Discours du ministre Champagne au 33e gala du Nouvel An chinois organisé par l’Association commerciale Hong Kong-Canada

Discours

Le 31 janvier 2017– Montréal (Québec)

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada.

Gung Hay Fat Choy!

Sun Leen Fai Lok!

Tout d’abord, j’aimerais vous souhaiter à tous une bonne année du coq. Puisse-t-elle nous amener prospérité, santé et paix.

C’est un honneur pour moi d’être ici ce soir au nom du Gouvernement du Canada et du premier ministre Justin Trudeau pour le 33e gala du Nouvel An chinois organisé par l’Association commerciale Hong Kong Canada – Montréal.

Depuis longtemps, Hong Kong fournit un cadre économique sûr, stable et prospère à une multitude d’entreprises canadiennes.

Hong Kong est un marché intéressant pour le Canada grâce à son économie ouverte qui joue un rôle central en tant que plaque tournante régionale pour l’investissement, le commerce et les finances. 

Aujourd’hui, cette plateforme est essentielle afin de permettre aux entreprises canadiennes d’avoir accès à un vaste marché en Chine et dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique. 

Nous sommes d’avis que le Canada peut jouer un grand rôle à l’appui de la croissance économique et de la modernisation qui ont cours partout en Chine et dans de nombreuses parties de la région Asie-Pacifique – et notamment à Hong Kong même. 

Plus de 180 compagnies canadiennes ont des bureaux à Hong Kong et plusieurs autres sont impliqués dans des partenariats et des ententes de co-entreprise.

La Chambre de commerce du Canada à Hong Kong est l’une des plus importantes à l’étranger. 

En 2015, le commerce bilatéral de marchandises avec Hong Kong a atteint 4,2 milliards de dollars.

Hong Kong était notre huitième plus grande destination pour l’exportation de biens en 2015, avec 3,9 milliards de dollars en marchandises exportées.

L’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) Canada-Hong Kong a été signé le 10 février 2016 et est entré en vigueur le 6 septembre 2016.

Cet accord jette les bases pour une croissance des investissements en offrant aux investisseurs la protection et la capacité de prévoir dont ils ont besoin pour opérer avec confiance.

Cet APIE contribuera à promouvoir davantage les investissements bilatéraux entre le Canada et Hong Kong et à démontrer l’engagement du Canada à approfondir ses liens économiques avec l’Asie. 

Les investissements étrangers directs du Canada à Hong Kong ont atteint 7,3 milliards de dollars en 2015 et il s’agit de la troisième destination la plus populaire pour le Canada en matière d’investissement en Asie.

Hong Kong est également une source importante d’investissement direct étranger au Canada. Les stocks d’investissement direct étranger provenant de Hong Kong au Canada totalisaient presque 16,4 milliards de dollars en 2015.

Attirer des investissements créateurs d’emplois au Canada et élargir les liens commerciaux du Canada avec les marchés asiatiques en croissance rapide représentent pour moi des priorités absolues. Je me plais souvent à dire que je suis le « chef du marketing » du Canada.

Les intérêts canadiens touchent un grand nombre de secteurs, notamment les services financiers, les technologies durables, les services professionnels, l’agroalimentaire, les transports, l’éducation, les technologies de l’information et des communications.

Mais la relation entre Hong Kong et le Canada, ainsi que celle entre la Chine et le Canada, repose sur de profonds liens entre nos peuples, entre les familles qui comptent des membres de chaque côté de l’océan Pacifique ainsi que sur des liens culturels. Les avantages mutuels que nous pouvons retirer sont immenses et tels que nous pouvons nous mettre au défi de nous surpasser pour progresser et nous améliorer.

Le Canada et Hong Kong partagent un patrimoine issu de notre appartenance au Commonwealth et notre engagement à respecter plusieurs valeurs communes est indéniable. 

De plus, les arts et les échanges culturels sont outil puissant et important pour la promotion des valeurs canadiennes et des liens d’amitié entre les peuples du Canada et de Hong Kong.

Selon la Fondation Asie Pacifique du Canada, près de 300 000 Canadiens habitent à Hong Kong et quelque 500 000 personnes d’origine hongkongaise vivent au Canada.

En 2015, 142 000 touristes de Hong Kong ont visité le Canada, ce qui représente la 11e plus grande source de touristes. Par ailleurs, 358 000 Canadiens ont visité Hong Kong en 2015. 

Il importe de réitérer que le Canada appuie fermement le respect continu du principe « un pays, deux systèmes » et de l’état de droit établi en vertu de Loi fondamentale de Hong Kong. Ces éléments sont essentiels pour assurer la stabilité et la prospérité de Hong Kong ainsi que le respect des valeurs et des intérêts canadiens. 

Nos liens solides avec Hong Kong sont resserrés davantage par notre étroite relation avec la Chine, deuxième plus importante économie mondiale et deuxième partenaire commercial en importance du Canada.

L’une des grandes priorités du Canada consiste à établir des relations plus solides et plus stables avec la Chine dans une perspective à long terme, et de nombreux efforts ont été déployés en ce sens au cours de la dernière année. 

Le commerce bilatéral des marchandises entre le Canada et la Chine s’est chiffré à près de 86 milliards de dollars en 2015, ce qui représente 8,1 % du total des échanges du Canada. 

De plus, les relations bilatérales entre le Canada et la Chine sur le plan de l’investissement direct étranger ont atteint 33 milliards de dollars à la fin de 2015.

Nos liens interpersonnels sont également bien établis avec la Chine. Les Canadiens d’origine chinoise comptent pour environ 4,5 % de la population canadienne.

La Chine représente l’une des trois principales sources d’immigrants du Canada. Le pays a accueilli 19 500 résidents permanents de la Chine en 2015.

La Chine représente la principale source d’étudiants étrangers au pays. Le Canada comptait plus de 118 000 étudiants chinois en 2015.

Cette même année, la Chine était notre troisième source de touristes en importance avec plus de 483 000 visiteurs chinois tandis que 480 000 touristes canadiens ont visité la Chine.

Mais nous pouvons en faire davantage! Comme je l’ai relevé dans l’allocution du président Xi au Forum économique mondial, au cours des cinq prochaines années, les touristes chinois feront 700 millions de visites à l’étranger!

Le premier ministre Justin Trudeau a mentionné qu’il s’agira « d’une ère de collaboration accrue et d’avantages mutuels pour le Canada et la Chine au cours des prochaines années ».

Pour réaliser le plein potentiel des relations qui unissent les deux pays, le premier ministre Justin Trudeau a effectué sa première visite officielle en Chine du 30 août au 6 septembre 2016 et il s’est rendu à Beijing, à Shanghai, à Hangzhou, pour le Sommet du G20, et à Hong Kong.

En 2016, ma collègue Chrystia Freeland s’est rendue deux fois en Chine à titre de ministre du Commerce international – en juillet lors de la rencontre des ministres du Commerce du G20 et, en septembre, pour le Sommet du G20. 

Le premier ministre a également rencontré le premier ministre du Conseil des affaires d’État de la République populaire de Chine, Li Keqiang, au cours de sa première visite officielle au Canada qui a eu lieu du 21 au 24 septembre 2016.

Les deux dirigeants ont tenu leurs premières discussions dans le cadre du nouveau Dialogue annuel des leaders et ils se sont attardés sur des façons de créer des emplois, d’améliorer le niveau de vie de la classe moyenne et des personnes qui travaillent fort pour en faire partie et de bâtir des économies qui fonctionnent pour tous.

Lors des rencontres, de vigoureuses mesures ont été adoptées pour élargir la relation économique et financière entre nos deux pays. Je continuerai à faire progresser ces importants efforts. 

Les deux leaders ont également convenu de lancer des discussions exploratoires en vue d’un possible Accord de libre-échange entre le Canada et la Chine; élargir l’accès au marché pour le bœuf non désossé canadien et établir un objectif visant à doubler le commerce bilatéral d’ici 2025.

Compte tenu des liens étroits entre nos peuples et des immenses synergies entre nos économies, nous voyons beaucoup de potentiel pour le rôle que le Canada peut jouer pour soutenir la croissance et la modernisation de l’économie chinoise.

Nous avons le savoir-faire, l’expertise, les technologies et les entreprises pour le faire. 

Le Canada compte 15 bureaux commerciaux avec plus de 100 délégués commerciaux en Chine, ce qui représente l’un de nos plus grands réseaux de bureaux commerciaux à l’étranger. 

Les possibilités sont innombrables pour les entreprises canadiennes pour épauler la Chine à répondre à ses besoins croissants dans divers secteurs, notamment en infrastructure, en énergie renouvelable, en aérospatiale, en services et en agriculture.

Il existe d’importants débouchés au Canada pour les entreprises chinoises et notre gouvernement met l’accent sur la promotion des technologies vertes et des énergies renouvelables, d’un environnement canadien favorable aux entreprises et de notre main-d’œuvre diversifiée, très scolarisée et qualifiée. 

Notre solide relation avec Hong Kong et la Chine s’inscrit dans notre objectif global de renforcer notre présence et les liens avec l’ensemble de la région Asie-Pacifique. 

L’Asie occupe une place névralgique dans le monde, et nous en sommes conscients! Nous faisons partie de l’Asie-Pacifique. Le centre mondial du pouvoir politique et économique se tourne vers la région Asie-Pacifique – la part du PIB mondial excède maintenant celle de l’UE et des É.-U., et elle contribue à plus de 50 pour cent de la croissance mondiale. 

L’Asie compte 60 pour cent de la population mondiale et elle est de plus en plus aisée et mobile. Le Canada est conscient des possibilités qui y sont offertes en matière de commerce, d’éducation et de tourisme. 

Aujourd’hui la Chine et plus largement l’Asie-Pacifique représente une plate-forme importante pour les entreprises canadiennes.

L’APEC compte dans ses rangs quatre des cinq principaux partenaires commerciaux du Canada, dont la Chine.

Il est essentiel d’accroître le commerce et l’investissement avec nos partenaires dans la région si nous voulons créer une croissance à long terme et une économie favorable à la classe moyenne. 

Nos relations commerciales en Asie sont cruciales et nous redoublerons d’efforts pour assurer notre prospérité commune grâce au commerce.

Je peux vous assurer que Hong Kong et la Chine peuvent compter sur le lien d’amitié qui les unit au nouveau ministre du Commerce!

Xié xié dajia!

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