Prise en charge clinique des patients ayant la COVID-19 : Lignes directrices provisoires, deuxième version

17 août 2020

Les organismes suivants appuient le présent document d’orientation : La Société canadienne de soins intensifs et l’Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie (AMMI) Canada.

Table des matières

Préambule

Les présentes lignes directrices constituent une adaptation aux fins d’utilisation au Canada du guide technique publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) intitulé Prise en charge clinique de la COVID-19 : orientations provisoires, 27 mai 2020.

La rédaction des présentes lignes directrices s’est appuyée sur les données scientifiques connues à l’heure actuelle, des opinions d’experts ainsi que l’avis d’un groupe multidisciplinaire d’experts formé de professionnels de la santé qui possèdent de l’expérience de la prise en charge clinique de patients ayant la COVID-19 et d’autres infections virales (dont d’autres infections respiratoires graves causées par des coronavirus, comme le syndrome respiratoire aigu sévère [SRAS] ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient [SRMO]) ainsi que de le sepsis et du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) Note de bas de page 1Note de bas de page 2. L’information présentée est susceptible de changer en fonction de l’évolution des connaissances.

Les présentes lignes directrices offrent aux cliniciens des conseils provisoires sur la prise en charge rapide, efficace et sécuritaire des adultes, des jeunes et des enfants chez qui une infection aiguë à la COVID-19 est soupçonnée ou confirmée. Elles ne sont pas destinées à remplacer le jugement clinique ou la consultation d’un spécialiste, mais plutôt à renforcer la prise en charge clinique de ces patients. Des pratiques exemplaires pour le triage et l’optimisation des soins de soutien ont été incluses.

Les symboles qui suivent servent à désigner les interventions dans les présentes lignes directrices.

À faire – l’intervention est bénéfique (recommandation forte) ou l’intervention est une déclaration de pratique exemplaire

À éviter – l’intervention est reconnue comme nocive

À envisager – l’intervention peut être bénéfique pour certains patients (recommandation conditionnelle) ou l’intervention doit être envisagée avec précaution

1.0 Contexte

La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est une infection des voies respiratoires causée par un nouveau coronavirus qui a d’abord été identifié à Wuhan, en Chine, en décembre 2019. Le séquençage génétique du virus a permis de déterminer qu’il s’agit d’un bétacoronavirus étroitement apparenté au SRAS-CoV-1 qui a reçu le nom de coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2) Note de bas de page 3Note de bas de page 4.

Selon des estimations, jusqu’à la moitié des personnes infectées par le SRAS-CoV-2 demeurent paucisymptomatiques ou asymptomatiques. Bien que l’infection soit légère ou sans complications chez la majorité des personnes qui développent la COVID‑19, jusqu’à 15 % des patients peuvent développer des symptômes graves pour lesquels une hospitalisation et un apport d’oxygène sont nécessaires, et jusqu’à 5 % des patients pourraient devoir être admis en unité de soins intensifs (USI) Note de bas de page 5Note de bas de page 4Note de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 8.Dans les cas graves, les complications de la COVID-19 incluent insuffisance respiratoire, syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), sepsis, choc septique, thromboembolie et défaillance multiviscérale, dont insuffisance rénale cardiaque et rénale aiguë Note de bas de page 9. Âge avancé, tabagisme et présence de comorbidités sont des facteurs de risque de maladie grave et de mort.

La fréquence et la gravité du tableau clinique ainsi que des symptômes de la COVID-19 varient. Des symptômes absents à l’apparition de la maladie peuvent se développer au fil du temps avec l’évolution de la maladie. Le diagnostic clinique devrait donc toujours être confirmé par une analyse en laboratoire, et les patients devraient toujours être encouragés à consulter un professionnel de la santé s’ils ont de nouveaux symptômes ou des symptômes qui s’aggravent Note de bas de page 7Note de bas de page 10.

Selon les estimations actuelles, la période d’incubation dure entre 1 et 14 jours (estimations médianes : cinq-six jours entre le moment de l’infection et l’apparition de symptômes cliniques de la maladie). Les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 peuvent être contagieuses avant l’apparition de symptômes Note de bas de page 7. Le risque d’infection de la plupart des patients ayant passé la huitième journée depuis l’apparition de symptômes est probablement faible Note de bas de page 11Note de bas de page 12.

Il existe peu de données sur le tableau clinique de la COVID-19 dans des populations précises, dont les enfants et les femmes enceintes. Relativement peu de cas de COVID-19 ont été signalés chez des nourrissons, et les symptômes des enfants ayant la COVID-19 sont habituellement moins graves que ceux des adultes Note de bas de page 7. Toutefois, même si les formes graves de COVID-19 sont beaucoup moins fréquentes chez les enfants que chez les adultes, des admissions d’enfants en USI et des morts d’enfants associées à la COVID-19 ont été signalées dans de nombreux pays Note de bas de page 13. Les cliniciens devraient avoir connaissance de complications extrêmement rares associées à la COVID-19. Il a été signalé qu’un syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants partageait certaines caractéristiques du syndrome de choc toxique ou de la maladie de Kawasaki typique et atypique Note de bas de page 14Note de bas de page 15Note de bas de page 16Note de bas de page 17Note de bas de page 18Note de bas de page 19Note de bas de page 20Note de bas de page 21Note de bas de page 22.

Les femmes enceintes pourraient avoir un risque accru de COVID-19 grave; l’expérience relative aux maladies respiratoires virales graves d’étiologies différentes met en évidence la nécessité de tenir particulièrement compte des maladies graves liées à la grossesse Note de bas de page 23.

2.0 Examen et triage

L’objectif principal de l’intervention contre la COVID-19 est tripartite : ralentir et arrêter la transmission; trouver, isoler et dépister tout cas soupçonné; fournir des soins adéquats en temps opportun, culturellement sensibles et appropriés aux patients ayant la COVID-19. L’endroit recommandé pour la prestation de soins varie en fonction de la gravité de la maladie du patient, de la sécurité du patient et de ses cohabitants ainsi que de la capacité du patient de revenir se faire soigner si la maladie s’aggrave.

Examen et triage : Examiner les patients et isoler tous les cas de COVID-19 soupçonnés au premier point d’accès au système de soins de santé (par exemple, service d’urgence, service ou clinique de consultation externe). Envisager la COVID-19 comme étiologie possible chez les patients présentant une maladie respiratoire aiguë. De plus, appliquer les précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact (de même que les précautions contre la transmission par voie aérienne si des interventions médicales générant des aérosols sont pratiquées) à tous les patients chez qui la COVID-19 est soupçonnée. Utiliser les outils normalisés pour le triage des patients et prendre en charge les tableaux cliniques initiaux en conséquence.

Tableau 1 : Syndromes cliniques associés à la COVID-19
Syndrome Détails

Asymptomatique ou présymptomatique

Patient qui obtient un résultat positif à un test de dépistage du SRAS-CoV-2 sans ou avant l’apparition de symptômes Note de bas de page 10.

Symptômes légers

Les patients ayant une infection virale des voies respiratoires supérieures sans complications ont habituellement des signes ou des symptômes qui correspondent à ceux de la COVID-19, mais sans essoufflement (dyspnée) ni résultats d’imagerie anormaux. Ces patients peuvent avoir des symptômes non spécifiques comme : fièvre, fatigue, toux (avec ou sans expectoration), anorexie, malaise, douleurs musculaires, maux de gorge, dyspnée, congestion nasale, conjonctivite, perte ou altération de l’odorat ou du goût et maux de tête. Les patients peuvent également avoir de la diarrhée, des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements Note de bas de page 7Note de bas de page 28Note de bas de page 29Note de bas de page 30. Un grand nombre sont afébriles ou n’ont qu’une fièvre légère.

Les personnes âgées et les personnes immunodéprimées peuvent présenter des symptômes atypiques. Il peut y avoir chevauchement entre les symptômes attribuables aux adaptations physiologiques de la grossesse ou à des événements indésirables qui surviennent pendant la grossesse (par exemple, dyspnée, fièvre, symptômes gastrointestinaux, fatigue) et les symptômes de la COVID-19.

Pneumonie

Adulte ayant une pneumonie sans signes de pneumonie grave et sans besoin d’apport en oxygène.

Enfant ayant une pneumonie non compliquée, avec toux ou difficultés respiratoires, ainsi qu’une tachypnée (en cycles par minute – < 2 mois : ≥ 60; 2-11 mois : ≥ 50; 1-5 ans : ≥ 40), mais aucun signe de pneumonie grave.

Bien qu’il soit possible de poser un diagnostic de pneumonie en s’appuyant sur le tableau clinique, des examens d’imagerie thoracique (radiographie, tomodensitométrie, échographie) peuvent aider au diagnostic et permettre d’identifier ou d’exclure des complications pulmonaires.

Pneumonie grave

Adolescent ou adulte présentant une fièvre ou une infection respiratoire soupçonnée, ainsi que l’un des signes suivants : fréquence respiratoire > 30 cycles/min; détresse respiratoire grave; SpO2 < 90 % à l’air ambiant Note de bas de page 31.

Enfant avec toux ou difficultés respiratoires, ainsi qu’au moins un des signes suivants : cyanose centrale ou SpO2 < 90 %; détresse respiratoire grave (par exemple, grunting [respiration grognante], tirage intercostal prononcé); signes de pneumonie accompagnés d’une incapacité à téter ou à boire, d’une léthargie ou d’une perte de conscience, ou encore de convulsions Note de bas de page 32. D’autres signes de pneumonie peuvent être présents, dont la tachypnée (en cycles/min – < 2 mois : ≥ 60; 2-11 mois : ≥ 50; 1-5 ans : ≥ 40) Note de bas de page 33. Des examens d’imagerie thoracique peuvent permettre d’identifier des complications pulmonaires.

Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) Note de bas de page 34Note de bas de page 35Note de bas de page 36

Apparition : dans la semaine suivant une agression clinique connue ou encore l’apparition ou l’aggravation de symptômes respiratoires.

Imagerie thoracique (radiographie, tomodensitométrie ou échographie pulmonaire) : opacités bilatérales qu’une surcharge hydrique ne peut entièrement expliquer, collapsus lobaire ou pulmonaire ou présence de nodules.

Origine des infiltrats pulmonaires : insuffisance respiratoire non entièrement expliquée par une insuffisance cardiaque ou une surcharge hydrique. En l’absence de facteurs de risque, une évaluation objective (par exemple, échocardiographie) est nécessaire pour exclure une origine hydrostatique des infiltrats ou de l’œdème pulmonaire.

Altération de l’oxygénation chez l’adulte Note de bas de page 34Note de bas de page 36

  • SDRA léger – 200 mmHg < PaO2/FiO2Note de bas de page a ≤ 300 mmHg (avec une PEEP ou une CPAP ≥ 5 cmH2O ou sans ventilation)
  • SDRA modéré – 100 mmHg < PaO2/FiO2 ≤ 200 mmHg (avec une PEEP ≥ 5 cmH2O ou sans ventilation)
  • SDRA grave – PaO2/FiO2 ≤ 100 mmHg (avec une PEEP ≥ 5 cmH2O ou sans ventilation)
  • Si la PaO2 n’est pas connue, un rapport SpO2/FiO2 ≤ 315 est évocateur du SDRA (y compris chez le patient non ventilé)

Altération de l’oxygénation chez les enfants
Remarque – IO = indice d’oxygénation; OSI = indice de saturation en oxygène. Utiliser une mesure fondée sur la PaO2 lorsque possible. Si la PaO2 n’est pas connue, diminuer la FiO2 pour maintenir la SpO2 entre 92-97 % afin de calculer l’OSI ou le rapport SpO2/FiO2.

  • VNI à deux niveaux de pression ou CPAP ≥ 5 cmH2O par masque complet :
    PaO2/FiO2 ≤ 300 mmHg ou SpO2/FiO2 ≤ 264
  • SDRA léger (ventilation invasive) : 4 ≤ IO < 8 ou 5 ≤ OSI < 7,5
  • SDRA modéré (ventilation invasive) : 8 ≤ IO < 16 ou 7,5 ≤ OSI < 12,3
  • SDRA grave (ventilation invasive) : IO ≥ 16 ou OSI ≥ 12,3

Syndrome inflammatoire multisystémique (SIM) chez les enfants

Syndrome décrit chez des enfants et des adolescents qui présentent des marqueurs d’hyperinflammation et des caractéristiques de la maladie de Kawasaki ou du syndrome de choc toxique. Son apparition coïncide avec celle d’éclosions de COVID-19 dans de nombreuses régions. Les critères diagnostiques et la caractérisation de ce syndrome sont en évolution. Une discussion en profondeur de ce sujet dépasse la portée du présent document.

Sepsis Note de bas de page 1Note de bas de page 2

Adultes : défaillance viscérale pouvant être mortelle causée par une réponse déréglée de l’hôte à une infection soupçonnée ou confirmée. Les signes de défaillance viscérale incluentNote de bas de page b notamment : altération de l’état mental, respiration difficile ou rapide, SpO2 faible, diminution de la diurèse, haute fréquence cardiaque [FC], pouls faible, extrémités froides ou hypotension, marbrures de la peau ou encore résultats d’analyses en laboratoire montrant la présence d’une coagulopathie, d’une thrombocytopénie, d’une acidose, d’une concentration élevée de lactates ou d’une hyperbilirubinémie Note de bas de page 37Note de bas de page 1.

Enfants : infection soupçonnée ou confirmée et au moins deux critères de syndrome inflammatoire systémique basés sur l’âge, dont l’un doit être une température anormale ou une leucocytémie anormale pour l’âge.

Choc septique Note de bas de page 1Note de bas de page 2

Adultes : hypotension persistante malgré une réanimation liquidienne nécessitant des vasopresseurs pour le maintien d’une TAM ≥ 60-65 mmHg et d’un taux sérique de lactates > 2 mmol/l.

Enfants : toute hypotension (TAS < cinquième centile ou > deux écarts-types au-dessous de la tension normale pour l’âge) ou encore deux ou trois des signes suivants : altération de l’état mental; tachycardie ou bradycardie (FC < 90 bpm ou > 160 bpm chez les nourrissons et FC < 70 bpm ou > 150 bpm chez les enfants); temps de recoloration capillaire prolongé (> 2 s) ou pouls faible; tachypnée; marbrures de la peau ou peau fraîche au toucher ou éruption pétéchiale ou purpurique; taux élevé de lactates; oligurie; hyperthermie ou hypothermie Note de bas de page 38. Les enfants présentent souvent une tachycardie avant l’apparition brutale d’hypotension.

Remarques

Note de bas de page 1

Si l’altitude est supérieure à 1 000 m, il faut utiliser un facteur de correction calculé comme suit : PaO2/FiO2 x pression atmosphérique/760.

Retour à la référence de la note de bas de page a

Note de bas de page 2

Le score SOFA (dont la valeur est comprise entre 0 et 24) est calculé en additionnant les points attribués à six systèmes : système respiratoire (hypoxémie définie par une valeur faible du rapport PaO2/FiO2) ; coagulation (numération plaquettaire faible); système hépatique (hyperbilirubinémie); système cardiovasculaire (hypotension); système nerveux central (faible niveau de conscience défini selon l’échelle de Glasgow); et système rénal (oligurie ou hypercréatininémie).

Le sepsis (ou état septique) est définie par une augmentation ≥ 2 points du score SOFA. En l’absence de données, utiliser une valeur de 0 pour le score de référence Note de bas de page 39.

Retour à la référence de la note de bas de page b

Abréviations : bpm, battements par minute; CPAP, ventilation en pression positive continue; FiO2, fraction inspirée d’oxygène; IO, indice d’oxygénation; IRA, infection respiratoire aiguë; OSI, indice de saturation en oxygène; PaO2, pression partielle en oxygène; PEEP, pression positive en fin d’expiration; SOFA, évaluation séquentielle de la défaillance viscérale; SpO2, saturation en oxygène; TA, tension artérielle; TAM, tension artérielle moyenne; TAS, tension artérielle systolique; VNI, ventilation non invasive.

3.0 Mesures de prévention des infections et de lutte contre les infections

La prise de mesures de prévention des infections et de lutte contre les infections (PILI) est un élément vital qui fait partie intégrale de la prise en charge clinique des patients chez qui la COVID-19 est soupçonnée ou confirmée.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) fournit des lignes directrices nationales détaillées sur la prise de mesures de PILI contre la COVID-19 dans les milieux de soins actifs. Certaines provinces et certains territoires ont également publié des directives de PILI pour leur administration qui complètent les politiques régionales et institutionnelles en place. Puisque les documents d’orientation sur la prise de mesures de PILI sont révisés et mis à jour à mesure que de nouvelles données deviennent connues, il est recommandé de les consulter directement.

Il faut faire tous les efforts possibles pour permettre aux personnes de soutien et aux visiteurs essentiels de rendre visite aux patients. Ces visites peuvent être particulièrement importantes pour les personnes en situation de handicap et les personnes âgées, de même que pour les patients à risque ainsi que pour ceux qui sont en fin de vie, dans le but d’alléger le fardeau émotionnel et de réduire le stress tant aux patients que leurs êtres chers. Les visites peuvent dépendre de facteurs comme la présence de quantités suffisantes d’équipement de protection individuelle (EPI) dans la région et l’épidémiologie du coronavirus dans la collectivité locale. Information, formation et surveillance concernant l’application des mesures de PILI, y compris du temps pour s’exercer à mettre et à enlever l’EPI adéquat, devraient être offertes aux visiteurs en temps opportun. Les établissements devront veiller à ce que des politiques régissant l’achat et l’utilisation d’EPI soient en place. Les responsables des milieux de soins doivent se conformer aux directives de santé publique des autorités locales et provinciales ou territoriales pertinentes.

4.0 Prélèvement d’échantillons pour le dépistage en laboratoire

Les critères recommandés pour les tests changent en fonction de l’évolution de la situation dans les régions. Tous les patients hospitalisés chez qui, en fonction de leur tableau clinique, on soupçonne la COVID-19 devraient subir un test de dépistage.

À l’heure actuelle, les tests de dépistage moléculaire au moyen de l’amplification en chaîne par polymérase (PCR) sont les principaux tests utilisés au Canada. Puisque la sensibilité et la spécificité dépendent de la charge virale dans l’échantillon, le rendement du test varie tout au long de l’évolution de la maladie ainsi qu’en fonction du type de prélèvement et de sa qualité. Le virus est détecté en concentrations élevées dans les voies respiratoires supérieures en début d’infection, puis les concentrations de virus déclinent au fil du temps, habituellement sur une période de sept à dix jours, bien qu’une période d’excrétion prolongée a été observée chez des patients en voie de rétablissement. Chez les patients qui développent une infection des voies respiratoires inférieures, la détection à partir d’échantillons prélevés dans les voies respiratoires supérieures (échantillons nasopharyngiens ou échantillons prélevés dans le nez ou la gorge) peut varier. Chez les patients intubés, un échantillon devrait, si possible, être prélevé dans les voies respiratoires inférieures. Si les soupçons de COVID-19 demeurent élevés malgré un résultat négatif obtenu par le dépistage de l’un ou l’autre de ces échantillons, la personne devrait faire un autre test de dépistage et subir des examens d’imagerie des poumons.

Des résultats de dépistage faussement négatifs ou des interprétations erronées sont possibles dans les situations qui suivent.

Même si l’obtention de résultats de dépistage faussement positifs en raison d’une réactivité croisée avec un autre virus à ARN est inhabituelle, le dépistage par PCR peut parfois générer des résultats non spécifiques; une contamination en laboratoire est également possible. Dans de tels cas, il peut être nécessaire de faire interpréter les résultats par un expert.
L’ASPC, le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada ainsi que les laboratoires de santé publique des provinces et des territoires ont publié d’autres directives sur les bonnes façons d’effectuer les tests et de prélever les échantillons pour le dépistage de la COVID-19 Note de bas de page 10Note de bas de page 41.

Prélever les échantillons pour les tests de dépistage de la COVID-19 conformément aux recommandations du laboratoire de santé publique local ou provincial.

Pratiquer des hémocultures, de préférence avant le traitement antimicrobien, lorsque c’est indiqué sur le plan clinique en fonction du syndrome observé (par exemple, sepsis ou pneumonie grave). Ne pas retarder le traitement antimicrobien pour pratiquer les hémocultures. Pratiquer des hémocultures chez les enfants lorsque c’est indiqué sur le plan clinique.

Il n’est pas recommandé d’employer des tests de détection d’anticorps contre le SRAS-CoV-2 pour le diagnostic d’une infection à SRAS-CoV-2 en cours, mais ces tests peuvent être utiles pour les syndromes suivant l’infection.

5.0 Prise en charge des formes légères de la COVID-19

L’hospitalisation des personnes ayant des symptômes légers n’est pas nécessaire à moins que l’on craigne une détérioration rapide de leur état ou qu’il ne leur soit pas possible de se rendre rapidement à l’hôpital au besoin.

L’isolement est nécessaire pour contenir la transmission du virus. Tous les patients soignés hors d’un hôpital doivent recevoir comme consigne de suivre le protocole d’isolement prévu par les autorités de la santé publique et de se rendre à l’hôpital si leurs symptômes s’aggravent. Communiquez avec l’ASPC ou avec les autorités provinciales, territoriales et locales de la santé publique pour obtenir les protocoles d’auto-isolement.

Fournir aux patients ayant une forme légère de COVID-19 de l’information sur le traitement des symptômes.

Renseigner les patients ayant une forme légère de COVID-19 et leurs soignants sur les signes et les symptômes des complications pour lesquelles il faut obtenir des soins urgents. S’ils ont de la difficulté à respirer, ressentent une douleur ou une pression à la poitrine ou s’ils se sentent confus, somnolents ou faibles, ils doivent demander un suivi médical.

Ne pas prescrire d’antibiotiques aux patients chez qui une forme légère de COVID-19 est soupçonnée ou confirmée en l’absence de soupçons, basés sur le tableau clinique, d’une infection bactérienne.

6.0 Prise en charge des formes modérées de COVID-19

L’hospitalisation des patients chez qui une forme modérée de COVID-19 est soupçonnée ou confirmée (c.-à-d. patients ayant des signes cliniques de pneumonie, mais aucun signe de pneumonie grave, notamment SpO2 ≥ 90 % à l’air ambiant) et dont l’évaluation ne détermine pas que leur état est fortement à risque de se détériorer peut ne pas être nécessaire, mais ils devraient être isolés.

Ne pas prescrire d’antibiotiques aux patients chez qui une forme modérée de COVID-19 est soupçonnée ou confirmée en l’absence de soupçons, basés sur le tableau clinique, d’une infection bactérienne.

7.0 Prise en charge des formes graves de COVID-19

7.1 Oxygénothérapie et surveillance

Administrer immédiatement une oxygénothérapie aux patients ayant la COVID‑19 qui ont une infection respiratoire aiguë sévère et une détresse respiratoire, une hypoxémie ou un choc, et viser une SpO2 de 90-96 % pendant la réanimation.

Surveiller étroitement les signes de détérioration clinique de l’état des patients ayant la COVID-19 (par exemple, insuffisance respiratoire à progression rapide ou choc) et prodiguer immédiatement les soins de soutien nécessaires.

Comprendre les comorbidités du patient et adapter la prise en charge en conséquence.

Privilégier une administration prudente de liquides chez les patients ayant une infection respiratoire aiguë sévère en l’absence de signes de choc.

7.2 Traitement des co-infections

La prévalence de co-infections ou d’infections secondaires graves connexes à la COVID-19 n’a pas été largement décrite mais semble faibleNote de bas de page 49. L’utilisation excessive d’antibiotiques accroît le risque de l’émergence et de la transmission de bactéries multirésistantes. Les infections causées par ce genre de bactéries sont plus difficiles à traiter et sont associées à des taux de morbidité et de mortalité accrus.

Administrer empiriquement des antimicrobiens pour traiter tous les pathogènes probables à l’origine de l’infection respiratoire aiguë grave et le sepsis dès que possible, idéalement dans l’heure qui suit l’évaluation initiale d’un patient atteint de sepsis.

Réévaluer fréquemment et réduire progressivement le traitement empirique selon les résultats microbiologiques et le jugement clinique.

8.0 Prise en charge de la COVID-19 grave

8.1 Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA)

Diagnostiquer une insuffisance respiratoire hypoxémique grave lorsqu’un patient souffrant d’une détresse respiratoire grave ne répond pas à l’oxygénothérapie classique et se préparer à fournir une oxygénothérapie ou une assistance ventilatoire avancée.

L’intubation endotrachéale doit être effectuée par un soignant expérimenté, en respectant les précautions contre la transmission par voie aérienne.

Pour les patients adultes hospitalisés atteints de COVID-19 qui ont besoin d’apport en oxygène ou d’une ventilation mécanique, il est fortement recommandé que le clinicien envisage l’administration de 6 mg de dexaméthasone IV pendant 10 jours (ou jusqu’à la sortie de l’hôpital si celle-ci a lieu avant) ou d’une dose équivalente de glucocorticoïdes.

Recommandations s’appliquant aux patients adultes et pédiatriques souffrant du SDRA traités par ventilation mécanique

Instaurer une ventilation mécanique à faible volume courant (4 à 8 ml/kg de poids corporel théorique) et à faible pression d’inspiration (pression plateau < 30 cmH2O).

Chez les patients adultes présentant un SDRA grave, la ventilation en décubitus ventral pendant 12 à 16 heures par jour doit être envisagée.

Employer une stratégie restrictive d’administration des liquides chez les patients atteints de SDRA sans hypoperfusion tissulaire.

Pour les patients présentant un SDRA modéré ou grave, on suggère d’utiliser une pression expiratoire positive (PEP) haute.

Chez les patients présentant un SDRA modéré ou grave (PaO2/FiO2 < 150), l’administration de bloqueurs neuromusculaires par perfusion continue ne doit pas être une stratégie systématique.

Éviter de déconnecter le patient du respirateur. Cela entraînerait une perte de PEP et favorise les atélectasies.

Utiliser un système d’aspiration en circuit fermé et clamper le tube endotrachéal lorsque la déconnexion est requise (par exemple, pour le transfert du patient à un autre respirateur).

Recommandations pour les patients adultes et pédiatriques atteints du SDRA qui sont traités par ventilation non-invasive ou oxygénothérapie à haut débit

L’oxygénothérapie par canule nasale à haut débit (OHD) et la ventilation non invasive (VNI) doivent être envisagées. Il doit y avoir une surveillance étroite de l’éventuelle détérioration clinique des patients traités par l’OHD ou la VNI.

Recommandations pour les patients adultes et pédiatriques atteints du SDRA chez qui une stratégie de ventilation protectrice pulmonaire échoue

Dans les milieux ayant accès à une expertise en oxygénation extracorporelle (ECMO), envisager d’orienter les patients qui présentent une hypoxémie réfractaire malgré la ventilation protectrice pulmonaire vers cette expertise.

8.2 Choc septique

Diagnostiquer le choc septique chez l’adulte dans les cas où l’infection est présumée ou confirmée ET où il est nécessaire d’administrer des vasopresseurs pour maintenir la tension artérielle moyenne (TAM) ≥ 60-65 mmHg ET où la lactatémie est ≥ 2 mmol/L, en l’absence d’hypovolémie.

Diagnostiquer le choc septique chez l’enfant présentant une hypotension (tension artérielle systolique< cinquième centile ou inférieure de 2 écarts types à la valeur normale pour l’âge) ou deux ou plus des critères suivants : état de conscience altéré; bradycardie ou tachycardie (rythme cardiaque < 90 bpm ou > 160 bpm chez le nourrisson et < 70 bpm ou > 150 bpm chez l’enfant); temps prolongé de remplissage capillaire (> 2 s) ou pouls faible; tachypnée; marbrures ou refroidissement de la peau, éruption pétéchiale ou purpurique; lactatémie élevée; oligurie; hyperthermie ou hypothermie.

Recommandations pour les stratégies de réanimation des patients adultes et pédiatriques en état de choc septique

Pour la réanimation de l’adulte en état de choc septique, administrer 250 à 500 ml de solution cristalloïde en bolus rapide dans les 15 à 30 premières minutes et réévaluer après chaque bolus les signes de surcharge liquidienne.

Pour la réanimation de l’enfant, administrer 10 à 20 ml/kg de solution cristalloïde en bolus rapide dans les premières 30 à 60 minutes, puis réévaluer le patient pour des signes de surcharge liquidienne après chaque bolus.

La réanimation liquidienne peut entraîner une surcharge liquidienne et provoquer notamment une insuffisance respiratoire, particulièrement dans le cas du SDRA. Si le patient ne répond pas à l’épreuve de remplissage ou si des signes de surcharge liquidienne apparaissent (par exemple, distension des veines jugulaires, râles crépitants à l’auscultation, œdème pulmonaire détecté sur radiographie thoracique ou hépatomégalie chez l’enfant), il convient de réduire ou d’interrompre l’administration de liquides. Cette mesure est particulièrement importante dans les cas d’insuffisance respiratoire hypoxémique.

Ne pas administrer de solutions hypotoniques, d’amidons ou de gélatines pour la réanimation.

Chez l’adulte, administrer des vasopresseurs si le choc persiste pendant ou après la réanimation liquidienne. La cible initiale devrait être une TAM ≥ 60-65 mmHg chez l’adulte et une amélioration des indicateurs de perfusion tissulaire.

Chez l’enfant, administrer des vasopresseurs si des signes de surcharge liquidienne sont présents ou si les éléments suivants persistent après deux bolus :

Si aucun cathéter veineux central n’est disponible, les vasopresseurs peuvent être administrés par perfusion intraveineuse périphérique dans une grosse veine, sous réserve d’une surveillance étroite de signe d’extravasation ou de nécrose locale des tissus. En cas d’extravasation, arrêter la perfusion et envisager l’injection locale de phentolamine. Les vasopresseurs peuvent aussi être administrés par perfusion intra-osseuse.

Si les signes de mauvaise perfusion tissulaire et de dysfonction cardiaque persistent malgré l’obtention d’une TAM adéquate grâce au remplissage et aux vasopresseurs, envisager un traitement inotrope, par exemple la dobutamine.

8.3 Prévention des complications

Mettre en œuvre les interventions suivantes (tableau 2) pour prévenir les complications associées aux formes critiques de la maladie. Ces interventions se fondent sur le document Surviving Sepsis et sur d’autres lignes directrices. Elles sont jugées réalisables et reposent sur des données de qualité Note de bas de page 1 Note de bas de page 77Note de bas de page 78Note de bas de page 79Note de bas de page 80.

Il faut examiner attentivement les nombreux effets secondaires cliniquement significatifs des médicaments qui peuvent être utilisés dans le contexte de la COVID-19, ainsi que les interactions entre les médicaments, qui peuvent affecter la symptomatologie de la COVID-19 (y compris les effets sur les fonctions respiratoires, cardiaques, immunitaires et mentales et neurologiques). Les effets pharmacocinétiques et pharmacodynamiques doivent être pris en compte.

Tableau 2 : Prévention des complications chez les patients en état critique
Résultat souhaité Interventions

Réduire le nombre de jours de ventilation invasive

  • Appliquer des protocoles de sevrage prévoyant une évaluation quotidienne de l’aptitude du patient à respirer spontanément;
  • Réduire le plus possible la sédation continue ou intermittente, avec pour objectifs des titrages spécifiques (sédation légère ciblée sur un score de sédation, sauf contre-indication) ou par une interruption quotidienne de la perfusion continue des sédatifs;
  • Mobilisation précoce;
  • La mise en œuvre de l’ensemble de soins ci-dessus (comme la coordination de l’éveil et de la respiration, l’évaluation et la gestion du delirium et la mobilisation précoce) peut aussi réduire le delirium.

Réduire l’incidence de la pneumonie associée à la ventilation mécanique

  • L’intubation orale est préférable à l’intubation nasale chez les adolescents et les adultes;
  • Maintenir le patient en position semi-relevée (tête de lit surélevée de 30° à 45°);
  • Utiliser un système d’aspiration en circuit fermé; vider régulièrement la tubulure et jeter le condensat;
  • Continuer de donner des soins buccodentaires;
  • Utiliser un nouveau circuit de ventilation pour chaque patient; changer le circuit s’il est souillé ou endommagé, mais pas systématiquement;
  • Changer le filtre échangeur de chaleur et d’humidité lorsqu’il ne fonctionne pas convenablement, lorsqu’il est souillé ou tous les 5 à 7 jours.

Réduire l’incidence des thromboembolies veineuses

  • Pratiquer une prophylaxie pharmacologique (héparine de bas poids moléculaire de préférence ou héparine par voie sous-cutanée deux fois par jour) chez les enfants, les adolescents et les adultes, en l’absence de contre-indications et en fonction d’une évaluation des facteurs de risque individuels de thrombose et d’hémorragie. En présence de contre‑indications, utiliser une prophylaxie mécanique (un dispositif de compression pneumatique intermittente).

Réduire l’incidence des septicémies liées au cathéter

  • Utiliser une liste de contrôle et faire vérifier la réalisation des étapes en temps réel par un observateur pour une insertion stérile du cathéter, et rappeler quotidiennement qu’il faut retirer le cathéter s’il n’est plus requis.

Réduire l’incidence des escarres

  • Tourner le patient toutes les deux heures.

Réduire l’incidence de l’ulcère de stress et des saignements gastro-intestinaux

  • Instaurer une nutrition entérale précoce (dans les 24 à 48 heures suivant l’admission);
  • Envisager l’administration d’antagonistes des récepteurs H2 de l’histamine ou des inhibiteurs de la pompe à protons chez les patients présentant des facteurs de risque de saignements gastro-intestinaux. Les facteurs de risque de saignements gastro-intestinaux incluent une ventilation mécanique pendant ≥ 48 heures, la coagulopathie, un traitement substitutif de l’insuffisance rénale, une maladie hépatique, la présence de plusieurs comorbidités et un score de défaillance d’organes élevé. La prophylaxie contre les ulcères de stress doit être réévaluée à mesure que l’état du patient s’améliore et que l’alimentation entérale est établie.

Réduire l’incidence de la faiblesse musculaire liée aux soins intensifs

  • Mobiliser activement le patient dès le début de la maladie, quand cela ne présente pas de risque.

Réduire l’apparition d’une résistance aux antimicrobiens

  • Appliquer des protocoles de réduction progressive de la posologie dès que le patient est stable sur le plan clinique et qu’il ne présente plus de signes d’infection bactérienne.

Favoriser la prescription et l’utilisation appropriées d’antimicrobiens pendant la pandémie de COVID- 19

  • Lorsqu’il n’existe qu’une faible suspicion d’infection bactérienne, ne pas prescrire d’antibiotiques aux cas présumés ou confirmés de COVID-19, pour éviter les effets indésirables à court terme des antibiotiques chez le patient et les conséquences néfastes à long terme d’une hausse de la résistance aux antimicrobiens.

9.0 Considérations particulières

9.1 Les soins prodigués aux femmes enceintes atteintes de la COVID-19

En vue d’aider les obstétriciens au pays, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié des ressources sur la COVID-19 portant sur les soins obstétriques et périnataux. Ces ressources se trouvent sur le site Web de la SOGC. Jusqu’ici, il existe peu de données sur le tableau clinique et l’évolution périnatale de la COVID-19 pendant la grossesse ou la période post-partum. Aucune donnée solide n’indique que les femmes enceintes présenteraient des symptômes différents, ou qu’elles auraient un risque plus élevé d’une forme grave de la maladie. La littérature est mitigée quant à savoir si les femmes enceintes sont plus exposées au risque d’une forme grave de la maladie, mais il semble que les taux ne soient pas significativement plus élevés, avec des rapports de 4 % des femmes enceintes nécessitant une admission en soins intensifs et 3 % nécessitant une ventilation mécanique, ce qui est similaire à la population non enceinte.

La section ci-dessous sur la COVID-19 et la grossesse s’appuie sur les recommandations existantes et fournit des remarques supplémentaires pour la prise en charge des femmes enceintes ou dont la grossesse est récente.

Les femmes enceintes ou dont la grossesse est récente chez qui la COVID-2019 est présumée ou confirmée doivent être isolées et leur traitement doit reposer sur les traitements de soutien et de prise en charge décrits ci-dessus et tenir compte des adaptations immunologiques et physiologiques qui surviennent pendant et après la grossesse.

Les femmes enceintes chez qui une infection de la COVID-19 est présumée ou confirmée, y compris celles qui pourraient devoir passer du temps en isolement, devraient avoir accès à des soins compétents, respectueux et axés sur les femmes, incluant des soins obstétriques, de médecine fœtale et néonatale, un soutien en santé mentale et psychosocial, et la capacité de prendre en charge les complications maternelles et néonatales.

Toutes les femmes dont la grossesse est récente qui sont atteintes de la COVID-19 ou qui s’en sont remises devraient recevoir des conseils sur l’alimentation sécuritaire des nourrissons, y compris des recommandations sur l’allaitement et sur les mesures de prévention des infections permettant de prévenir la transmission de la COVID-19 (voir la section 9.2 ci-dessous).

Les femmes enceintes et celles dont la grossesse est récente et qui se sont remises de la COVID-19 devraient être invitées à suivre des soins anténataux étendus, en post-partum, ou tous autres soins obstétriques appropriés. Une surveillance fœtale accrue est recommandée chez les femmes atteintes de la COVID-19.

9.2 Les soins aux nourrissons et aux mères atteintes de COVID-19 : PCI et allaitement

Relativement peu de cas confirmés de la COVID-19 ont été signalés chez les nourrissons. Pour le moment, aucune donnée probante n’indique clairement qu’une transmission verticale se produit. Les résultats obtenus à partir des échantillons de lait maternel tirés des mères après la première lactation étaient également tous négatifs pour le virus de la COVID-19 Note de bas de page 81Note de bas de page 82. Bien que les recommandations pour l’alimentation des nourrissons varient dans le monde, les recommandations canadiennes se trouvent ci-dessous. D’autres directives sur l’alimentation et la prise en charge des nourrissons et des enfants en bas âge dont la mère est atteinte de la COVID-19 se trouvent sur le site Web de l’OMS.

Les enfants nés de mères chez qui la COVID-19 était soupçonnée ou confirmée doivent être nourris conformément aux directives sur l’alimentation des nourrissons, et les précautions nécessaires de prévention des infections doivent être prises.

Une mère symptomatique qui allaite devrait adopter une bonne hygiène respiratoire, y compris pendant l’allaitement (par exemple, utiliser un masque lorsqu’elle est près de l’enfant si elle présente des symptômes respiratoires), bien se laver les mains avant et après le contact avec l’enfant, et nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces qu’elle touche.

Dans la situation où une mère est gravement malade en raison de la COVID-19 ou d’autres complications qui l’empêchent de prendre soin de son nourrisson ou de continuer l’allaitement au sein, la mère devrait être encouragée à tirer son lait et soutenue dans cette démarche, puis elle devrait donner son lait au nourrisson en toute sécurité, en respectant les mesures de PCI appropriées.

Il faut permettre à une mère de garder son nourrisson dans sa chambre si elle le souhaite, surtout pendant l’établissement de l’allaitement, qu’elle ou son nourrisson soient ou non des cas présumés, probables ou confirmés de la COVID-19.

Les parents et les aidants que l’on doit séparer de leurs enfants et les enfants que l’on doit séparer de leurs principaux pourvoyeurs de soins devraient avoir accès à un soutien psychosocial et en santé mentale de la part de professionnels de la santé ou d’autres personnes compétentes.

9.3 Les soins aux personnes âgées atteintes de COVID-19

L’âge avancé et les comorbidités comme le diabète et les maladies cardiovasculaires ont été signalés comme des facteurs de risque de mortalité chez les personnes atteintes de la COVID-19 Note de bas de page 40. Étant donné que les personnes âgées présentent le risque le plus élevé d’une forme grave de la maladie et de mort et qu’elles font partie des populations les plus vulnérables, ils devraient faire l’objet d’un dépistage de la COVID-19 au premier point d’accès au système de santé, être diagnostiqués rapidement s’ils sont soupçonnés d’être atteints de COVID‑19 et recevoir les soins appropriés. Lors du processus de dépistage, les professionnels de la santé doivent en tenir compte du fait que les personnes âgées peuvent présenter des symptômes atypiques.

Déterminer s’il existe des directives anticipées pour les patients atteints de la COVID-19 et s’assurer que le plan de soins tient compte des priorités et préférences du patient. Adapter le plan de soins aux souhaits exprimés par le patient (voir la section 9.5 pour des conseils supplémentaires sur les soins palliatifs).

Pour les personnes âgées chez qui la COVID-19 est probable ou présumée, l’évaluation doit, en plus du recueil habituel des antécédents, viser la compréhension de la vie de la personne, ses valeurs, ses priorités et ses préférences concernant la prise en charge médicale.

Assurer une collaboration multidisciplinaire (médecins, personnel infirmier, pharmaciens et autres professionnels de la santé) dans le processus décisionnel afin de tenir compte des multiples morbidités et du déclin fonctionnel.

La détection précoce des prescriptions inappropriées de médicaments est recommandée pour prévenir les événements indésirables liés aux médicaments et aux interactions médicamenteuses chez les personnes traitées pour la COVID-19.

Le cas échéant, faire participer les aidants et les membres de la famille à la prise de décisions et à l’établissement des objectifs tout au long de la prise en charge des patients âgés atteints de la COVID-19.

La prise en charge des symptômes et des soins palliatifs doivent être offerts, selon le cas, même si le patient a des objectifs de soins de soutien ou curatifs.

9.4 Prise en charge de patients atteints de la COVID-19 dans les collectivités éloignées et isolées

La plupart des collectivités éloignées et isolées ont accès à des services de soins de santé primaires, mais la capacité de fournir des soins actifs est limitée, et il peut leur manquer le matériel, les fournitures et les services médicaux (par exemple, des respirateurs, l’accès à des spécialistes) nécessaires au traitement des patients atteints d’une forme grave de la maladie. Dans beaucoup de collectivités éloignées et isolées, une équipe de soins de santé dirigée par une infirmière peut offrir des soins de réanimation d’urgence et de stabilisation, des soins ambulatoires d’urgence et des services en clinique externe non urgents. Il est possible d’accéder aux services d’un médecin à distance par l’entremise de services de télésanté ou de téléconférence, mais la disponibilité des médecins et la fréquence des rendez-vous médicaux varient beaucoup d’une collectivité à l’autre. Les patients gravement malades nécessitant des soins médicaux d’urgence complexes sont évacués vers des hôpitaux ou des établissements de santé secondaires ou tertiaires.

Les considérations relatives au traitement dans ces lieux éloignés et isolés incluent les mesures suivantes :

9.5 Soins palliatifs et la COVID-19

Nous recommandons de déterminer, chez tous les patients atteints de la COVID-19, s’il existe des directives anticipées pour la COVID-19 (notamment des souhaits en matière de réanimation) et de discuter des objectifs du plan de soins dans le contexte d’une maladie aiguë. Respecter les priorités et les préférences du patient afin d’adapter le plan de soins et de lui prodiguer les meilleurs soins, quel que soit le traitement choisi.

Les soins palliatifs doivent être accessibles dans chaque établissement qui prend en charge des patients atteints de la COVID-19, et le traitement des symptômes (par exemple, prise en charge de la dyspnée) même si le patient a des objectifs de soins de soutien ou curatifs.

9.6 Patients immunodéprimés et la COVID-19

Les patients vivant avec le VIH doivent être traités selon les normes de soins.

Chez les patients chez qui un organe plein a été transplanté, le risque d’infection à la COVID‑19 d’un donneur vivant ou décédé est inconnu à l’heure actuelle, et les décisions de transplantation doivent être prises en tenant compte de l’avis d’experts.

Pour les patients devant recevoir une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH), il est recommandé que tous les receveurs obtiennent un résultat négatif à un test de PCR pour la COVID-19 avant le début du conditionnement

10.0 Traitements spécifiques et complémentaires contre la COVID-19 et recherche clinique

De nombreux essais cliniques sont en cours au sujet de divers traitements éventuels. Tant que des thérapies spécifiques ne sont pas disponibles, tout médicament devrait être administré dans le cadre d’un essai contrôlé randomisé.

Recueillir des données cliniques normalisées sur tous les patients hospitalisés afin d’améliorer la compréhension de l’histoire naturelle de la maladie.

Pour les patients adultes hospitalisés atteints de la COVID-19 qui ont besoin d’un apport en oxygène ou d’une ventilation mécanique, les cliniciens doivent envisager sérieusement l’administration de 6 mg de dexaméthasone IV par jour pendant 10 jours (ou jusqu’à la sortie de l’hôpital si celle-ci a lieu plus tôt) ou une dose équivalente de glucocorticoïdes.

 Envisager l’utilisation du Remdesivir, soit comme traitement ou préférablement dans le cadre d’un essai contrôlé randomisé.

 Ne pas utiliser l’hydroxychloroquine ou le ritonavir/lopinavir hors du cadre d’un essai clinique.

L’utilisation de thérapies expérimentales contre la COVID-19 devrait se faire dans le cadre d’essais contrôlés randomisés dont l’éthique a été approuvée.

11.0 Remerciements

Le présent document d’orientation a été rédigé par : le Dr R. Fowler, le Dr T. Hatchette, la Dre  M. Salvadori, le Dr O. Baclic, la Dre C. Volling, le Dr S. Murthy, le Dr G. Emeriaud, la Dre D. Money, le Dr T. Yeung, la Dr G. Poliquin, le Dr J. Brooks, M.-L. Decou et M. Ofner (Ph. D.)

Le présent document d’orientation bénéficie de l’appui des organismes suivants : Société canadienne de soins intensifs et Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie (AMMI) Canada

Examinateurs de la Société Canadienne de soins Intensifs : le Dr K. Burns, le Dr F. D’Aragon, le Dr J. Downar, le Dr C. Farrell, le Dr S. Murthy et le Dr. J. Waechter

Examinateurs de l’Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie (AMMI) Canada : le Dr G. Evans, la Dre S. Forgie, la Dre S. Hota, la Dre S. Mubareka et le Dr J. Papenburg

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B. Goldstein, B. Giroir et A. Randolph, «International pediatric sepsis consensus conference: Definitions for sepsis and organ dysfunction in pediatrics,» Pediatric Critical Care Medicine, vol. 6, n° %11, pp. 2-8, 01 2005 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 38

A. Davis, J. Carcillo, R. Aneja, A. Deymann, J. Lin, T. Nguyen et R. Okhuysen-Cawley, «American College of Critical Care Medicine Clinical Practice Parameters for Hemodynamic Support of Pediatric and Neonatal Septic Shock,» Critical Care Medicine, vol. 45, n° %16, pp. 1061-1093, 06 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 39

J. Vincent, R. Moreno, J. Takala, S. Willatts, A. Mendonça, H. Bruining, C. Reinhart, P. Suter et L. Thijs, «The SOFA (Sepsis-related Organ Failure Assessment) score to describe organ dysfunction/failure,» Intensive Care Medicine, vol. 22, n° %17, pp. 707-710, 07 1996 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 40

F. Zhou, T. Yu, R. du, G. Fan, Y. Liu, Z. Liu, J. Xiang, Y. Wang, B. Song, X. Gu, L. Guan, Y. Wei et H. Li, «Clinical course and risk factors for mortality of adult inpatients with COVID-19 in Wuhan, China: a retrospective cohort study,» The Lancet, vol. 395, n° %110229, pp. 1054-1062, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 41

Groupe de travail sur les infections virales respiratoirs, «Lignes directrices du RLSPC relatives à l’étude microbiologique de l’émergence d’infections respiratoires,» 4 6 2020. [En ligne]. Available: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/releve-maladies-transmissibles-canada-rmtc/numero-mensuel/2020-46/numero-6-4-juin-2020/lignes-directrices-reseau-laboratoires-sante-publique-canada-relatives-etude-microbiologique-emer. [Accès le 23 07 2020].

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Note de bas de page 42

W. Park, L. Poon, S.-J. Choi, P. Choe, K.-H. Song, J. Bang, E. Kim et H. Kim, «Replicative virus shedding in the respiratory tract of patients with Middle East respiratory syndrome coronavirus infection,» International Journal of Infectious Diseases, vol. 72, pp. 8-10, 07 2018 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 43

CDC, «Interim Clinical Guidance for Management of Patients with Confirmed Coronavirus Disease (COVID-19),» 04 2020. [En ligne]. Available: https://cquin.icap.columbia.edu/wp-content/uploads/2020/04/Zambia_Interim-Clinical-Guidance-for-Management-of-Patients-with-Coronavirus-Disease-2019-COVID-19.pdf. [Accès le 21 08 2020 (en anglais seulement)].

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Note de bas de page 44

P. Thomas, C. Baldwin, B. Bissett, I. Boden, R. Gosselink et C. Granger, «Physiotherapy management for COVID-19 in the acute hospital setting: clinical practice recommendations,» J Physiother, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 45

«Oxygénothérapie pour les enfants: manuel à l’usage des agents de santé,» 2017. [En ligne]. Available: https://www.who.int/maternal_child_adolescent/documents/child-oxygen-therapy/fr/. [Accès le 21 08 2020].

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Note de bas de page 46

T. Abbott, N. Vaid, D. Ip, N. Cron, M. Wells, H. Torrance et J. Emmanuel, «A single-centre observational cohort study of admission National Early Warning Score (NEWS),» Resuscitation, vol. 92, pp. 89-93, 07 2015 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 47

W. Edwards, S. Dore, J. van Schalkwyk et B. Armson, «Prioritizing Maternal Sepsis: National Adoption of an Obstetric Early Warning System to Prevent Morbidity and Mortality,» Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, vol. 42, n° %15, pp. 640-643, 01 05 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 48

M. Schultz, M. Dunser, A. Dondorp, N. Adhikari, S. Iyer, A. Kwizera, Y. Lubell, A. Papali et L. Pisani, «Current challenges in the management of sepsis in ICUs in resource-poor settings and suggestions for the future,» Intensive Care Medicine, vol. 43, n° %15, pp. 612-624, 27 03 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 49

R. TM, L. Moore, N. Zhu, N. Ranganathan, K. Skolimowska, M. Gilchrist et al, «Bacterial and fungal co-infection in individuals with coronavirus: A rapid review to support COVID-19 antimicrobial prescribing,» Clin Infect Dis, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 50

«Annexe antiviraux : Préparation du Canada en cas de grippe pandémique : Guide de planification pour le secteur de la santé,» [En ligne]. Available: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/grippe-influenza/preparation-canada-cas-grippe-pandemique-guide-planification-secteur-sante/utilisation-des-medicaments-antiviraux-durant-une-pandemie.html. [Accès le 23 07 2020].

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Note de bas de page 51

P. Peng, P.-L. Ho et S. Hota, «Outbreak of a new coronavirus: what anaesthetists should know,» British Journal of Anaesthesia, vol. 124, n° %15, pp. 497-501, 05 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 52

M. Detsky, N. Jivraj, N. Adhikari, J. Friedrich, R. Pinto, D. Simel, D. Wijeysundera et D. Scales, «Will This Patient Be Difficult to Intubate? The Rational Clinical Examination Systematic Review,» JAMA, vol. 321, n° %15, p. 493, 05 02 2019 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 53

P. Rimensberger et I. Cheifetz, «Ventilatory Support in Children With Pediatric Acute Respiratory Distress Syndrome: Proceedings from the pediatric acute lung injury consensus conference,» Pediatric Critical Care Medicine, vol. 16, n° %15, pp. S51-S60, 06 2015 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 54

«NHLBI ARDS Network,» 2014 . [En ligne]. Available: http://www.ardsnet.org/tools.shtml. [Accès le 04 03 2020 (en anglais seulement)].

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Note de bas de page 55

Network National Heart Lung and Blood Institute Acute Respiratory Distress Syndrome (ARDS) Clinical Trials; Wiedemann, HP; Wheeler, AP; Bernard, GR; Thompson, BT; Hayden, D, «Comparison of Two Fluid-Management Strategies in Acute Lung Injury,» New England Journal of Medicine, vol. 354, n° %124, pp. 2564-2575, 2006 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 56

M. Amato, M. Meade, A. Slutsky, L. Brochard, E. Costa, D. Schoenfeld, T. Stewart, M. Briel et D. Talmor, «Driving Pressure and Survival in the Acute Respiratory Distress Syndrome,» New England Journal of Medicine, vol. 372, n° %18, pp. 747-755, 19 02 2015 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 57

M. Briel, M. Meade, A. Mercat, R. Brower, D. Talmor, S. Walter, A. Slutsky et E. Pullenayegum, «Higher vs Lower Positive End-Expiratory Pressure in Patients With Acute Lung Injury and Acute Respiratory Distress Syndrome,» JAMA, vol. 303, n° %19, p. 865, 03 03 2010 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 58

Investigators Writing Group for the Alveolar Recruitment for Acute Respiratory Distress Syndrome Trial (ART); Cavalcanti, Alexandre; Suzumura, Érica; Laranjeira, Ligia; Paisani, Denise; Damiani, Lucas; Guimarães, Helio; Romano, Edson, «Effect of Lung Recruitment and Titrated Positive End-Expiratory Pressure (PEEP) vs Low PEEP on Mortality in Patients With Acute Respiratory Distress Syndrome,» JAMA, vol. 318, n° %114, pp. 1335-1345, 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 59

E. Goligher, B. Kavanagh, G. Rubenfeld, N. Adhikari, R. Pinto, E. Fan, L. Brochard, J. Granton et A. Mercat, «Oxygenation Response to Positive End-Expiratory Pressure Predicts Mortality in Acute Respiratory Distress Syndrome. A Secondary Analysis of the LOVS and ExPress Trials,» American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 190, n° %11, pp. 70-76, 2014 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 60

L. Papazian, J.-M. Forel, A. Gacouin, C. Penot-Ragon, G. Perrin, A. Loundou, S. Jaber, J.-M. Arnal et D. Perez, «Neuromuscular Blockers in Early Acute Respiratory Distress Syndrome,» New England Journal of Medicine, vol. 363, n° %112, pp. 1107-1116, 2010 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 61

National Heart Lung and Blood Institute (PCTN); Moss, M; Huang, DT; Brower, RG; Ferguson, ND; Ginde, AA, «Early Neuromuscular Blockade in the Acute Respiratory Distress Syndrome,» New England Journal of Medicine, vol. 380, n° %121, pp. 1997-2008, 2019 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 62

B. Rochwerg, L. Brochard, M. Elliott, D. Hess, N. Hill, S. Nava, P. Navalesi et M. Antonelli, «Official ERS/ATS clinical practice guidelines: noninvasive ventilation,» European Respiratory Journal, vol. 50, n° %12, p. 1602426, 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 63

M. Lee, J. Choi, B. Park, B. Kim, S. Lee, S.-H. Kim, S. Yong, E. Choi et W.-Y. Lee, «High flow nasal cannulae oxygen therapy in acute-moderate hypercapnic respiratory failure,» The Clinical Respiratory Journal, vol. 12, n° %16, pp. 2046-2056, 2018 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 64

Y. Luo, R. Ou, Y. Ling et T. Qin, «[The therapeutic effect of high flow nasal cannula oxygen therapy for the first imported case of Middle East respiratory syndrome to China].,» Zhonghua wei Zhong Bing ji jiu yi xue, vol. 27, n° %110, pp. 841-844, 30 09 2015 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 65

Y. Arabi, A. Arifi, H. Balkhy, H. Najm, A. Aldawood, A. Ghabashi, H. Hawa, A. Alothman, K. Abdulaziz et B. Raiy, «Clinical Course and Outcomes of Critically Ill Patients With Middle East Respiratory Syndrome Coronavirus Infection,» Annals of Internal Medicine, vol. 160, n° %16, pp. 389-397, 2014 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 66

O. Ekhaguere, A. Mairami et H. Kirpalani, «Risk and benefits of Bubble Continuous Positive Airway Pressure for neonatal and childhood respiratory diseases in Low- and Middle-Income countries,» Paediatric Respiratory Reviews, vol. 29, pp. 31-36, 2019 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 67

A. Combes, D. Hajage, G. Capellier, A. Demoule, S. Lavoué, C. Guervilly, D. Silva, L. Zafrani et P. Tirot, «Extracorporeal Membrane Oxygenation for Severe Acute Respiratory Distress Syndrome,» New England Journal of Medicine, vol. 378, n° %121, pp. 1965-1975, 2018 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 68

E. Goligher, G. Tomlinson, D. Hajage, D. Wijeysundera, E. Fan, P. Jüni, D. Brodie, A. Slutsky et A. Combes, «Extracorporeal Membrane Oxygenation for Severe Acute Respiratory Distress Syndrome and Posterior Probability of Mortality Benefit in a Post Hoc Bayesian Analysis of a Randomized Clinical Trial,» JAMA, vol. 320, n° %121, pp. 2251-2259, 2018 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 69

M. Alshahrani, A. Sindi, F. Alshamsi, A. Al-Omari, M. Tahan, A. Zein et B. Alahmadi, «Extracorporeal membrane oxygenation for severe Middle East respiratory syndrome coronavirus,» Annals of Intensive Care, vol. 8, n° %11, 10 01 2018 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 70

A. Combes, D. Brodie, R. Bartlett, L. Brochard, R. Brower, S. Conrad, D. Backer et E. Fan, «Position Paper for the Organization of Extracorporeal Membrane Oxygenation Programs for Acute Respiratory Failure in Adult Patients,» American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 190, n° %15, pp. 488-496, 01 09 2014 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 71

L. Munshi, A. Walkey, E. Goligher, T. Pham, E. Uleryk et E. Fan, «Venovenous extracorporeal membrane oxygenation for acute respiratory distress syndrome: a systematic review and meta-analysis,» The Lancet Respiratory Medicine, vol. 7, n° %102, pp. 163-172, 02 2019 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 72

B. Andrews, M. Semler, L. Muchemwa, P. Kelly, S. Lakhi, D. Heimburger, C. Mabula, M. Bwalya et G. Bernard, «Effect of an Early Resuscitation Protocol on In-hospital Mortality Among Adults With Sepsis and Hypotension,» JAMA, vol. 318, n° %113, pp. 1233-1240, 03 10 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 73

K. Maitland, S. Kiguli, R. Opoka, C. Engoru, P. Olupot-Olupot, S. Akech, R. Nyeko, G. Mtove, H. Reyburn et T. Lang, «Mortality after Fluid Bolus in African Children with Severe Infection,» New England Journal of Medicine, vol. 364, n° %126, pp. 2483-2495, 30 06 2011 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 74

R. Bridwell, B. Carius, B. Long, J. Oliver et G. Schmitz, «Sepsis in Pregnancy: Recognition and Resuscitation,» Western Journal of Emergency Medicine, vol. 20, n° %15, pp. 822-832, 06 08 2019 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 75

B. Rochwerg, W. Alhazzani, A. Sindi, D. Heels-Ansdell, L. Thabane, A. Fox-Robichaud, L. Mbuagbaw, W. Szczeklik et F. Alshamsi, «Fluid Resuscitation in Sepsis: a systematic review and network meta-analysis,» Annals of Internal Medicine, vol. 161, n° %15, pp. 347-355, 02 07 2014 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 76

O. Loubani et R. Green, «A systematic review of extravasation and local tissue injury from administration of vasopressors through peripheral intravenous catheters and central venous catheters,» Journal of Critical Care, vol. 30, n° %13, pp. 653.e9-653.e17, 22 01 2015 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 77

M. Klompas, R. Branson, E. Eichenwald, L. Greene, M. Howell, G. Lee, S. Magill, L. Maragakis et G. Priebe, «Strategies to Prevent Ventilator-Associated Pneumonia in Acute Care Hospitals: 2014 Update,» Infection Control & Hospital Epidemiology, vol. 35, n° %18, pp. 915-936, 09 2014 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 78

J. Marschall, L. Mermel, M. Fakih, L. Hadaway, A. Kallen, N. O’Grady, A. Pettis, M. Rupp et T. Sandora, «Strategies to Prevent Central Line–Associated Bloodstream Infections in Acute Care Hospitals: 2014 Update,» Infection Control & Hospital Epidemiology, vol. 35, n° %17, pp. 753-771, 07 2014 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 79

J. Muscedere, P. Dodek, S. Keenan, R. Fowler, D. Cook et D. Heyland, «Comprehensive evidence-based clinical practice guidelines for ventilator-associated pneumonia: Prevention,» Journal of Critical Care, vol. 23, n° %11, pp. 126-137, 03 2008 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 80

G. Schmidt, T. Girard, J. Kress, P. Morris, D. Ouellette, W. Alhazzani, S. Burns, S. Epstein et A. Esteban, «Official Executive Summary of an American Thoracic Society/American College of Chest Physicians Clinical Practice Guideline: Liberation from Mechanical Ventilation in Critically Ill Adults,» American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 195, n° %11, pp. 115-119, 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 81

H. Zhu, L. Wang, C. Fang, S. Peng, L. Zhang, G. Chang, S. Xia et W. Zhou, «Clinical analysis of 10 neonates born to mothers with 2019-nCoV pneumonia,» Translational Pediatrics, vol. 9, n° %11, pp. 51-60, 02 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 82

H. Chen, J. Guo, C. Wang, F. Luo, . X. Yu, W. Zhang, J. Li, D. Zhao et D. Xu, «Clinical characteristics and intrauterine vertical transmission potential of COVID-19 infection in nine pregnant women: a retrospective review of medical records,» The Lancet, vol. 395, n° %110226, pp. 809-815, 07 03 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 83

M. Holshue, C. Debolt, S. Lindquist, K. Lofy, J. Wiesman, . H. Bruce, C. Spitters, K. Ericson et S. Wilkerson, «First Case of 2019 Novel Coronavirus in the United States,» New England Journal of Medicine, vol. 382, n° %110, pp. 929-936, 05 03 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 84

F. Monica et B. Jennifer M, «COVID-19 in Immunocompromised Hosts: What We Know So Far,» Clinical Infectious Diseases, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 85

T. R. C. Group, «Dexamethasone in Hospitalized Patients with Covid-19 — Preliminary Report,» NEJM, 2020 (en anglais seulement).

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D. Halpin, D. Singh et R. Hadfield, «Inhaled corticosteroids and COVID-19: a systematic review and clinical perspective,» Eur Respir J, vol. 55, n° %15, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 88

A. Bhimraj, R. Morgan, A. Shumaker, V. Lavergne, L. Baden, V. Cheng et al, «Infectious Diseases Society of America Guidelines on the Treatment and Management of Patients with COVID-19,» Clin Infect Dis, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 89

C. Licskai, C. Yang, F. Ducharme, D. Radhakrishnan, D. Podgers, C. Ramsey et al, «Key highlights from the Canadian Thoracic Society's Position Statement on the Optimization of Asthma Management during the COVID-19 Pandemic,» Chest, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 90

Y. Licskai, C. Ducharme et D. Radhakrishnan, «Addressing therapeutic questions to help Canadian physicians optimize asthma management for their patients during the COVID-19 pandemic,» Canadian Journal of Respiratory, Critical Care, and Sleep Medicine, vol. 4, n° %12, pp. 73-76, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 91

H. Bhutani, J. Bourbeau, G. Dechman, E. Penz, R. Aceron, M. Beauchamp, J. Wald, M. Stickland, S. Olsen et D. Goodridge, «KEY HIGHLIGHTS of the Canadian Thoracic Society's Position Statement on the Optimization of Chronic Obstructive Pulmonary Disease Management during the COVID-19 Pandemic,» Chest, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 92

H. Bhutani, J. Bourbeau, G. Dechman, E. Penz, R. Aceron, M. Beauchamp, J. Wald, M. Stickland, S. Olsen et D. Goodridge, «ddressing therapeutic questions to help Canadian health care professionals optimize COPD management for their patients during the COVID-19 pandemic,» Canadian Journal of Respiratory, Critical Care, and Sleep Medicine, vol. 4, n° %12, pp. 77-80, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 93

M. Patel, K. Steinberg, M. Suarez-Barcelo, D. Saffel, R. Foley et C. Worz, «Chronic Obstructive Pulmonary Disease in Post-acute/Long-term Care Settings: Seizing Opportunities to Individualize Treatment and Device Selection,» Am Med Dir Assoc, vol. 18, n° %16, pp. e17- e22, 2017 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 94

J. Beigel, K. Tomashek, L. Dodd et al, «Remdesivir for the Treatment of Covid-19 - Preliminary Report,» N Engl J Med, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 95

«Maladie à coronavirus (COVID-19) : Pour les professionnels de la santé - Traitement,» 2020. [En ligne]. Available: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante.html#tr.

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Note de bas de page 96

P. Horby, M. Mafham, L. Linsell, J. L. Bell, N. Staplin, J. R. Emberson, M. Wiselka, A. Ustianowski, E. Elmahi, B. Prudon, A. Whitehouse, T. Felton, J. Williams, J. Faccenda et J. Underwood, «Effect of Hydroxychloroquine in Hospitalized Patients with COVID-19: Preliminary results from a multi-centre, randomized, controlled trial.,» medRxiv, 2020 (en anglais seulement).

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Note de bas de page 97

«No clinical benefit from use of lopinavir-ritonavir in hospitalised COVID-19 patients studied in RECOVERY,» 29 06 2020 (en anglais seulement). [En ligne]. Available: https://www.recoverytrial.net/news/no-clinical-benefit-from-use-of-lopinavir-ritonavir-in-hospitalised-covid-19-patients-studied-in-recovery.

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