Notes d'allocution pour l'honorable Marc Garneau, ministre des Transports, devant la Chambre de commerce du Grand Vancouver

Discours

Vancouver
25 janvier 2017

La version prononcée fait foi

Bonjour à tous et merci de vous être joints à moi.

C'est un honneur d'être ici aujourd'hui sur le territoire ancestral des Salish de la côte.

En tant que député de Montréal qui passe la majeure partie de son temps à Ottawa, j'ai maintenant le sentiment que la Colombie-Britannique est mon troisième chez-moi!

Il s'agit aujourd'hui de ma septième visite à Vancouver en un peu plus d'un an à titre de ministre des Transports, et c'est toujours un grand plaisir d'être ici – surtout quand je me réveille et que mon téléphone m'indique le temps qu'il fait dans l'Est.

J'étais de passage ici en novembre dernier en compagnie du premier ministre, peu de temps après l'annonce de la réforme majeure du secteur des transports que notre gouvernement compte mettre en œuvre au cours des prochaines années.

Nous proposons par exemple :

  • un fonds pour les infrastructures de transport de 10,1 milliards de dollars visant à faciliter les déplacements, tant des voyageurs que du fret, sur notre territoire;
  • une modification des règles relatives à la propriété internationale pour augmenter la concurrence et faire baisser les tarifs de notre industrie nationale du transport aérien;
  • un régime de droits des voyageurs aériens pour que les Canadiens soient protégés par des règles justes et claires;
  • et des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.

Il y a un autre élément clé dans notre vision de l'avenir du secteur canadien des transports, et c'est ce dont je veux vous parler aujourd'hui.

Le Canada a le plus long littoral au monde : des dizaines de milliers de kilomètres de plages et de hauts-fonds, de falaises et de forêts, de glaciers et de plaines, de villes et de villages.

Ce littoral est aussi une zone essentielle de pêche, partie intégrante du mode de vie des Autochtones et des autres collectivités côtières.

Les côtes attirent un grand nombre de Canadiens et de touristes étrangers qui viennent admirer leur beauté, se divertir et s'y ressourcer.

C'est aussi la porte d'entrée du commerce international, qui permet à nos entreprises de faire affaire avec les marchés émergents et établis.

Notre littoral est un élément fondamental de l'expérience canadienne et l'un des moteurs de notre économie. Il est donc crucial de dresser un plan d'action clair et efficace pour le protéger et nous assurer qu'il demeure propre et sécuritaire, dynamique et diversifié, accessible et viable, et qu'il continue de faire progresser notre économie.

Notre nouveau plan de protection des océans a été conçu pour protéger notre littoral et nos milieux marins, et faire que l'ensemble de la population canadienne d'aujourd'hui et de demain puisse jouir de ces éléments emblématiques de notre identité nationale.

Notre plan a été élaboré en collaboration avec le ministère des Pêches et des Océans, la Garde côtière canadienne et le ministère de l'Environnement et du Changement climatique. J'aimerais profiter de l'occasion pour reconnaître l'excellent travail qui a été effectué sous la direction de mes collègues, l'honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, et l'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Environnement.

Le Plan de protection des océans s'appuie sur des preuves scientifiques et favorise la gestion en commun avec les collectivités autochtones canadiennes. Il répond au souhait exprimé par la population du pays de mieux protéger l'environnement côtier et le rôle central qu'il joue dans notre mode de vie.

Notre gouvernement investira 1,5 milliard de dollars dans ce plan de protection des océans.

Nous établirons ainsi un système de sécurité maritime qui sera l'un des meilleurs au monde et qui comprendra de nouvelles mesures de prévention et d'intervention destinées à mieux protéger nos eaux et nos côtes.

Le Plan de protection des océans nous permettra aussi de :

  • restaurer et de protéger les habitats et écosystèmes marins;
  • renforcer notre partenariat avec les collectivités autochtones;
  • soutenir de nouvelles méthodes plus efficaces de nettoyage des déversements d'hydrocarbures;
  • consolider les capacités locales d'intervention d'urgence;
  • et renforcer notre capacité d'effectuer des échanges commerciaux en toute confiance et sécurité.

C'est un plan bénéfique pour le Canada comme pour la Colombie-Britannique.

J'aimerais vous en présenter quatre volets clés.

Commençons par la sécurité.

La sécurité est un enjeu crucial, la priorité absolue.

C'est pour cette raison que nous officialiserons dans la loi un moratoire sur le transport de pétrole brut le long du Nord de la côte.

Et c'est pour cette raison que nous appuyons ce moratoire qui permettra d'infliger aux contrevenants des amendes allant jusqu'à 5 millions de dollars.

Je suis heureux de vous annoncer que, la semaine dernière (le 19 janvier), nous avons amorcé une campagne intensive d'inspection des remorqueurs et des chalands en Colombie-Britannique, dans le cadre du Plan de protection des océans. De cette façon, nous nous assurerons que la réglementation de sécurité est bel et bien respectée. En commençant les inspections à l'embouchure du fleuve Fraser, nous nous rendrons au cours des prochains mois jusqu'aux coins les plus éloignés du Nord de la province.

Au Canada, nous avons un bon dossier en matière de sécurité maritime, mais nous ne sommes pas parfaits. Nous pouvons faire mieux.

En fait, je crois que nous devons faire mieux si nous voulons réellement préserver notre environnement naturel pour les générations à venir.

Nous devons mettre en place des mesures concrètes pour protéger nos milieux côtiers et en préserver le dynamisme.

Notre plan aidera le Canada à mettre sur pied un système de sécurité maritime parmi les meilleurs au monde, qui nous permettra de prévenir plus efficacement les incidents néfastes et d'intervenir plus rapidement en cas de crise.

À cette fin, nous veillerons à ce que la Garde côtière canadienne ait l'équipement et les outils nécessaires pour mieux protéger nos voies navigables.

Autrement dit, il y aura un renforcement de la flotte, ici en Colombie-Britannique, pour accroître la capacité de recherche et de sauvetage.

Un plus grand nombre de postes d'embarcations de sauvetage. De meilleurs instruments de communication. Une plus grande capacité de remorquage. C'est ainsi que la Garde côtière canadienne pourra intervenir plus rapidement et efficacement pour sauver des vies et protéger notre environnement.

Nous comptons également lui donner les moyens d'agir à titre de premier intervenant dans toute démarche coordonnée en cas d'incident.

Par ailleurs, nous confierons des responsabilités en matière d'intervention environnementale à la Garde côtière auxiliaire (la RceeMSAR ici en Colombie-Britannique). Plus de 4 000 bénévoles ayant une formation spécialisée au Canada pourront ainsi jouer un plus grand rôle dans nos efforts collectifs.

Pour renforcer la sécurité en eaux canadiennes et le long du littoral, nous fournirons aussi des renseignements plus précis sur le trafic maritime – y compris des données hydrographiques et cartographiques – aux marins et aux collectivités autochtones et côtières.

Nous investirons aussi dans les recherches de pointe sur les technologies de nettoyage en cas de déversement d'hydrocarbures.

Notre objectif est de préserver les milieux marins canadiens de tout accident néfaste. Nos nouvelles mesures de sécurité nous permettront de nous rapprocher de cet objectif.

Mais il serait irresponsable de ne pas se préparer au pire.

Notre gouvernement va donc examiner les façons d'améliorer les technologies de nettoyage des déversements, d'en limiter les répercussions et de favoriser le rétablissement écologique.

Nous voulons devenir la référence mondiale en matière de prévention, et nous y arriverons en investissant dans la recherche et en adoptant une approche plus collaborative dans l'intervention en cas de déversement.

Ce qui m'amène à un deuxième volet important de notre plan de protection des océans : nous serons intraitables face aux entreprises et industries qui polluent nos côtes.

Pour ce qui est des déversements d'hydrocarbures, nous avons déjà en place un régime complet de responsabilité et d'indemnisation, mais nous allons le renforcer.

Nous éliminerons la limite actuelle de la Caisse d'indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires pour nous assurer que les collectivités touchées par un déversement puissent avoir droit à une indemnisation illimitée.

Si les coûts de nettoyage d'un déversement dépassent le montant prévu par la Caisse d'indemnisation, le gouvernement s'engage à couvrir tous les frais admissibles excédentaires. Nous récupérerons ces fonds de l'industrie au moyen d'une contribution imposée aux compagnies qui importent et exportent des hydrocarbures par navire.

Ces mesures ne constituent qu'une partie de notre plan.

Nous comptons également faciliter le processus de demande d'indemnités et analyser de plus près les risques que posent d'autres matières nocives et potentiellement dangereuses transportées par navire.

Avec ces mesures, le Canada deviendra un chef de file mondial en matière de responsabilité et d'indemnisation fondée sur le principe du pollueur-payeur.

Dans le même ordre d'idées, nous présenterons de nouvelles mesures législatives pour accroître la responsabilité des propriétaires de bateaux abandonnés ou naufragés.

Ce plan national prévoit une nouvelle loi interdisant l'abandon de bateaux.

Il comprendra aussi un système amélioré d'identification des propriétaires de bateaux et des efforts de sensibilisation pour les informer de leurs responsabilités.

Nous adopterons des mesures pour rendre les propriétaires entièrement responsables du coût d'enlèvement de leurs épaves.

Nous voulons ainsi nous assurer que les gens et les entreprises qui empruntent nos voies maritimes naviguent de manière responsable et répondent de leurs actes.

Un troisième volet de notre plan de protection des océans porte sur la consolidation de nos partenariats avec les collectivités autochtones et côtières.

Nos côtes abritent les territoires ancestraux des peuples autochtones.

Nous sommes déterminés à poser des gestes réels et concrets pour en arriver à une gestion en commun de notre littoral, pour le garder sain, propre et sécuritaire pour les générations à venir.

La protection de nos eaux côtières passe en particulier par le savoir et l'expertise traditionnels des peuples autochtones du Canada.

Les collectivités autochtones côtières auront la possibilité bien réelle de devenir des partenaires dans le régime de sécurité maritime.

Une formation leur sera offerte sur les missions de recherche et de sauvetage, la surveillance de l'environnement et les interventions d'urgence en cas de déversement.

Nous créerons, en collaboration avec nos partenaires autochtones, des plans d'intervention régionaux pour la côte Ouest.

Nous chercherons aussi à saisir des occasions de leadership partagé dans d'autres domaines, comme la création de zones locales de contrôle des navires, afin de réduire les risques pour la sécurité et les effets néfastes sur l'environnement.

Notre gouvernement a la ferme intention de continuer à intégrer les groupes autochtones au processus décisionnel, d'autant que ce processus concerne nos milieux marins.

Pour illustrer notre volonté à cet égard, un exemple : celui du Plan d'urgence sur les lieux de refuge de la Région du Pacifique, qui a été élaboré avec la collaboration du Conseil de la Nation haïda et d'autres partenaires provinciaux et fédéraux.

Ce plan peut être exécuté à court préavis et peut servir à limiter les répercussions d'un accident ou de toute autre crise sur l'eau.

Ensemble, après une série d'activités de consultation et de mobilisation, nous avons créé un processus qui, à terme, nous permettra de mieux localiser les lieux de refuge pour les navires dans le besoin n'importe où le long des côtes de la Colombie-Britannique.

Je suis particulièrement fier des discussions préliminaires entre le gouvernement du Canada et les Premières Nations de la côte. Nous avons su établir des partenariats avec elles en suivant une démarche régionale coordonnée pour mettre en œuvre le Plan de protection des océans dans le Nord et au centre de la côte britanno-colombienne. Nous travaillons maintenant à créer des liens semblables avec les Autochtones du Sud de la côte.

Le comité directeur mixte Heiltsuk-fédéral qui a été mis sur pied à la suite de l'incident du Nathan E. Stewart près de Bella Bella montre bien que nous pouvons travailler ensemble au Plan de protection des océans, de façon à ce que les collectivités côtières participent à la sécurité maritime.

Un quatrième volet de notre plan est à l'image des réalités du développement maritime et commercial.

Pour une nation commerçante comme la nôtre, un pays d'ouverture sur le monde comme le nôtre, notre littoral est essentiel à notre économie.

Nos emplois, ici au Canada, dépendent de notre capacité à desservir les marchés d'Asie et d'Europe, et à y avoir accès. C'est ainsi que beaucoup de nos marchandises et produits transformés parviennent aux acheteurs dans le monde.

Le transport de marchandises le long des côtes canadiennes prend de l'ampleur. Il est donc de plus en plus important que les produits arrivent à destination par des moyens sécuritaires et responsables, pour préserver la santé de nos écosystèmes marins.

Par conséquent, nous allons investir dans leur préservation et restauration, et dans la réduction des effets du trafic maritime sur les mammifères marins.

Nous devons porter une attention particulière aux épaulards près des côtes de la province, et devons réduire encore plus la menace que posent le bruit et les risques de collision entre ces mammifères et les navires commerciaux.

Mais comment préserver et protéger notre littoral – et éviter de menacer les mammifères marins – tout en renforçant nos échanges commerciaux et en veillant à la vitalité de notre économie? C'est là tout le défi.

D'abord, nous allons financer de nouvelles études sur les répercussions du transport et de son intensification sur les écosystèmes marins. Le gouvernement participe depuis fort longtemps à des programmes de protection des mammifères marins. Mais, plus nous en savons, mieux nous serons outillés, et plus nous nous attaquerons efficacement à cette question.

J'aimerais vous parler brièvement des derniers projets et partenariats en cours.

En étroite collaboration avec l'Alliance verte, mes représentants ont réalisé une étude pour mieux comprendre les effets des bruits sous-marins d'origine naturelle et humaine sur les animaux marins. Je suis heureux d'annoncer que l'étude est maintenant disponible sur le site Web de Transports Canada et pourra servir de point de repère pour tout le monde.

L'Alliance verte a également lancé aujourd'hui un système d'indicateurs de rendement dans le cadre de son programme de certification environnementale pour l'industrie maritime nord-américaine. Les indicateurs permettront de réduire les bruits sous-marins provenant des navires et des ports. C'est une excellente nouvelle!

Ces indicateurs ont été conçus en collaboration avec des chercheurs et des scientifiques du domaine marin, des organismes non gouvernementaux voués à la protection de l'environnement et le gouvernement fédéral. Cette initiative est une première mondiale : elle permettra d'évaluer officiellement les efforts des compagnies pour réduire les bruits sous-marins qui découlent de leurs activités.

Par ailleurs, je suis heureux de souligner que le Buena Ventura, un navire appartenant à NYK Bulk and Projects, qui achemine régulièrement du sel vers Vancouver, a accepté de participer à un projet pilote avec Port Metro Vancouver. Ensemble, ils mesureront le potentiel de réduction du bruit durant le nettoyage de la coque du navire.

J'aimerais remercier la BC Chamber of Shipping d'avoir contribué à rendre ce partenariat possible. C'est formidable de voir que l'industrie est aussi déterminée que nous à trouver des solutions à un enjeu complexe.

D'ailleurs, nous allons corriger les lacunes de l'actuel réseau de stations d'écoute sous-marines. Ces appareils nous permettent de mieux comprendre les effets du transport sur les baleines.

Et nous redoublerons d'efforts pour transmettre les données recueillies aux organismes partenaires comme Ocean Networks Canada. Ce travail nous fournira un plus grand nombre de données probantes, qui sont essentielles à la compréhension que nous tentons d'avoir non seulement des défis à relever, mais aussi des solutions envisageables. Nos mesures de protection des mammifères marins s'inscrivent dans un plan d'action global pris aux termes de la Loi sur les espèces en péril. Ce plan, qui relève du ministère des Pêches et des Océans, permettra de rétablir la population d'épaulards du Nord et du Sud. Le plan d'action révisé sera présenté au cours des prochains mois pour offrir les meilleures chances de rétablissement à cette espèce.

Pour ce qui est de l'ensemble des milieux océaniques, notre gouvernement appuiera l'élaboration de plans de zones côtières et établira des priorités de restauration sur nos trois côtes.

Les projets de restauration des habitats se réaliseront avec – et dans bien des cas sous la direction – des collectivités autochtones, des utilisateurs des ressources, des groupes locaux et de la population.

De plus, nous mettrons en œuvre un programme pilote dans des régions fortement fréquentées pour répertorier des conditions écosystémiques de référence.

Nous espérons ainsi mieux localiser les habitats qui gagneraient à être restaurés. La collecte de données de référence sur l'environnement nous aidera à détecter les variations des écosystèmes et à mieux comprendre les effets cumulés du transport sur l'eau.

Alors voilà en somme quatre volets clés de notre plan de protection des océans.

Selon moi, ces mesures s'imposaient depuis belle lurette. Bien franchement, il aurait fallu les mettre en place il y a longtemps.

Voilà pourquoi j'ai fait de la protection de nos océans et de notre littoral une priorité absolue.

Et voilà pourquoi le Plan de protection des océans est l'un des piliers de notre projet de réforme du réseau de transport au Canada, un réseau que nous voulons suffisamment solide, polyvalent et novateur pour nos besoins actuels et la demande appelée à augmenter et à changer plus tard.

Aujourd'hui, j'ai surtout parlé des retombées de notre plan sur les zones côtières de la Colombie-Britannique et sur leur préservation. Mais les bienfaits de notre plan s'étendront au pays tout entier.

Dans l'Est, par exemple, nous allons rouvrir le Centre secondaire de sauvetage maritime à St. John's. Ainsi, nous augmenterons la capacité de recherche et sauvetage dans la région et disposerons des renseignements nécessaires pour intervenir plus efficacement sur place. Nous allons aussi investir dans le Nord pour accroître la sécurité et l'efficacité du transport de marchandises vers les localités nordiques. La portée de notre plan est sans contredit nationale.

Et c'est un plan qui a vu le jour grâce à la participation de milliers de Canadiens, littéralement.

Quand nous avons décidé d'entamer cette transformation du réseau de transport canadien, mes représentants et moi avons lancé une discussion avec les Canadiens en personne et en ligne.

Nous avons rencontré des représentants de l'industrie et des travailleurs. Nous avons discuté avec des groupes autochtones, des organismes non gouvernementaux et des citoyens; avec des ministres des transports provinciaux et territoriaux; et avec des ministres de l'agriculture, de l'environnement et des ressources naturelles.

En tout, nous avons tenu plus de 50 séances, où les points de vue les plus variés ont été écoutés, pour comprendre le mieux possible la voie à prendre et l'objectif à atteindre.

Nous voulions éviter les solutions précipitées et le court-terme. Nous voulions plutôt réunir les conditions d'une réussite à long terme.

Et pour nos océans et notre littoral, nous voulions en arriver à un plan visant d'abord et avant tout la sécurité et la protection de l'environnement, pour que nous puissions continuer à mener nos activités commerciales en toute confiance et à assurer la vigueur de notre économie.

Le Plan de protection des océans représente le plus important effort financier de l'histoire en vue de protéger nos eaux et nos rives. Ces mesures ambitieuses sont urgentes et nécessaires depuis longtemps.

Par chance, la géographie nous a comblés. Notre littoral, un lieu de beauté sauvage et d'écodiversité, est l'un des plus spectaculaires au monde.

Les gens viennent des quatre coins du pays et de l'étranger pour le voir et en garder le souvenir.

Pour certains, c'est un lieu de loisir, de contemplation, de foi. Pour d'autres, c'est tout simplement chez eux.

Notre gouvernement prend l'engagement de protéger notre littoral pour aujourd'hui et pour demain.

Grâce à ce nouveau plan, le Canada aura un système de protection et de préparatifs en cas d'urgence qui figurera parmi les meilleurs au monde, et qui égalera ou surpassera les pratiques de sécurité maritime les plus rigoureuses des autres pays.

Nous allons en faire plus pour limiter la pollution et prévenir les accidents, et nous serons mieux préparés à y faire face si l'improbable devait se produire.

En collaboration avec nos partenaires autochtones, nous veillerons au transport efficace des marchandises, protégerons nos emplois et en créerons d'autres, et préserverons les environnements uniques que nous chérissons en tant que Canadiens.

Ces mesures sont progressives et proactives. Nous entendons veiller à la santé de nos océans pour des décennies encore.

Je vous ai présenté beaucoup de projets qui sont en cours pour mettre notre plan à exécution. Dans les prochains mois, notre gouvernement expliquera un peu plus chacun de ces projets et collaborera avec ses partenaires pour les mettre en œuvre. La population canadienne verra des améliorations concrètes. Il sera question, entre autres, de rouvrir le Centre secondaire de sauvetage maritime à St. John's, de renforcer les ressources de la Garde côtière canadienne et de faire de nouvelles études sur les répercussions du transport et de son intensification sur les écosystèmes marins.

Lors de son passage à Vancouver avec moi à la fin de l'an dernier, le premier ministre a parlé de ses passions et de ses motivations. Il a dit que tout ce que notre gouvernement fait, tous les gestes qu'il pose, c'est pour laisser à nos enfants et à nos petits-enfants un Canada meilleur.

Un meilleur endroit où vivre, avec de bons emplois bien rémunérés pour la classe moyenne, des milieux de vie sécuritaires et des sites naturels protégés et préservés, des sites qui font la joie de tous.

Le Plan de protection des océans nous aidera à concrétiser cette vision. Du même coup, nous investissons dans l'avenir du pays.

En travaillant avec nos partenaires le long des côtes et partout au pays, je suis convaincu que nous pouvons préserver notre littoral pour des générations et des générations.

Merci!


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