Le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens rapport annuel du PICRA de 2015 – Résumé

Le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) recueille, analyse et communique les tendances au chapitre de la résistance aux antimicrobiens et de l'utilisation d'antimicrobiens chez certaines bactéries isolées chez des humains, des animaux et dans la viande vendue au détail à l'échelle du Canada. Les bactéries sous surveillance sont connues comme étant des bactéries entériques (étant présentes dans les intestins des personnes ou des animaux), et elles peuvent être transmises de l'animal à l'homme et vice-versa. Les renseignements tirés du PICRA soutiennent les mesures visant à freiner l'apparition et la propagation des bactéries résistantes chez les animaux et les humains et dans les aliments, afin de prolonger l'efficacité des antimicrobiens.

À l'échelle des espèces animales au Canada, l'utilisation d'antimicrobiens chez les animaux a augmenté en 2015. Les données soumises par l'Institut canadien de la santé animale (ICSA) révèlent que la quantité totale d'antimicrobiens distribués pour usage vétérinaire et la quantité totale d'antimicrobiens importants sur le plan médical, ajustées en fonction de la biomasse animale, étaient les plus élevées signalées depuis le début de la surveillance en 2006. Comparativement à l'utilisation d'antimicrobiens chez les gens, 1,7 plus d'antimicrobiens ont été distribués aux fins de vente pour utilisation chez les animaux que chez les humains. Pour cette comparaison : seuls les antimicrobiens importants sur le plan médical étaient pris en compte (ce qui signifie que les ionophores et les anticoccidiens chimiques utilisés chez les animaux étaient exclus); les poids de référence canadiens pour les animaux ont été utilisés; et les données les plus récentes chez les animaux (2015) et les humains (2014) ont été exploitées. Les données d'utilisation d'antimicrobiens de l'ICSA, de fermes d'élevage sentinelles de poulets de chair et de porcs en croissance-finition et des humains indiquaient que les types d'antimicrobiens utilisés variaient considérablement entre les humains et les animaux et entre les différentes espèces d'animaux. Cette constatation souligne l'importance capitale de recueillir des données de surveillance de diverses espèces hôtes. Selon les données sur l'utilisation d'antimicrobiens recueillies auprès de fermes sentinelles, l'utilisation d'antimicrobiens signalée en 2015 dans les fermes d'élevage de poulets de chair et de porcs en croissance-finition était majoritairement destinée à la prévention des maladies plutôt qu'au traitement des maladies ou à la stimulation de la croissance.

La surveillance de l'utilisation d'antimicrobiens à la ferme et de la résistance à ceux-ci a relevé qu'une modification de la politique d'utilisation d'antimicrobiens dans les fermes d'élevage de poulets de chair à l'échelle du Canada semblait avoir atteint l'objectif de réduction de l'utilisation d'antimicrobiens extrêmement importants, plus particulièrement de l'utilisation de l'antimicrobien ceftiofur (une céphalosporine de troisième génération). Une diminution de la résistance à la ceftriaxone (la ceftriaxone étant similaire au ceftiofur) à plusieurs étapes de la chaîne alimentaire des bactéries Salmonella et E. coli a également été relevée.

Pour ce qui est des constatations relatives à la résistance aux antimicrobiens, la fréquence de la résistance à la fluoroquinolone chez la bactérie Campylobacter en provenance de viande de poulet semblait varier à l'échelle régionale et au fil du temps. Le PICRA a peu de données sur la résistance à la fluoroquinolone pour la bactérie Campylobacter chez les humains, les liens qui peuvent être établis entre les animaux et les humains à des fins comparatives sont donc limités. En 2015, la résistance à la ciprofloxacine (une fluoroquinolone) a été observée pour la première fois dans des isolats de S. Kentucky de sources alimentaires ou animales. Il s'agissait également de la première fois que la résistance à la ciprofloxacine avait été observée dans un sérotype de Salmonella provenant de poulets. En ce qui concerne la multirésistance, depuis 2011, le nombre d'isolats cliniques de Salmonella provenant de bovins résistants à 5 classes d'antimicrobiens ou plus est à la hausse.

Le PICRA continue d'évoluer pour répondre aux besoins des intervenants et du programme. Outre ses principales activités de surveillance, le PICRA continue d'explorer de nouvelles façons de décrire  les nouveaux enjeux et de publier des données intégrées pour diverses espèces hôtes, espèces bactériennes et régions. Le PICRA est revenu à la publication d'un unique rapport annuel pour présenter dans un seul endroit tous les renseignements de l'année civile concernant la résistance aux antimicrobiens et leur utilisation. Les principaux résultats du PICRA seront également publiés dans le rapport de 2017 du Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens.

Pour demander la copie du rapport complet (format PDF), s'il vous plait envoyez un courriel au cipars-picra@phac-aspc.gc.ca ou contactez-nous au 519-826-2174.

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