Notes pour une allocution du ministre Goodale à l'Association canadienne des services volontaires d'incendie

Discours

Le 10 septembre 2016
à Ottawa

Bonjour à tous. Je vous transmets les salutations et les meilleurs vœux du premier ministre Trudeau et du gouvernement du Canada.

Salutations et meilleurs vœux de la part du premier ministre et du gouvernement du Canada.

Je suis ravi de participer aujourd’hui à votre assemblée générale annuelle.

Je vous souhaite chaleureusement la bienvenue dans la capitale nationale!

Je présume que la plupart d’entre vous participeront cette fin de semaine à la Cérémonie à la mémoire des pompiers canadiens, pour honorer vos collègues qui ont fait l’ultime sacrifice en servant leur communauté.

C’est pour moi un immense privilège de prononcer une allocution à l’occasion de la cérémonie de demain, où nous marquerons solennellement les 15 ans des événements horribles du « 11 septembre 2001 », où tant de pompiers et d’autres travailleurs d’urgence ont perdu la vie.

Il s’agit d’un anniversaire douloureux, terrible et déchirant!

De façon opportune, demain est aussi la Journée nationale du service communautaire au Canada, où les Canadiens peuvent unir leurs efforts non seulement pour se souvenir, mais aussi pour servir leur communauté et leur pays.  Et ce « service » revêt un caractère unique lorsqu’il s’agit de bénévoles.

Un bénévole est un type de personne très spécial.

Il fait ce qu’il fait, non pas parce qu’il le doit, mais parce qu’il le veut bien : parce que ça reflète ses passions, ses aptitudes et ses compétences personnelles, et parce que, (au-delà de la rémunération et de la récompense), c’est sa façon de redonner, de donner au suivant et de contribuer à ce que les choses aillent mieux qu’avant.

Winston Churchill a déjà dit que l’on vit de ce que l’on obtient, mais que l’on bâtit sa vie par ce que l’on DONNE.

Les bénévoles sont de grands donneurs.

Et, ainsi, ils enrichissent leur propre vie par leur service, et ils améliorent grandement la vie de beaucoup d’autres.

Il me semble que les POMPIERS volontaires doivent être tout prêt du premier rang.

Les pompiers assument une énorme responsabilité en veillant à la sécurité des Canadiens.

Nous avons pu en témoigner, et ce, à grande échelle lorsque, en mai dernier des centaines de pompiers combattaient les flammes d’un immense feu de forêt à Fort McMurray et aux alentours. Il s’agit du pire incendie de notre histoire – un incendie dont la nouvelle a fait le tour du monde.

Comme ils le font toujours, les pompiers VOLONTAIRES ont relevé le défi, aux côtés des autres équipes de pompiers, pour lutter contre ce brasier féroce. Ils ont tous fait preuve de compétences incroyables et de détermination, de courage et de résilience – et ils méritent la gratitude et l’admiration du Canada.

Je suis le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada depuis dix mois maintenant.  Le volume, la vitesse et la gravité des enjeux qui composent ce portefeuille sont incessants – c’est un peu comme se tenir sur une lance à incendie.

Mais le travail a, c’est certain, sa part d’avantages – y compris les occasions spéciales comme celle-ci, où j’ai la possibilité de rencontrer des hommes et les femmes qui sont en première ligne, qui risquent leur vie pour la sûreté et sécurité des autres.

En tant que pompiers, vous êtes le plus souvent les premiers sur les lieux de toutes sortes d’urgences. Vous et votre famille faites de réels sacrifices pour au profit de vos concitoyens.

Par conséquent, au nom du gouvernement et de tous les Canadiens, je vous salue et vous remercie de répondre à l’appel du service au public de manière si marquée dans les communautés d’un bout à l’autre du pays.

Je crois depuis longtemps que nous devrions en faire davantage pour ceux qui, à titre volontaire ou à temps plein, risquent leur vie pour défendre les autres. Cette impression n’a fait que s’intensifier depuis que j’assume mon rôle actuel.

Et je suis ravi de vous apprendre qu’un programme national de préparation et d’intervention aux urgences est sur le point de prendre forme. 

Ce programme doit comprendre des éléments tels que des systèmes de communications d’urgence fiables et complets, la meilleure formation possible, y compris la formation sur les matières dangereuses, une meilleure coordination des capacités de recherche et de sauvetage et le rétablissement d’un financement fédéral pour les équipes de recherche et de sauvetage en milieu urbain.

Notre programme doit aussi se concentrer sur des enjeux plus personnels.

Notre gouvernement croit fermement que, pour construire un Canada sécuritaire et résilient, il faut d’abord assurer la santé, la sécurité et le bien‑être mental de nos agents de la sécurité publique.

Par définition : le stress, les traumatismes et le danger sont indissociables du travail que vous effectuez. Mais vous avez tout de même choisi de le faire.

En retour, les personnes que vous servez doivent fournir, à vous et à vos collèges agents de la sécurité publique, les outils, les ressources et les systèmes de soutien nécessaires pour vous aider à faire face aux pressions énormes dont vous faites l’expérience au travail.

Le Canada doit se doter d’une stratégie nationale et d’un plan d’action national sur l’état de stress post-traumatique qui touchent d’une façon disproportionnée des agents de la sécurité publique. Et ce, peu importe que vous serviez de façon volontaire ou à temps plein. La stratégie et le plan sont nécessaires dans les deux cas.

Chaque jour, les pompiers, les policiers et les ambulanciers sont exposés à des situations terribles qui mettent leur vie en danger d’une manière que les autres personnes ont peine à imaginer… Des situations qui peuvent souvent avoir une incidence importante sur leur santé mentale et leur mieux-être.

En janvier dernier, à Regina, nous avons convoqué une table ronde nationale avec les premiers intervenants et les organisations qui les représentent, tous les ordres du gouvernement, des universitaires, des chercheurs et d’autres, afin de commencer à préciser un plan national approprié pour les blessures de stress opérationnel.

Il y a eu un consensus clair en faveur d’une approche nationale qui incluait une recherche sophistiquée, des outils de formation et de sensibilisation, des diagnostics précoces, une lutte constante contre la stigmatisation, ainsi que les moyens de traitement, la guérison et la réintégration du milieu de travail.

Même s’il y a des initiatives locales et propres aux organisations en place pour offrir certains de ces éléments, une approche beaucoup plus complète est nécessaire. Et les premiers intervenants volontaires doivent être inclus.

Ce travail est en cours. Nous devons le mener à bien. Prendre soin de la santé mentale et du mieux-être des pompiers et d’autres premiers intervenants n’est pas seulement une obligation que l’on doit remplir envers eux. Cela contribuera aussi à la sécurité de tous les Canadiens.

Un autre enjeu personnel pour les travailleurs d’urgence est la nécessité d’une prestation nationale de dédommagement des agents de la sécurité publique pour les familles des pompiers, des policiers et des ambulanciers paramédicaux qui sont tués ou handicapés de manière permanente dans l’exercice de leurs fonctions.

Encore une fois, peu importe que vous serviez à titre volontaire ou à temps plein.

Je réclame ce genre d’initiative depuis de nombreuses années et je suis déterminé à le réaliser. Mon ministère travaille étroitement avec les directions et les membres des trois services et d’autres en vue de l’examiner sous tous les angles afin que les choses soient bien faites. D’importants progrès sont en cours de réalisation.

Rien ne peut remplacer la perte d’un proche. Mais une prestation nationale adéquatement conçue peut au moins atténuer la pression financière sur les familles qui subissent une telle perte. Il s’agit aussi d’un geste de respect pour le service vital effectué par les agents de la sécurité publique.

Dans toutes ces initiatives, et plus, je tiens à remercier l’Association canadienne des services volontaires d’incendie pour son leadership et sa collaboration.

Je tiens encore à exprimer ma gratitude et ma reconnaissance à l’égard de votre service courageux et dévoué aux Canadiens.

Je vous souhaite une assemblée générale annuelle des plus productives.

Je vous remercie.


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