Des ingénieurs trouvent des emplois valorisants au gouvernement fédéral
Dans la fonction publique, les ingénieurs peuvent mettre à profit leur savoir et leurs compétences de manière à avoir une incidence positive et durable sur les collectivités du pays. De plus, le vaste portefeuille d'infrastructures du gouvernement leur offre la possibilité d'innover et de s'épanouir.
Comme Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) est le principal gestionnaire des biens immobiliers du gouvernement du Canada, il offre un cadre de travail particulièrement intéressant pour les ingénieurs.
Voici 2 de nos recrues récentes, qui décrivent leur expérience de travail au Ministère.
Michael Nassar se joint au Ministère par la voie des programmes coopératifs
« J'ai toujours aimé les mathématiques et les sciences », affirme M. Nassar. « Au secondaire, j'aimais beaucoup les projets pour lesquels nous devions, par exemple, construire un pont et tester la charge qu'il était capable de supporter avant de s'effondrer. C'est pourquoi je me suis orienté tout naturellement vers le génie. » Avant d'accepter un poste à SPAC, M. Nassar a fait plusieurs stages coop dans différents ministères fédéraux pendant ses études à l'Université d'Ottawa.
« Je travaillais avant à un dépotoir et pour le Conseil national de recherches du Canada. Aujourd'hui, je fais un travail bien différent », explique M. Nassar. « Depuis maintenant 5 ans, je contribue à la réhabilitation de sites patrimoniaux importants, comme l'Édifice commémoratif de l'Ouest et la colonnade commémorative, qui relie l'Édifice commémoratif de l'Est et l'Édifice commémoratif de l'Ouest au centre-ville d'Ottawa. Il s'agit d'un monument en l'honneur de ceux et celles qui ont servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Je trouve formidable de pouvoir participer à la transformation de ces édifices historiques. »
Les projets du gouvernement sont très différents les uns des autres, tout comme les tâches quotidiennes de M. Nassar, qui ne s'ennuie jamais. « En ce moment, je fais surtout de la gestion de projet. J'examine les documents de conception, les demandes de renseignements, ainsi que les autorisations de modification émises pour apporter des ajustements aux projets pendant les travaux de construction. Cela m'amène à collaborer avec les partenaires du projet pour confirmer que la modification est judicieuse et respecte notre budget et notre calendrier. »
Bien qu'il soit heureux de pouvoir faire de la gestion de projet, M. Nassar indique qu'il a aussi pu satisfaire son intérêt pour la dimension technique de sa profession à SPAC. « Nous disposons d'un centre d'expertise où travaillent des ingénieurs dans tous les domaines. Je leur ai demandé conseil à de nombreuses reprises pour résoudre des problèmes techniques rencontrés au fil d'un projet. » Par exemple, son équipe a découvert que de nombreuses poutres en béton de l'Édifice commémoratif de l'Ouest contenaient moins d'acier que prévu. Il a collaboré avec le centre d'expertise pour trouver une manière de renforcer les poutres. Grâce à ces échanges sur des sujets techniques, M. Nassar a acquis l'expérience professionnelle nécessaire pour obtenir son permis d'exercice à titre d'ingénieur.
Selon M. Nassar, les projets passionnants et l'éventail de parcours possibles sont les principaux avantages d'un poste d'ingénieur à SPAC. « Dans le secteur privé, on a parfois la chance de travailler à de grands projets, mais on est généralement limité à un seul domaine du génie. À SPAC, on touche à tous les aspects des projets. »
Outre les possibilités qu'il offre, SPAC possède une culture du mentorat et un potentiel d'avancement. « J'ai bénéficié de nombreux conseils et des responsabilités de plus en plus importantes qu'on m'a confiées. Cela m'a permis d'apprendre et d'acquérir de nouvelles compétences », affirme M. Nassar. « Parallèlement, je bénéficie d'un équilibre travail-vie personnelle qui est rare au sein de l'industrie. »
Ryan Tannahill passe du secteur privé au Ministère
« Au départ, je voulais devenir architecte », indique Mme Tannahill. « Mais étant donné que je n'avais pas les aptitudes artistiques nécessaires, que je voulais quand même construire des choses et que j'excellais en mathématiques, le génie m'a semblé un choix logique. » Après avoir obtenu son diplôme en génie civil à l'Université Carleton, Mme Tannahill a décroché un emploi à EllisDon, une entreprise de services de construction.
Après 4 ans passés dans le secteur privé, Mme Tannahill était prête pour un changement. Elle s'est jointe à SPAC en 2020, où elle s'est vu confier une série de projets diversifiés et passionnants. « J'ai dirigé et mené à bien le premier projet de modernisation rapide consistant à réaménager des bureaux fédéraux dans le cadre d'une initiative nationale de transformation des lieux de travail », indique-t-elle.
On lui a demandé si elle souhaitait continuer à mener des projets similaires ou essayer autre chose. « C'était génial d'avoir le choix. J'ai choisi d'élargir mes horizons et de me lancer dans une nouvelle aventure », explique-t-elle. Mme Tannahill a été chargée d'un projet aux antipodes de ses projets antérieurs : une étude sur le réseau d'égouts du pré Tunney dans la région de la capitale nationale, où se trouve un regroupement d'édifices fédéraux. « Mon équipe a évalué les composantes et les zones vitales du réseau pour déterminer comment en prolonger la durée de vie. »
Mme Tannahill a travaillé sur le projet de réaménagement du pré Tunney jusqu'en janvier 2024. Son rôle consistait à gérer la conception des routes et des infrastructures et à assurer la liaison avec la Ville d'Ottawa et le public. « C'était stimulant d'avoir une vue d'ensemble plutôt qu'une vue partielle du projet », dit-elle.
Au début de 2025, Mme Tannahill a eu l'occasion de terminer une affectation sur le projet du 719, chemin Heron. Il s'agit d'un projet qui vise à fournir des locaux à bureaux généraux au Centre de commande d'entreprise intégré de Services partagés Canada dans la région de la capitale nationale, qui surveillera les opérations en matière de technologies de l'information dans 43 organisations fédérales. « Je pense que cette expérience met en évidence les excellentes possibilités de se déplacer au sein du gouvernement et d'appliquer ses compétences à des projets urgents ou spécialisés », indique-t-elle.
Mme Tannahill estime que sa carrière à SPAC est satisfaisante à bien des égards. « Outre la mobilité que nous avons, la responsabilité d'offrir une valeur ajoutée aux contribuables rend notre travail à la fois plus complexe et valorisant. Certains défis peuvent être plus difficiles à relever, mais il en résulte des réalisations plus significatives », précise-t-elle.
Mme Tannahill s'empresse d'ajouter que les ingénieurs de l'État disposent également de nombreux moyens de parfaire leurs compétences. « Nous avons des gens tellement talentueux. Il y a toutes sortes de spécialistes qu'on peut consulter pour se familiariser avec leur façon de penser. » À cela s'ajoute la formation professionnelle. Le gouvernement encourage la formation continue. « SPAC m'a offert un cours de formation qui m'a aidée à me préparer et à étudier en vue d'obtenir le titre de professionnelle en gestion de projet. En octobre dernier, j'ai finalement réussi mon examen en surpassant les objectifs dans toutes les catégories », conclut-elle. « Et la conciliation travail-vie personnelle y est plus saine qu'elle ne l'est ailleurs. »
Mme Tannahill affirme que le soutien du gouvernement aux femmes ingénieures est sans égal. « Il y a beaucoup d'ingénieures remarquables ici. Le secteur privé est peut-être en avance à certains égards, mais pour ce qui est de l'égalité dans ce domaine, le gouvernement est en tête du peloton devant le secteur privé, qui a du rattrapage à faire. »
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