose et de gonorrhée chez les jeunes de la rue sont plus de dix fois plus élevés que ceux observés dans la population générale des jeunes.
  • Il semble que les jeunes de la rue ne modifient pas leurs comportements sexuels après avoir reçu un diagnostic d'ITS.
  • Le niveau d'immunité contre l'hépatite B augmente graduellement chez les jeunes de la rue; cependant, la proportion de ceux-ci qui n'ont aucune immunité demeure élevée.

Les données indiquent que les taux d'infections transmises sexuellement et par le sang sont beaucoup plus élevés chez les jeunes de la rue que dans la population générale des jeunes. Comme le présent rapport l'indique, les jeunes de la rue ne prennent pas des mesures appropriées pour se protéger contre les ITS. Même après avoir reçu un diagnostic d'ITS, certains jeunes préfèrent continuer à ne pas recourir à des mesures de protection, tandis que d'autres cessent de se protéger après un certain temps.

Il faut allouer les ressources nécessaires pour pouvoir offrir des services d'approche comme des services de prévention, de dépistage et de traitement des ITS à l'intention des jeunes de la rue, et ces services doivent être accessibles dans le cadre de programmes communautaires. Il faut promouvoir auprès des jeunes de la rue diverses approches de réduction des méfaits, par exemple les encourager à utiliser le condom systématiquement et correctement, à retarder le début de l'activité sexuelle et à réduire leur nombre de partenaires sexuels.


  1. Beech BM, Myers L, Beech DJ, et al. Human Immunodeficiency Syndrome and Hepatitis B and C Infections among Homeless Adolescents. Seminars in Pediatric Infectious Diseases. 2003;14(1) :12-19.
  2. Agence de la santé publique du Canada. Les jeunes de la rue au Canada. Constatations découlant de la surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada. Ottawa; 2006
Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :