Des cadres sains pour les jeunes du Canada – La consommation de drogues chez les élèves canadiens

La consommation de drogues chez les élèves canadiens

Le cannabis, le tabac et l’alcool sont devenus des drogues d’introduction à d’autres drogues consommées par les adolescents.

Le pourcentage d’élèves déclarant avoir déjà consommé du cannabis a connu une progression constante depuis 1990 pour atteindre un sommet en 2002, année où la moitié des garçons et les deux tiers des filles ont déclaré avoir fait l’expérimentation du cannabis (figure 4.12). Sachant que le cannabis, tout comme le tabac et l’alcool, est devenu une drogue d’introduction, il est encourageant de constater que la proportion des garçons de 10e année qui ont déclaré en avoir déjà fait l’expérimentation a diminué de façon considérable en 2006. Selon les résultats globaux de l’enquête de 2006, tout juste un peu moins des deux cinquièmes des garçons et des filles ont déclaré avoir déjà fumé cette drogue.

Au total, 28 % des élèves de 9e et de 10e année ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 mois précédents, sans variation significative selon le sexe. Eu égard à la consommation de cannabis au cours des 12 mois précédents, 8 % des garçons et 10% des filles ont déclaré en avoir consommé une ou deux fois, 12 % des élèves des deux sexes en avoir consommé de 3 à 19 fois, et 8 % des garçons et 6 % des filles en avoir consommé 20 fois ou plus (figure 4.13).

Nous avons aussi interrogé les élèves de 9e et de 10e année au sujet de leur consommation de cannabis au cours des 30 jours précédents (figure 4.14). Au total, 18 % des garçons et 16 % des filles ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 30 jours précédents, 6 % des garçons et 7 % des filles déclarant en avoir consommé une ou deux fois, 8 % des garçons et 7 % des filles en avoir consommé de 3 à 19 fois, et 4 % des garçons et 2 % des filles en avoir consommé 20 fois ou plus.

Figure 4.13: Les élèves qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois
Figure 4.14: Les élèves qui ont consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours

Équivalent textuel - Figure 4.14

Bien que l’on ne relève aucune variation statistiquement significative du taux de consommation d’ecstasy pour les trois enquêtes HBSC les plus récentes (figure 4.15), ce taux a augmenté chez les filles de 9e année, pour passer de 2 % en 1998 à 5 % en 2006, ainsi que chez les filles de 10e année, pour passer de 3 % en 1998 à 7 % en 2006.

Le taux de consommation d’amphétamines a accusé un important recul chez les garçons de 9e année, pour descendre de 9 % en 1998 à 4 % en 2006, et chez ceux de 10e année, descendant de 10 % en 1998 à 4 % en 2006 (figure 4.16).

Figure 4.15: Les élèves qui ont consommé de l'ecstasy
Figures 4.16 et 4.17: Les élèves qui ont consommé des amphétamines/du LSD

Équivalent textuel - Figures 4.16 et 4.17

Après avoir atteint un sommet en 1998 tant chez les garçons que chez les filles, le taux de consommation de LSD a affiché un recul important en 2006 chez les élèves des deux sexes, pour prendre une valeur moyenne de 2 % chez les élèves de 9e et de 10e année (figure 4.17).

Au total, 7 % des élèves de 9e année et 9 % de ceux de 10e année ont déclaré avoir consommé des champignons magiques, drogue qui était mentionnée pour la première fois dans l’Enquête HBSC de 2006 (figure 4.18).

Le pourcentage d’élèves de 9e et de 10e année ayant consommé du Ritalin pour se droguer a diminué de 5 % chez les garçons depuis 2002 (figure 4.19), mais de seulement 1 % chez les filles. Moins de 5 % des garçons et des filles de l’une ou l’autre année d’études ont déclaré avoir consommé cette drogue en 2006.

Figures 4.18 et 4.19: Les élèves qui ont consommé des champignons magiques/du Ritalin pour so droguer

Les médicaments tels que les antitussifs et les autres remèdes contre la toux et contre le rhume sont en vente libre et il peut arriver que les adolescents ne soient pas pleinement conscients des dangers liés à leur usage.

Le taux d’inhalation de colle ou de solvants a connu depuis 1998 une régression semblable à celle du taux de consommation de Ritalin, tant et si bien qu’en 2006 il n’était plus que de 3 % chez les élèves de 9e année et de 4 % chez ceux de 10e année (figure 4.20).

Bien que le pourcentage de répondants ayant consommé des médicaments pour se droguer ait diminué depuis 1998 tant chez les d’élèves de 9e année que chez les garçons de 10e année, il se maintient à 7 % chez les filles de 10e année depuis 2002 (figure 4.21).

Figure 4.20: Les élèves qui ont inhalé de la colle ou des solvants
Figure 4.21: Les élèves qui ont consommé des médicaments pour se droguer

Équivalent textuel - Figure 4.21

Le taux de consommation de stéroïdes anabolisants a diminué chez les élèves des deux sexes depuis 1998 (figure 4.22).

Le taux de consommation de cocaïne a légèrement diminué chez les garçons depuis 1998, mais il n’a affiché aucune variation significative chez les filles au cours des trois derniers cycles de l’Enquête HBSC. Au total, 3 % des élèves de 9e année et 4 % de ceux de 10e année ont déclaré avoir consommé cette drogue dure en 2006 (figure 4.23).

On enregistre également, surtout chez les garçons, une baisse du taux de consommation d’une autre catégorie de drogues dures – qui comprend l’héroïne, l’opium et la morphine – lequel taux est descendu à 2 % chez les garçons de 9e année après avoir atteint 6 % en 1998 et en 2002 et à 3 % chez les garçons de 10e année après s’être établi à 6 % en 1998 et à 7 % en 2002. Le taux est virtuellement resté inchangé chez les filles au cours des trois derniers cycles d’enquête (figure 4.24).

Figure 4.22: Les élèves qui ont consommé des stéroïdes anabolisants
Figure 4.23 et 4.24: Les élèves qui ont consommé de la cocaïne, de l'héroïne, de l'opium ou de la morphine
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