Contribuer au nouveau parc le plus intéressant du Canada
Le parc urbain national de la Rouge, à Toronto, est le premier parc urbain national du Canada. C’est aussi l’un des plus grands parcs au monde, avec une superficie de près de 80 kilomètres carrés. Situé sur les territoires traditionnels de plusieurs Premières Nations, dont la Première Nation des Mississaugas de Credit, il présente une variété impressionnante de paysages et d’activités et recèle environ 10 000 ans d’histoire humaine.

Alors que l’on pourrait croire qu’un parc n’a pas grand-chose d’autre à offrir que la nature et la faune, réunir toutes les parties de ce trésor national et en faire un site accessible et protégé fut une entreprise de grande envergure, mettant à contribution de nombreux intervenants. L’entretien du parc, aujourd’hui et pour l’avenir, est également une tâche monumentale, qui nécessite un engagement et une consultation continus avec de nombreux partenaires.
Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a aidé Parcs Canada à répondre aux principales exigences.
Lisez ce qui suit pour découvrir notre rôle dans l’histoire du parc.
La mise en place du parc : mesurer, cartographier et atténuer les risques
Le parc a été créé en annexant des centaines de parcelles de terrain, concédées par des intervenants fédéraux, provinciaux et municipaux, au parc régional de la Rouge existant, qui a presque doublé en taille. Rien n’a bougé physiquement, mais les efforts déployés en coulisses ont été considérables. SPAC a fourni un certain nombre de services dans le cadre du transfert de l’administration et du contrôle des terres à Parcs Canada.

« L’un des rôles de mon équipe a été de préparer les descriptions légales de bon nombre de ces parcelles, avec des détails importants, comme le fait de savoir si le terrain est vacant ou aménagé », explique John D’Amico, expert de SPAC en géomatique, domaine dans lequel on rassemble et analyse des données spatiales.
Dans certains cas, des travaux d’arpentage ont été effectués pour tracer ou vérifier les limites des propriétés. M. D’Amico et ses collègues ont également effectué des recherches sur les titres de propriété afin de faciliter les transferts de propriété et l’enregistrement des nouveaux actes. « Une autre de nos responsabilités consistait à préparer des cartes du nouveau parc, note-t-il. Nous avons donc examiné les cartes existantes et engagé des spécialistes pour survoler la zone afin de recueillir des données en direct, et nous avons combiné les deux. »
Le plus grand défi résidait dans le fait que le projet englobait de très grandes étendues de terrain. « Il ne s’agissait pas d’une poignée de propriétés, mais à bien d’hectares par-dessus hectares. Ce fut une énorme tâche pour tout le monde. »
L’équipe environnementale de SPAC a été confrontée à un défi semblable, puisqu’elle a été chargée d’évaluer l’état environnemental des terrains à annexer au nouveau parc avant leur transfert. « En règle générale, nous procédons à une évaluation environnementale du site normalisée, que nous appelons évaluation de la phase 1. Cependant, procéder ainsi pour un si grand nombre de propriétés serait très coûteux et prendrait beaucoup de temps », explique Stephanie Ciccone, spécialiste en environnement à SPAC.
Pour contourner le problème, un cadre permettant de classer le niveau de risque environnemental de chaque propriété sur une échelle allant de faible à élevé a été mis en place. « Pour ce faire, nous avons examiné des photos historiques et des renseignements sur les propriétés provenant de bases de données environnementales, » explique Mme Ciccone. « Nous avons tenté de cerner des problèmes potentiels, comme la présence de réservoirs d’huile ou de déversement quelconque à un certain moment sur le site. » La plupart des propriétés présentaient un risque faible et ne nécessitaient aucune action supplémentaire. Celles qui présentaient un risque plus élevé ont fait l’objet d’une enquête plus approfondie, souvent avec un échantillonnage du sol ou des eaux souterraines, ou des deux, afin de confirmer s’il y avait une contamination à traiter. « Cette approche s’est révélée très efficace. »
Entretien du parc : des granges, des ours et des réparations
Depuis 2015, les services de gestion des projets et des propriétés liés au parc sont exécutés dans le cadre du contrat immobilier du gouvernement fédéral conclu avec Brookfield Global Integrated Solutions, que SPAC supervise. « La nature diversifiée du parc présente un éventail de défis uniques en ce qui nous concerne », indique Thomas Mugambi, gestionnaire des biens et des installations à SPAC.
Il existe de nombreux types de biens sur le territoire, des propriétés résidentielles aux bureaux de Parcs Canada, en passant par des terres agricoles, des installations récréatives, des sentiers, des promenades en bois, des cimetières, des services publics, des structures patrimoniales et des routes. En outre, une vaste gamme de services de gestion des biens doit être assurée, notamment le déneigement, l’analyse de l’eau potable et l’approvisionnement en combustible pour les systèmes de chauffage ainsi que des projets périodiques comme le désamiantage de structures vieillissantes et la modernisation de systèmes de bâtiment.

Mais ce n’est pas tout. « L’un des aspects les plus passionnants de mon travail lié au parc est que chaque jour apporte son lot de nouvelles surprises », explique M. Mugambi. Il se souvient qu’après l’observation d’un ours, des panneaux ont dû être installés pour avertir le public, et que lorsqu’une grange abandonnée a été détruite par un incendie, les débris ont dû être déblayés. « Nous ne savons jamais à quoi nous attendre et nous devons être prêts à répondre à toutes les exigences. »
SPAC est fier de contribuer à un site d’une telle importance pour la population canadienne. « Lorsque je me promène dans le parc, en tant que visiteuse, je n’arrive pas à croire que mes collègues et moi-même avons un tel rôle à jouer dans la présence de ce joyau », déclare Mme Ciccone.
Renseignez-vous davantage sur le parc urbain national de la Rouge. Pour lire d’autres articles sur le travail de SPAC, consultez Nos histoires.