Changements climatiques et plantes de la toundra dans l’Extrême-Arctique Ouest du Canada
Responsable du projet : James Schaefer, Université Trent
Résumé de la recherche
Comment la végétation de l’Arctique a-t-elle changé en trois décennies?
Le réchauffement de l’Arctique risque d’avoir de graves conséquences sur les plantes de la toundra. Le présent projet a permis d’étudier l’évolution de la végétation arctique en retournant sur le site de parcelles créées il y a trente ans.
En 1991 et 1992, 80 parcelles permanentes ont été créées à Ekalluktok, dans le sud-est de l’île Victoria, afin d’étudier la végétation de l’endroit. Trente ans plus tard, en 2019 et 2022, des chercheurs sont retournés sur le site de ces parcelles pour répéter les observations faites à l’époque. Ils ont comparé les deux séries d’observations et mesuré les changements dans l’abondance et le type des plantes.
Les résultats montrent que la végétation a beaucoup changé. Par rapport au début des années 1990, les graminées et les carex sont désormais plus abondants, tandis que la dryade à feuilles entières, la renouée vivipare et la saxifrage à feuilles opposées ont perdu du terrain. L’abondance des mousses et du cassiope tétragone a également décliné légèrement. Cependant, il n’y a pas eu de changement notable dans l’abondance des saules, contrairement à ce que l’on observe dans les régions méridionales de l’Arctique, où la présence d’arbustes a augmenté.
L’évolution de la végétation à Ekalluktok est semblable à celle constatée dans d’autres régions de l’Extrême-Arctique, où l’abondance des graminées et des carex a augmenté en raison des changements climatiques.
Les chercheurs ont également photographié les parcelles et enregistré leur emplacement à l’aide d’un appareil GPS. Ces données sont mises à la disposition de la communauté, et les parcelles pourront être utilisées à l’avenir pour surveiller et détecter d’autres changements dans la végétation.
Lire les résultats complets de la recherche dans le revue Polar Research (en anglais seulement).
Ce projet a reçu du financement de la Fondation Kenneth M. Molson, de Savoir polaire Canada, du Symons Trust for Canadian Studies, de l’Université Trent et du WWF-Canada.