Vidéo de la Semaine nationale de la fonction publique : Voici Helen Small

Semaine nationale de la fonction publique - Voici Helen Small - Transcription

Mme Small : J'ai terminé mon baccalauréat en arts à l'Université de Toronto en 1948 et j'ai eu une bourse pour faire ma maîtrise à l'Université Queens.

Mme Small : À Queens, j'ai participé à un concours d'entrée dans la fonction publique pour un poste administratif, celui d'adjoint administratif subalterne. C'était une nouvelle initiative d'après-guerre pour recruter des jeunes diplômés universitaires qui viendraient combler les postes administratifs d'entrée de la fonction publique. D'ailleurs, plusieurs de ces jeunes sont éventuellement devenus des gestionnaires et sous-ministres, ou ont occupé d'autres postes d'importance.

Mme Small : Bob Bryce appuyait ce concours parce qu'il voulait ouvrir les portes de la fonction publique à des gens un peu plus scolarisés. Mon entrevue avec lui s'est très bien déroulée, et on m'a très rapidement offert un poste au Conseil du Trésor. Le directeur du Budget des dépenses, un homme d'un certain âge des plus aimable, n'en revenait tout simplement pas. J'ai appris plus tard qu'il avait dit « les hommes vont jurer en sa présence et elle va s'en offusquer. Où va t on l'installer? » *rires*

Mme Small : M. Massey et le Père Lévesque ont été chargés, en 1949, de tenir une Commission royale d'enquête sur le développement culturel dans le domaine des lettres et des sciences. Leur rapport est à l'origine du Conseil des Arts du Canada. C'est sans aucun doute l'un des plus importants documents produits à cette époque, et il influence grandement encore aujourd'hui l'action du gouvernement dans le domaine des arts au Canada.

Mme Small : Alors que je traitais avec le Musée des beaux-arts, ma plus grande réussite a été de négocier l'achat des tableaux du Prince de Liechtenstein, une transaction de taille. Le Musée disposait chaque année d'une très petite somme pour l'achat de tableaux, de sorte que ça a été extraordinaire. Et l'époque était intéressante. Harry McCurry, alors directeur du Musée, avait en fait négocié cela lui-même, mais il a acheté les tableaux par l'entremise de la société Agnew, de Londres, qui était l'intermédiaire du Prince. Et vous serez intéressé d'apprendre que notre conseiller culturel du Musée sur la question du mérite artistique des tableaux était Anthony Blunt. Il était gardien des tableaux du Roi et l'un des espions de Cambridge; il a perdu son titre de chevalier par la suite. Mais il a conseillé le gouvernement du Canada pour l'achat des tableaux du Prince de Liechtenstein. C'est un exemple des choses extraordinaires qui ont d'abord été soumises au CT, puis au Cabinet. J'ai rédigé la présentation au CT, puis celle que le Musée a soumise au Cabinet pour obtenir les fonds supplémentaires requis pour cette acquisition. »

Mme Kienle Poňka : Certains tableaux sont l'œuvre d'artistes très importants, comme Barthel Beham et Hans Memling. On trouve deux tableaux de Fillipo Lippi et un de Rembrandt. Vous savez, ce sont tous de grands noms de l'histoire de l'art. Et ces œuvres étaient, et sont toujours, d'une qualité exceptionnelle. Quand nous examinons la collection du Musée des beaux-arts du Canada, nous considérons toujours que ces œuvres font partie des acquisitions les plus importantes et impressionnantes que nous ayons faites au fil de notre histoire qui a commencé en 1880.

Secrétaire : Alors quand vous allez au Musée et que vous voyez ces tableaux...

Mme Small : Ce sont les préférés. J'emmène parfois des gens au Musée et je leur dis que je les ai achetés pour le Musée *rires* en quelque sorte.

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