Un gouvernement numérique audacieux (Propos percutants d’Alex Benay)

Un gouvernement numérique audacieux (Propos percutants d’Alex Benay) - Transcription

Femme non identifiée : (hors micro) Alex, c’est le temps de (inaudible).

Alex Benay : Très bien. Je suppose donc que c’est maintenant qu’on va commencer à entendre parler du gouvernement numérique ouvert par rapport au gouvernement linéaire et de ce que cela signifie dans un contexte canadien.

Je suppose donc que dans notre cas, si vous commencez à nous entendre parler plus d’exponentiel, cela signifie que nous faisons plus de choses avec un plus grand nombre de personnes. Cela signifie en fait de supprimer les obstacles à l’accès du gouvernement, peu importe que vous proveniez d’une municipalité, d'une province ou du gouvernement fédéral, et que vous travailliez en collaboration avec une foule d’autres industries. Si on pense à la science ouverte et comment la NASA fait de plus en plus de science ou à la façon dont l’Union européenne parle de faire de la science ouverte un mécanisme par défaut, nous avons beaucoup de rattrapage à faire au Canada parce que le monde, malheureusement, change rapidement, et il continuera de changer à un rythme que nous ne pourrons jamais vraiment être en mesure de rattraper.

Cela signifie en fait que nous devons changer la culture du leadership — et non pas seulement le leadership à haut niveau, mais à tous les niveaux en ce qui concerne la façon dont nous choisissons de nous mobiliser dans le secteur public. Au cours des 150 dernières années au Canada, nous avons vécu dans un environnement où l’information était protégée et sauvegardée. Nous devrons peut-être commencer à examiner la façon dont l’information est de plus en plus diffusée en temps réel afin que nous puissions faire plus de science ouverte et plus d’innovation ouverte. C’est un véritable changement de culture.

Cela signifie que nous remettons en question le statu quo et ce que signifie être un gouvernement de type Westminster, dans le sens que certaines de ces idées préconçues sur la gouvernance évoluent dans un environnement numérique à un rythme très, très rapide. Nous devons donc examiner notre culture à l’interne à la fonction publique. Ce n’est pas une conversation sur la technologie; c’est tout simplement une conversation humaine.

Avons-nous une représentation adéquate des femmes en TI? Avons-nous une bonne diversité d’opinions? Avons-nous suffisamment de jeunes dans nos milieux de travail actuellement parce que je remarque que la plupart des nouveaux milliardaires dans le monde ont moins de 30 ans. Le monde a été complètement transformé par les économies de plateforme, pourquoi le secteur public serait-il différent?

Quand le gouvernement passera-t-il à une plateforme, comme ça a été le cas pour l’industrie hôtelière avec AirBnB et l’industrie du transport avec Uber? Nous ne voulons pas en arriver là. Il faut donc que nous examinions nos gens. Nous devons nous demander si nous leur avons donné l’occasion de réussir. Nous devons examiner les politiques qui pourraient être quelque peu désuètes compte tenu du monde dans lequel nous vivons, le changement numérique et le rythme auquel le changement s’opère.

Tout particulièrement dans une société interconnectée, nous devons examiner la façon dont nous menons nos activités au gouvernement. Une fois adoptée, quelle incidence aura l’intelligence artificielle sur certaines de nos institutions financières? Et que se passera-t-il si le gouvernement n’a pas adopté l’intelligence artificielle d’ici là parce que nous n’opérons pas le changement au même rythme que les autres secteurs? Je veux dire qu’il s’agit de questions fondamentales auxquelles nous devons commencer à trouver des réponses. Je veux dire qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour travailler en techno dans le secteur public.

Donc oui, ça va être assez amusant. Les prochaines années devraient être très bien si je réussis à terminer certaines de ces entrevues. Malheureusement, je ne suis pas en mesure d’être avec vous au Japon. Je vais être dans une petite ville canadienne appelée Waterloo pour dévoiler notre tout premier projet pilote « Ouvert par défaut », dans le cadre duquel une partie du contenu du gouvernement va commencer à être publiée en temps réel, un peu comme ce dont nous venons de parler.

Donc oui, c’est la raison pour laquelle je ne suis pas au Japon. J’ai entendu dire qu’il s’agit d’un groupe formidable. Je suis désolé de ne pas être des vôtres. Vous allez être entre très bonnes mains avec Jennifer, qui va répondre à toutes les questions. Moi, j’ai un travail facile, je parle à la caméra, mais elle, elle va demander — répondre aux questions de tout le monde sur la scène.

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