Allocution de la ministre Gould à l’occasion des célébrations du Partenariat canadien pour la santé des femmes et des enfants (CanSFE) et du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) dans le cadre de la 30e Semaine du développement international 2020

Discours

Le 6 février 2020 - Ottawa (Ontario)

Le discours prononcé fait foi. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

Je tiens à souligner que nous sommes rassemblés aujourd’hui sur le territoire traditionnel et non cédé du peuple algonquin.

Je remercie le Partenariat canadien pour la santé des femmes et des enfants et le Conseil canadien pour la coopération internationale d’avoir organisé cet événement afin de célébrer la Semaine du développement international 2020.

Il y a près de 30 ans, le gouvernement du Canada consacrait la première semaine de février à souligner le travail des travailleurs canadiens de l’aide internationale qui s’efforcent d’améliorer la vie des gens et le bien-être de notre planète.

Depuis lors, nous saisissons cette occasion pour célébrer la vision que les Canadiens ont d’un monde meilleur, et pour célébrer les personnes, comme beaucoup d’entre vous dans cette salle, qui s’engagent à travailler chaque jour pour aider à améliorer la vie des personnes les plus vulnérables dans le monde. 

Le paysage de l’aide internationale s’est complètement transformé au cours des 30 dernières années. Nous avons fait d’importants progrès en matière d’efficacité, de coordination, de promotion de l’égalité des genres et d’innovation. Nous observons des améliorations concrètes notamment dans les domaines de la santé, de l’accès à l’éducation et de la sécurité alimentaire.

Nous avons également constaté l’apparition de nouvelles menaces liées aux changements climatiques, une montée du populisme et de l’isolationnisme, des déplacements massifs de populations et des besoins humanitaires accrus.

Les défis auxquels le monde est confronté sont de nature globale.

En tant que Canadiens, nous devons rester fermes dans notre engagement envers le développement international.

Nous avons le devoir de le faire parce qu’un monde plus stable, plus sûr et plus prospère est important pour la stabilité, la sécurité et la prospérité de la population canadienne.

La volonté d’aider les plus pauvres et les plus vulnérables est fondamentale pour l’identité canadienne. C’était vrai il y a 30 ans, et c’est toujours vrai aujourd’hui.

C’est ce qui nous guide dans notre engagement à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Dans le cadre du Programme 2030, il s’agit de soutenir le renforcement du pouvoir des femmes indigènes de Guyane pour qu’elles puissent produire leur propre farine et acquérir leur indépendance financière.

Il s’agit d’utiliser des technologies innovantes et les réseaux cellulaires existants pour permettre l’obtention d’un certificat de naissance en Tanzanie.

Il s’agit d’aider les jeunes femmes du Bangladesh à étudier les soins postnataux et à aider les mères et les bébés à s’épanouir.

Et il s’agit de projets comme Sama Sama au Ghana ou du travail acharné de la Banque de céréales vivrières du Canada, dont nous venons d’entendre parler.

Permettez-moi d’ailleurs de féliciter à mon tour l’organisme iDE [International Development Enterprises] et Jim Cornelius, premiers récipiendaires des prix Impact et Innovation.

L’aide internationale du Canada et le travail important des organisations canadiennes de développement comme les vôtres ont fait une différence. Il n’y a aucun doute à ce sujet.

Alors que nous entrons dans la décennie d’action de l’ONU, la détermination du Canada à atteindre les objectifs de développement durable est plus solide que jamais.

C’est pourquoi cette année le thème de la Semaine du développement international est « Visez les objectifs ». Nous voulons souligner l’urgence d’agir, de faire pression pour sensibiliser davantage la population et de susciter de l’enthousiasme pour la décennie d’action à venir.

Les Canadiens sont engagés et ils sont passionnés par notre rôle dans le monde. Cette année, 2,5 millions de Canadiens participeront aux activités de la Semaine du développement international. C’est impressionnant!

Mais qu’en est-il des Canadiens qui ne suivent pas nos activités? Faisons-nous un bon travail de sensibilisation lorsque nous leur racontons notre histoire et que nous leur expliquons pourquoi le travail que nous faisons est important pour eux?

Le mois dernier, j’ai eu le privilège de me rendre au Congo et en République démocratique du Congo (RDC).

Lors de mon passage en RDC, j’ai visité un camp pour personnes déplacées à l’intérieur du pays. À cette occasion, j’ai eu le privilège de parler à des personnes qui y vivent, des personnes qui ont fui la violence et qui doivent composer avec des conditions de vie excessivement difficiles. Dans ce camp qui abrite 3 000 réfugiés, 45 % des ménages sont dirigés par des femmes. Une jeune mère qui venait tout juste d’arriver m’a confié qu’elle avait marché pendant une semaine avec ses 2 enfants et sa mère pour pouvoir être en sécurité dans ce camp. Ils avaient comme seuls bagages les vêtements qu’ils portaient, et ils avaient à peine mangé pendant leur voyage.

Cette femme a entrepris ce périple pour que ses 2 garçons soient en sécurité et pour qu’ils puissent commencer à bâtir une vie dans laquelle ils auraient une chance d’améliorer leur sort.

Mais son histoire nous est que trop familière. Dans le monde, 40 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Un dixième d’entre elles vivent en RDC. Le Canada s’est engagé à aider les populations les plus vulnérables du monde. Le fait d’avoir rencontré cette femme, qui a courageusement mené sa famille en lieu sûr, m’a rappelé que les efforts déployés par le Canada, par vous et par vos organisations dans le monde entier sont indispensables.

Cette rencontre m’a aussi rappelé les raisons pour lesquelles le Canada a à cœur d’aider cette femme et sa famille. L’inégalité et l’instabilité, que ce soit au pays ou à l’étranger, ne servent nullement les intérêts des Canadiens.

Un monde plus pauvre limite nos propres possibilités, et un monde plus instable est une menace pour notre propre sécurité.

Vous aussi avez des témoignages à apporter : des histoires qui témoignent des effets positifs du travail réalisé par les Canadiens et les organisations canadiennes pour améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, pour élargir l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive et renforcer les droits connexes, et pour immuniser des millions d’enfants contre la poliomyélite.

Il me paraît évident que, lors de la Semaine du développement international, nous devrions expliquer le rôle que la société civile canadienne a joué et qu’elle continue de jouer pour orienter le programme de développement du gouvernement du Canada.

La lutte contre la polio est un excellent exemple du rôle que la société civile canadienne a joué – et continue de jouer – dans le cadre de l’engagement du Canada d’éliminer cette maladie à l’échelle mondiale. Et je tiens à souligner le rôle central qu’occupe l’organisme Rotary International depuis longtemps en tant que champion dévoué de la lutte contre cette maladie.

Je ne peux passer sous silence le rôle que vous avez joué récemment dans l’élaboration de la Politique d’aide internationale féministe du Canada. J’ai eu la chance d’assister à de nombreuses consultations auxquelles vos organisations ont participé. Je suis très heureuse de pouvoir donner suite à notre politique, qui tient vraiment compte de votre contribution.

Je tiens également à souligner votre vision en tant que secteur et le leadership dont vous avez fait preuve lorsque vous avez conjugué vos efforts comme jamais auparavant pour demander au gouvernement de prioriser l’élaboration d’un plan d’action exhaustif qui soit réellement axé sur la santé et les droits. Nous avons entendu vos demandes et nous avons ensuite été en mesure d’annoncer un plan d’action axé sur la prospérité lors de la conférence Women Deliver en juin dernier.

Grâce à votre travail de persuasion et à votre volonté, le Canada a maintenant une stratégie sur 10 ans en matière de santé mondiale, qui nous guidera jusqu’en 2030. Cette stratégie permettra d’offrir des services de santé sexuelle et reproductive et de défense des droits connexes à 18 millions de femmes dans le monde entier, ce qui est considérable.

Je vous remercie de faire preuve d’un dévouement sans faille à l’égard du développement, de croire en un monde meilleur et de continuer à défendre les intérêts des personnes les plus vulnérables.

Nous devrons poursuivre notre travail en partenariat pour mettre en œuvre notre Politique d’aide internationale féministe, ainsi que pour mettre fin à la pauvreté et à la faim, pour parvenir à l’égalité des genres, pour contribuer à la paix, à la prospérité et à l’établissement de partenariats, et pour protéger la planète pour le bien de la génération actuelle et des générations futures. 

Je suis très enthousiaste à l’idée de mener à bien cette importante entreprise avec vous.

Nous comptons sur vous pour partager votre expertise et votre expérience, pour poursuivre vos discussions avec les dirigeants locaux, les travailleurs de la santé et les groupes communautaires de femmes. N’hésitez pas à communiquer avec les responsables du gouvernement et avec moi, en tant que ministre, pour nous faire part des enseignements que vous aurez tirés de ces discussions.

Mon engagement envers vous est de continuer à participer, à écouter et à apprendre et d’être une alliée et une partenaire dans l’atteinte de nos objectifs de développement.

Mais j’ai aussi besoin de votre aide.

Vous disposez de réseaux extraordinaires de Canadiens passionnés par le développement. J’aimerais vous mettre au défi de réfléchir de manière créative en tant que secteur à la façon dont vous pouvez exploiter ces réseaux pour atteindre les Canadiens qui sont compatissants, qui se soucient du monde, de notre environnement, de la lutte contre les changements climatiques et les inégalités, afin de leur faire comprendre pourquoi le développement international est tout aussi pertinent pour eux.

Comme je l’ai déjà dit, les efforts d’aide internationale du Canada doivent être considérés comme faisant partie de notre identité nationale, tout comme le maintien de la paix est devenu une partie de l’identité canadienne.

Je compte sur vous tous pour poursuivre le travail particulièrement important que vous accomplissez, et pour aller vers les Canadiens et leur expliquer pourquoi le développement est essentiel et pourquoi, en tant que Canadiens, nous pouvons être fiers du rôle que nous jouons.

Vous êtes des chefs de file dans le travail que vous réalisez dans les domaines de la santé et de la nutrition, de l’égalité des genres et du renforcement du pouvoir des femmes, de l’éducation, et bien plus encore.

Faites appel à vos réseaux. Partagez vos histoires et collaborez de façon stratégique sur la meilleure façon de parler des retombées de notre aide dans le monde entier.

Comme le dit le premier ministre Justin Trudeau :

« Ensemble, nous pouvons façonner un monde où personne n’a faim, où personne ne se sent en danger et où personne n’est laissé de côté. »

Merci!

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