Natalie Gamauf a passé de longues heures à jongler avec des chiffres  

Natalie Gamauf, chef d'équipe d'approvisionnement à Services publics et Approvisionnements Canada (SPAC), s'est jointe au Secteur de la réponse à la pandémie (SRP) en avril 2020. L'expérience qu'elle y a vécue a changé totalement sa vision du travail réalisé par ses collègues et elle-même.

Au plus fort de la première vague de la pandémie, lorsque le premier ministre faisait le point quotidiennement sur la réponse du Canada à la pandémie, il parlait, entre autres sujets importants, du déroulement des livraisons d'équipement de protection individuelle (ÉPI).

En coulisses, Natalie passait de longues heures à extraire des données de centaines de contrats, à faire le suivi des livraisons, à surveiller les contrats, à demander des dates de livraison aux fournisseurs et à compiler tous les chiffres recueillis avec son équipe.

Le premier ministre et ses ministres se fondaient sur ces chiffres pour informer la population de la quantité de masques, de gants, de blouses, de désinfectant pour les mains, de ventilateurs et d'autres pièces d'ÉPI que les fournisseurs du Canada avaient réussi à obtenir dans un marché international des fournitures médicales hautement compétitif.

Image de Natalie Gamauf : Chef d'équipe

Comme les hauts dirigeants du gouvernement comptaient sur des renseignements justes et pertinents jour après jour, il y avait beaucoup de pression, avec un P majuscule.

« Le travail ne manquait pas », dit-elle. « Certains d'entre nous faisaient une pause d'une heure à la fin de la journée de travail. Ensuite, nous reprenions le travail à nouveau vers 18 h et nous finissions après minuit. Tous les membres de l'équipe se connectaient à une vidéoconférence. Ainsi, nous nous tenions compagnie et répondions aux questions des autres pendant que nous saisissions les données. En ces temps d’éloignement physique et social, ces séances nocturnes nous permettaient de travailler en équipe dans un environnement de bureau virtuel, ce qui nous donnait la motivation et le soutien de nos pairs dont nous avions besoin pour accomplir notre travail. »

Natalie travaille pour le Ministère depuis plus de 12 ans. En temps normal, elle relève de la Division des avions de chasse et de l'entraînement, où elle gère les achats et les contrats pour l'entretien et la réparation des simulateurs de vol et des appareils d'entraînement, ainsi que les autres services techniques connexes.

« Plusieurs membres de notre équipe ont continué d'assumer des rôles et des responsabilités dans leur organisation d'attache », ajoute-t-elle. « Nous cumulions constamment deux emplois. Totalement épuisés, nous nous couchions à 1 h ou 2 h du matin, puis nous nous y remettions le lendemain à la première heure. Durant tout ce temps, j'ai toujours fait attention à ma santé physique et mentale, et je savais quand il fallait ralentir la cadence. »

Ce travail au sein de l'équipe a été pour elle une chance et une expérience extraordinaires. « Rien de ce que nous avons accompli n'aurait été possible sans le travail acharné de tous les membres de l'équipe », affirme-t-elle. « Je m'estime privilégiée d'avoir pu travailler avec tous mes collègues, sachant que nous avons amélioré un peu chaque jour la vie des Canadiens. »

Alors qu'elle passait un test sanguin, Natalie a porté un intérêt professionnel au matériel utilisé par les techniciens. « Ils portaient tous des gants, des masques, des écrans faciaux et les importantes blouses jetables. J'ai demandé à la technicienne qui prélevait mon sang si l'approvisionnement en fournitures se passait bien. Elle m'a répondu : "Super! Nous nous sentons tous bien protégés." »

Une fois rentrée chez elle, elle a raconté l'histoire à ses collègues et à sa famille. « Comme je l'ai dit à tout le monde ce jour-là, c'est pour ça que nous le faisons. Je ne me suis jamais sentie aussi fière d'être fonctionnaire et d'avoir participé à cet effort. »

Pour d'autres histoires comme celle-ci, consultez Les visages derrière les masques.

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2024-02-06