Grande diversité d’invertébrés d’eau douce dans l’Inuinnait Nuna, dans l’ouest de l’Arctique canadien, révélée au moyen de codes à barres fondés sur l’ADN mitochondrial

Responsable du projet : Danielle Nowosad, University of Guelph.

Résumé de la recherche

Quelles espèces d’invertébrés vivent dans les lacs, les étangs et les rivières de Cambridge Bay et des environs, au Nunavut?

Une liste de référence des espèces d’invertébrés d’eau douce vivant actuellement dans les environs de Cambridge Bay, au Nunavut, est nécessaire pour surveiller les transformations dues au changement climatique. Les invertébrés sont des animaux à sang froid sans colonne vertébrale, tels que les insectes, les araignées, les vers, les crustacés et les crevettes. Au cours des étés de 2018 à 2022, les membres de l’équipe du projet Arctic BIOSCAN ont prélevé des échantillons d’eau dans des lacs, de petits étangs, des ruisseaux et des rivières autour de Cambridge Bay, au Nunavut.

Les invertébrés individuels trouvés dans chaque échantillon ont été envoyés au Centre for Biodiversity Genomics à Guelph, en Ontario, pour un type de séquençage de l’ADN appelé codage à barres de l’ADN. Cette méthode compare un segment standard d’ADN inconnu à une bibliothèque d’ADN de référence en ligne afin d’identifier l’espèce.

Grâce au codage à barres de l’ADN, 467 espèces différentes ont été identifiées dans les sites d’échantillonnage. Ces résultats dépassent les attentes concernant la diversité de la vie invertébrée dans les réseaux d’eau douce de l’Arctique. Bien qu’il reste encore du travail à faire, les analyses statistiques indiquent qu’environ 63 % de la diversité totale des invertébrés d’eau douce a été documentée à ce jour.

L’établissement de cette liste génomique de référence permettra de répondre à des questions essentielles concernant la santé des masses d’eau douce, les variations saisonnières ou annuelles des populations d’invertébrés, l’impact des activités industrielles sur la santé des eaux douces et l’étendue de l’expansion de l’aire de répartition septentrionale de nouvelles espèces en réponse aux effets du réchauffement climatique.

Points clés

Lire les résultats complets de la recherche dans la revue Polar Biology (en anglais seulement).

Ce projet a reçu du financement du gouvernement du Canada, de l’Université de Guelph, du Centre for Biodiversity Genomics (Arctic BIOSCAN project), de la Société géographique royale du Canada, et de l’Arctic Institute of North America

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2026-09-15