PICRA 2014 - Rapport annuel - Résumé

Le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) collecte, analyse et communique les tendances en matière de résistance aux antimicrobiens et d'utilisation d'antimicrobiens chez certaines bactéries isolées chez des humains, des animaux et de la viande vendue au détail de partout au Canada. Les bactéries ciblées dans ce programme de surveillance sont connues comme étant des bactéries entériques (peuvent être présentes dans les intestins des personnes ou des animaux ou infecter les intestins) et peuvent être transmises de l'animal à l'homme et vice-versa. Les renseignements tirés du PICRA soutiennent les mesures visant à freiner l'apparition et la propagation des bactéries résistantes chez les animaux et les humains et dans les aliments, afin de prolonger l'efficacité des antimicrobiens.

Entre 2013 et 2014, le PICRA a observé une diminution de la résistance aux céphalosporines de 3e génération parmi les isolats de Salmonella et d'E. coli provenant des poulets à la ferme, à l'abattoir et à l'épicerie (vente au détail). Le PICRA a également constaté des diminutions significatives dans le nombre de fermes d'élevage de poulets ayant indiqué utiliser cet antimicrobien; le ceftiofur a été administré aux poussins et aux œufs d'incubation dans 6 % des troupeaux en 2014 par rapport à 31 % en 2013. Cette tendance découle d'un changement mis de l'avant par l'industrie canadienne de la volaille en mai 2014, à savoir cesser l'utilisation préventive des céphalosporines de troisième génération, une classe d'antimicrobiens considérés comme étant de très haute importance pour la médecine humaine.

En 2014, la fréquence de résistance à la ciprofloxacine (un antimicrobien de la classe des fluoroquinolones jugées très importantes pour la médecine humaine) de Campylobacter a présenté des variations au niveau régional dans la viande de poulet et de dindon. Dans le cas de la viande de poulet provenant de l'épicerie et échantillonnée dans les régions du Canada, la résistance à la ciprofloxacine de Campylobacter est demeurée la plus élevée en Colombie-Britannique en 2014 (21 %), même si la proportion d'isolats résistants était plus faible qu'en 2013 (26 %) dans cette province/région. L'échantillonnage de la viande de dindon vendue au détail a commencé en 2013 et la résistance de Campylobacter à la ciprofloxacine dans ce produit a augmenté dans la plupart des régions en 2014. Dans le cas des animaux en santé de l'abattoir, la proportion d'isolats de Campylobacter qui se sont révélés résistants à la ciprofloxacine en 2014 était de 11 % pour le poulet (augmentation significative par rapport au 4% observé en 2010), de 7 % pour le bétail et de 11 % pour les porcs. Concernant les poulets de chair élevés à la ferme, la résistance à la ciprofloxacine dans les isolats de Campylobacter a diminué entre 2013 (16 %) et 2014 (10 %).

Parmi tous les antimicrobiens importants sur le plan médical distribués aux fins d'utilisation au Canada, environ 82 % visaient les animaux destinés à l'alimentation, 18 % étaient pour les humains, moins de 1 % étaient destinés aux animaux de compagnie et moins de 1 % étaient consacrés aux cultures [d'après le rapport de 2016 du Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (d'après le rapport 2016 du SCSRA) - données sur l'utilisation prévue des antimicrobiens chez les humains et comparaisons avec des antimicrobiens utilisés chez les animaux et en agriculture]. En tenant compte de la population sous-jacente et du poids, on comptait 1,7 fois plus d'antimicrobiens distribués aux fins d'utilisation chez les animaux que chez les humains (SCSRA). En comparant 2006 à 2014, les quantités totales d'antimicrobiens utilisés chez les animaux (ajustées en fonction des populations et des poids) étaient très semblables. Soixante-treize pour cent de ce total en 2014 comprenaient des classes d'antimicrobiens également utilisées en médecine humaine. La plupart des antimicrobiens devaient être administrés aux animaux par le biais de l'alimentation, une constatation qui se reflète également dans les données issues de l'échantillonnage de fermes d'élevage de poulets de chair et de porcs en croissance-finition. Pour les poulets, 90 % des troupeaux échantillonnés ont déclaré utiliser des antimicrobiens. En 2014, moins de troupeaux ont reçu des médicaments au couvoir par rapport à 2013. De même, moins de poussins et d'œufs d'incubation ont été exposés au ceftiofur (céphalosporine de 3e génération). La prévention des maladies était la raison généralement déclarée pour justifier l'utilisation d'antimicrobiens et seuls 4 % des troupeaux échantillonnés ont déclaré utiliser des antimicrobiens en tant que facteurs de croissance. Dans le cas des porcs, l'utilisation d'antimicrobiens a été déclarée pour 91 % des troupeaux de porcs en croissance-finition échantillonnés. Les pressions exercées par les maladies et les pratiques de gestion étaient significativements différentes selon les régions pour les fermes d'élevage de porcs en croissance-finition et peuvent expliquer les différences régionales constatées dans les pratiques d'utilisation des antimicrobiens.

Le PICRA continue d'évoluer pour répondre aux besoins des intervenants. Pour améliorer l'efficacité, le PICRA est revenu à la publication d'un rapport annuel unique. Pour 2014, les résultats intégrés ont été publiés dans le rapport de 2016 du Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens.

Pour demander la copie du rapport complet (format PDF), s'il vous plait envoyez un courriel au cipars-picra@phac-aspc.gc.ca ou contactez-nous au 519-826-2174.

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