Discours de la ministre des Affaires étrangères à l’occasion de l’ouverture de la 10e réunion du Groupe de Lima

Discours

Le 4 février 2019 – Ottawa (Canada)

Le discours prononcé fait foi. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

J’aimerais tout d’abord reconnaître que nous sommes réunis aujourd’hui sur le territoire traditionnel et non cédé des Algonquins.

Merci de vous joindre à nous à Ottawa pour cette réunion du Groupe de Lima et de nos partenaires qui appuient la démocratie et les Vénézuéliens.

La situation au Venezuela a évolué de façon spectaculaire au cours des derniers jours et des dernières semaines. 

Le régime Maduro a perdu toute légitimité lorsqu’il a pris le pouvoir lors d’élections frauduleuses et antidémocratiques le 20 mai 2018. Suite à cette élection frauduleuse, les pays du Groupe de Lima ont rejeté le mandat illégitime du régime au pouvoir.

En ce moment critique et historique pour le Venezuela et l’ensemble des Amériques, nous sommes tous bien conscients du défi à relever. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui.

Le Canada et le Groupe de Lima reconnaissent la primauté du droit, la primauté de la constitution du Venezuela, et la primauté de la volonté du peuple vénézuélien. Ensemble, nous reconnaissons Juan Guaidó en tant que président par intérim.

Nous sommes à un moment critique. Pour la première fois depuis de nombreuses années, l’Assemblée nationale du Venezuela et maintenant le président par intérim Guaido ont tracé la voie constitutionnelle vers l’établissement d’un gouvernement intérimaire. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider dans cet effort.

Le Canada, le Groupe de Lima et tous nos partenaires internationaux présents aujourd’hui affirment leur engagement envers la population du Venezuela. Je suis très heureuse d’accueillir des représentants des pays suivants : l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, la Guyane, le Honduras, le Panama, le Paraguay, le Pérou et Sainte-Lucie. Et, participant à cette réunion ministérielle du Groupe de Lima : l’Allemagne, l’Équateur, l’Espagne, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Merci à vous tous d'être ici.

Ensemble, nous appuyons les droits de la personne. Nous appuyons la démocratie. Nous appuyons aussi, pour le Venezuela, la transition pacifique, démocratique et fondée sur la constitution du pays.

D’une seule voix, nous devons souligner très clairement à la communauté internationale que les Amériques ne toléreront pas que des dictatures soient instaurées.

Nous avons clairement indiqué que la restauration pacifique de la démocratie et la reconstruction du pays doivent être menées par les Vénézuéliens. Le Canada, ses partenaires du Groupe de Lima et la communauté internationale continueront bien sûr de travailler en solidarité avec les Vénézuéliens, comme nous le faisons depuis les premiers jours de cette crise.

C’est pourquoi le Canada, tout comme l’Argentine, le Chili, la Colombie, le Paraguay et le Pérou, a renvoyé la situation au Venezuela à la Cour pénale internationale pour enquête en septembre dernier.

C’est aussi la raison pour laquelle le Canada a imposé des sanctions ciblées à 70 fonctionnaires du régime Maduro pour des violations flagrantes des droits de la personne, une corruption importante ou la détérioration de la démocratie.

Les dommages causés à l’économie et à la société du Venezuela sont considérables. Il faudra des années pour s’en remettre. De plus, la reconstruction exigera un engagement indéfectible de nous tous.

Au cours des dernières semaines, les images vues dans lesquelles des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour défier la dictature de Maduro nous ont montré que le peuple du Venezuela a décidé de s’unir pour dire qu’il en a assez.

Il en a assez des difficultés, des pénuries d’aliments et de médicaments chroniques, et du recours abusif à la force pour empêcher les citoyens d’exercer leur droit démocratique.

Les temps changent.

Les Canadiens et notre gouvernement n’ont pas hésité à appuyer le peuple vénézuélien. Au cours des dernières semaines, et au cours des deux dernières années, notre premier ministre a travaillé d’arrache-pied pour obtenir un appui international en faveur de la démocratie et des droits de la personne au Venezuela. J’ai donc le grand plaisir de vous présenter le premier ministre du Canada, le très honorable Justin Trudeau.

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