Allocution de l’honorable François-Philippe Champagne Ministre du Commerce international à l’assemblée générale annuelle de la Chambre de commerce du Canada

Discours

Le 24 septembre 2017 – Frédéricton (Nouveau-Brunswick)

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

Merci pour cet accueil très chaleureux.

Je suis très heureux d’être ici. Je tiens à remercier Perrin, le conseil d’administration, et son équipe de m’avoir invité à m’entretenir avec vous ce matin.

Je suis ici pour vous parler de la tâche que m’a confiée le premier ministre Trudeau. Il m’a demandé de « faire du commerce une réalité pour les gens ».

  • Créer des emplois bien rémunérés pour la classe moyenne en ouvrant de nouveaux marchés.
  • Créér davantage de choix et réduire les prix pour les consommateurs en éliminant certains droits tarifaires grâce des accords de libre-échange.
  • Créer davantage de possibilités pour permettre à nos petites et moyennes entreprises de croître et de prospérer.

Mais d’abord, permettez-moi de préciser que la Chambre de commerce est un partenaire important des gouvernements depuis de nombreuses années. Pour « faire du commerce une réalité pour les gens », nous avons besoin de vous.

Dans mon ancienne vie alors que je travaillais dans le milieu des affaires, j’ai pu pleinement apprécier l’importance des chambres de commerce, notamment le rôle joué par la Chambre de commerce du Canada qui agit pour organiser et défendre les entreprises.

Je tiens à vous remercier tout particulièrement de jouer aussi bien ce rôle en ce qui a trait aux relations que nous entretenons dans le cadre de l’ALENA, notamment en organisant plusieurs voyages aux États-Unis pour discuter avec des dirigeants d’entreprise et des politiciens des liens économiques vitaux entre nos deux pays.

Je suis ravi d’être ici avec des gens qui comprennent le lien essentiel entre une économie concurrentielle à l’échelle mondiale et notre qualité de vie ici au pays.

J’ai souvent dit que nous sommes une nation commerçante : le commerce est inscrit dans notre ADN. Les Canadiens comptent seulement pour 0,5 % de la population mondiale, mais nous représentons 2,5 % de la valeur totale du commerce mondial de marchandises.

Il n’est pas exagéré d’affirmer que la prospérité économique actuelle de notre pays repose sur le commerce. Mais pour assurer notre prospérité économique future, nous devons nous renouveler et réorienter notre approche.

Comme l’a indiqué le premier ministre Trudeau cette semaine, on ne peut plus faire du commerce comme le faisait nos parents il y a un quart de siècle.

De trop nombreux groupes, surtout les femmes, les Autochtones, les jeunes et les nouveaux arrivants, ne profitent pas des bénéfices du libre-échange. Quel est l’intérêt de faire valoir des statistiques sur les retombées économiques positives du commerce si de nombreuses personnes n’en profitent pas et n’y voient pas d’avantages pour eux?

Même s’il engendre des retombées positives pour la majorité des personnes, le commerce n’a pas toujours été parfait. Si c’était le cas, il n’y aurait pas d’opposition politique à la mondialisation, surtout dans des régions où les activités manufacturières traditionnelles ont été perturbées par l’automatisation, la mécanisation et la délocalisation.

C’est pourquoi nous devons travailler plus fort pour nous assurer que la classe moyenne profite des retombées du commerce et non pas seulement une minorité de bien nantis. C’est aussi pour cette raison que nous devons protéger et améliorer les règles du système que nous avons contribué à établir et dont dépend notre prospérité. 

Car il faut dire que ces règles sont parfois remises en question de manière inattendue, par exemple :

  • La Chine connaît une forte croissance;
  • L’Europe est aux prises avec un nationalisme économique rampant;
  • Toute la région de l’Asie-Pacifique est en plein essor.

Mais les Canadiens sont bien outillés pour relever ce défi.

En parcourant la liste de vos membres, avant mon arrivée, j’ai été frappé par votre diversité, votre caractère international et votre côté novateur, qui surpassent ceux de n’importe quel milieu des affaires au monde.

Il s’agit d’un atout stratégique dont nous pouvons tirer parti pour relever le défi qui se présente à nous.

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, il n’y a jamais eu pour le Canada de moment aussi opportun – de moment aussi critique – pour démontrer son leadership.

Nous sommes un modèle de stabilité et de prévisibilité, à une époque où les entreprises cherchent plus que jamais à investir dans des marchés offrant ces caractéristiques.  

Alors même si certains ont affirmé que le siècle à venir sera celui de l’Asie – et nous avons tous constaté que la Chine tient manifestement à réaliser cette prédiction – j’affirme que le siècle à venir sera celui du Canada.

Notre heure est venue.

L’Accord économique et commercial global (AECG) étant maintenant en vigueur (depuis jeudi dernier) et le processus de modernisation de l’ALENA étant en cours, notre pays a aujourd’hui un accès préférentiel à 1,2 milliard de consommateurs sur les marchés les plus lucratifs au monde.

Puisqu’il est question de l’ALENA, pendant que nous sommes ici, ma collègue, Chrystia Freeland, et nos homologues du Mexique et des États-Unis sont réunis à Ottawa pour la troisième ronde de négociations.

Bien que nous discutions de la nécessité de diversifier notre économie, nous savons tous que la plupart de nos exportations sont destinées aux États-Unis.

L’inverse est tout aussi vrai. Nos relations commerciales sont d’ailleurs si solides que nous ne nous limitons pas à nous vendre mutuellement des biens, mais nous construisons aussi des choses ensemble.

Et pourquoi pas? Nous avons beaucoup en commun. La géographie a fait de nous des voisins. Nos valeurs et nos traditions démocratiques communes font de nous les meilleurs amis et alliés.

Il est tout à fait logique d’intensifier nos échanges commerciaux et nos investissements avec les États-Unis, même si nous diversifions nos activités ailleurs dans le monde.

La zone de libre-échange nord-américaine est désormais la plus vaste zone économique au monde.

Ensemble, le Canada, les États-Unis et le Mexique comptent pour plus du quart du PIB mondial, alors que nous représentons moins de 7 % de la population mondiale.

Des millions de personnes au Canada, aux États‑Unis et au Mexique gagnent leur vie grâce aux retombées directes du commerce en Amérique du Nord.  

Des travailleurs mettent du pain sur la table et des parents payent les études de leurs enfants grâce à des emplois qui découlent des échanges commerciaux et de l’investissement.

Voilà pourquoi nous travaillons très fort avec nos amis et des partenaires comme vous pour moderniser l’ALENA.

Et n’oubliez pas, c’est nous qui avons aidé à rédiger les règles, et c’est nous qui pouvons veiller à ce qu’elles soient mises à jour et réécrites pour assurer notre prospérité future.

Le gouvernement Trudeau s’activera à promouvoir les possibilités économiques audacieuses que nous avons chèrement acquises, afin que le Canada et toute l’Amérique du Nord puissent se positionner comme la puissance économique mondiale qu’ils ont le potentiel d’être.

Mais nous avons aussi une occasion unique de tirer profit de la diversité du Canada, de son ouverture, de son histoire commerciale et de notre engagement à l’égard d’un système fondé sur des règles qui régit le commerce mondial d’aujourd’hui.

C’est le moment idéal pour la diversification.

Et précisons qu’il y présentement beaucoup d’intérêt dans ce que le Canada a à offrir.

Cela s’explique en partie par l’approche progressiste du Canada en matière de commerce.

Notre façon de faire des affaires à l’étranger se distingue par un élément bien précis, et il s’agit d’une différence fondamentale : je travaille à promouvoir l’approche progressiste du Canada en matière de commerce.

À la base, le commerce progressiste fait en sorte que plus de gens puissent pratiquer des activités commerciales et que celles-ci profitent à ceux qui s’efforcent de subvenir aux besoins de leurs familles et de se bâtir un avenir prospère.

Dans la pratique, cela signifie qu’on accorde plus d’attention aux intérêts et aux ambitions des petites entreprises, notamment celles qui appartiennent à des femmes, à des jeunes et à des entrepreneurs autochtones, en les mettant au premier plan pour les aider à réaliser leur plein potentiel.

Nous pouvons améliorer les chances de réussite des entrepreneurs et des propriétaires de petites entreprises – qui constituent le moteur de l’économie canadienne – en intégrant des éléments progressistes appropriés dans les accords commerciaux.

Cette approche est au cœur de la manière dont le Canada interagit sur la scène mondiale dans tous les aspects de nos relations étrangères.

C’est pour cette raison que nous avons incorporé pour la toute première fois un chapitre sur l’égalité des sexes dans un accord commercial conclu avec un pays du G20, le Chili, et que nous avons affirmé clairement et sans équivoque que le commerce progressiste est la voie de l’avenir.

Nous ne pouvons pas et ne voulons pas laisser de côté des pans entiers de notre économie.

Remettre en question l’orthodoxie établie constitue un grand défi, mais notre diversité donne de la force à notre économie.

Avec l’AECG, nous avons créé un nouvel accord modèle, qui devrait servir d’exemple pour dynamiser et renouveler les relations commerciales partout dans le monde.

Quelles sont les prochaines étapes?

Le centre de gravité de l’économie mondiale se déplace sans contredit d’ouest en est.

Les marchés de la région de l’Asie-Pacifique émergent rapidement comme de nouvelles puissances économiques en matière de commerce et d’investissement.

La part de l’Asie dans le PIB mondial dépasse maintenant celle de l’Union européenne ou des États‑Unis, et cette région génère plus de 50 % de la croissance mondiale.
L’Asie abrite plus de la moitié de la population mondiale, une population de plus en plus prospère et mobile, et le Canada reconnaît là toutes les possibilités que cela représente en matière de commerce, d’éducation et de tourisme.

Aujourd’hui, la Chine et la région de l’Asie-Pacifique en général constituent un marché important pour les sociétés canadiennes.

Les quatre principaux partenaires commerciaux du Canada, dont la Chine, sont membres de l’APEC. Pour créer une croissance à long terme et mettre en place une économie avantageuse pour la classe moyenne, il est essentiel d’augmenter nos activités commerciales et nos investissements avec nos partenaires de la région.

Notre gouvernement veut s'assurer que le Canada est bien placé pour tirer parti de cette occasion.

En premier lieu, nous mettons en place un guichet unique pour les investissements au Canada. Cette initiative regroupera en un même lieu l’ensemble des outils, des possibilités et des processus réglementaires en matière d’investissements, ce qui facilitera les nouvelles activités commerciales et les nouveaux investissements. Voilà exactement ce que nous devons faire pour être concurrentiels.

Nous mettons aussi tout en œuvre pour bien nous positionner et avoir l’avantage du premier arrivé.

C’est pourquoi nous venons d’amorcer des discussions exploratoires en vue d’un éventuel accord de libre-échange avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).

Le Canada travaille également très fort à élargir ses relations en matière de commerce et d’investissement avec les marchés de l’Inde, du Japon et de la Chine.

En ce qui a trait à la Chine, nous privilégions une approche globale, stratégique et à long terme qui aidera nos entreprises non seulement à se diversifier, mais aussi à établir les liens et la présence dont nous avons besoin en Asie pour réussir et assurer notre prospérité future.

En fait, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs dirigeants politiques et d’entreprises à Shanghai, à Chongqing, à Zhengzhou et à Beijing, et j’ai pu échanger avec eux sur la façon dont nous pouvons élargir encore davantage nos relations commerciales en plein expansion.

Plusieurs d’entre vous savez sans doute que le premier ministre Justin Trudeau et le premier ministre chinois Li ont annoncé l’année dernière que nos gouvernements entamaient des discussions exploratoires sur un possible accord de libre-échange avec la Chine.

Ces discussions visent à déterminer s’il serait avantageux d’amorcer une négociation officielle sur un possible accord de libre-échange.

Parallèlement, le gouvernement du Canada poursuit ses consultations sur ce sujet auprès des Canadiens.

Nous pouvons ainsi saisir une occasion unique – avec le Canada en tête – pour mieux comprendre les tenants et aboutissants des échanges commerciaux avec la Chine ainsi que les répercussions d’un possible accord de libre-échange.

L’élargissement de nos liens commerciaux et d’investissements avec la Chine offre des avantages extraordinaires.

Toutefois, nous savons que la Chine est un marché complexe.

Mais rappelons-nous que le Canada est aussi en position de force : nous faisons partie du G7, nous avons contribué à la rédaction des règles régissant le marché mondial et nous avons accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs. 

Ainsi, les liens que nous établirons à l’avenir seront assujettis à nos conditions et à nos échéanciers, et nous resterons à l’affût des défis à relever.

Je vous suis très reconnaissant de votre contribution jusqu’à présent, ainsi que de l’analyse exhaustive que la Chambre a récemment réalisée sur le marché chinois et de la proposition visant l’accroissement des échanges commerciaux.

Pour ce qui est du Japon, nous travaillons activement à réévaluer les options qui s’offrent à nous à la suite des discussions sur un accord Partenariat transpacifique-12 (PTP-12).

Nous examinons les répercussions afin de déterminer la meilleure approche pour les étapes après le PTP-12, de manière à conclure une entente à long terme avec le Japon et, comme je l’ai déjà souligné, de manière à fixer les modalités des échanges commerciaux dans la région de l’Asie-Pacifique.

Ce travail est essentiel et nécessite du temps. Mais le Canada a dirigé ce processus en organisant des discussions en mai dernier à Toronto, et nous continuerons d’exercer des pressions pour obtenir un accès à ce marché selon nos conditions et dans le respect de nos intérêts.

Je me suis régulièrement entretenu avec mes homologues en Inde pour leur demander d’agir rapidement au sujet de l’Accord sur la promotion et la protection des investissements (APIE) et de l’Accord de partenariat économique global (APEG). 

Nos multiples liens historiques et culturels ainsi que les liens que nos deux peuples entretiennent doivent s’accompagner d’un accroissement des échanges commerciaux et des investissements.

Le commerce bilatéral entre nos deux pays se chiffre aujourd’hui à 8 milliards de dollars. Je pense que nous pouvons faire beaucoup mieux. 

N’oubliez pas que nous avons déjà un accès préférentiel au marché sud-coréen depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange Canada-Corée le 1er janvier 2015.

Assurez-vous que votre entreprise tire parti des occasions d’affaires dans notre sixième marché d’exportation en importance. J’ai visité Séoul cette année et j’ai pu y promouvoir le Canada et certaines de nos industries clés, notamment le secteur forestier ainsi que le secteur des technologies informatiques et de l’information.

Le Marché commun du Cône sud – MERCOSUR – une union douanière établie en 1991 entre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay est une autre région du monde qui représente un grand potentiel pour les Canadiens.

Lors de son voyage en Argentine, en novembre 2016, le premier ministre Trudeau s’est engagé à amorcer un dialogue continu sur le renforcement des liens en matière de commerce et d’investissement entre le Canada et le MERCOSUR.

Au cours des derniers mois, le Canada et le MERCOSUR ont cherché à réévaluer le potentiel d’un accord de libre-échange. En 2016, les quatre membres du MERCOSUR comptaient un PIB combiné de 3,2 mille milliards de dollars et une population combinée de 260 millions d’habitants.

Nous avons aussi tracé la voie à suivre pour bonifier notre statut de membre au sein de l’Alliance du Pacifique, une initiative régionale qui regroupe la Colombie, le Mexique, le Pérou et le Chili.

Nous concentrons nos efforts afin de produire des résultats pour les Canadiens en saisissant rapidement, et de manière responsable, chacune des occasions qui se présentent pour améliorer les possibilités pour notre classe moyenne afin qu’elle soit compétitive et qu’elle réussisse sur la scène mondiale.

Nous ne ménageons aucun effort pour mettre en valeur les produits canadiens, pour créer de nouvelles possibilités en faisant la promotion des échanges commerciaux, en misant sur nos délégués commerciaux à l’étranger, sur Exportation et développement Canada (EDC) et sur la Banque de développement du Canada (BDC), et, le plus important, en favorisant une expansion sans précédent des partenariats commerciaux partout dans le monde.

Mais nous avons besoin de votre aide pour profiter des occasions qui découlent de la politique commerciale.

Grâce au commerce, notre pays s’est hissé parmi les dix principales économies mondiales, avec une population qui est la 37e plus importante au monde.

En termes de ratio de la dette publique nette au PIB, le Canada continue de jouir de la meilleure situation financière parmi les pays du G7. Nous observons l’un des plus hauts taux de croissance du PIB réel sur une période de 12 mois par industrie, depuis les 17 dernières années.

Depuis que nous avons été élus, l’économie du Canada a créé près de 428 000 nouveaux emplois, et le taux de chômage du Canada est passé de 7,1 % à 6,2 %, son point le plus bas depuis septembre 2008.

Je vois le potentiel énorme des entreprises canadiennes.

C’est la raison pour laquelle nous profitons de l’occasion pour créer des débouchés afin que les entreprises puissent diversifier leurs activités en toute confiance.

Je sais qu’il est nécessaire d’avoir une bonne dose de courage pour démarrer une entreprise, pour lui donner une envergure internationale et pour oser élargir et diversifier ses activités à l’étranger.

En tant que « dirigeant principal du marketing mondial » du Canada, je me fais un devoir d’aider les entreprises canadiennes de calibre mondial à tirer profit des importants débouchés qui existent à l’heure actuelle. 

Nous pouvons et nous allons attirer le capital, les investissements et les intérêts nécessaires pour positionner à long terme chacun de nos entrepreneurs émergents et chacune de nos étoiles montantes du secteur de l’économie.

Le premier ministre m’a confié un mandat très clair : augmenter les échanges commerciaux du Canada et attirer des investissements qui génèrent des emplois au Canada afin d’accroître les débouchés économiques pour tous les Canadiens.

Des échanges commerciaux et des investissements accrus se traduisent par plus d’emplois et par une croissance économique accrue qui contribuent à renforcer la classe moyenne du Canada et à faciliter les efforts des personnes qui veulent en faire partie.

Dans son budget de 2017, le gouvernement du Canada s’est fixé une cible très ambitieuse qui consiste à accroître de 30 % les exportations de biens et services d’ici 2025.

Il s’agit effectivement d’une cible ambitieuse. Mais nous estimons être en mesure de l’atteindre. Pour ce faire, nous mettons à la disposition des entrepreneurs, des entreprises et des travailleurs canadiens les outils dont ils ont besoin pour y parvenir. 

Notre heure est venue. Pour réussir, nous devons unir nos efforts dans notre quête d’un commerce progressiste. Profitons de chaque occasion! Soyons ambitieux! Faisons du commerce une réalité au service des gens! 

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