Sharon Joy a parcouru le monde virtuellement
Sharon Joy, spécialiste de l'approvisionnement, est arrivée à Services publics et Approvisionnement Canada il y a 11 ans. Son travail de tous les jours au sein de la Division des produits pharmaceutiques, biologiques et de vaccins l'a poussée à se joindre au secteur responsable de la réponse à la pandémie en mars dernier.
En tant que membre de l'équipe, le travail de Sharon consiste à chercher dans le monde entier des sources d’approvisionnement en écouvillons stériles, ces dispositifs très importants de type brosse que les centres de dépistage utilisent pour prélever des échantillons dans le nez et la gorge.
Mais comme Sharon l'a rapidement découvert, tous les écouvillons ne sont pas créés égaux! C'est ainsi qu'a commencé ce qu'elle décrit comme sa courbe d'apprentissage rapide.
« J'ai un peu d'expérience, dit-elle. J'ai travaillé pour une entreprise de fournitures de laboratoire à l'époque, mais il m'est apparu très tôt qu'il y avait des choses importantes à prendre en considération lors de l'achat de ces écouvillons. Il est particulièrement important d'avoir le bon type pour obtenir un échantillon suffisant. »
Travaillant principalement depuis un bureau dans le coin de sa chambre à coucher, Sharon a parcouru la planète en traitant virtuellement avec des entreprises du monde entier et, bien sûr, du Canada.
« Au début, c'était accablant. J'ai donc fait quelques recherches. Je me suis renseignée sur les différents types d’écouvillons et, avec l'aide de la direction, j'ai commencé à déterminer les entreprises fiables, confie-t-elle. Nous avons des exigences très rigoureuses et nous avons dû préciser très soigneusement ce que l'on attendait d'elles. »
« Mais en mars et avril, tous les pays se disputaient le même stock limité, ajoute-t-elle. Il y avait donc des difficultés à surmonter. »
Comme tous les membres de l'équipe, Sharon travaillait souvent 7 jours par semaine, 14 et 15 heures par jour, surtout pendant les 3 premiers mois. « Ce fut très intense jusqu'en juillet, quand les choses sont devenues un peu plus normales, raconte-t-elle. Je n'ai pas pu passer de temps de qualité avec les membres de ma famille cet été, mais ils m'ont aidée. Parfois, mon mari m'apportait tranquillement une tasse de café le matin et je sortais du lit, je me connectais et je commençais à travailler. »
« Il y avait des jours où je descendais les escaliers, je regardais mon mari et je lui disais : "Dis-moi juste de respirer calmement." Alors je pouvais continuer. »
Rétrospective
« En tant qu'équipe, nous avons beaucoup appris et, même si la situation redevient folle, je ne pense pas que la pression soit aussi intense, explique Sharon. Nous comprenons que de longues heures seraient encore nécessaires, mais nous avons une meilleure compréhension des embûches et des difficultés; il y a donc moins d'inconnu. »
« La plupart des membres de l'équipe étaient là parce qu'ils partageaient un objectif commun, indique-t-elle. Nous étions là pour aider les Canadiens et le Canada. Tout le monde a été incroyablement engagé. »
Sharon réserve des éloges particuliers à son patron, le directeur général Alain Dorion, qui supervise l'ensemble des opérations. « Je ne pense pas que j'aurais pu faire ce que j'ai fait sans son soutien, raconte-t-elle. J’ai trouvé en lui un leader qui m'a beaucoup soutenue. Le fait de savoir qu'il y avait quelqu'un qui assurait toujours mes arrières a fait tomber beaucoup de pression. Et il était encore plus occupé que moi! Il devait avoir une telle pression sur les épaules, mais il était toujours d'un grand soutien. »
En tant que professionnelle, elle décrit le travail effectué depuis mars comme une expérience formidable. « J'ai simplement eu le sentiment que c'était quelque chose que je devais faire, précise-t-elle. Il me reste probablement encore 10 à 15 ans à travailler, mais quand je prendrai ma retraite, je pourrai regarder en arrière et dire que j'ai fait quelque chose de significatif. J'ai exercé une influence marquante. Je suis fière d'avoir pu faire cela pour mon pays. »
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