Ron Dearing a reçu un appel à l’action inattendu
Ron Dearing s’est joint à Services publics et Approvisionnement Canada il y a 9 ans en tant que chef d’une équipe d’approvisionnement, et ce, après une carrière de spécialiste en logistique dans les Forces armées canadiennes. Quand on lui a demandé de participer à l’effort d’approvisionnement du gouvernement du Canada en équipement de protection individuelle en mars dernier, Ron et ses trois collègues agents d’approvisionnement du Bureau de gestion de la Stratégie nationale de construction navale n’ont pas hésité une seconde.
« Je sentais simplement que je devais le faire », dit-il. « Je n’ai pas posé de questions. »
Le travail habituel de Ron consiste à appuyer la Stratégie nationale de construction navale (SNCN) en assurant le suivi des contrats d’approvisionnement et en veillant à ce que l’argent des contribuables soit utilisé judicieusement, ce qui lui donne de bonnes bases en ce qui a trait aux principes de l’approvisionnement.
Cependant, cela ne l’avait que très peu préparé pour le stress, les longues journées et les longues nuits d’un rythme de travail effréné pour satisfaire à la demande d’approvisionnement en équipement de protection individuelle (EPI) du milieu de la santé au Canada : un milieu qui manquait désespérément de fournitures.
« Impossible de faire ce que nous devions faire sans une certaine expérience dans le domaine de l’approvisionnement », affirme-t-il. « C’était fou à ce moment-là, surtout le premier mois, et c’est encore assez occupé. »
Ron faisait partie d’une équipe de neuf personnes qui travaillaient à l’approvisionnement d’urgence en blouses médicales. Ils évaluaient la capacité des entreprises canadiennes à honorer des contrats potentiels. Ils négociaient les prix et s’assuraient que les livraisons étaient effectuées à temps, tout en restant constamment en communication avec l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), qui est chargée de veiller à ce que tous les produits d’EPI répondent aux normes requises.
« La gestion de ces contrats est complexe et comporte de nombreux intervenants », indique Ron. « Nous avons des réunions et des appels. Lorsque nous avons commencé, nous avions une réunion d’équipe tous les jours et je parlais au téléphone avec le fournisseur au moins une fois par jour. C’est dire que nous nous connaissons bien maintenant. »
Comme la plupart des fonctionnaires, Ron travaille de la maison. « C’était une situation assez bizarre, en fait », ajoute-t-il. « Mon fils et sa petite amie vivaient avec nous pendant la construction de leur maison, et ma fille vivait également à la maison. Donc avec ma femme et moi, il y avait cinq adultes à la maison qui devaient, comme tous les Canadiens, composer avec le stress et l’incertitude de la COVID-19. »
« La situation comportait son lot de stress », dit Ron. « Mais en même temps, le travail apportait un sentiment de gratification. Être en mesure de faire sa part pendant la crise de la COVID-19 et d’aider à fournir de l’équipement qui protège les travailleurs de la santé et les Canadiens est un privilège que peu d’entre nous ont eu la chance de vivre. »
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