ARCHIVÉ - Relevé des maladies transmissibles au Canada

 

Volume 36 • DCC-3
Avril 2010

Une déclaration d'un comité consultatif (DCC)
Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI)

Mise à jour sur les pneumococcies invasives chez les enfants et l'utilisation recommandée du vaccin conjugué contre le pneumocoque

Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) donne à l'Agence de la santé publique du Canada des conseils constants et à jour liés à l'immunisation dans les domaines de la médecine, des sciences et de la santé publique. L'Agence de la santé publique du Canada reconnaît que les conseils et les recommandations figurant dans la présente déclaration reposent sur les connaissances scientifiques les plus récentes et diffuse le document à des fins d'information. Les personnes qui administrent le vaccin doivent également connaître le contenu de la monographie de produit pertinente. Les recommandations d'utilisation et les autres renseignements qui figurent dans le présent document peuvent différer du contenu de la monographie de produit du fabricant du vaccin au Canada. Les fabricants ont fait approuver leur vaccin et démontré son innocuité et son efficacité uniquement lorsqu'il est utilisé conformément à la monographie de produit. Les membres du CCNI et les agents de liaison doivent se conformer à la politique de l'Agence de la santé publique du Canada régissant les conflits d'intérêts, notamment déclarer chaque année les conflits d'intérêts possibles.

Introduction :

La présente déclaration fait le point sur l'épidémiologie des pneumococcies depuis l'introduction du vaccin Prevnar® (Wyeth Pharmaceuticals) et fournit de l'information sur un vaccin conjugué qui vient d'être autorisé contre les pneumococcies, SynflorixMC (GlaxoSmithKline Inc.). On prévoit que les programmes de vaccination contre le pneumocoque chez l'enfant et chez les adultes se transformeront au cours des prochaines années, car d'autres vaccins sont à être mis au point. Ces nouveaux vaccins seront examinés dans une ou plusieurs déclarations additionnelles lorsque leur usage sera approuvé au Canada. Il ne sera pas question du vaccin polysaccharidique 23-valent dans la présente déclaration. Les recommandations concernant son utilisation demeurent inchangées.

Dans la présente déclaration, nous :

  • examinerons les recommandations existantes du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) concernant l'utilisation des vaccins conjugués contre le pneumocoque;
  • ferons la mise à jour de l'épidémiologie des pneumococcies au Canada en rapport avec l'introduction de SynflorixMC;
  • présenterons une mise à jour des calendriers de vaccination pour le vaccin conjugué contre le pneumocoque utilisés au Canada;
  • ferons l'examen de l'information sur les corrélats de la protection contre les pneumococcies;
  • fournirons des renseignements sur un vaccin récemment autorisé contre les pneumococcies – SynflorixMC
  • formulerons des recommandations touchant l'utilisation de SynflorixMC

Recommandations :

  1. Le CCNI recommande que SynflorixMC puisse être utilisé pour la prévention des pneumococcies invasives chez l'enfant. (Recommandation du CCNI de catégorie A)

  2. Pour le moment, le CCNI est d'avis qu'il n'y a pas suffisamment de preuves épidémiologiques pour formuler une recommandation concernant l'usage préférentiel de SynflorixMC plutôt que Prevnar® pour le programme de vaccination systématique des nourrissons au Canada. (Recommandation du CCNI de catégorie I)

  3. Le CCNI recommande que SynflorixMC puisse être utilisé pour la prévention des pneumococcies invasives chez les enfants qui doivent être protégés durant des éclosions d'infection à S. pneumoniae due aux sérotypes 1, 5 ou 7F. (Recommandation du CCNI de catégorie B)

  4. Le CCNI recommande qu'on renforce dans tout le Canada les activités de surveillance et de recherche appliquée en santé publique portant sur les pneumococcies causées par chacun des sérotypes.

Méthodologie

Le groupe de travail du CCNI sur les pneumococcies a examiné certains éléments comme le fardeau de la maladie à prévenir et les populations cibles, l'innocuité, l'immunogénicité, l'efficacité réelle et potentielle du (des) vaccin(s), les calendriers de vaccination et d'autres aspects de la stratégie globale d'immunisation. Les études publiées depuis la déclaration du CCNI sur le vaccin contre le pneumocoque en 2006 ont été retracées dans PubMed au moyen des termes suivants : pneumococcal infections, pneumococcal disease et pneumococcal vaccines. Après une évaluation critique de chacune des études, des tableaux sommaires, assortis de cotes de qualité des preuves s'inspirant de la hiérarchie méthodologique du CCNI (tableaux 6 et 7), ont été dressés et des recommandations relatives à l'utilisation des vaccins ont été proposées. Le président du groupe de travail et médecin spécialiste de l'ASPC a présenté les données probantes et proposé des recommandations au CCNI. Après un examen approfondi des preuves et une consultation des membres lors de la réunion du CCNI de juin 2009, le Comité a adopté certaines recommandations. Une description des considérations pertinentes, les raisons sous tendant certaines décisions et les lacunes dans les connaissances sont présentées ci dessous. L'ASPC a consigné les renseignements sur ces processus tout au long de la synthèse des connaissances et de l'élaboration des recommandations.

Survol des recommandations antérieures du Comité consultatif national de l'immunisation relativement au vaccin conjugué contre le pneumocoque

Le CCNI a publié une déclaration en 2002(1), recommandant l'ajout du vaccin conjugué heptavalent Prevnar® (VCP7) au calendrier de vaccination systématique des nourrissons. Des addenda à cette déclaration ont été publiés en 2003(2) et en 2006(3). Actuellement, l'administration du vaccin conjugué contre le pneumocoque est recommandée pour les groupes suivants :

  • - tous les enfants ≤ 23 mois.
  • - enfants de 24 à 59 mois qui courent un risque élevé de pneumococcies invasives (PI), notamment ceux qui :
    • - fréquentent des garderies
    • - sont d'origine autochtone
    • - souffrent d'anémie falciforme ou d'autres hémoglobinopathies
    • - sont atteints d'une asplénie fonctionnelle ou anatomique
    • - souffrent d'une infection à VIH ou d'autres déficits immunitaires
    • - sont atteints d'une maladie chronique
    • - sont porteurs ou reçevront un implant cochléaire.

Épidémiologie des pneumococcies au Canada

L'épidémiologie des pneumococcies invasives (PI) au Canada avant 2001 a été résumée dans une déclaration antérieure du CCNI(1). Dans la présente déclaration, nous passerons en revue l'épidémiologie plus récente des PI liée à l'introduction de SynflorixMC.

Survol de la littérature

En tout, neuf études publiées sur l'épidémiologie des pneumococcies invasives au Canada ont été retracées; sept d'entre elles sont examinées ci dessous. Deux décrivent des éclosions et sont analysées dans une section subséquente.

Une étude en population effectuée par l'équipe CASPER (Calgary Area Streptococcus pneumoniae Epidemiology Research) a examiné l'impact du vaccin VCP7 sur l'incidence des PI à partir des données recueillies pour la période 1998 2004(4), ainsi que d'autres données pour la période 1998 2007(5). Chez les enfants de moins de 2 ans, la mise en œuvre de la vaccination systématique contre le pneumocoque en 2002 a été associée à une baisse globale de 79 % de l'incidence des PI, lorsque comparée aux taux de pneumococcie avant la vaccination (1998 2001) et à ceux de 2007, ainsi qu'à une diminution de 94 % des PI attribuables aux sérotypes vaccinaux. Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, le taux de PI attribuable au sérotype vaccinaux a diminué de 63 % comparativement à la situation avant l'introduction du vaccin et les données entre 2002 et 2004. On n'a observé aucun changement significatif dans l'incidence des PI dues à des sérotypes non vaccinaux quel que soit le groupe d'âge.

Une étude de colonisation nasopharyngée par des pneumocoques chez les enfants de Calgary avant et après l'adoption du programme de vaccination des enfants n'a mis en évidence aucun changement dans le taux global de colonisation, mais a révélé une déviation des sérotypes du VCP7 à d'autres sérotypes après l'adoption du programme de vaccination(6).

Tyrrell et coll.(7) ont fait état des taux de PI entre 2000 et 2006 dans la province de l'Alberta, qui a intégré le VCP7 dans son calendrier de vaccination systématique des enfants en 2002. Le taux global de PI dues à des sérotypes vaccinaux a diminué de 61 % au cours de cette période de 7 ans, les baisses les plus marquées ayant été observées chez les enfants de moins de 4 ans. Le taux de PI attribuables à un sérotype quelconque chez les enfants de moins de 2 ans est passé de 96,7 cas pour 100 000 à 2,8 cas pour 100 000 entre 2000 et 2006.

Bjornson et coll.(8) ont effectué une étude transversale rétrospective pour comparer l'incidence des PI chez les enfants de 6 à 23 mois durant la période de 24 mois précédant l'adoption du VCP7 et durant les 28 mois suivant l'administration du vaccin dans l'agglomération urbaine de Vancouver. Au cours de cette période, l'incidence des PI chez les enfants de ce groupe d'âge a diminué de 72,7 % (de 125,5 à 34,1 cas pour 100 000 habitants).

Paulus et coll.(9) ont examiné les données de surveillance des PI de la Colombie Britannique recueillies entre 2002 et 2005 par le Système de renseignement intégré en santé publique (SRiSP). L'incidence globale des PI signalées s'établissait à 8,3 pour 100 000 en 2002, avant l'introduction du VCP7, comparativement à 7,8 pour 100 000 au cours des trois années qui ont suivi l'introduction de la vaccination systématique des enfants. Le taux global annuel de PI chez les enfants de moins de 5 ans est pour sa part passé de 54 à 16 pour 100 000.

Degani et coll.(10) ont décrit les données du projet de Surveillance circumpolaire internationale (SCI). Ce projet englobe environ 7 % de la population autochtone du Canada, dont 59 % de la population surveillée est constituée d'Inuits, de membres des Premières nations ou de Métis. Trois régions canadiennes faisant partie de ce projet (Nord du Québec, Nunavut et Nord du Labrador) ont lancé des programmes systématiques de vaccination des nourrissons entre 2002 et 2003. Pour l'ensemble de la région visée par la SCI, l'incidence des PI chez les enfants de moins de 2 ans est passée de 38,4 cas à 17,3 cas pour 100 000 entre 2001 et 2005. Les sérotypes les plus courants étaient les sérotypes 1 (30,4 %), 8 (8,8 %), 14 (7,9 %), 4 (6,3 %) et 6B (5,8 %). Aucun cas d'échec vaccinal n'a été recensé.

Dans une publication récente, Langley et coll.(11) ont mis en lumière le rôle de S. pneumoniae à la pneumonie et à l'empyème d'origine communautaire avant l'introduction de programmes de vaccination des enfants. Dans cet article, ils ont passé en revue 251 cas d'empyème dans huit centres pédiatriques canadiens entre 2000 et la fin de 2003, soit avant l'introduction du VCP7. La plupart des enfants étaient auparavant en bonne santé (78 %), et les enfants autochtones représentaient 18 % de tous les cas. Chez 32 % des cas dont la cause microbiologique avait été établie, un peu moins de la moitié (47 %) avaient été infectés par le S. pneumoniae dont 48 % étaient des sérotypes contenus dans le VCP7. Au nombre des autres sérotypes détectés figuraient les sérotypes 1, 3 et 6A.

En résumé, les publications récentes sur les PI semblent indiquer que dans les populations canadiennes où le VCP7 a été introduit, on a observé un déclin important de l'incidence des PI dues aux sérotypes inclus dans le vaccin. Malgré tout, le fardeau de la maladie attribuable aux PI causées par S. pneumoniae demeure important. Pour caractériser le phénomène avec plus de précision, nous avons passé en revue les données de surveillance provenant de sources non publiées pour la période 2007 2008.

Données de surveillance, 2007 2008

Au Canada, des données de surveillance des PI sont produites par le Système national des maladies à déclaration obligatoire (SNMDO), le National Centre for Streptococcus (NCS), le Toronto Invasive Bacterial Diseases Network (TIBDN), la Calgary Streptococcus pneumoniae Research Study (CASPER), le Programme de surveillance active des effets secondaires associés au vaccin (IMPACT), l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Surveillance circumpolaire internationale (SCI) (tableau 1). Le sérotypage est effectué dans l'un des trois laboratoires suivants : le National Centre for Streptococcus (NCS) à Edmonton, le Laboratoire de santé publique du Québec à Sainte Anne de Bellevue et le laboratoire central d'étude du TIBDN à l'hôpital Mont Sinai de Toronto.

Tableau 1. Surveillance des pneumococcies invasives au Canada
Programme Description Points forts Défis
Système national des maladies à déclaration obligatoire (SNMDO)(12) Système national de surveillance passive - ensemble du Canada
- tous les âges
- surveillance passive
- aucune donnée sur les sérotypes
Surveillance circumpolaire internationale (SCI)(13) Surveillance active, prospective, basée sur la population - données épidémiologiques détaillées
- tous les isolats sérotypés
- 59 % des sujets sont des Inuits, des membres des Premières nations ou des Métis
- petit nombre de cas
Toronto Invasive Bacterial Diseases Network (TIBDN) (14) Surveillance active, prospective, basée sur la population - données épidémiologiques détaillées
- tous les isolats sérotypés
- zone géographique limitée (Grand Toronto et région de Peel)
Étude CASPER (Calgary Area Streptococcus pneumoniae Research)(5) Surveillance active, prospective, basée sur la population - données épidémiologiques détaillées
- tous les isolats sérotypés
- zone géographique limitée (agglomération urbaine de Calgary)
Programme de surveillance active des effets secondaires associés aux vaccins (IMPACT)(15) Surveillance active dans 12 centres de soins pédiatriques tertiaires - 90 % des centres de soins pédiatriques tertiaires au Canada sont représentés
- données épidémiologiques détaillées
- tous les isolats sérotypés
- pas un système basé sur la population
Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)(16) Système amélioré de surveillance laboratoire passive - plus important système basé sur la population
- certains des isolats sérotypés
- surveillance active et passive mixte
- données épidémiologiques limitées
- une seule province
National Centre for Streptococcus (NCS)(17) Laboratoire de référence pour S. pneumoniae desservant l'ensemble du Canada - à l'échelle du Canada
- basé sur la population en Alberta et en Colombie Britannique
- tous les isolats sérotypés
- surveillance passive
- données cliniques limitées

Parmi les sources canadiennes de données de surveillance sur le pneumocoque, cinq fournissent de l’information sur les taux d’incidence des PI selon le sérotype soit le NCS pour l’Alberta et la Colombie‑Britannique, l’INSPQ, le TIBDN et le projet SCI. Ces données sont présentées dans les deux tableaux suivants. Le tableau 2 indique le nombre de cas et l’incidence pour 100 000 habitants en 2007 et en 2008. Il prend en compte les maladies résiduelles causées par les sérotypes VCP7, les maladies dues à d’autres souches incluses dans le VCP10 et les maladies causées par tous les autres sérotypes contre lesquels il n’existe pas actuellement de vaccin conjugué. Selon les cinq sources de données combinées, qui englobent 58 % de la population canadienne, le taux d’incidence des PI également contrées par le VCP10 varie entre 0 et 3,7 cas pour 100 000, soit un total de 34 cas en 2007 et 2008. Le tableau 3 présente de l’information sur les cas de PI chez les enfants de moins de 6 mois. Quatre des 34 cas également contrées par le VCP10 appartiennent à ce groupe d’âge, on ne peut donc pas s’attendre à ce qu’ils aient pu être directement évités par la vaccination.

Tableau 2. Incidence (pour 100 000) des pneumococcies invasives et nombre de cas par catégorie de sérotypes chez les enfants de moins de 5 ans, 2007‑2008
Région Sérotypes dans
le VCP7
Sérotypes
additionnels
dans le VCP10
Autres sérotypes
2007
taux (n)
2008
taux (n)
2007
taux (n)
2008
taux (n)
2007
taux (n)
2008
taux (n)
1 D'après le nombre de cas isolats reçus au NCS pour le typage. 2 La région de la SCI inclut le Nunavut, le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest, le Nord du Québec et le Nord du Labrador. * Le nombre de cas pour lesquels le sérotype est inconnu chez les enfants âgés de moins de 5 ans : pour la C.-B., 2 en 2007 et 4 en 2008; pour le Québec, 8 en 2007 et 7 en 2008; pour Toronto/Peel, 2 en 2007 et 5 en 2008, SCI, aucun cas.
C.-B. 3,3 (7) 2,3 (5) 1,9 (4) 0,0 (0) 11,9 (25) 9,8 (21)
Québec * 3,1 (12) 1,0 (4) 2,8 (11) 1,5 (6) 23,0 (89) 27,8 (111)
Toronto * 6,2 (13) 0,0 (0) 0,4 (1) 2,1 (4) 9,6 (20) 12,1 (23)
Alberta 1 1,8 (4) 2,6 (6) 3,7 (8) 0,0 (0) 13,7 (30) 15,8 (38)
SCI 2 7,8 (1) 7,8 (1) 0,0 (0) 0,0 (0) 15,6 (2) 85,7 (11)

Tableau 3. Cas de pneumococcie invasive par catégorie de sérotypes chez les nourrissons de 0 à 5 mois (2007‑2008)
Region 2007 -
Sérotypes dans
le VCP7
2008 -
Sérotypes dans
le VCP7
2007 -
Sérotypes
additionnels
dans le VCP10
2008 -
Sérotypes
additionnels
dans le VCP10
2007 -
Autres sérotypes
2008 -
Autres sérotypes
1 D'après le nombre de cas isolats reçus au NCS pour le typage. 2 La région de la SCI inclut le Nunavut, le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest, le Nord du Québec et le Nord du Labrador. * Le nombre de cas pour lesquels le sérotype est inconnu chez les enfants âgés de moins de 6 mois : C.-B., aucun cas; Québec, 1 cas; Toronto/Peel, 1 cas et SCI, aucun cas.
C.-B. 2 3 1 0 1 2
Québec* 1 1 2 0 10 12
Toronto* 3 0 0 0 1 1
Alberta1 1 1 1 0 3 8
SCI2 1 0 0 0 0 1

Éclosions

Entre 2005 et 2008, la Colombie Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba ont connu une importante éclosion d'infection à S. pneumoniae due au sérotype 5 (ST5)((18),(19)), 1 002 cas ayant été signalés en date du 31 décembre 2008. La majorité des cas étaient des adultes; c'est la raison pour laquelle cette éclosion ne sera pas décrite plus en détail dans la présente déclaration.

En 2000 2001, une éclosion de pneumonie aiguë a été signalée au Nunavut. En tout, 84 cas de pneumonie grave ont été détectés entre août 2000 et décembre 2001. Tous les groupes d'âge ont été touchés, les taux étant les plus élevés chez les enfants de < 1 an (23 pour 100 000 habitants) et chez les 65 et plus (31 pour 100 000 habitants). Dix des 11 cas dont l'hémoculture était positive étaient infectés par le sérotype 1 de Streptococcus pneumoniae((20),(21)). Une campagne de vaccination massive par le vaccin polysaccharidique 23 valent destinée aux personnes de > 5 ans a été lancée. Bien que cette intervention ait aidé à endiguer l'éclosion, celle ci a fait ressortir la nécessité de disposer de vaccins conjugués qui incluent le sérotype 1(22).

Calendriers de vaccination du vaccin conjugué contre le pneumocoque utilisés au Canada :

Entre 2002 et 2006, toutes les provinces et tous les territoires ont introduit le vaccin conjugué contre le pneumocoque dans leurs calendriers de vaccination systématique (tableau 4).

Tableau 4. Calendriers de vaccination du vaccin conjugué contre le pneumocoque selon la province ou le territoire (janvier 2009)(23).
Province/territoire Calendrier systématique pour les enfants Date de mise en œuvre du programme de vaccination systématique des nourrissons Programmes de rattrapage
(date de mise en œuvre)
* Entre 2003 et le 21 décembre 2006, un calendrier à quatre doses a été utilisé pour tous les nourrissons. À partir de janvier 2007, le calendrier recommandé comportait l'administration de trois doses aux nourrissons en santé et de quatre doses aux nourrissons présentant un risque élevé sur le plan médical.
Colombie-Britannique 2, 4, 12 mois* Septembre 2003 s.o.
Alberta 2, 4, 6, 18 mois Septembre 2002 s.o.
Saskatchewan 2, 4, 6, 18 mois Avril 2005 Enfants à risque élevé < 2 ans (sept. 2002), élargissement aux enfants à risque élevé âgés de moins de 5 ans (oct. 2003)
Manitoba 2, 4, 6, 18 mois Octobre 2004 s.o.
Ontario 2, 4, 6, 15 mois Janvier 2005 s.o.
Québec 2, 4, 12 mois Décembre 2004 Tous les enfants âgés de moins de 5 ans (déc. 2004)
Nouveau-Brunswick 2, 4, 6, 18 mois Janvier 2005 s.o.
Nouvelle-Écosse 2, 4, 6, 18 mois Janvier 2005 s.o.
Île-du-Prince-Édouard 2, 4, 6, 18 mois Juillet 2005 s.o.
Terre-Neuve-et-Labrador 2, 4, 6, 18 mois Janvier 2005 Enfants à risque élevé y compris les enfants autochtones de moins de 2 ans vivant dans des communautés isolées (janv. 2003)
Territoires du Nord-Ouest 2, 4, 6, 18 mois Janvier 2006 s.o.
Yukon 2, 4, 6, 18 mois Juin 2005 s.o.
Nunavut 2, 4, 6, 15 mois Septembre 2002 s.o.

Les données nationales sur la couverture par le vaccin conjugué contre le pneumocoque sont limitées. L'Enquête nationale sur la vaccination (ENV) est une enquête nationale effectuée tous les deux ans qui vise à déterminer les taux de couverture vaccinale à l'âge de 2 ans, de 7 ans et de 17 ans. Le cycle le plus récent de cette enquête remonte à 2006; les enfants nés en 2004 sont ainsi inclus. À l'époque, seuls trois des treize provinces et territoires (Colombie Britannique, Alberta et Nunavut) avaient adopté un programme systématique de vaccination du vaccin conjugué contre le pneumocoque aux enfants. On ne dispose donc pas actuellement de taux de couverture qui soient représentatifs à l'échelle nationale. Les taux de couverture signalés dans des régions spécifiques varient entre 64 % dans la première cohorte d'enfants admissibles au vaccin en Colombie Britannique(24) et 92 % dans la Capital Health Region de l'Alberta en 2002(25) et 95 99 % à Calgary en 2004 2005(6).

Corrélats de la protection :

Après l'autorisation de Prevnar®, on a reconnu que, pour les sérotypes inclus tant dans Prevnar® que dans les nouveaux vaccins contre le pneumocoque, il faudrait homologuer les nouveaux vaccins en se basant sur la non infériorité par rapport à Prevnar® ou aux vaccins existants. Toutefois, il est extrêmement difficile d'effectuer de telles évaluations à cause de la multiplicité des antigènes et de notre connaissance limitée des corrélats sérologiques de la protection contre les pneumococcies. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a ainsi entrepris un projet de longue haleine en vue d'élaborer des recommandations concernant les critères sérologiques d'autorisation des nouveaux vaccins contre le pneumocoque(26). Les réponses sérologiques peuvent être mesurées soit par la méthode ELISA (dosage immuno enzymatique) ou par un test d'opsonophagocytose (OPA). On croit en général que les titres mesurés par OPA rendent mieux compte de la protection conférée contre les pneumococcies, mais les tests OPA sont plus complexes sur le plan technique, plus coûteux et plus difficiles à normaliser.

En 2000, au terme d'une consultation, l'OMS a établi un protocole ELISA bien caractérisé comme norme de référence pour les laboratoires qui évaluent les réponses sérologiques aux vaccins contre le pneumocoque. En 2003, après deux consultations subséquentes et des analyses des données de trois essais comparatifs randomisés de vaccins conjugués contre le pneumocoque(27), l'OMS a formulé les recommandations suivantes(28) :

  • la principale mesure pour comparer les réponses immunitaires dirigées contre chacun des sérotypes inclus dans les vaccins contre le pneumocoque devrait être la concentration des IgG, dosée selon la méthode ELISA normalisée (sans pré adsorption avec le sérotype 22F), dans du sérum recueilli 4 semaines après la fin d'une série primaire;
  • le seuil de référence pour tous les sérotypes devrait être 0,35 MCg/ml;
  • le pourcentage de répondeurs (c. à d. ceux dont le titre d'anticorps est supérieur à 0,35 MCg/ml) devrait être le critère utilisé pour déterminer la non infériorité;
  • l'établissement de la non infériorité pour chacun des sérotypes dans le vaccin homologué est souhaitable, mais n'est pas une exigence absolue pour l'autorisation;
  • d'autres données à l'appui de l'induction d'anticorps fonctionnels (activité opsonophagocytaire) et de l'existence d'une mémoire immunologique devraient être exigées pour l'homologation.

Dans ses recommandations, l'OMS a souligné que la concentration seuil définie d'anticorps ne prédisait pas nécessairement l'existence d'une protection chez un patient donné et que le seuil est défini pour la maladie invasive et ne s'applique donc pas à d'autres maladies comme la pneumonie et l'otite moyenne. Le rapport fait également ressortir les limites inhérentes aux hypothèses sous tendant les définitions du seuil. Ces hypothèses reposent sur les prémisses suivantes :

  • il existe un lien direct entre la protection et les IgG mesurées par ELISA;
  • la protection est idéalement mesurée par les anticorps dans le sérum un mois après la série primaire;
  • la protection augmente progressivement au niveau du seuil, mais elle ne croît pas davantage à mesure que le titre d'anticorps dépasse le seuil;
  • la protection est similaire pour les différents sérotypes et populations.

En 2007, les participants à un atelier de l'OMS ont recommandé une stratégie pour l'établissement d'un test OPA de référence qu'il faudra plusieurs années à mettre au point(26). En 2008, dans le cadre d'une consultation de l'OMS/Santé Canada, on a passé en revue les données nouvelles concernant les corrélats sérologiques de la protection(29), afin de déterminer si l'information accumulée depuis 2003 devait être intégrée dans les lignes directrices pour l'autorisation et comment on devrait procéder. Un important changement est survenu depuis 2003 : les fabricants ont continué de perfectionner les dosages ELISA, de telle sorte que tous utilisent maintenant les modifications du dosage normalisé et établissent des « ponts » entre les résultats en comparant les résultats de leurs nouveaux tests avec ceux des dosages normalisés à l'aide de sérums de référence. La plus importante différence est la pré adsorption avec le sérotype 22F des sérums de référence. Wyeth de même que GSK ont recours à cette étape pour accroître la spécificité du dosage; toutefois, cette étape a des effets significativement différents sur les paramètres ELISA. À cause de ces différences dans les résultats, les études de GSK indiquent le pourcentage de sujets obtenant une réponse ELISA de 0,20 MCg/ml comme corrélat de la protection utilisé dans les études de SynflorixMC alors que Wyeth utilise un seuil de 0,35 MCg/ml.(30) Les participants à la consultation de 2008 ont réitéré que les recommandations de 2003 de l'OMS fournissent une base solide pour évaluer les vaccins conjugués contre le pneumocoque, mais compte tenu des considérations précédentes, on recommande ce qui suit :

  • on devrait poursuivre les travaux d'uniformisation du test OPA et s'assurer que des études continues sont effectuées pour valider la relation et maintenir un lien entre l'immunogénicité et l'efficacité des vaccins conjugués contre les PI;
  • les raisons pour lesquelles la valeur limite de 0,35 MCg/ml ne devrait pas être considérée comme un corrélat définitif de la protection, devraient être clarifiées;
  • en plus des seuils ELISA, les comparaisons des nouveaux vaccins conjugués devraient tenir compte des seuils OPA, des mesures des titres moyens géométriques par OPA et ELISA et des courbes de distribution cumulative inverse. Tous ces éléments devraient être soumis à une évaluation.
  • les limites de la capacité prédictive des données préalables à l'autorisation sur l'immunogénicité militent fortement en faveur de la nécessité d'effectuer des études de post commercialisation.

SynflorixMC

Composition du vaccin :

SynflorixMC est un vaccin conjugué polysaccharidique capsulaire contre Streptococcus pneumoniae qui contient 10 antigènes capsulaires des sérotypes 1, 4, 5, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19F, 23F. Huit de ces sérotypes sont conjugués à la protéine D dérivée d'une souche non typable de Haemophilus influenzae, alors que les serotypes 18C et 19F utilisent l'anatoxine tétanique et l'anatoxine diphtérique, respectivement, comme protéines porteuses. Tous les conjugués sont adsorbés sur du phosphate d'aluminium.

Le vaccin est offert en seringues monodoses préremplies munies d'un bouchon de piston à verouillage LUER. Certaines parties de la seringue contiennent du latex.

Immunogénicité :

Des essais cliniques visant à évaluer l'immunogénicité de la série primaire du vaccin ont porté sur 3 300 nourrissons(31). Un essai comparatif randomisé effectué en Pologne, en Finlande et en France a comparé l'immunogénicité de SynflorixMC et de Prevnar® dans le cadre d'un calendrier de primovaccination à l'âge de 2, 3 et 4 mois. Au moyen d'un dosage ELISA adapté à la norme de l'OMS et d'un dosage des anticorps 1 mois après la fin de la série primaire, on a démontré la non infériorité de SynflorixMC pour 5 des 7 sérotypes inclus dans Prevnar® (tableau 5). Les sérotypes 6B et 23F étaient associés à une réponse inférieure chez les enfants qui avaient reçu SynflorixMC comparativement aux nourrissons qui avaient reçu Prevnar® (66 % vs 79 % et 81 % vs 94 %, respectivement, atteignant le seuil EIA ou ELISA prédéfini). Pour tous les sérotypes inclus dans les deux vaccins, les titres moyens géométriques étaient significativement plus bas chez les nourrissons qui avaient reçu SynflorixMC. Chez les nourrissons vaccinés au moyen de SynflorixMC, plus de 97 % atteignaient le seuil prédéfini d'anticorps en réponse aux sérotypes 1, 5 et 7F, les trois sérotypes qui sont inclus dans le vaccin SynflorixMC mais non dans Prevnar®.


Tableau 5. Essai d'immunogénicité comparant les réponses à SynflorixMC et à Prevnar® : pourcentage de sujets ayant présenté un titre ELISA ≥ 0,2 mcg/ml
Anticorps SYNFLORIXMC PREVNAR® Différence dans % avec titre ≥ 0,2 MCg/ml
(PREVNAR® moins SYNFLORIXMC)
N % N % % 96,5%CI
Anti-4 1106 97,1 373 100 2,89 1,71 4,16
Anti-6B 1100 65,9 372 79,0 13,12 7,53 18,28
Anti-9V 1103 98,1 374 99,5 1,37 -0,28 2,56
Anti-14 1100 99,5 374 99,5 -0,08 -1,66 0,71
Anti-18C 1102 96,0 374 98,9 2,92 0,88 4,57
Anti-19F 1104 95,4 375 99,2 3,83 1,87 5,50
Anti-23F 1102 81,4 374 94,1 12,72 8,89 16,13

Quatre essais comparatifs randomisés de SynflorixMC et de Prevnar® fournissent d'autres données sur l'immunogénicité (32-35). Ces études confirment les résultats de l'essai antérieur. D'après les critères définis de l'OMS et les dosages ELISA, les réponses au vaccin SynflorixMC n'étaient pas inférieures aux réponses à Prevnar® pour les sérotypes 4, 9V, 14, 18C et 23F, mais étaient inférieures à Prevnar® pour les sérotypes 6B et 23F. Plus de 95 % des sujets ont obtenu le corrélat de la protection pour les sérotypes 1,5, et 7F. Les titres moyens géométriques d'anticorps produits pour les sérotypes inclus dans les deux vaccins sont systématiquement plus élevés dans le cas de Prevnar® comparativement à SynflorixMC pour les sérotypes autres que 19F.

Dans un sous échantillon plus petit d'enfants chez lesquels on a mesuré les réponses OPA à l'aide du test OPA de GSK, la proportion d'enfants obtenant un titre OPA > 1:8 n'était pas significativement différente pour SynflorixMC et Prevnar®. En général, les titres OPA obtenus étaient plus élevés pour le sérogroupe 19 après l'administration de SynflorixMC et plus élevés pour les sérotypes 23F, 14 et 6B après l'administration de Prevnar®. Aucune différence n'a été observée entre les deux vaccins pour les sérotypes 18C, 9V et 4(32)

Calendrier à deux doses :

Une seule étude publiée a comparé les réponses immunitaires après deux doses de SynflorixMC ou de Prevnar®(35). Le nombre de nourrissons qui ont atteint un seuil ELISA de 0,2 MCg/ml après un calendrier à 2 doses se situait dans une plage similaire pour les deux vaccins. Aucune analyse statistique de ces différences n'a été effectuée, et l'on ignore dans quelle mesure celles ci influent sur la protection clinique.

Efficacité :

On ne dispose actuellement d'aucune donnée sur l'efficacité de SynflorixMC pour ses principales indications contre les pneumococcies invasives.

Un essai comparatif randomisé a été effectué en République tchèque et en Slovaquie pour évaluer l'efficacité contre l'otite moyenne aiguë d'un vaccin expérimental 11 valent similaire à SynflorixMC(36). En tout, 2 489 nourrissons ont été immunisés suivant un calendrier d'administration du vaccin à l'âge de 3, 4, 5 et 12 15 mois. Le vaccin 11 valent utilisé dans cet essai contenait tous les sérotypes inclus dans SynflorixMC de même que le sérotype 3, et tous ces sérotypes étaient conjugués à la protéine porteuse D (dérivée d'une souche non typable de Haemophilus influenzae). Le vaccin SynflorixMC ne contient pas pour sa part le sérotype 3, et 8 des 10 sérotypes qu'il renferme sont conjugués à la protéine porteuse D, le sérotype 18C étant conjugué à l'anatoxine tétanique et le sérotype 19F à l'anatoxine diphtérique. Le sérotype 3 a été retiré de SynflorixMC puisqu'il ne confère pas de protection contre l'OMA et qu'il ne démontre pas de réaction immunitaire secondaire. Cette étude a mis en évidence une réduction de 33 % (IC à 95 %, 20 45 %) du nombre de cas d'otite moyenne aiguë d'intérêt clinique. L'efficacité du vaccin contre les premiers épisodes d'otite moyenne aiguë due à des sérotypes inclus dans le vaccin antipneumococcique atteignait 52,6 % (IC à 95 % 35 65,5 %); à cet effet protecteur s'ajoutait une réduction de l'infection due à H. influenzae non typable de 35,3 % (IC à 95 % 1,8 57,4 %).

Une seule étude a évalué les corrélats sérologiques de la protection contre l'OMA(37). Pour calculer l'efficacité prévue du vaccin contre l'OMA causée par les sérotypes 6B, 6A, 19F et 23F dans des populations génériques présentant des titres d'anticorps différents (mesurés par ELISA), les auteurs ont utilisé les données de l'essai finlandais du vaccin contre l'otite moyenne. Ils ont observé une association significative entre le titre des anticorps et la protection contre l'otite moyenne, mais différents titres d'anticorps étaient associés à une protection contre différents sérotypes. Toutes les concentrations protectrices estimatives étaient beaucoup plus élevées que 0,35 MCg/ml; une protection prévue significative a été relevée à 0,5 MCg/ml pour le sérotype 6B uniquement. Deux autres évaluations ont indiqué que les titres d'anticorps mesurés par ELISA sont inversement corrélés à la protection contre la colonisation nasopharyngée par S. pneumoniae; encore une fois, les concentrations censées assurer une protection étaient dans le cas de tous les sérotypes plus élevées que les concentrations requises pour conférer une protection contre les pneumococcies invasives(38,39).

Innocuité du vaccin :

L'innocuité du vaccin a été évaluée dans 5 essais comparatifs randomisés qui ont mesuré l'immunogénicité de SynflorixMC et de Prevnar®, administrés en même temps que d'autres vaccins pour enfants prévus dans le calendrier systématique(40). Dans l'ensemble, des événements indésirables graves ont été signalés par 150 des 2 996 sujets (5 %) dans les groupes vaccinés par SynflorixMC contre 44 des 1 008 sujets (4,4 %) ayant reçu Prevnar® (p = 0,46). Sur les 194 sujets ayant connu des événements indésirables graves après les études de primovaccination, 6 ont été classés par l'expert clinique comme étant liés à la vaccination. Quatre de ces événements sont survenus après l'administration de SynflorixMC : un cas de pneumonie, de gastro entérite et de syndrome néphrotique 27 jours après la première dose; un cas de convulsions fébriles le jour de l'administration de la deuxième dose; et deux cas de pleurs après la vaccination le jour de la réception de la dose) et 2 cas après l'administration de Prevnar® (un cas d'irritabilité et d'anorexie le jour de la première dose et un cas de fièvre atteignant 39,4 °C pendant 1 jour après la deuxième dose). Des convulsions sont survenues chez 11 des 2 996 sujets ayant reçu SynflorixMC et 2 des 1 008 sujets ayant reçu Prevnar® (p = 0,54). Un cas est décédé du syndrome de mort subite du nourrisson 16 jours après avoir reçu la deuxième dose de SynflorixMC.

Dans deux des trois études, au cours des trois premiers jours suivant la vaccination, les taux d'irritabilité, de somnolence et de perte d'appétit, peu importe le degré de gravité, qui ont été relevés dans le groupe SynflorixMC dépassaient de 3 à 11 % les taux dans le groupe Prevnar®; l'augmentation du taux d'événements classés comme graves était cependant beaucoup plus faible (0,1 4 %). On n'observait aucune différence dans les taux d'événements indésirables généraux dans la troisième étude, ni aucune différence dans les taux de fièvre dans toutes les études. Il n'y avait pas non plus de différences dans les taux de réactions indésirables locales signalées après l'administration de SynflorixMC ou de Prevnar® quelles que soient les études, ni de différences dans les taux de réactions locales ou générales après l'administration de doses de rappel des deux vaccins.

Administration concomitante du vaccin :

Trois rapports publiés décrivent des essais comparatifs randomisés portant sur l'administration simultanée du vaccin contre le pneumocoque et d'autres vaccins administrés systématiquement aux nourrissons.

Knuf et coll.(33) ont résumé les données sur les réactions à des doses primaires et à des doses de rappel d'antigènes prévues pour être administrées en même temps que les vaccins conjugués contre le pneumocoque et ont comparé les nourrissons qui avaient reçu les vaccins au même moment que SynflorixMC ou Prevnar®. Dans au moins une étude, les vaccins inclus étaient les suivants : DCaT HB VPI/Hib, DCaT HBV VPI, DCT HB/Hib, HB/Hib, Hib MenC T, VPO, VPI, menC T et MenC CRM. L'administration de SynflorixMC en même temps que tous les vaccins ont entraîné des niveaux élevés de séroprotection/séropositivité contre tous les antigènes, sans signe d'altération de la réponse immunitaire à l'un ou l'autre des antigènes vaccinaux administrés simultanément. Le Synflorix peut également être administré en même temps que le vaccin Rotavirus et le vaccin RRO (voir monographie du produit Synflorix).

Wysocki et coll.(35) et Bermal et coll.(32) ont décrit les réactions spécifiques à chaque sérotype de S. pneumoniae chez des nourrissons ayant reçu soit SynflorixMC ou Prevnar® (série primaire ou de rappel) en même temps que les antigènes contenus dans les deux vaccins conjugués contre le pneumocoque. Rien n'indiquait qu'aucun des antigènes administrés simultanément ne nuisait à la réponse immunitaire à SynflorixMC.

Interchangeabilité :

On ne dispose actuellement d'aucune donnée sur l'interchangeabilité de SynflorixMC et de Prevnar® pour une série vaccinale primaire.

L'interchangeabilité de SynflorixMC et de Prevnar® pour la dose de rappel administrée entre l'âge de 12 et 15 mois a été évaluée du point de vue de l'immunogénicité. Les nourrissons qui ont reçu Prevnar® pour leur série primaire ont été répartis au hasard en deux groupes : réception d'une dose de rappel de SynflorixMC ou de Prevnar® entre l'âge de 12 et 18 mois(32,34,35). Après les doses de rappel, le pourcentage de nourrissons obtenant des titres d'anticorps d'au moins 0,2 MCg/ml était similaire dans les deux groupes pour les sérotypes inclus dans les deux vaccins. Toutefois, pour ces sérotypes, les titres moyens géométriques d'anticorps étaient systématiquement plus élevés après une dose de rappel de Prevnar®.

Posologie et calendrier :

SynflorixMC est administré en quatre injections intramusculaires séparées de 0,5 ml. On peut commencer la vaccination entre l'âge de six semaines et de 2 ans. La série vaccinale primaire serait administrée à l'âge de 2, 4 et 6 mois, et la dose de rappel entre 12 et 15 mois. On s'attend à ce que les calendriers provinciaux restent les mêmes, que SynflorixMC ou Prevnar® soient employés.

Recommandations :

1. Le CCNI recommande que SynflorixMC puisse être utilisé pour la prévention des pneumococcies invasives chez les enfants. (Recommandation du CCNI de catégorie A).
- D'après les données disponibles sur l'immunogénicité indiquant que Synflorix MC répond aux critères établis, il est probable que ce vaccin préviendra efficacement chez les enfants les pneumococcies invasives causées par les sérotypes inclus dans le vaccin.

2. Pour le moment, le CCNI est d'avis qu'il n'y a pas suffisamment de données épidémiologiques pour formuler une recommandation concernant l'usage préférentiel de SynflorixMC plutôt que Prevnar® pour le programme d'immunisation systématique des nourrissons au Canada. (Recommandation du CCNI de catégorie I).
- Pour le moment, l'usage de Prevnar® est étayé par plusieurs essais comparatifs randomisés de l'efficacité clinique, de même que par plus de dix ans d'expérience confirmant l'efficacité du vaccin tant à l'échelle individuelle que dans des populations. On ne dispose pas encore du même niveau de preuve épidémiologique pour Synflorix MC.
- Synflorix MC répond aux critères établis mais est moins immunogène que Prevnar® contre certains sérotypes inclus dans les deux vaccins. Plus précisément, Synflorix MC est inférieur à Prevnar® en ce qui concerne les paramètres primaires de l'immunogénicité définis par l' OMS pour les sérotypes 6B et 23F. La signification clinique de ces différences à l'égard de la protection individuelle contre les pneumococcies invasives ou à l'immunité collective demeure obscure.
- Le vaccin Synflorix MC renferme des antigènes additionnels des sérotypes 1, 5 et 7F qui ne sont pas présents dans Prevnar®. La protection contre les infections dues à ces sérotypes peut être souhaitable, mais il est actuellement rare que ces sérotypes causent une maladie invasive dans la plupart des provinces et territoires du Canada.
- Synflorix MC contient également des antigènes qui stimulent la production d'anticorps contre Haemophilus influenzae non typable, mais les bienfaits cliniques ou épidémiologiques qui y sont associés n'ont pas encore été établis.
- Dans le contexte canadien actuel, le choix de Synflorix MC ou de Prevnar® pour la vaccination systématique des nourrissons dépendra de l'épidémiologie locale et d'autres considérations liées aux programmes.

3. Le CCNI recommande que SynflorixMC puisse être utilisé pour la prévention des pneumococcies invasives chez les enfants qui doivent être protégés durant des éclosions d'infections à S. pneumoniae dues aux sérotypes 1, 5 ou 7F. (Recommandation du CCNI de catégorie B)
- Bien qu'on n'ait pas toujours accès aux données sur les sérotypes au Canada, des éclosions communautaires prolongées d'infections dues à certains sérotypes de pneumocoques ont été signalées au pays; les équipes de gestion des éclosions ont alors utilisé les vaccins contre le pneumocoque comme mesure de lutte; dans les éclosions causées par les sérotypes 1, 5 ou 7F, SynflorixMC est le seul vaccin susceptible d'être efficace chez les enfants de moins de 2 ans.
4. Le CCNI recommande qu'on renforce dans tout le Canada les activités de surveillance et de recherche appliquée en santé publique portant sur les pneumococcies causées par chacun des sérotypes.
- Les participants à la consultation de 2007 de l' OMS (26) ont indiqué qu'en raison des incertitudes associées à l'homologation des vaccins conjugués contre le pneumocoque à partir de données sur l'immunogénicité, il faut exercer une surveillance continue et effectuer des recherches pour contrôler la performance des vaccins, évaluer la validité des corrélats sérologiques de la protection actuellement recommandés et identifier les populations ou les sérotypes pour lesquels les seuils actuellement recommandés peuvent ne pas être optimaux.
- Les décisions concernant l'usage continu des vaccins contre le pneumocoque au Canada devront se fonder sur des données régionales détaillées et fréquemment mises à jour sur l'incidence des pneumococcies invasives dues à chaque sérotype afin qu'on puisse évaluer l'efficacité des programmes et surveiller l'évolution naturelle de l'épidémiologie des pneumococcies invasives. D'autres renseignements sur l'incidence d'autres types d'infections (empyème, pneumonie, otite moyenne aiguë) et sur la protection vaccinale contre celles ci devront également être recueillis.

Tableau 6. Niveaux de preuve fondés sur la méthodologie de la recherche

I

Données probantes provenant d'un ou de plusieurs essais cliniques comparatifs randomisés.

II-1

Données probantes provenant d'un ou de plusieurs essais cliniques comparatifs sans randomisation.

II-2



Données probantes provenant d'études analytiques de cohortes ou cas/témoins, de préférence de plus d'un centre ou groupe de recherche utilisant des indicateurs cliniques de résultats de l'efficacité d'un vaccin.

II-3




Données probantes provenant d'études de plusieurs séries chronologiques avec ou sans intervention. Les résultats spectaculaires obtenus dans un contexte non contrôlé (comme les résultats de l'introduction de la pénicilline dans les années 1940) pourraient aussi être considérés comme faisant partie de ce type de données probantes.

III


Opinions d'experts respectés se basant sur des expériences cliniques, des études descriptives et des études de cas ou des rapports de comités d'experts.


Tableau 7. Qualité des preuves (validité interne)

Bonne


Étude (notamment les méta-analyses ou les recensions systématiques) répondant bien à tous les critères propres à la méthodologie*.

Moyenne



Étude (notamment les méta-analyses ou les recensions systématiques) ne répondant pas (ou du moins pas clairement) à au moins un critère propre à la méthodologie* mais n'ayant pas de « lacune majeure » connue.

Mauvaise




Étude (notamment les méta-analyses ou les recensions systématiques) ayant au moins une « lacune majeure » propre à la méthodologie* ou une accumulation de lacunes moins importantes ne permettant pas de formuler des recommandations à partir des résultats de l'étude.

* Les critères spécifiques de la méthodologie générale sont décrits dans Harris (41) .

Tableau 8. Recommandation du CCNI concernant l'immunisation - Catégories

A

Le CCNI a conclu qu'il existait des données probantes suffisantes pour recommander l'immunisation.

B


Le CCNI a conclu qu'il existait des données probantes acceptables pour recommander l'immunisation.

C



Le CCNI a conclu qu'il existait des données probantes contradictoires qui ne permettent pas de faire une recommandation pour ou contre l'immunisation; cependant, d'autres facteurs peuvent influencer la prise de décisions.

D

Le CCNI a conclu qu'il existait des données probantes acceptables pour déconseiller l'immunisation.

E

Le CCNI a conclu qu'il existait des données probantes suffisantes pour déconseiller l'immunisation.

I



Le CCNI a conclu qu'il existait des données probantes insuffisantes (en quantité ou en qualité) pour formuler une recommandation; cependant, d'autres facteurs peuvent influencer la prise de décisions.


Tableau 9. Résumé des données probantes à l'appui des recommandations du CCNI relativement à SynflorixMC :
Données sur l'innocuité et la réactogénicité - Détails de L'étude Données sur l'innocuité et la réactogénicité - Sommaire
Étude Vaccin Plan de l'étude Participants Résultats Niveau de preuve Qualité
Chevallier et cpll 40 . SynflorixMC Combinaison de 5 essais comparatifs randomisés
-3 études de primovacci-nation
-2 études sur la vaccination de rappel
-N = 4 004
-Âge lors de la première vaccination entre 6 et 16 semaines
-Âge au moment du rappel entre 11 et 18 mois
Relevés quotidiens pour des EI spécifiques pendant les 4 jours suivant la dose
-tous les autres EI pendant les 31 jours suivant la dose
-événements indésirables graves signalés tout au long de la période d'étude
Niveau I Bonne

Combinaison de 5 études qui pourrait introduire une certaine hétérogénéité dans les résultats obtenus
Données sur l’immunogénicité - Détails de L'étude Données sur l’immunogénicité - Sommaire
Étude Vaccin Plan de l'étude Nombre de participants Résultats Niveau de preuve Qualité
Vesikari et coll. 34 SynflorixMC vs Prevnar® en même temps qu'Infanrix-hexa, Infanrix-VPI Essai comparatif randomisé
-en Finlande, France et Pologne
Série primaire :
-N = 1 650
- à l'âge de 6 à 12 semaines
Rappel :
-N = 1 112
-à l'âge de 12 à 18 mois
Anticorps spécifiques du pneumocoque (ELISA) avec valeur limite de > 0,2 mcg/ml
OPA avec valeur limite de 1:8
Anticorps IgG contre H. influenzae (ELISA)
Niveau I Bonne

-utilisation de certains vaccins non disponibles au Canada (par ex. OPV, hib-MenC-TT)
Wysocki et coll. 35 SynflorixMC ou Prevnar® administré en même temps qu'Infanrix-hexa, ou Infanrix-penta et un des vaccins suivants Menitorix, Neis-Vac, Meningitec ou Infanrix-VPI/Hib, MenC Essai comparatif randomisé ouvert
-en Allemagne, Pologne et Espagne
Série primaire :
-N =1 548
-à l'âge de 6 à 16 semaines
Rappel :
-N = 1 437
-à l'âge de 11 à 18 mois
Suivi sérologique de 180 patients par groupe (total 720)
-anticorps IgG spécifiques du sérotype de pneumocoque avec ELISA-22F de GSK
-OPA
Niveau I Bonne
Bermal et coll 32 . SynflorixMC, Prevnar®, DCT-HBV/Hib +VPI ou VPO Essai comparatif randomisé à double insu
-Pologne, Philippines
Série primaire :
-N = 761
-à l'âge de 6 à 12 semaines
Analyse sérologique
IgG antipneumococci-ques sériques à l'aide de l'ELISA-22F de GSK
-OPA sur un sous-ensemble de 200 anticorps IgG dirigés contre la protéine D de NTHi
Niveau I Bonne

-Généralisable vu que le vaccin à germes entiers contre la coqueluche n'est pas utilisé au Canada, ou le VPO
Knuf et coll. 33 SynflorixMC, Prevnar®, Infanrix-hexa, Infanrix-penta, Tritanrix, Menitorix, VPO, VPI, Neis-Vac, Meningitec -Pologne, Espagne, France, Allemagne, Philippines Série primaire
-N = 4 004
-à l'âge de 6 à 16 semaines
Rappel
-N = 2 549
-à l'âge de 11 à 18 mois
Sous-ensemble randomisé
Avant la série primaire, 1 mois après la série primaire, 1 mois après le rappel, un groupe a subi des tests sanguins 2 mois après la deuxième dose et 1 mois après la troisième dose
Anticorps anti-HBs (> 10 UI/ml)
ELISA pour la diphtérie, le tétanos, Hib, la coqueluche, les antigènes SBA-MenC
Niveau I Bonne

-ont utilisé un certain nombre de vaccins non employés au Canada, p. ex. VPO, DCT-HB/Hib, Hib-MenC-T




Membres : Dre J. Langley (présidente), Dre B. Warshawsky (vice présidente), Dre S. Ismail (secrétaire exécutive), Dre N. Crowcroft (L'Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé), Mme A. Hanrahan (Services de santé de l’Alberta), Dre B. Henry (Centre d’épidémiologie de la Colombie-Britannique), Dre D. Kumar (Université de l’Alberta), Dre A. McGeer (Hôpital Mount Sinai), Dre S. McNeil (Professeur agrégée de médecine, Université de l’Alberta), Dre C. Quach-Thanh (L'Hôpital de Montréal pour enfants), Dr B. Seifert (Office régional de la santé de Winnipeg), Dre D. Skowronski (Centre d’épidémiologie de la Colombie-Britannique), Dr B. Tan (Professeur agrégé en pédiatrie, Hôpital du Royal University), Dre P. Orr (l’Association pour la microbiologic médicale et l’infectiologie Canada)

Représentants de liaison : Dre B. Bell (Center for Disease Control and Prevention des États-Unis), Dr C. Cooper (Association canadienne pour la recherche et l'évaluation en immunisation), Mme K. Pielak (Coalition canadienne des infirmières et infirmiers pour l'immunisation), Dre S. Rechner (Collège des médecins de famille du Canada), Dre M. Salvadori (Société canadienne de pédiatrie), S. Pelletier (Association pour la prévention des infections à l'hôpital et dans la communauté), Dre N. Sicard (Association canadienne de santé publique), Dre V. Senikas (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada), Dr P. Plourde (Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages), Dr P.Van Buynder (Conseil des médecins hygiénistes en chef)

Représentants d'office : Mme M. FarhangMehr (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), Dre S. Desai (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), Dre B. Law (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), lcol (Dr) James Anderson (ministère de la Défense nationale), Dre Ezzat Farzad (Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits – Bureau de la médecine communautaire), Dr F. Hindieh (Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques), Dre D. Elliott (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), Dr P. Varughese (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses)

La présente déclaration a été rédigée par les Dres Allison McGeer et Shalini Desai et a été approuvée par le CCNI.

Références

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