Discours du ministre de la Diversification du commerce international, l’honorable Jim Carr, à la Chambre de commerce de la région de Toronto

Discours

Le discours prononcé fait foi. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

Deux mots : PTPGP. Ratifié.

À une rapidité qui reflète l’importance de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) pour les agriculteurs, les éleveurs, les entrepreneurs et les travailleurs du Canada entier.

Le 30 décembre, les Canadiens pourront partir à la conquête de ces nouveaux marchés, y compris le Japon, et faire connaître la marque Canada dans plus de régions du monde.

Et ce n’est pas tout ce que j’ai à dire aujourd’hui.

L’Accord économique et commercial global (AECG) : en vigueur depuis un an. Il a permis de réaliser de nouvelles exportations de l’ordre de 1,1 milliard de dollars.

Au cours de cette seule année, le volume de conteneurs dans le port de Montréal a augmenté de 20 %.

C’est 20 % de plus de produits fabriqués au Canada qui, chaque jour, traversent l’Atlantique.

L’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC) (le nouvel ALENA) : conclu.

L’Alliance du Pacifique et le Mercosur se matérialisent effectivement en Amérique du Sud.

Les pourparlers exploratoires se sont accélérés avec les pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud‑Est (ANASE) de la région Asie‑Pacifique.

Nous avons modernisé les accords avec Israël, où je me suis rendu à la fin du mois d’août, et avec le Chili et l’Ukraine.

En tout, nous avons 14 accords de libre-échange, couvrant 51 pays, ce qui représente pour nous 1,5 milliard de consommateurs dans le monde.

Aujourd’hui, le Canada est le seul pays du G7 qui a des accords commerciaux avec tous les autres pays du groupe.

Nous avons mis en place une plateforme sans précédent qui place le Canada au cœur des relations commerciales avec l’Europe, l’Asie et l’ensemble de notre hémisphère.

Il s’agit d’un message important envoyé au reste du monde à propos de l’ouverture du Canada et de sa proposition de valeur unique aux investisseurs, proposition qu’aucun de nos concurrents ne peut égaler.

Aujourd’hui, je vous parlerai non seulement de certains de ces accords, mais aussi de ce que nous devons faire ensemble pour que davantage de Canadiens en profitent.

Les accords de libre-échange sont des passerelles, mais ce sont les gens qui les traversent.

Cela dit, je ne parle pas seulement des créateurs de richesse présents dans cette salle ou à deux pas de cet édifice.

L’accès aux nouveaux marchés créés par le commerce conduit à la création de richesses et donc à la création d’emplois.

Mais la diversification du commerce ne se limite pas à l’accès à de nouveaux marchés; elle signifie aussi diversifier et accroître l’accès des Canadiens à ces marchés.

Il faut que les entrepreneurs, les fermiers, les commerçants et les propriétaires de petites entreprises fassent les premiers pas.

Plus nous avons de Canadiens qui profitent du commerce, plus nous pouvons créer de richesses ici au pays.

La diversification est un impératif national.

La diversification du commerce est un pilier essentiel de notre compétitivité. 

Grâce en grande partie au commerce et à la plateforme que nous lui construisons, plus de 700 000 emplois ont été créés.

Nous devons aussi mobiliser les exportateurs non traditionnels et les exportateurs novices.

Quand seulement 11 % des entreprises dirigées par des femmes exportent, nous perdons des centaines de milliards de dollars.

En tant que nation commerçante, nous devons non seulement gonfler la liste de nos clients, mais aussi celle de nos vendeurs qui sont novateurs et ambitieux, qui travaillent fort et ont l’esprit d’entreprise.

Permettez‑moi de retourner à mon point de départ : le PTPGP.

Il y a deux ans, en novembre, nous avons rapidement constaté que l’engagement pris par le président élu des États-Unis de retirer son pays du Partenariat transpacifique (PTP) constituait non seulement un défi pour le commerce mondial, défi toujours d’actualité comme nous le savons tous, mais aussi une véritable possibilité pour le Canada.

Nous avons donc travaillé en étroite collaboration avec le Japon dans les mois suivants pour ressusciter l’accord.

Cela signifiait qu’il fallait maintenir l’unité des 11 membres restants et chercher de meilleures conditions pour le Canada, tout en préservant les énormes gains potentiels sur les marchés. Nous y sommes parvenus.  

Nous avons modifié les conditions des échanges commerciaux pour protéger notre propriété intellectuelle et notre culture unique.

Et nous avons ouvert l’accès à un marché de 500 millions de consommateurs, qui représentent 13 % du PIB mondial.

Le PTPGP n’est pas seulement un nouvel accord commercial pour le Canada.

C’est un signal envoyé au monde : le commerce est important, les règles sont importantes et nous ne nous laisserons pas entraînés dans le protectionnisme. 

L’accord indique également à nos travailleurs que la qualité de leur travail ne sera pas compromise par l’affaiblissement des normes qui leur est imposé par la porte arrière.

La ratification rapide se voulait un message de notre détermination à chercher toutes les occasions possibles et à négocier des conditions qui profiteront à la classe moyenne et à ceux qui travaillent fort pour en faire partie. 

C’est en Asie que l’essor des classes moyennes est l’un des plus rapides. D’ici 2030, presque les deux tiers de la classe moyenne dans le monde — environ 3,5 milliards d’habitants — vivront en Asie.

Il y a dix nouveaux marchés dans l’accord, soit l’Australie, Brunéi, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.

Pour beaucoup d’entre eux, dont le Japon, c’est leur premier accord de libre-échange avec le Canada.

L’an dernier, nos échanges commerciaux bilatéraux avec le Japon, notre cinquième partenaire commercial, se sont chiffrés à 29 milliards de dollars. Imaginez à combien ils se monteront l’an prochain.

Ce ne sont pas les seules réalisations importantes du PTPGP.

Nous nous sommes battus bec et ongles pour obtenir la suspension de certains articles en matière de propriété intellectuelle et l’adoption de lettres d’accompagnement ayant force de loi conformément au droit international dans certains domaines, comme le règlement des différends entre investisseurs et États, la culture et le secteur automobile.

Dans le cadre du chapitre sur les marchés publics, les entreprises canadiennes pourront participer à une procédure de marchés publics loyale et ouverte dans les dix pays signataires.

Cet accord est la pierre angulaire de l’engagement accru du Canada envers les pays de l’Asie-Pacifique.

Il ancre solidement la place du Canada sur le marché asiatique.

J’ai fait mon premier voyage en dehors de l’Amérique du Nord en tant que ministre de la Diversification du commerce international en Thaïlande et à Singapour. 

J’ai insisté pour accélérer les discussions sur l’établissement d’un éventuel accord de libre‑échange avec les pays de l’ANASE, ajoutant ainsi certains des pays les plus grands et à la croissance la plus rapide à notre part toujours croissante du gâteau que représente la région du Pacifique.

Et aucune conversation sur la région du Pacifique ne serait complète sans parler de la Chine, deuxième partenaire commercial du Canada.

Nos échanges commerciaux bilatéraux, qui avoisinent les 100 milliards de dollars par an, continuent d’augmenter, faisant de la Chine une composante essentielle de notre stratégie de diversification du commerce.

Lorsque je me rendrai à Beijing à la fin de cette semaine, je coprésiderai, avec mon confrère Bill Morneau, notre « Dialogue stratégique économique et financier ».

Ces rencontres feront suite à la mission commerciale que mènera mon confrère, le ministre MacAulay, en Chine et à notre forte présence à l’Expo de Shanghai, à laquelle participeront plusieurs centaines d’entreprises canadiennes, qui s’emploieront à trouver des moyens de réussir et de resserrer nos liens commerciaux.

S’il y a un secteur qui illustre clairement les avantages potentiels d’un engagement commercial ciblé et soutenu avec la Chine, c’est celui de l’énergie.

Récemment, des investisseurs mondiaux ont annoncé un investissement de 40 milliards de dollars en Colombie-Britannique, le plus important investissement du secteur privé dans l’histoire du Canada. Grâce à cet investissement, le Canada sera un acteur majeur sur le marché international du gaz naturel liquéfié (GNL).

Une partie considérable de l’investissement total a été effectuée par des pays asiatiques, comme la Chine, le Japon et la Malaisie, ce qui souligne l’attrait que représentent de l’autre côté du Pacifique des approvisionnements stables en gaz propre en provenance du Canada.

La Chine, qui souhaite poursuivre son engagement économique envers nous, est prête à investir les ressources voulues.

Nous avons aujourd’hui la possibilité de nous attaquer à certaines questions difficiles et d’entreprendre des actions positives dans les domaines où nous pouvons accroître les échanges commerciaux, tout en préparant la voie à un engagement plus profond dans les années à venir.

Nous nous employons à créer un cadre qui soutiendra les échanges commerciaux actuels et futurs avec la Chine, en vue de tirer parti de toutes les possibilités qu’offre notre deuxième partenaire commercial.

Stratégie sur la diversification du commerce

La voie que le Canada doit suivre dans le domaine du commerce est claire, mais j’ai besoin de votre aide.

  • La promotion de la diversification du commerce est un impératif national. J’ai besoin de votre aide pour diriger cet effort et inspirer les autres.
  • Nous devons intégrer la diversification des échanges commerciaux à notre programme économique global. J’entends par là : compétitivité, infrastructure, innovation et développement des compétences.
  • J’entends par là l’intégration de nos supergrappes et de notre stratégie économique à nos entreprises à forte croissance afin qu’elles deviennent des exemples de réussite mondiale.
  • Les PME ont besoin de notre soutien.
  • Nous avons récemment annoncé 50 millions de dollars pour appuyer les efforts de diversification et les possibilités offertes aux petites et moyennes entreprises.
  •  De ce nouveau financement, 40 millions de dollars ont été affectés à CanExport, un programme qui s’est révélé efficace pour fournir une aide financière directe aux PME canadiennes qui cherchent à diversifier leurs exportations.
  • Nous devons relier nos petites et moyennes entreprises aux chaînes d’approvisionnement mondiales, aux multinationales et aux projets d’infrastructure mondiaux dans le monde entier.
  • Si je pense à la situation actuelle, des services financiers à l’aérospatiale en passant par la fabrication de pointe le long du corridor 401, il y a une myriade de PME rattachées à nos entreprises les plus connues.
  • Nous devons tous réfléchir à la façon de leur donner de l’élan sur les marchés étrangers.
  • En tant que gouvernement, nous devons améliorer notre offre de services à l’exportation.
  • Le gouvernement précédent a réduit les programmes offerts par l’entremise du Service des délégués commerciaux du Canada afin qu’il ne puisse desservir que les entreprises qui exercent déjà des activités à l’étranger.
  • Nous allons renverser cette tendance et augmenter nos ventes.
  • Nous offrirons un guichet unique pour l’intégration du soutien de notre délégué commercial, d’Exportation et développement Canada, de la Banque de développement du Canada et des organismes de développement régional.
  • Et le Canada ne verra pas le système commercial multilatéral s’éroder.
  • Nous le défendrons et nous le réformerons.
  • Pas plus tard que le mois dernier, j’ai été l’hôte d’un sommet sur la réforme de l’OMC à Ottawa; des progrès ont été réalisés. C’est peut-être lent, mais c’est vital.

En termes simples, notre compétitivité dépend en grande partie de notre capacité à faire du Canada un centre commercial mondial. 

Nos gens doivent avoir les compétences et la capacité nécessaires pour soutenir la concurrence mondiale et la confiance qu’ils ont en nous sachant à leurs côtés.

Conclusion

Permettez‑moi de conclure ainsi : c’est au Canada que se trouvent Signal Hill, que Marconi rendit célèbre, et Bell Northern Research, précurseurs de nos succès actuels dans le domaine de la haute technologie.  

C’est au Canada qu’ont été développés la motoneige et l’avion de transport régional. Le Canada est la terre d’origine de la culture du canola, une innovation agricole qui contribue à nourrir la planète. Et du Cirque du Soleil, qui aide à nourrir l’âme.

Nous sommes le foyer de jeux en ligne et de studios de création internationaux et une plaque tournante en plein essor de l’intelligence artificielle.

Nous sommes les inventeurs du Bras canadien et du réacteur nucléaire CANDU, les créateurs du Festival international du film de Toronto et de Canada Goose.

Il n’y a rien de tel que la marque Canada. Notre place sur la scène internationale est tout à fait naturelle.

Mais nous n’avons pas toujours été actifs sur la scène mondiale.

D’ailleurs, mon portefeuille est un appel à l’action.

Nous mettons davantage l’accent sur la diversification de nos marchés, sur la génération de plus de richesse et sur la participation d’un plus grand nombre de Canadiens aux échanges commerciaux.

Nous ne pouvons pas le faire seuls.

Nous avons besoin que les personnes présentes dans cette salle profitent des accords que nous concluons et créent les bases sur lesquelles nos PME s’appuieront pour faire leur place dans le marché mondial.

Nous ne nous arrêterons pas tant que tous les Canadiens qui ont l’ambition de vendre leurs produits ou services à l’étranger ne seront pas en mesure de la réaliser.

Notre heure est arrivée.   

Merci.

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