Mesure des gaz à effet de serre dans les eaux de fonte de l’archipel Arctique canadien

Responsables du projet : Anna Michel and David Nicholson, Woods Hole Oceanographic Institution.

Résumé de la recherche

Quelle est l’importance du méthane dégazé pendant le dégel printanier des lacs, des rivières et des océans interconnectés ?

Une quantité importante de méthane, de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre émane rapidement des lacs, des rivières et des océans interconnectés lors du dégel printanier dans l’Arctique. C’est pendant cette période de l’année que les émissions de méthane provenant des eaux côtières sont les plus importantes.

Dans les cours d’eau étroits et peu profonds près de Cambridge Bay, Nunavut, les chercheurs ont utilisé une nouvelle technologie, le ChemYak, pour étudier les émissions de méthane lors du dégel printanier. Le ChemYak ressemble à un kayak moderne équipé d’instruments et d’un moteur qui le propulse automatiquement. Il est aussi doté de capteurs chimiques qui mesurent le taux d’oxygène, de dioxyde de carbone et de méthane dissous ainsi que différentes variables physiques dans les eaux de fonte de surface. Comparativement aux résultats pour d’autres mécanismes de mesure du flux de méthane air-mer, les résultats obtenus par le ChemYak indiquent des taux de dégazage aérien très élevés.

L’utilisation du ChemYak a aidé à mieux comprendre les émissions de gaz à effet de serre, notamment parce que l’appareil permet d’établir une cartographie temporelle et spatiale des produits chimiques. On a également mesuré les taux de méthane et de dioxyde de carbone lors de la fonte d’étangs d’eau douce et ainsi obtenu des preuves supplémentaires que des changements rapides se produisent au dégel printanier.

Lire les résultats complets de la recherche dans la revue Geophysical Research Letters (en anglais seulement).

Ce projet a reçu du financement de la National Science Foundation, USA et Savoir polaire Canada.

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2026-09-15