Discours du ministre Goodale dans le cadre du 39e Service commémoratif annuel des policiers et des agents de la paix Canadiens

Discours

Merci, madame la Présidente, Julie. 

Madame la ministre du Travail Mihychuk. Parlementaires de tous les niveaux. Agents de police. Agents de la paix. Familles et amis, en particulier des agents disparus. Distingués invités. Mesdames et messieurs.  

Bonjour. C’est un grand honneur et un privilège d’être ici aujourd’hui… avec VOUS tous. Nous sommes fiers de nous rassembler sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin.

Je vous transmets les salutations et les vœux du Premier ministre Trudeau, du gouvernement du Canada, du Parlement du Canada et des habitants du Canada. Nous vous souhaitons la bienvenue sur la Colline du Parlement ce matin.

C’est la cathédrale de notre démocratie. Nous pouvons nous en prévaloir et en profiter, et profiter de tout ce qu’elle représente, parce que notre pays est un endroit fondamentalement sécuritaire et paisible. Ouvert. Diversifié. Inclusif. Respectueux. Généreux. En plus d’être compatissant. Un pays d’aspirations communes, de droits et libertés, régi par l’application régulière de la loi, la poursuite de la justice et la primauté du droit.

Dans une grande mesure, CE POINT dépend essentiellement de VOUS (et de toutes les femmes et de tous les hommes que vous représentez). Depuis 149 ans, vous (et eux) avez « protégé » le Canada, pour assurer la sécurité des Canadiens, et pour protéger qui nous sommes et la manière dont nous souhaitons vivre nos vies.

Du cœur de nos grandes villes animées jusqu’aux vastes étendues des régions rurales du Canada, jusqu’aux collectivités autochtones et aux avant-postes éloignés… de nos frontières jusqu’aux services correctionnels et de libération conditionnelle… de nos ressources naturelles jusqu’à notre sécurité nationale… vous et vos collègues êtes partout au travail.

Tandis que le reste d’entre nous essaie d’éviter le danger, vous l’AFFRONTEZ… les premiers répondants. Il y a tellement d’exemples, grands et petits, provenant de tous les coins du pays.

Lorsqu’un jeune homme s’est lancé dans une fusillade mortelle dans une école de La Loche, en Saskatchewan, en janvier dernier, les agents de la Gendarmerie royale du Canada sont arrivés immédiatement et, en cinq minutes, ils avaient maîtrisé la situation, désarmé l’auteur présumé et, à n’en pas douter, sauvé des vies.

Lorsque le pire incendie de l’histoire canadienne a fait rage autour de Fort McMurray, le printemps dernier, plus de 80 000 personnes ont dû être immédiatement évacuées. Des agents de police remarquables ont organisé l’évacuation et procédé à celle-ci, même lorsque leurs propres résidences s’envolaient en flamme.

Lorsqu’un terroriste local est apparu à Strathroy, en Ontario, l’été dernier, le service de sécurité du Canada et quatre corps policiers ont travaillé rapidement, professionnellement, sans heurt et courageusement afin d’éviter une tragédie encore plus grande.

Les membres de votre profession sont hautement qualifiés et compétents. Vos homologues du monde entier reconnaissent l’excellence de vos capacités. 

De même que tous les Canadiens, tout comme nous honorons et chérissons votre sens du devoir et du service, votre courage et votre sacrifice, et votre détermination empreinte de défi devant les personnes qui s’en prennent aux innocents et aux vulnérables, ou qui attaquent nos qualités démocratiques et notre mode de vie.

L’application de la loi, le maintien de l’ordre et de la paix deviennent de plus en plus complexes et difficiles chaque jour. La nouvelle technologie, la mondialisation, la cybercriminalité, le crime organisé transnational, le terrorisme, les problèmes de santé mentale, les nouveaux fléaux mortels, comme le fentanyl; vous devez affronter des problèmes énormes. Et vous devez exercer vos fonctions tout en respectant les plus hautes normes de probité, de jugement, de transparence et de responsabilisation.

Les exigences, les attentes, la pression et le stress sont incessants.

C’est un travail essentiel et exigeant. Vous le faites non pas par « obligation », mais parce que vous « voulez le faire » – c’est votre vocation. C’est pourquoi vous méritez la confiance, l’admiration, le respect et l’affection de vos concitoyens – généralement des personnes que vous ne connaîtrez jamais, mais pour lesquelles vous êtes prêts à faire le sacrifice ultime.

Et nous pensons en particulier aujourd’hui aux personnes qui ont fait ce sacrifice… les noms déjà honorés dans le cadre de ce mémorial national et les nouveaux noms qui sont ajoutés aujourd’hui.

Historiquement, nous remontons en 1922 pour nous rappeler de l’agent de comté William Pickard, du Comté de Thamesville-Kent… et en 1917, pour nous rappeler de l’agent d’immigration Marshall Jackson… et en 1912, pour nous souvenir de l’inspecteur de l’immigration Herbert Herbert.

Ces noms nous rappellent deux choses importantes.

Tout d’abord, l’application de la loi va au-delà du service de police lui-même, et le présent mémorial vise à être inclusif, à honorer toutes les personnes qui ont fait le sacrifice ultime en tant qu’agents de la paix au sens large.

Ensuite, quel que soit le sacrifice fait, même s’il remonte à cent ans ou plus, nous devons toujours nous rappeler et montrer notre reconnaissance envers les personnes qui ont répondu à l’appel le plus élevé et le plus difficile du service public.

Cette année, le nombre de victimes comprend également deux jeunes agents de police canadiens décédés dans l’exercice de leurs fonctions il y a à peine quelques mois : l’agent Thierry LeRoux, âgé de 36 ans, du Service de police Anishnabe, tué en février dernier, à Lac Simon, au Québec, et, Sarah Beckett, âgée de 32 ans, de la Gendarmerie royale du Canada, décédée en avril, à West Shore, en Colombie-Britannique.

Ces deux jeunes personnes, originaires de deux régions opposées du pays, provenant de milieux complètement différents et qui exécutent des fonctions très différentes, sont décédées dans l’exercice de leurs fonctions, en servant les autres, et laissent derrière elles des familles aimantes et de nombreux amis et collègues qui partagent le chagrin de leur perte, y compris de nous tous, réunis ici, aujourd’hui.

Elles ont fait leur travail avec courage et dévouement. Elles ont fait passer la sécurité des autres avant la leur. Elles ont regardé le danger en face et n’ont pas reculé.

Nous sommes touchés par leur service. Nous ressentons du respect mêlé d’admiration pour leur sacrifice. Notre amour et notre gratitude entourent leurs familles endeuillées et nous leur présentons nos plus sincères condoléances au nom du pays. Nous ressentons également un sentiment profond de fierté envers ces deux remarquables jeunes canadiens et envers tout ce qu’ils représentent. Ils ne seront jamais oubliés.

À tous les agents de police et de la paix qui exercent leurs fonctions, jour après jour, au pays et à l’étranger, afin d’assurer la sécurité de la population et de préserver les droits et les libertés qui nous sont si chers, la poursuite de la justice et la primauté du droit – nous vous remercions pour ce que vous faites, et que Dieu vous garde.


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