Les ministres de l’Environnement, des Océans et de l’Énergie prêts à agir pour nos océans et nos mers; ils terminent la réunion conjointe du G7 sur la santé des océans, des mers, et des communautés côtières résilientes

Communiqué de presse

Le 20 septembre 2018

Halifax (Nouvelle-Écosse) – Le Canada et ses partenaires du G7 reconnaissent la nécessité de prendre des mesures urgentes afin de s’attaquer aux effets dévastateurs de la pollution plastique et des déchets marins, de la surexploitation des stocks de poissons et des événements météorologiques extrêmes sur la santé et la durabilité de nos océans, de nos mers, de nos collectivités côtières, et de nos écosystèmes dans leur ensemble.

Des océans en bonne santé et résilients peuvent permettre d’atténuer les effets du changement climatique. Ils constituent également une source majeure et croissante de nourriture pour la population mondiale, un facteur clé pour les économies nationales et locales, ainsi qu’une occasion de nouvelles sources d’énergie renouvelable.

Aujourd’hui, les ministres de l’Environnement, des Océans et de l’Énergie du G7 ont conclu leur réunion conjointe sur la santé des océans et des mers et des communautés côtières résilientes en appui au thème du G7 « Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre ». Au cours de leur rencontre, les ministres ont discuté du besoin d’établir des partenariats avec les parties intéressées pertinentes, en particulier les collectivités locales, autochtones, des régions côtières éloignées et des petites îles, le secteur privé, les organismes internationaux et la société civile afin de favoriser des solutions efficaces et innovantes pour améliorer la santé de nos océans et de nos mers.

La réunion était organisée conjointement par l’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, l’honorable Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, et l’honorable Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles. Les ministres du G7 étaient accompagnés des ministres et représentants de la Jamaïque,  du Kenya, de la République des îles Marshall, du Nauru, de la Norvège, des Seychelles, et du Vietnam, ainsi qu’avec des représentants autochtones du Canada. La réunion a également compris une présentation du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes pour la présidence canadienne du G7.

Les ministres ont discuté des diverses façons de faire avancer les priorités établies par les dirigeants du G7 dans le Plan d’action de Charlevoix pour la santé des océans et des mers et des communautés côtières résilientes, au Sommet de Charlevoix en juin dernier, en particulier concernant les initiatives suivantes :

  • Lutter contre la pollution plastique marine grâce à des innovations sociales et technologiques

    Les dirigeants du G7 ont convenu que la réduction de la pollution plastique dans nos océans exige que soient prises des mesures urgentes par les gouvernements et les entreprises. Les grandes entreprises multinationales se sont engagées de manière importante en vue de réduire la pollution plastique dans ce contexte. Unilever a annoncé qu’elle mettait sur pied une nouvelle entité sans but lucratif pour réduire les déchets des consommateurs et des entreprises, et qu’elle appuiera la Charte sur le plastique des océans, qui a été annoncée au Sommet du G7 à Charlevoix. Loblaws, Walmart, Nestlé Canada, Ikea, Dow Chemicals, la société Coca-Cola, BASF Canada et A&W Canada ont également emboîté le pas pour soutenir la Charte sur le plastique des océans. Le constructeur de véhicules automobiles Volvo a redoublé son initiative ambitieuse de parvenir à fabriquer, d’ici 2025, 25 % du plastique contenu dans ses voitures à partir de plastique recyclé. De plus, en collaboration avec le Forum économique mondial, le Canada investira 6 millions de dollars pour renforcer les partenariats publics-privés en vue d’appuyer l’action mondiale exercée dans les points chauds du monde en matière de pollution plastique.

    Plusieurs des pays interlocuteurs qui ont pris part à la réunion du G7 sont également intervenus pour apporter leur soutien à la Charte sur le plastique des océans, adoptée à Charlevoix, y compris la Jamaique, le Kenya, la République des îles Marshall, et la Norvège. La Charte a été proposée au Sommet de Charlevoix en juin 2018, et fournit un cadre international pour orienter l’action visant à mettre un frein au flot du plastique vers les océans.

    Les membres du G7 ont uni leurs efforts pour mettre sur pied un Défi innovation du G7 sur le plastique conçu pour susciter toute innovation visant à combattre la pollution plastique. Le Canada s’est engagé à soutenir l’initiative en lui consacrant 20 millions de dollars, de même qu’une somme de plus de 12 millions de dollars pour financer les innovations canadiennes.

    En plus du plastique présent dans les océans, une des plus importantes menaces faisant face à nos océans est la quantité de déchets marins, et en particulier, les engins de pêche fantômes. On entend par engins fantômes tout équipement de pêche ou tout débris relié à la pêche, qui a été abandonné, perdu ou rejeté à l’eau, et fait partie des débris les plus nocifs et les plus mortels trouvés dans les océans. Le Canada renforce son engagement sur le plan national et international pour lutter contre les déchets marins, et est signataire de l’Initiative mondiale de lutte contre les engins de pêche fantômes. Cette initiative mondiale réunit 80 participants provenant de 50 organisations, qui représentent des gouvernements, des organismes intergouvernementaux et non gouvernementaux, le secteur privé et les industries de la pêche, de même que le milieu universitaire.

    Pour concrétiser davantage son engagement à aider à réduire la pollution marine, le gouvernement du Canada investira 600,000 dollars dans le Programme  de surveillance de la pollution marine, qui est dirigé par Ocean Wise. Cela permettra d’en assurer le financement pendant quatre autres années.

  • Soutenir la durabilité des océans et des pêches en luttant contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)

    Les dirigeants du G7 ont discuté de la nécessité de travailler à l’échelle du monde, et d’établir des partenariats publics-privés plus solides en vue de combattre la pêche INN.

    Le gouvernement du Canada a souligné son soutien à la lutte contre la pêche INN en annonçant plus tôt aujourd’hui que jusqu’à 10 millions de dollars seront investis en vue d’appuyer le développement et le déploiement de technologies satellitaires capables de repérer et de suivre des navires soupçonnés de conduire des activités de pêche INN. Un investissement supplémentaire à hauteur de 1,6 million de dollars contribuera à étendre le partage de renseignements sur les pêches régionales entre les pays du Pacifique occidental et central, ainsi que mettre au point de nouveaux outils et des pratiques exemplaires afin d’éliminer les activités de pêche INN de leurs eaux territoriales.

    Le gouvernement du Canada a également annoncé son soutien aux activités de Global Fishing Watch ─ une organisation internationale sans but lucratif, faisant la promotion d’océans en santé, productifs et résilients grâce à la gouvernance transparente et efficace de leurs ressources marines.

  • Accroître notre connaissance des océans en étendant les efforts d’observation mondiaux de même que la mise en commun des données scientifiques

    Tel qu’il a été reconnu durant le Sommet des dirigeants du G7 à Charlevoix, une connaissance plus accrue de nos océans est indispensable pour assurer leur santé à long terme.

    Le gouvernement du Canada s’est engagé à étendre les efforts d’observation mondiaux en vue d’améliorer l’accessibilité et la mise en commun des connaissances et des données scientifiques, afin d’assurer qu’elles permettent d’éclairer efficacement le processus de prise de décisions. Un meilleur partage des renseignements des données océaniques et de meilleures technologies d’observation des océans permettront de cerner et de réduire au minimum tout risque encouru par les collectivités côtières.

    Au premier rang de l’observation des océans se trouve le programme Argo. Le  gouvernement du Canada investira à hauteur de 5,6 millions de dollars en soutien au déploiement de l’Argo Ocean Array ─ un réseau mondial de 3 800 flotteurs profileurs dérivants, assurant en permanence un suivi des eaux internationales, en mesurant les changements de température et de salinité de la couche supérieure des océans, et en publiant ces données. Les pays en développement bénéficieront de ces capacités d’observation des océans.

  • Appuyer la recherche de solutions innovantes et le financement pour mettre au point des systèmes énergétiques propres et résilients dans les communautés côtières vulnérables

    Les ministres du G7 ont discuté de la vulnérabilité toute particulière des communautés côtières face au nombre accru d’événements météorologiques extrêmes à l’échelle de la planète, et ont souligné leur engagement à aider à renforcer la résilience des communautés côtières, que ce soit chez nous ou sur le plan international. Les ministres ont convenu de lancer l’Initiative du G7 sur l’observation de la terre et la gestion intégrée des zones côtières en vue d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité des données et des services, qui sont cruciaux pour mieux comprendre l’état actuel de nos océans et de nos côtes.

    Les ministres ont également convenu que les systèmes énergétiques résilients sont un élément fondamental pour accroître la résilience générale des communautés côtières, et en particulier dans les petits États insulaires en développement (PEID), et dans les pays côtiers vulnérables de faible altitude, alors qu’ils appuient les opérations et les infrastructures essentielles, telles que les communications, les hôpitaux, et les installations d’épuration des eaux, dans le contexte d’une intervention d’urgence et d’efforts de rétablissement.

    Le gouvernement du Canada fait sa part avec un financement à hauteur de 60 millions de dollars visant à appuyer l’expansion des systèmes d’énergie propre dans les PEID, à améliorer l’accès aux sources d’énergie pour les femmes et les filles, et offrir de la formation et des opportunités d’emploi aux femmes dans les secteurs de technologies durables et non traditionnels.

    Les résultats de la réunion des ministres de l’Environnement, des Océans et de l’Énergie du G7 jettent les bases nécessaires à la prise de mesures immédiates, et l’on s’attend à la poursuite d’une collaboration élargie à l’échelle internationale lors de la Conférence sur l’économie bleue durable, coprésidée par le Canada à Nairobi, au Kenya, du 26 au 28 novembre 2018.

Citations

« Les membres du G7 prennent des mesures audacieuses pour protéger nos océans ─ une ressource qui crée des emplois, et dont dépendent les moyens de subsistance de nombreuses personnes dans nos pays et dans le monde entier. Je suis fier que le Canada ait su réunir les économies avancées de la planète pour répondre aux menaces auxquelles font face nos océans. Nous avons hâte de co-présider la Conférence de l’économie bleue durable, se tenant un peu plus tard cette année au Kenya, et de poursuivre la collaboration internationale en ce qui a trait à cet important enjeu. »

Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne 

« Nous avons énormément progressé aujourd’hui pour protéger nos océans et pour réduire la pollution plastique. Le Canada et nos homologues du G7 ont consolidé nos engagements pris en vue de traiter ce problème, alors que plusieurs autres grandes entreprises et gouvernements ont emboîté le pas en prenant de nouveaux engagements, y compris dans le cadre de la Charte sur le plastique des océans, qui a été proposée au Sommet du G7 à Charlevoix. Ces importants engagements sont une étape vers le nettoyage de nos littoraux, l’éradication de la pollution plastique dans nos communautés, et la création d’emplois et d’opportunités dans le cadre d’une économie propre ».

Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique 

« Une économie forte demain dépend des mesures que nous prenons aujourd’hui pour sauvegarder notre environnement. Les diverses manières dont nous produisons, déplaçons et utilisons notre énergie doivent respecter l’environnement, tout en enrichissant la vie de tous les Canadiens. Les océans de notre planète représentent une importante ressource de différentes façons, y compris une source d’énergie propre, abordable et fiable. En tant que pays du G7, il nous incombe d’aborder les enjeux mondiaux urgents, tels que répondre à la demande d’énergie de plus en plus croissante de la planète, de manière plus responsable. Je suis impatient de poursuivre le travail entrepris avec nos partenaires internationaux, en vue d’explorer les moyens de transformer nos systèmes énergétiques, et de créer un avenir plus durable pour tous ».

Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles 

Faits en bref

  • La réunion du G7 « Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre » constitue la quatrième réunion ministérielle de la présidence canadienne du G7.

  • Le G7 rassemble de manière informelle sept des économies les plus avancées au monde et comprend le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis, ainsi que l’Union européenne.

  • Le Sommet des dirigeants du G7 s’est tenu les 8 et 9 juin 2018 à Charlevoix, au Québec, Canada. Le G7 est une tribune informelle réunissant sept des économies avancées de la planète, soit le Canada, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon et l’Italie, ainsi que l’Union européenne. Le Canada présidera le G7 jusqu’au 31 décembre 2018.

  • Coprésidé par Melinda Gates et Isabelle Hudon, l’ambassadrice du Canada en France, le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes conseille le Canada, dans le cadre de sa présidence du G7, sur les approches permettant d’intégrer l’égalité des sexes et l’attribution de pouvoirs et de moyens aux femmes à l’ensemble des thèmes, activités et initiatives.

Liens connexes

Personnes-ressources

Relations avec les médias
Affaires mondiales Canada
1-833-CAN-G718 (1-833-226-4718)
G72018_media@international.gc.ca
Suivez-nous sur Twitter : @G7 | Facebook : @G7Canada | Instagram : @G7Canada | Snapchat : @G7Canada

Jocelyn Lubczuk
Attachée de presse
Cabinet du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne
jocelyn.lubczuk@dfo-mpo.gc.ca
343-548-7863

Caroline Thériault
Attachée de presse
Cabinet de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique
613-462-5473
caroline.theriault2@canada.ca

Vanessa Adams
Attachée de presse
Cabinet du ministre des Ressources naturelles
343-292-6811
vanessa.adams@canada.ca


Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :