Mise en oeuvre de la Stratégie nationale pour la littératie financière — Compte sur moi, Canada : Rapport d’avancement 2015-2019

Mot de reconnaissance

L’ACFC tient à souligner le travail exceptionnel d’innombrables intervenants qui ont contribué à la mise en oeuvre de la Stratégie nationale pour la littératie financière—Compte sur moi, Canada par le biais de leurs initiatives, dont bon nombre sont soulignées dans le présent rapport.

L’ACFC tient également à remercier deux personnes pour leur engagement inlassable : Jane Rooney, la première chef du développement de la littératie financière au Canada (2014-2019); et Lucie Tedesco, commissaire de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (2013-2019). Lucie Tedesco a toujours cru qu’il était essentiel de renforcer la littératie financière des Canadiens pour les protéger en tant que consommateurs de produits et services financiers. Jane Rooney a constamment fait preuve de leadership à l’échelle nationale dans l’élaboration et la mise en oeuvre de la stratégie nationale et a rassemblé avec enthousiasme plusieurs intervenants de partout au pays afin d’unir leurs forces dans le but d’atteindre les objectifs de la stratégie.

Votre appui indéfectible à la stratégie nationale et à ses objectifs a apporté des compétences, des connaissances et une confiance financières à un plus grand nombre de Canadiens et de membres de leur famille qu’il n’aurait été possible autrement.

Introduction

Renforcement du bien-être financier des Canadiens : la table est mise.

Le gouvernement du Canada reconnaît depuis longtemps la nécessité de renforcer les connaissances des consommateurs de produits et services financiers et leur capacité à prendre des décisions éclairées, et c’est d’ailleurs une de ses priorités. Lorsque plus de Canadiens sont en contrôle de leurs finances, les avantages sont immédiats et peuvent avoir de vastes retombées.

L’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) a été créée en 2001 en vue de protéger les consommateurs. Or la protection va de pair avec l’éducation, deux volets par ailleurs au coeur du travail de l’Agence depuis le début. Notre mandat s’est d’ailleurs élargi en 2007 pour inclure la littératie financière. Les derniers mois ont vu l’adoption d’une nouvelle loi qui renforce la contribution de la littératie financière aux mesures plus générales de la protection des consommateurs en matière financière du Canada.

Dans le présent rapport, nous jetons un regard rétrospectif sur les quatre dernières années, à compter de 2015, avec le lancement de la Stratégie nationale pour la littératie financière—Compte sur moi, Canada, qui a pour vision de renforcer le bien-être financier de tous les Canadiens. Nous exposons les progrès réalisés pour ce qui est d’aider les Canadiens à renforcer leurs connaissances et à prendre des décisions éclairées, à gérer leurs finances au quotidien et à planifier leur avenir. Nous soulignons aussi le rôle de l’ACFC et de la chef du développement de la littératie financière du Canada (2014-2019), Jane Rooney, dans l’encadrement du projet à l’échelle nationale par la mobilisation d’intervenants et la coordination des actions partout au pays afin d’éviter le dédoublement des efforts et de faire circuler des pratiques exemplaires.

La littératie financière permet aux gens d’acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour budgéter, planifier et épargner en vue de leurs objectifs, et éviter de s’endetter inutilement— autant d’éléments pouvant contribuer à une économie canadienne en santé.

Les pages qui suivent révèlent des statistiques et des exemples illustrant à merveille les bienfaits de la littératie financière dans la vie des Canadiens, de leur famille et de leur communauté. Vous en apprendrez plus sur les nombreux réseaux qui ont émergé un peu partout au pays et qui se donnent pour mission d’aider les Canadiens à prendre des décisions financières judicieuses.

Vous découvrirez aussi les produits, ressources et outils d’information interactifs gratuits destinés au consommateur. Ils ont été conçus pour combler les différents besoins relevés lors d’études et de consultations. Les Canadiens utilisent ces ressources objectives et fiables quotidiennement, à la maison, à l’école et au travail.

Nous avons également fait état d’un grand nombre d’initiatives d’organisations contribuant à la mise en oeuvre de la stratégie dans les prochaines pages, toutefois, nous reconnaissons qu’il existe de nombreuses autres organisations et personnes qui fournissent les connaissances et les compétences financières nécessaires à l’atteinte des objectifs des Canadiens. Sachez que nous sommes reconnaissants de votre dévouement, de votre temps, et de votre partage des connaissances.

Dans les quatre dernières années, nous avons été témoins de nombreuses réussites, et ce n’est qu’un début! Nous continuerons de promouvoir la valeur et l’impact de la littératie financière en collaborant, et en diffusant des ressources et des pratiques exemplaires à ce chapitre.

Plus nous collaborons, plus nous nous rapprochons de la vision de la stratégie : améliorer le bien-être financier des Canadiens et de leur famille.

Création de la stratégie nationale pour la littératie financière

Tous les moments charnières de la vie—que ce soit de faire des études, de fonder une famille, d’acheter une maison, de prendre des vacances ou de planifier sa retraite—demandent de pouvoir prendre des décisions financières éclairées avec confiance. En d’autres mots, ils requièrent la littératie financière.

En 2014, l’Enquête canadienne sur les capacités financières (ECCF) a relevé des lacunes dans les connaissances et les compétences de base des Canadiens dans des domaines comme l’établissement d’un budget, la compréhension du crédit et des dettes, le paiement à temps des factures et la planification financière.

L’ACFC a répondu par une stratégie nationale visant à sensibiliser les gens à l’importance de la littératie financière et à présenter un plan fondé sur des données probantes tenant compte de la situation et des expériences de chaque Canadien.

La stratégie reconnaîtrait aussi le travail pionnier et important déjà entrepris par de nombreux intervenants, et leur offrirait un cadre de mobilisation, de coordination et de collaboration.

Rassembler des leaders de partout au Canada

Le premier Comité directeur national sur la littératie financière a été créé en 2014 afin de guider cette stratégie nationale. Ce comité, présidé par la nouvelle chef du développement de la littératie financière, était composé de 15 leaders en éducation financière ayant une vaste expérience de travail auprès des adultes, des aînés, des Autochtones, des nouveaux arrivants, et des enfants et des jeunes. Il partait du principe que chacun a un rôle à jouer dans le renforcement de la littératie financière des Canadiens.

Parler aux bonnes personnes

Pour élaborer une stratégie nationale accessible, pertinente et inclusive, nous avons d’abord consulté un grand nombre d’intervenants au pays. Cette démarche visait à questionner les personnes qui oeuvrent en première ligne dans le domaine de la littératie financière sur les besoins précis des Canadiens. L’énergie, la passion et l’engagement démontrés par les participants étaient frappants.

Par exemple, des consultations sur les besoins des aînés sont ressorties des questions clés comme l’importance de la planification précoce, la nécessité d’une meilleure compréhension des prestations gouvernementales et le besoin de combattre l’exploitation financière et la fraude. Ces discussions ont mené à la création de la Stratégie pour la littératie financière des aînés, qui répond aux besoins particuliers de ce groupe.

Pendant les premières consultations et les suivis autour des besoins des enfants, des jeunes et des adultes ainsi que des populations prioritaires, comme les Autochtones, les nouveaux arrivants et les Canadiens à faible revenu ou en situation de handicap, de nombreux thèmes tout aussi importants les uns que les autres sont ressortis. Citons notamment le besoin d’adapter l’apprentissage aux différents publics cibles dans une optique de mobilisation, de répondre aux divers besoins des Canadiens en utilisant différents formats et canaux de distribution, de simplifier la prise de décisions, et d’interpeller les adultes là où ils passent la majorité de leur temps, par exemple au travail.

Plus de 450 intervenants de près de 200 organisations au Canada ont participé aux consultations, en personne ou par écrit, et ont aidé à façonner la stratégie nationale.

Il faut du temps pour établir et atteindre des objectifs financiers, mais nous sommes fiers de tout le travail qui a été fait en quelques années seulement, depuis le lancement de la stratégie.

Lancer la stratégie nationale pour la littératie financière

En juin 2015, après ces consultations, nous avons lancé la Stratégie nationale pour la littératie financière—Compte sur moi, Canada.

La stratégie sert encore aujourd’hui de feuille de route. Elle encourage les personnes et les groupes à se mobiliser à leur façon tout en travaillant vers une vision commune, soit celle de renforcer le bien-être financier, par la poursuite de trois objectifs :

Le présent rapport énonce les faits saillants de plusieurs de ces efforts importants.

Infographie décrivant la vision et la stratégie initiale de la Stratégie nationale sur la littératie financière.  Voir le texte ci-dessous.
Version texte - Lancement de la stratégie nationale de littératie financière

Vision

Renforcer le bien-être _nancier des Canadiens et de leur famille en leur donnant les moyens d’atteindre les objectifs suivants :

  • Objectif 1 Gérer leur argent et leurs dettes judicieusement
  • Objectif 2 Planifier et épargner pour l’avenir
  • Objectif 3 Prévenir la fraude et l’exploitation financière, et s’en protéger

Stratégie

Pour y parvenir, nous mobiliserons les secteurs public, privé et sans but lucratif, et susciterons leur engagement à renforcer la littératie financière des Canadiens et à les aider à atteindre ces objectifs.

Nous y arriverons en ciblant ces priorités clés :

  • Collaborer et partager
  • Adapter les programmes et appliquer les principes du langage clair
  • Mobiliser et susciter l’engagement 

Mise en oeuvre de la stratégie nationale pour la littératie financière

L’ACFC a utilisé une approche à deux volets pour mettre en place la Stratégie nationale pour la littératie financière—Compte sur moi, Canada :

Rallier des collaborateurs

Le renforcement de la littératie financière est une responsabilité partagée. Il faut mobiliser la communauté, les organisations et les gouvernements pour collaborer et utiliser les ressources à leur plein potentiel. Cette façon de faire nous a permis d’atteindre les objectifs de la stratégie : amener les Canadiens à gérer leur argent et leurs dettes judicieusement, à planifier et à épargner pour l’avenir, et à prévenir la fraude et l’exploitation financière ainsi qu’à s’en protéger.

Pour soutenir les efforts des intervenants, l’ACFC et la chef du développement de la littératie financière ont rencontré les organisations qui avaient dit vouloir en savoir plus sur la façon de contribuer à la stratégie. Ces organisations ont ainsi pu en apprendre les unes des autres, réduire le dédoublement des efforts et faire connaître des programmes efficaces.

Mobiliser des acteurs clés

Le Comité directeur national sur la littératie financière parraine la stratégie nationale depuis son lancement. Il est formé de leaders dans leur secteur respectif qui aident à organiser et à mettre en place des activités par la mobilisation d’une grande communauté d’intervenants et la communication des progrès accomplis. Depuis 2014, le comité a entrepris pas moins de 239 initiatives, depuis le lancement de nouveaux programmes pour les aînés et les nouveaux arrivants jusqu’à aider les personnes à faible revenu à accéder aux prestations gouvernementales en produisant des déclarations de revenus.

Au cours de la même période, le comité directeur national a donné naissance à trois autres groupes : le Sous-comité de la recherche, un groupe de travail pour l’avancement de la littératie financière en milieu de travail et un groupe de travail pour la mise en place d’initiatives au profit des Autochtones en collaboration avec ceux-ci.

Enfin, l’ACFC et la chef du développement de la littératie financière ont parrainé le Comité interministériel sur la littératie financière (CILF), un réseau fédéral qui diffuse de l’information et coordonne les efforts au niveau fédéral visant à promouvoir la littératie financière auprès de différentes populations. Les ministères et les organismes membres ont entrepris 52 initiatives depuis le lancement de la stratégie nationale, des initiatives touchant notamment la promotion de l’épargne en vue d’études postsecondaires ainsi que des programmes de littératie financière auprès des nouveaux arrivants au Canada.

Élargir notre portée par le biais des réseaux

Dans les quatre dernières années, de nombreuses organisations des secteurs privé, public et sans but lucratif ont intégré l’éducation financière à des programmes communautaires. Chaque réseau est unique et s’adapte aux besoins de la communauté qu’il sert. Ces réseaux s’emploient à intégrer des bases de la finance, comme l’établissement d’un budget, la compréhension du crédit et le remboursement des dettes, aux programmes d’éducation pour les personnes et les familles à revenu modeste. Ils facilitent aussi l’accès des Canadiens aux prestations et programmes gouvernementaux en les aidant à remplir leur déclaration de revenus.

On compte maintenant 18 réseaux de littératie financière au pays, représentant plus de 570 organisations.

Mobiliser par le biais du Mois de la littératie financière, des conférences et des symposiums nationaux

Le Mois de la littératie financière (MLF) a été créé en 2011 par l’ACFC et un réseau d’organisations appelé le Groupe d’action sur la littératie financière. L’année suivante, le MLF a été appuyé par une motion à la Chambre des communes. Depuis 2011, chaque novembre, les Canadiens sont encouragés à prendre en main leur bien-être financier et à participer à des événements éducatifs et à des ateliers.

À l’échelle nationale, le MLF est organisé par l’ACFC et porté par des intervenants partout au pays. Chaque année, de plus en plus d’organisations y participent et de plus en plus d’événements sont tenus. Depuis 2016, chaque semaine du MLF porte sur un thème différent qui vise à souligner les avantages de la gestion financière de base et l’importance d’établir un budget, d’avoir un plan d’épargne et de remboursement de ses dettes, et de comprendre ses droits et responsabilités en matière de finances. Le MLF continuera d’être un événement central chaque année, un moment pour sensibiliser davantage les gens à l’importance de la littératie financière, promouvoir des initiatives de partout au pays, célébrer les réussites des intervenants et apprendre les uns des autres.

En plus du MLF, l’ACFC tient tous les trois ans une conférence nationale qui rassemble les personnes et les organisations qui ont à coeur l’amélioration de la littératie financière des Canadiens. Cette conférence sert de catalyseur à un puissant mouvement au profit de l’autonomisation et du bien-être financiers.

À la conférence de 2017 à Montréal, 324 leaders de la littératie financière représentant 170 organisations ont pu voir des programmes novateurs aux effets concrets et mesurables. Ils en ont appris davantage sur la recherche de pointe et sur les tendances émergentes, en plus de découvrir de nouveaux outils permettant d’évaluer les programmes de littératie financière en vue d’obtenir des résultats positifs.

L’ACFC tient aussi le Symposium national sur la recherche en littératie financière, où des experts canadiens et internationaux discutent de découvertes révolutionnaires au coeur du renforcement de la littératie financière des Canadiens. En 2016 et en 2018, ces événements ont rassemblé des chercheurs et des experts de renom du Canada et d’ailleurs, qui ont parlé de leurs travaux sur la littératie financière et des possibles applications de leurs conclusions de manière à améliorer la situation financière des Canadiens.

« C’était vraiment inspirant de rencontrer tant de leaders partageant les mêmes idées et cherchant tous à améliorer la situation financière des Canadiens. Merci pour l’excellente conférence! »

Eloise Duncan, participante

« Une occasion incroyable de voir où en est le grand mouvement au profit de la littératie financière. Un environnement unique qui a de quoi enthousiasmer. »

Andreas Simic, participant

Cataloguer les outils et les ressources : la Base de données canadienne sur la littératie financière

L’ACFC a créé la Base de données canadienne sur la littératie financière suite à une recommandation du Groupe de travail sur la littératie financière en 2011. Aujourd’hui, la base de données est un guichet unique de ressources et de programmes de littératie financière, qui est facile à utiliser et accessible à quiconque a un accès Internet. Il s’agit d’un canal collaboratif important qui fait la promotion des ressources de nos intervenants, facilite les nouveaux partenariats et permet à l’ACFC et aux intervenants d’éviter le dédoublement des efforts.

La base de données a pris de l’expansion depuis 2014, et plus de 1 600 ressources provenant de 245 organisations y ont été publiées. Elle occupe une place centrale pendant le MLF, et les intervenants y ajoutent leurs événements, activités et outils pour que tous puissent les utiliser et les partager. Plus de 1 000 événements et activités ont été repertoriés en moyenne chaque année depuis les trois dernières éditions du MLF, pour un total de 6 495 événements à ce jour.

Augmenter la portée de nos activités de sensibilisation

Dans les dernières années, l’ACFC a tenu des activités de sensibilisation pour promouvoir la littératie financière par le biais de différents canaux. Par exemple, nous nous sommes promenés dans tout le pays pour faire des conférences et des présentations, nous avons établi notre présence sur les médias sociaux (YouTube, Facebook, Twitter, LinkedIn et, plus récemment, Instagram), et nous avons participé à des expositions professionnelles afin de promouvoir la large gamme d’outils et de ressources de l’ACFC et pour recruter de nouveaux intervenants. Ces occasions ont fait connaître les objectifs de la stratégie au public et ont permis de rallier des partenaires.

De nombreux gouvernements provinciaux et territoriaux se sont aussi engagés à intégrer la littératie financière à leur programme scolaire et à aider les organisations communautaires à offrir des programmes sur le sujet. À plusieurs reprises, l’ACFC et la chef du développement de la littératie financière ont été approchées pour faire des présentations sur la stratégie et les outils, ressources et informations de l’Agence, ce qui témoigne de l’engagement et de l’enthousiasme de ces intervenants. Le site Web de nombreuses organisations inclut maintenant un lien vers le contenu de l’ACFC afin que les enseignants et les élèves puissent l’utiliser.

Soutenir tous les Canadiens

En plus de mobiliser les intervenants et de promouvoir la littératie financière, l’ACFC a entrepris ses propres initiatives pour soutenir les Canadiens.

Comme mentionné plus haut, le milieu de travail s’est imposé comme le canal tout indiqué par lequel diffuser les initiatives en matière de littératie financière, et nos recherches montrent que les groupes autochtones pourraient tirer profit de l’implication active de leurs membres dans ce genre de programmes, de leur conception à leur mise en place. Ces priorités ont guidé l’évolution du programme de littératie financière de l’ACFC, notamment son matériel éducatif, ses outils interactifs, ses vidéos éducatives, ses études sur les comportements et ses projets pilotes.

Dans les prochaines sections, vous découvrirez les nombreuses façons dont ces éléments ont été rassemblés dans un esprit de collaboration afin d’obtenir des résultats convaincants et efficaces pour les Canadiens.

En 2018-2019, l’ACFC s’est concentrée sur des domaines où des études montraient que même de petites améliorations dans la littératie financière pourraient avoir des conséquences importantes sur le bien-être financier. La promotion de l’établissement d’un budget et de l’épargne a été au centre de notre information et de nos outils d’éducation des consommateurs; c’est qu’ensemble, ces bonnes pratiques peuvent grandement aider les gens à gérer leur argent.

En chiffres

Il faut du temps pour accroître la littératie financière des Canadiens, mais nous avons fait des progrès importants depuis le lancement de la stratégie nationale. Non seulement nous avons mis en place d’impressionnants réseaux d’intervenants, mais nous avons entrepris des études et des projets pilotes novateurs pour changer les comportements des consommateurs. Sans compter que nos outils et ressources ont atteint de nombreux Canadiens.

Depuis le lancement de la stratégie en 2015 :

Le Comité directeur national sur la littératie financière a joué un rôle crucial dans l’instauration de la stratégie nationale. Non seulement ses membres ont-ils contribué à l’élaboration de la stratégie, ils en ont fait la promotion et ont mis sur pied leurs propres initiatives. Entre autres, ils ont mis en place des programmes, élaboré du contenu Web, et organisé des événements et des webinaires.

Le comité inaugural et le deuxième comité ont mis en œuvre un total de 239 initiatives avec l’apport de 23 organisations auprès des groupes suivants :

Dans le cadre de ces initiatives :

Le Comité interministériel sur la littératie financière a aidé à la mise en place de la stratégie nationale notamment par la distribution de contenu sur la gestion de l’argent et la tenue d’événements pour les Canadiens. De nombreuses entités ont fait état de manière volontaire de leurs réussites, ce qui démontre leur engagement à l’égard de la stratégie.

Dans l’ensemble :

Constats tirés des études

Pour guider nos efforts, nous évaluons les connaissances, les attitudes et les comportements des Canadiens. Des sondages de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont révélé que :

Principaux effets

Un projet pilote novateur nous a permis de constater des changements soutenus dans les comportements financiers des Canadiens. Nous avons envoyé des conseils sur l’établissement d’un budget à plus de 200 000 Canadiens sans budget ainsi que des liens vers le contenu de l’ACFC, et nous avons observé :

Évaluation continue

Nous utilisons une variété de méthodes pour mesurer les progrès. Nous évaluons le nombre de Canadiens touchés par nos activités ainsi que les interventions et programmes. Nous évaluons aussi le niveau de littératie financière par des sondages auprès de la population générale. Voici quelques statistiques éloquentes qui démontrent notre incidence :

Initiatives et succès en littératie financière

Le succès se mesure de nombreuses façons. Les nombres sont certes éloquents, mais ils ne disent pas tout. Les histoires de succès présentées ici soulignent la façon dont différentes initiatives aident les Canadiens à accroître leur littératie financière. Il ne s’agit que d’un échantillon des nombreuses initiatives novatrices mises en place par l’engagement continu d’organisations de partout au pays qui sont dévouées à aider les Canadiens à atteindre le bien-être financier. De nombreuses autres organisations ont des histoires pertinentes et formidables à raconter. Nous sommes impatients d’en apprendre plus sur leurs efforts et sur le rôle important qu’elles ont joué dans la vie des Canadiens.

La Stratégie nationale pour la littératie financière—Compte sur moi, Canada reconnaît que, lorsque vient le temps de renforcer la littératie financière des Canadiens, aucun programme ni solution ne convient à tous. Heureusement, les Canadiens trouvent réponse à leurs différents besoins en matière d’éducation financière par des approches, initiatives et programmes novateurs, informatifs et adaptés selon le groupe d’âge, le stade de la vie, l’expérience, la culture et la région.

Pour tous les Canadiens

La Base de données canadienne sur la littératie financière

Complète, facile d’utilisation et riche, la Base de données canadienne sur la littératie financière est une ressource tout-en-un pour quiconque souhaite développer ses compétences ou celles des autres dans tous les aspects de la littératie financière. Conçue par l’ACFC, la base de données est une source objective d’information financière qui comprend des centaines d’événements et de ressources qu’il est possible de trier par sujets, emplacements, niveaux de connaissance et publics cibles.

Les organisations de partout au Canada peuvent alimenter la base de données. Les intervenants peuvent voir ce que les autres font, ce qui réduit le dédoublement des efforts et crée de nouvelles occasions de partenariat.

Un outil d’auto-évaluation sous forme de questionnaire permet de comparer son niveau de littératie financière à celui des autres Canadiens, et renvoie à des ressources de la base de données pour améliorer sa compréhension de sujets particuliers. Le questionnaire a été rempli plus de 50 000 fois depuis 2014.

La série de vidéos Floyd et sa famille de l’ACFC

Floyd et sa famille sont un groupe de personnages animés qui font partie des campagnes publicitaires de l’ACFC. Ils montrent comment une famille canadienne typique peut parler d’argent et apprendre à prendre de meilleures décisions financières au quotidien.

Depuis le lancement de cet outil en 2015, la famille a entre autres parlé du choix d’un compte de banque, de l’importance de vérifier son dossier de crédit, des désavantages d’étaler un prêt auto et des intérêts sur les cartes de crédit. Ses histoires montrent la valeur des outils financiers de l’ACFC et des ressources disponibles en ligne.

Colorés, amusants et rejoignant un large public, Floyd et sa famille simplifient les concepts financiers sans jamais culpabiliser le téléspectateur pour ses choix. Ils encouragent plutôt les Canadiens à rembourser leurs prêts pour éviter le stress lié au fait de vivre au-dessus de ses moyens.

La campagne Prenez vos finances en main

En 2017-2018, l’ACFC a lancé une campagne publicitaire nationale pour sensibiliser la population à l’importance de gérer et de réduire ses dettes. La campagne comprenait une série de publicités sur les marges de crédit hypothécaires et les prêts auto à long terme, les principaux moteurs de l’endettement des ménages au cours des dernières années :

Nombre moyen de visites par mois sur le site Canada.ca :

Les ateliers sur la littératie financière de Comptables professionnels agréés du Canada

Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada) a été maintes fois primé pour son travail en littératie financière. Son programme a pris de l’ampleur de façon exponentielle : de seulement quelques ateliers à sa création en 2013, il a doublé chaque année en taille et en portée. En cinq ans, le programme a renforcé les connaissances financières de plus de 100 000 Canadiens en enseignant des compétences en gestion financière et en épargne.

Ce sont les 40 modules dynamiques d’éducation financière, chacun adapté à un groupe d’âge ou à un stade de vie, qui rendent ce programme unique. Des milliers de CPA bénévoles passionnés animent ces ateliers gratuits d’une heure dans les centres communautaires, les bibliothèques, les écoles et les lieux de travail partout au pays. Bref, là où les gens se rassemblent pour apprendre.

« Qu’ils soient dans un centre urbain ou dans les confins les plus éloignés du Nord, les participants nous disent à quel point ils trouvent ces ateliers personnalisés utiles et comment ceux-ci les aident à prendre eux-mêmes des décisions financières. »

Doretta Thompson, directrice, Responsabilité sociétale, CPA Canada

Les ateliers communautaires de Credit Canada

Une « solution simple mais déterminante » : voilà comment Keenda Cadogan, qui croulait sous les dettes depuis plusieurs années, a décrit son expérience avec un conseiller en crédit de Credit Canada, une organisation membre du Conseil en crédit du Canada (CCC), grâce à qui elle a pu tout rembourser. L’année dernière, le CCC et ses organisations membres ont rejoint 117 014 personnes par le biais d’ateliers sur l’établissement d’un budget et la consommation et des présentations sur la littératie financière aux employés et aux jeunes.

Le CCC organise aussi la Credit Education Week Canada (CEWC), une semaine d’éducation sur le crédit tenue en marge du Mois de la littératie financière, en novembre. En 2018, la CEWC a porté sur la « pleine conscience financière », une approche visant à améliorer ses compétences personnelles en gestion financière en abordant d’un autre oeil la question de l’argent, des dépenses et de l’épargne.

L’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada : démontrer la viabilité du RPC

Selon un sondage de 2016 mené par l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC), 64 % des travailleurs canadiens n’ont pas confiance, ou ne croient tout simplement pas, que le Régime de pensions du Canada (RPC) sera là pour eux à leur retraite. D’où l’importance de montrer aux Canadiens, retraités ou non, que le RPC est viable.

À la lumière de ce constat, l’Office d’investissement du RPC s’est donné pour mission de sensibiliser la population à son rôle et de démontrer comment il continuera d’assurer la viabilité du RPC pour les générations futures. En tant qu’organisation gérant l’investissement des cotisations au RPC et travaillant au service de 20 millions de Canadiens, l’OIRPC a lancé sa toute première campagne d’information publique intégrée sur plusieurs canaux pendant le Mois de la littératie financière, en novembre 2018.

Avec pour point de départ la planification de la retraite, l’OIRPC a discuté de dossiers d’actualité avec les Canadiens. Les publicités télévisées ont eu 92 millions d’impressions, alors que les publicités sur les médias sociaux en ont généré 7,2 millions. En 2018, plus de 155 000 personnes—une moyenne de 3 000 par jour—ont visité le site Web de l’OIRPC. Par rapport à 2017, on parle d’une augmentation de 2 % du nombre de personnes connaissant le RPC et d’une augmentation de 18 % du nombre de personnes en ayant une opinion favorable. L’OIRPC a aussi fait une refonte de son rapport annuel pour 2018. Il est maintenant plus facile à lire et utilise un langage simple pour expliquer ses résultats et ses stratégies d’investissement, notamment ses pratiques de gestion des risques.

Le littératie financière pour les adultes

Les études montrent que les Canadiens citent systématiquement l’argent comme leur principale source de stress, le plaçant devant leur santé, leur emploi et leurs obligations familiales. Ce n’est pas étonnant : la planification de la retraite et les décisions d’investissement sont complexes. Les types de cartes de crédit, de prêts hypothécaires, de marges de crédit hypothécaires et d’autres formes d’emprunts se sont multipliés, et les gens doivent savoir lire les petits caractères. Il faut des connaissances, des compétences et de la confiance pour prendre des décisions éclairées sur ces sujets. Nombreux sont ceux qui trouvent ces décisions stressantes.

Mais où les Canadiens se situent-ils par rapport aux citoyens des autres pays? Selon la plus récente enquête internationale sur la littératie financière des adultes du Réseau international sur l’éducation financière (RIEF) de l’OCDE, le Canada se classe au 3e rang (à égalité avec la Norvège) pour la littératie financière en général. Pourtant, bien que 85 % des adultes canadiens croient que leurs connaissances financières soient dans la moyenne ou au-dessus de la moyenne, seuls 61 % d’entre eux ont été en mesure de répondre correctement à cinq questions financières sur sept. On peut en conclure que bien que la littératie financière des Canadiens soit élevée comparativement aux citoyens des autres pays, il demeure un besoin important de poursuivre nos efforts à ce chapitre.

Les employeurs reconnaissent de plus en plus que l’offre d’éducation financière au travail augmente le bonheur et la productivité des employés en les aidant à réduire une source importante de stress. De plus, les études montrent qu’en utilisant des technologies et des messages ciblés pour atteindre un public précis, on peut amener les adultes canadiens à adopter des comportements financiers plus sains.

Le projet pilote au travail de l’ACFC et de Services Crédit Conseil

En 2018, comprenant que le stress financier était au coeur des préoccupations de nombreux travailleurs canadiens, l’ACFC a mené, avec Services Crédit Conseil, un projet pilote au travail pour offrir une éducation pertinente sur la littératie financière aux adultes. Inspiré de Vos outils financiers de l’ACFC, le contenu a été adapté au contexte de travail. Trois modules traitant de sujets comme le revenu, les dépenses et le budget, la gestion du crédit et de la dette, et les droits et responsabilités du consommateur ont ainsi été adaptés.

Les animateurs de Services Crédit Conseil ont présenté 15 séances dans 9 différents milieux de travail en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, et des participants de l’Île-du-Prince-Édouard y ont assisté à distance.

Le projet pilote a permis l’établissement d’une feuille de route, d’outils et de ressources pratiques pour les employeurs canadiens souhaitant mettre en place des programmes de littératie financière au travail. Ces outils et ressources sont disponibles sur le site Canada.ca/mieux-etre-financier.

« Les participants, particulièrement les jeunes professionnels, nous ont dit que le contenu de ces ateliers leur parlait vraiment. Certains avaient toujours des dettes d’études et voulaient connaître la meilleure façon de gérer judicieusement leurs nouveaux revenus, alors que d’autres ont trouvé que l’information les aiderait à prendre le contrôle de leurs finances. Ils étaient aussi reconnaissants à leur employeur de leur offrir des séances d’éducation financière au travail. »

John Eisner, président et directeur général, Services Crédit Conseil

Encourager les Canadiens à établir un budget

En 2016, l’ACFC a mis à l’essai une approche novatrice conçue pour promouvoir l’établissement d’un budget chez les personnes qui n’en avaient pas. Nous avons envoyé des messages sur l’éducation financière et présenté notre outil en ligne d’aide à l’établissement d’un budget directement sur le téléphone cellulaire de ceux qui n’avaient pas de budget et leur avons offert des incitatifs à participer. Les chercheurs de l’ACFC ont ensuite étudié les effets du programme sur les connaissances, la confiance et les comportements financiers des utilisateurs.

Les résultats étaient éloquents. Au début du projet pilote, près de la moitié des personnes n’ayant pas de budget ont dit qu’elles ne savaient pas par où commencer. Dans le mois qui a suivi, nous avons continué de leur envoyer des messages sur l’importance d’établir un budget et sur la façon de le faire. Nos résultats ont montré que cette approche a fonctionné : 14 % de ces personnes ont commencé à faire un budget. En même temps, elles ont amélioré leur niveau de connaissance à ce sujet ainsi que leur confiance à établir et à maintenir un budget. Depuis, nous avons poursuivi nos interventions, toujours aussi efficaces : entre 14 % de 20 % de personnes n’ayant pas de budget ont commencé à en établir un.

Environ 18 mois après le projet pilote, nous avons invité les participants à remplir une étude de suivi. L’objectif était d’évaluer l’efficacité des interventions éducatives dans la promotion de l’établissement d’un budget chez les personnes qui n’en avaient pas. Les résultats étaient impressionnants : les interventions du projet pilote ont grandement contribué à améliorer à long terme les habitudes et la confiance des participants à l’égard de l’établissement d’un budget. Plus de la moitié (54 %) de ceux qui ont commencé à établir un budget pendant le projet pilote le faisaient toujours un an et demi plus tard. Fait encore plus prometteur, la situation financière des participants qui avaient un budget était meilleure que celle des autres.

Presque toutes les personnes (99 %) qui avaient un budget ont déclaré que ce dernier leur permettait de mieux gérer leur argent. Plus de la moitié d’entre elles ont utilisé leur budget pour rembourser des dettes (55 %), épargner davantage pour l’avenir (50 %) ou épargner pour les urgences (57 %).

L’étude de suivi établit aussi un lien entre les comportements budgétaires et l’amélioration des attitudes et résultats financiers. Les gens qui avaient un budget un an et demi après les interventions de l’ACFC ont réussi beaucoup mieux que les personnes qui n’en avaient jamais établi un. Par exemple, 70 % des personnes qui n’avaient pas de budget au départ et qui en avaient un lors de l’étude de suivi réussissaient bien ou très bien à respecter leurs engagements financiers, comparativement à 45 % seulement des personnes qui n’avaient toujours pas de budget. Par ailleurs, les personnes qui respectent un budget sont plus susceptibles de réduire leurs dépenses et moins susceptibles d’emprunter lorsqu’ils ont de la difficulté à joindre les deux bouts.

Les résultats du projet pilote et de l’étude de suivi démontrent que l’éducation des consommateurs peut donner un coup d’envoi à des comportements durables et positifs en matière de budgétisation qui améliorent les résultats financiers. Ils montrent aussi que la technologie mobile est un outil puissant que les praticiens de la littératie financière peuvent utiliser pour identifier et atteindre leurs publics cibles.

C’est le moment! : Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes

La planification financière à vie peut sembler une tâche ardue. Pour la rendre plus accessible, l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) aide les Canadiens à prendre des décisions judicieuses, à s’organiser et à planifier. Les membres de cette association professionnelle offrent une large gamme de produits et services en sécurité financière, comme des assurances vie, des solutions de retraite et des assurances santé complémentaires, à près de 29 millions de Canadiens.

L’ACCAP a mené la campagne éducative C’est le moment! afin de montrer aux Canadiens les conséquences financières liées au décès et à la maladie grave ainsi que le rôle de l’assurance vie dans un plan financier et testamentaire global. Elle a aussi fourni des renseignements objectifs sur l’assurance vie aux jeunes adultes. Le site Web de C’est le moment! est maintenant accessible sur toutes les plateformes mobiles, et on y renvoie largement sur le site Web de l’ACCAP. Résultat : plus de 8 300 impressions. Le glossaire du langage simple de l’ACCAP, qui explique le jargon de l’industrie, a été consulté plus de 4 000 fois.

Each One, Teach One : Association canadienne des coopératives financières et Vancity

Each One, Teach One (EOTO) est un programme communautaire de littératie financière conçu sur le modèle « former le formateur », qui s’est révélé une réussite. Le personnel des coopératives de crédit reçoit une formation complète pour animer des ateliers sur les compétences de base en finance dans leur communauté, notamment dans des sous-sols d’église, des classes et des centres pour aînés. EOTO a d’abord été un projet pilote de Vancity en 2008, puis a été lancé par l’Association canadienne des coopératives financières à l’échelle nationale en 2016.

Le programme consiste en 17 ateliers d’une heure sur la littératie financière. Le personnel présente l’information de manière objective, sans faire la promotion des produits ou services des coopératives de crédit. Plus de 90 coopératives de crédit au Canada sont maintenant certifiées pour donner les ateliers EOTO à différents groupes, notamment les nouveaux arrivants.

« Des réfugiés syriens nouvellement arrivés ont assisté à des ateliers partout dans le Grand Vancouver. Avec l’aide d’interprètes anglais-arabe, ils ont appris les bases de la finance et la façon de naviguer dans le système bancaire canadien. Pendant les ateliers, ils participaient en posant beaucoup de questions. Ils ont indiqué que ces ateliers les avaient aidés à accroître leurs connaissances, leurs capacités et leur confiance en ce qui a trait à la gestion de leurs finances personnelles. »

Catherine Ludgate, gestionnaire principale, Investissement communautaire, Vancity

La littératie financière pour les jeunes

Qu’il s’agisse de leurs premiers achats, de leurs premiers revenus tirés d’un emploi à temps partiel ou du paiement de leur formation ou de leurs études postsecondaires, en matière de gestion financière, les jeunes ont beaucoup à apprendre—et plus tôt ils le feront, mieux ils sauront prendre le contrôle de leurs finances. D’ailleurs, de nombreuses écoles au Canada mettent désormais la littératie financière au programme, sous forme de cours obligatoires ou au choix, ou d’une intégration à d’autres matières. Et les résultats sont encourageants.

Dans le cadre du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’OCDE réalise un sondage à l’échelle mondiale tous les trois ans. Il en résulte un classement des résultats des élèves dans diverses catégories : sciences, mathématiques, lecture et littératie financière. Ce sondage a été mené dans sept provinces canadiennes en 2015, et les élèves de 10e année sont arrivés au deuxième rang (ex æquo avec la Belgique) parmi les 15 pays sondés.

Voilà qui est impressionnant. Cependant, dans un contexte où les technologies numériques continuent de transformer les services financiers, la littératie financière exige des efforts constants. Les jeunes Canadiens ont adopté rapidement ces nouvelles technologies. Les transactions et les services financiers en ligne multiplient les possibilités et les accès, mais aussi les risques. Les services numériques ne cessant d’accélérer la prise de décisions et l’accès à l’argent, il s’avère plus que jamais indispensable d’acquérir des connaissances, des compétences et une confiance financières tôt dans la vie et pendant les premières étapes de l’âge adulte.

Journée Parlons argent avec nos enfants

Organisée une fois par année, en avril, la Journée Parlons argent avec nos enfants de la Fondation canadienne d’éducation économique est l’une de ses nombreuses initiatives novatrices visant à lancer une discussion sur l’argent entre parents, enseignants et élèves. Les enseignants participants proposent alors une leçon autour de ce thème. Les classes peuvent également prendre part à une Foire de l’argent, où les élèves présentent une étude sur différents sujets, comme les coûts liés à un animal domestique ou les stratégies pour payer ses études si on ne dispose pas des fonds nécessaires.

La Journée Parlons argent avec nos enfants en chiffres (en date de 2018) :

Sur le site Web de la Journée Parlons argent avec nos enfants, parents, enseignants et élèves trouveront des ressources pertinentes, notamment pour alimenter des échanges amusants et informels sur la manière de gagner, d’épargner et de dépenser notre argent.

« Nous sommes ravis des retombées de la Journée Parlons argent avec nos enfants et des Foires de l’argent, sans parler de l’intérêt qu’elles suscitent. Beaucoup d’enfants, de parents et d’enseignants nous ont dit avoir trouvé très enrichissantes ces activités d’apprentissage autour de la gestion de l’argent. Parce que c’est une compétence cruciale dans la vie, plus tôt les jeunes adopteront de saines habitudes financières, mieux ils seront outillés pour la suite. »

Gary Rabbior, président, Fondation canadienne d’éducation économique

Répondre aux besoins des étudiants postsecondaires

Avec le concours de deux organismes axés sur les services aux étudiants—l’Association canadienne des responsables de l’aide financière aux étudiants (ACRAFE) et Collèges et instituts Canada (CICan)—, l’ACFC a révisé un de ses programmes d’apprentissage ayant pour but d’aider les étudiants postsecondaires à mieux gérer leur argent. Ainsi, deux modules de Vos outils financiers, un programme destiné aux adultes, ont été refondus en 2016-2017 pour mieux répondre aux besoins des étudiants, suivant les recommandations des membres de l’ACRAFE quant aux activités et aux exemples à intégrer.

CICan a ensuite mis ces modules à l’essai lors d’ateliers dans quatre établissements d’enseignement canadiens. Les commentaires des étudiants et du formateur ont été positifs et constructifs : il a été suggéré d’employer un langage plus inclusif, plus de graphiques et des exemples ciblant les populations étudiantes vulnérables et sous-représentées, ainsi que des outils plus stimulants. Les deux nouveaux modules de formation pour les étudiants postsecondaires ont été lancés, dans leur version définitive, en mai et en novembre 2018.

Dans le cadre du projet pilote de CICan pour évaluer les modules remaniés :

JA Canada et ses ateliers de littératie financière pour les plus jeunes

L’innovation et l’économie à la demande ont changé les trajectoires professionnelles s’offrant aux jeunes et la manière de les y préparer. JA (Junior Achievement) Canada propose aux enfants, dès huit ans, des programmes novateurs, dans un cadre scolaire ou non.

Le programme Bien plus que de l’argent montre aux jeunes comment accéder aux ressources pertinentes pour prendre des décisions éclairées.

Quant au programme L’entreprise et moi, il permet aux élèves du primaire d’en apprendre sur les revenus, les dépenses, le partage et l’épargne au moyen d’activités, comme des jeux, en classe ou non.

JA se donne pour mission de permettre au plus grand nombre de jeunes Canadiens possible d’acquérir de solides compétences entrepreneuriales et de mieux comprendre le fonctionnement des finances à l’ère actuelle. Ses programmes de littératie financière, de préparation au travail et d’entrepreneuriat sont donnés par des bénévoles aux expériences diverses dans le milieu des affaires.

Apprendre avec un jeu-questionnaire

Apprendre en s’amusant : voilà le principe de Fortune, un jeu-questionnaire gratuit en ligne conçu par la Commission des services financiers et des services aux consommateurs du Nouveau-Brunswick (FCNB) pour aider la population à parfaire ses connaissances financières. Fortune propose aux adultes comme aux enfants des questions touchant divers domaines, comme l’épargne, les dépenses réfléchies et la lutte contre la fraude. Les participants peuvent tester leurs connaissances et se mesurer à leurs amis ou à d’autres joueurs à l’échelle de la province. Seuls les Néo-Brunswickois peuvent remporter des prix, mais tout le monde peut y jouer, en français ou en anglais.

Les réponses des joueurs ont grandement éclairé la FCNB. Par exemple, en moyenne, les joueurs ont répondu incorrectement à 16 % des questions, ce taux grimpant à 33 % pour celles concernant la prévention de la fraude. Forte de ces données, la FCNB a revu en profondeur son programme de prévention de la fraude. Elle a également retouché les ressources de son site Web, créé un service d’abonnement à des alertes à la fraude et organisé des campagnes médiatiques de sensibilisation à la fraude. Grâce à ces démarches, le nombre de visiteurs sur son site a bondi, et la prévention de la fraude et l’exploitation financière occupent une place grandissante dans l’espace public provincial.

« Notre population est répartie sur un grand territoire. Fortune représente donc l’un de nos outils en ligne favorisant la littératie financière, une compétence importante, au sein des ménages autrement hors de notre portée. »

Andrew Nicholson, Commission des services financiers et des services aux consommateurs

Mentorat par et pour les étudiants afin de promouvoir la réussite financière

En 2015, après avoir constaté de sérieuses lacunes dans leur éducation financière, deux étudiants universitaires ont lancé PennyDrops, aujourd’hui un organisme sans but lucratif enregistré entièrement dirigé par des étudiants universitaires et comptant 15 divisions dans 6 provinces. Ses mentors offrent des cours hebdomadaires gratuits dans les établissements secondaires sur tout un éventail de sujets, comme les bases des services bancaires, l’importance de se fixer des objectifs financiers, et les nuances de l’investissement et de l’épargne pour l’avenir.

Par l’entremise de l’ACFC, PennyDrops a noué un partenariat avec Passeport pour ma réussite, un organisme de bienfaisance national qui fournit un soutien aux jeunes issus de communautés à faible revenu pour leur permettre de surmonter les obstacles à l’éducation, d’obtenir leur diplôme d’études secondaires et de jeter les bases de leur réussite future. Du côté des divisions de PennyDrops de l’Université Dalhousie et de l’Université Wilfrid-Laurier, les réactions ont été très positives de la part de la soixantaine d’étudiants du modèle de Passeport ayant participé aux formations hebdomadaires à Halifax et à Kitchener en 2018. Une expansion du partenariat entre PennyDrops et Passeport pour ma réussite est d’ailleurs envisagée.

« L’intérêt pour le programme PennyDrops est plus grand que ce que nous avions imaginé, et les possibilités de croissance sont innombrables. »

Adam Segreti, directeur général, PennyDrops

Rendre la littératie financière plus attrayante pour les jeunes

Deux élèves de 12e année, qui se préparaient à faire leur entrée à l’université en 2014, ont pris conscience qu’elles ne s’y connaissaient pas vraiment en finances personnelles. Pour y remédier, et pour aider une centaine d’autres élèves à faire de même, elles ont organisé une conférence d’une journée dans leur école secondaire. Ainsi est né FuturFund.

L’initiative, qui a depuis pris de l’ampleur, est devenue officiellement un organisme sans but lucratif en 2018. Maintenant, FuturFund offre des ateliers aux jeunes de 14 à 22 ans, mène des campagnes éducatives en ligne, fait la promotion de la littératie financière, organise des événements et facilite l’échange entre étudiants de conseils financiers au moyen des médias sociaux.

Pour accroître sa portée et son influence, FuturFund a créé le Financial Literacy Youth Network (FLYN) en 2018. Quatorzième réseau axé sur la littératie financière au Canada, FLYN est le premier à cibler un groupe et non une région. Piloté par et pour les jeunes, FLYN est une communauté qui met ses ressources en commun, chapeaute des initiatives et pousse les jeunes à considérer la littératie financière autrement.

« Les acteurs influents doivent faire une place aux jeunes. Trop souvent, les discussions sur les jeunes excluent les principaux intéressés. C’est seulement lorsque les professionnels expérimentés travailleront de concert avec nous, les jeunes, que nous pourrons trouver des solutions plus pertinentes et plus créatives. Ensemble, nous serons plus à même d’outiller la prochaine génération du Canada en matière de littératie financière. »

Katherine Tang et Sara Raza, cofondatrices de FuturFund et du Financial Literacy Youth Network

La litteratie financiere pour les aînés

La population du Canada est vieillissante, et une vie plus longue et en meilleure santé oblige les gens à changer la façon dont ils planifient leur avenir financier. La sécurité financière est l’une des principales préoccupations de nombre de personnes âgées ou en voie de l’être. Avec de meilleures connaissances et une plus grande confiance à l’égard de leurs finances, elles sauront mieux établir leur budget et vivre selon leurs moyens, plus longtemps et de manière plus épanouissante.

Formant un groupe diversifié, les aînés ont tous des besoins et des aspirations uniques. Tandis que certains d’entre eux jouissent d’une santé et d’une situation avantageuses, d’autres souffrent de problèmes physiques ou voient leurs facultés cognitives amoindries. Ces éléments peuvent influencer leur capacité à prendre des décisions financières, et donc les rendre vulnérables à la fraude et à l’exploitation financière. Il y a au Canada un nombre grandissant de personnes âgées victimes d’une escroquerie ou d’un vol d’identité. Lorsqu’ils disposent des connaissances et de la confiance financières nécessaires, les aînés sont mieux protégés contre les fraudeurs et les prédateurs financiers.

Stratégie Renforcer la littératie financière des aînés

En 2014, l’ACFC a lancé une stratégie nationale, intitulée Renforcer la littératie financière des aînés, qui a établi des objectifs clairs pour aider les aînés à prendre des décisions éclairées en toute confiance. La stratégie visait aussi à favoriser la concertation constructive des entités publiques, privées et sans but lucratif qui font la promotion de la littératie financière au Canada.

Les consultations publiques, chapeautées par la chef du développement de la littératie financière et le Comité directeur national sur la littératie financière du Canada, ont porté sur diverses problématiques touchant les aînés relativement à la littératie financière. Exhaustive, la stratégie a permis de fournir aux personnes âgées les connaissances et les outils nécessaires pour mieux s’y retrouver dans le marché complexe des produits et services financiers aux consommateurs.

Les 36 initiatives énoncées dans la stratégie pour les aînés ont toutes été réalisées ou avancées. La stratégie vise à donner aux aînés les connaissances, les compétences et la confiance nécessaires pour prendre des décisions financières éclairées.

Programme Votre Argent-Aînés

Conçu par l’Association des banquiers canadiens en collaboration avec l’ACFC, le programme Votre Argent-Aînés propose des séminaires aux personnes âgées ou en voie de l’être. Elles y apprennent des renseignements utiles leur permettant de reconnaître et de prévenir la fraude et l’exploitation financière, et de planifier leurs dépenses de retraite. À ce jour, presque 5 000 aînés ont participé à près de 150 séminaires. Nombre d’entre eux ont par la suite rapidement demandé un deuxième séminaire pour leur groupe ou leur organisation, ou du matériel supplémentaire pour le distribuer à leurs amis.

Le programme Votre Argent-Aînés, offert à l’échelle nationale depuis 2014, est donné bénévolement par des employés de banque approchant eux aussi, dans une large proportion, la retraite. L’intérêt que suscite ce programme ne cesse de croître.

« L’animateur a offert une excellente présentation à nos aînés, pleine de stratégies et de conseils pertinents pour les aider à préserver leur sécurité. »

Anne-Marie, organisatrice d’un séminaire du programme Votre Argent-Aînés

Vidéo sur la retraite

AFOA Canada a déployé plusieurs initiatives importantes visant à perfectionner les compétences financières des Autochtones, y compris des aînés.

L’une d’elles—une vidéo sur la planification de la retraite destinée aux aînés—propose aux adultes dans la force de l’âge un atelier informatif approfondi sur les piliers de l’épargne et de la planification de la retraite. On y traite de plusieurs choses : prestations gouvernementales, autres sources de revenus, fiscalité, assurances, planification successorale, procurations, et plus encore.

Accessible sur YouTube en français et en anglais, la vidéo a été vue plus de 1 900 fois—un rayonnement beaucoup plus grand que celui qu’on peut attendre d’un atelier en classe.

La littératie financière pour les autochtones

L’une des grandes priorités du gouvernement du Canada, la réconciliation avec les peuples autochtones, représente un potentiel économique énorme pour ces peuples et pour l’économie canadienne. Selon une étude récente, le fait de combler l’écart, sur le plan de l’emploi, de l’éducation et des revenus, entre les populations autochtones et non autochtones générerait des retombées économiques annuelles de 27,7 milliards de dollars, soit 1,5 % du PIB totalNote de bas de page 1 .

Par ailleurs, Statistique Canada indique que la population autochtone canadienne croît à un rythme quatre fois plus rapide que la population générale. Avec un âge médian de 27 ans—contre 40—, elle est aussi plus jeune. Les jeunes Autochtones ont donc le potentiel de former une proportion importante de la main-d’oeuvre qualifiée canadienne de demain, et aussi de compenser les effets du vieillissement de la population, en participant pleinement à une économie dynamique et en croissance.

Dans cette optique, la formation et l’acquisition de compétences s’avéreront cruciales. Cela comprend la littératie financière personnelle, considérée comme une « pièce maîtresse du casse-tête éducatif » ouvrant la voie au développement et à la prospérité économiques des peuples autochtonesNote de bas de page 2 .

La littératie financière pour les jeunes Autochtones

Deux programmes—Dollars and Sense d’AFOA Canada et le cours sur l’autonomisation financière de l’Université des Premières Nations—ont pour but d’enseigner la saine gestion financière aux jeunes des Premières Nations.

Offert dans les écoles et les centres communautaires autochtones, Dollars and Sense vise à accroître la compréhension des étudiants au sujet de l’épargne, l’établissement d’un budget et d’objectifs financiers, les dépenses et le crédit, et faire en sorte qu’ils puissent repérer les fraudes et s’en protéger. On y aborde également les perspectives de carrière dans les milieux des affaires et de la finance. Les personnages, les histoires et les exemples utilisés cadrent avec la culture des étudiants autochtones, le contenu ayant d’ailleurs donné lieu à des vidéos sur YouTube.

Le cours sur l’autonomisation financière se concentre sur la littératie financière chez les étudiants postsecondaires. Spécialement adapté à l’expérience et au profil des étudiants autochtones, le cours explore différents sujets, comme l’établissement d’objectifs, la planification financière et la prise de décisions financières. Pour bonifier l’expérience d’apprentissage des participants, il y a aussi des vidéos mettant en vedette des aînés. Quatre-vingt-treize pour cent des étudiants ayant pris part au projet pilote ont affirmé que ce cours les avait aidés à prendre des décisions financières.

Brochure Vous venez de recevoir une importante somme d’argent

Recevoir un règlement ou des versements provenant des activités commerciales des Premières Nations peut représenter une situation inédite pour certains Autochtones, soit gérer une somme importante d’argent. Les outils et les ressources en littératie financière peuvent alors s’avérer de précieux atouts pour tirer le maximum de ce qu’ils ont reçu, pour eux-mêmes, leur famille et leur avenir.

Dans cette optique, l’ACFC et Services aux Autochtones Canada (SAC) ont collaboré pour produire et distribuer plus de 4 000 exemplaires d’une brochure destinée aux Autochtones sur la planification financière, l’épargne et l’utilisation d’une grosse somme d’argent. On y souligne l’importance de l’élaboration d’un budget et de l’établissement d’objectifs financiers, tout en abordant la gestion des dettes, l’épargne et la pertinence d’ouvrir un compte de banque.

Séances d’information ayant trait à la rafle des années 1960

AFOA Canada distribue la brochure Vous venez de recevoir une importante somme d’argent lors des séances d’information sur le processus de réclamation issu de l’entente de règlement de la rafle des années 1960, laquelle a été conclue en 2018. L’entente prévoit le versement d’une compensation à environ 20 000 personnes qui ont été adoptées par des familles non autochtones, déclarées pupilles de la Couronne ou placées dans des établissements de soins permanents durant ce qu’on appelle communément la « rafle des années 1960 ».

La littératie financière est l’une des pierres angulaires des 21 séances d’information tenues à la grandeur du pays, et AFOA Canada a été mandatée pour mener ce dossier. L’organisme a élaboré son propre matériel à cette fin et recueille des commentaires sur le contenu proposé. On reconnaît maintenant davantage l’importance de la littératie financière, de l’établissement d’objectifs et de la planification relativement aux ententes de règlement. Comme l’a dit un participant : « Tous les survivants sont en droit de disposer de ces connaissances et du temps nécessaire pour effectuer le processus. »

Projet de bien-être financier des Premières Nations et Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt de l’Agence du revenu du Canada

AFOA Canada collabore aussi avec Prospérité Canada, l’Agence du revenu du Canada (ARC) et Service Canada afin d’accroître le nombre de bénévoles animant des ateliers sur l’impôt sur le revenu dans les communautés des Premières Nations. Les remboursements d’impôt peuvent avoir des retombées considérables pour les personnes, leur famille et leur communauté. Par exemple, dans une Première Nation en Ontario, la préparation des déclarations de revenus a entraîné des remboursements totalisant plus de 2,3 millions de dollars en 2017.

Prospérité Canada et AFOA Canada ont intégré le Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt à un projet conjoint de bien-être financier des Premières Nations, mis en oeuvre pendant trois ans au sein des Premières Nations en Ontario. L’assistance dans la préparation des déclarations de revenus et l’accès aux prestations susceptibles d’augmenter les revenus comptait parmi les différents services offerts. Le cahier d’exercices gratuit s’accompagne d’un guide de l’animateur et de vidéos éducatives.

De plus, l’ARC et Service Canada ont intensifié leurs activités auprès des communautés autochtones grâce aux « super comptoirs d’impôts », dans le cadre desquels ils collaborent avec des bénévoles et les administrations communautaires pour offrir une assistance dans la préparation des déclarations de revenus et l’accès aux prestations. Très souvent, ces comptoirs permettent de distribuer des ressources en littératie financière destinées aux peuples autochtones, comme les brochures conçues conjointement par l’ARC, SAC et l’ACFC.

« Selon nous, l’éducation et la littératie financières forment l’assise de la croissance et du développement des communautés. Nous avons conçu les ateliers, les manuels et le matériel du projet de bien-être financier des Premières Nations pour améliorer les connaissances financières des gens à l’échelle locale. »

Simon Brascoupé, vice-président, Éducation et formation, AFOA Canada

Programme Question d’argent pour les Autochtones

Lancé en 2016 par ABC Alpha pour la vie Canada, Question d’argent, un programme de renforcement des compétences financières, a déjà formé deux fois plus d’Autochtones que prévu et en est maintenant à sa 6e impression. Sa croissance est principalement attribuable au fait qu’on a tenu compte des commentaires des participants, ce qui a permis de revoir les éléments visuels, l’histoire et les personnages pour qu’ils correspondent mieux au vécu réel des apprenants autochtones. Lors des évaluations, les participants ont salué le travail des animateurs bénévoles, mentionnant qu’ils les ont aidés à gagner en confiance dans leurs relations avec les institutions financières.

« Le Programme Question d’argent pour les Autochtones est un premier pas important vers l’autonomisation financière : plus de 5 000 Autochtones en ont bénéficié partout au Canada. Nous remercions les apprenants, les bénévoles et les enseignants inspirants qui y ont participé. »

Mack Rogers, directeur administratif, ABC Alpha pour la vie Canada

Projet pilote de littératie financière

C’est par une étroite collaboration entre l’ACFC, le Seven Generations Education Institute (SGEI) et l’Initiative de la Famille Martin (IFM) qu’est né un projet pilote visant à renforcer la littératie financière des adultes des communautés Anishinaabe du Nord-Ouest de l’Ontario. Ces partenaires travaillent de concert pour mettre sur pied un programme complet d’éducation financière, comportant environ 25 heures de formation en classe, sur des sujets comme l’établissement d’un budget, les services bancaires et la gestion du crédit et des dettes. Les instructeurs du SGEI donneront ces cours à l’automne 2019. Le projet fera l’objet d’une évaluation pour en mesurer les résultats, apporter les changements nécessaires et déterminer les prochaines étapes.

Avec ses campus à Kenora et Fort Frances, le SGEI est un chef de file en matière de programmes d’éducation et de formation durables, de grande qualité, qui respectent la langue et la culture Anishinaabe. Fondée par M. Paul Martin, premier ministre du Canada de 2003 à 2006, l’IFM a pour mission d’aider les étudiants autochtones à réaliser leur plein potentiel sur le plan de l’éducation.

On peut grandement améliorer sa résilience et son bien-être financiers en mettant régulièrement de côté même de petits montants pour les imprévus. Ce principe s’applique à plus forte raison aux personnes les plus vulnérables financièrement.

La littératie financière pour les Canadiens à faible revenu

Selon les données de l’Association canadienne de la paie, près de la moitié des Canadiens, soit 44 %, auraient de la difficulté à remplir leurs obligations financières si leur paie était retardée pour quelque raison que ce soit. Fait alarmant, parmi les travailleurs canadiens, 44 % vivent d’une paie à l’autre, et 41 % dépensent un montant égal ou supérieur à la totalité de leur paie nette. Si la littératie financière est nécessaire pour l’ensemble des Canadiens, c’est d’autant plus le cas pour les personnes les plus vulnérables.

Pour beaucoup de personnes à revenu modeste, le simple fait de produire leur déclaration de revenus peut leur donner accès à des prestations et à un remboursement du gouvernement. Cet argent peut alors leur servir à rembourser leurs dettes, à poursuivre leur formation ou leurs études, ou à épargner en vue de projets ou de besoins à venir.

Application Petit CHANGEment

Le projet pilote Petit CHANGEment découle de la volonté de Centraide Ottawa de créer une application mobile propre à alimenter le changement social. L’organisme a donc travaillé avec l’ACFC pour concevoir une application qui serait fondée sur les grands principes de l’économie comportementale et qui influerait positivement sur les comportements des consommateurs. Parmi ces principes, il y a la théorie de l’incitation au changement (nudge theory), qui préconise le recours au renforcement positif et aux suggestions indirectes pour influencer les motivations et les décisions.

L’application Petit CHANGEment permet aux utilisateurs de se fixer des objectifs d’épargne, par exemple payer des droits de scolarité, accumuler une mise de fonds ou rembourser des dettes. Elle propose ensuite une série de défis pour les inciter à faire de petits changements en ce sens. Chaque fois qu’un utilisateur pose un comportement positif, l’application consigne le montant virtuel épargné en vue de ses objectifs. De plus, les utilisateurs ont accès à des conseils de l’ACFC en matière de littératie financière.

Pendant le projet pilote, près de 1 100 personnes ont utilisé l’application Petit CHANGEment. Sur une période de seulement quatre mois, elles ont posé 1 067 gestes totalisant 46 716 $ en épargne virtuelle—une moyenne de plus de 10 000 $ par mois.

En collaborant avec des organisations influentes, Centraide Ottawa s’est servi de l’application Petit CHANGEment pour promouvoir l’importance de se doter de solides compétences en planification financière, le tout s’inscrivant dans ses efforts pour sortir les gens de la pauvreté et leur ouvrir le champ des possibles.

Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt et comptoirs d’impôts de Winnipeg

Chaque année, des milliers de Canadiens ne font pas leur déclaration de revenus, souvent par crainte de devoir de l’argent. Mais en réalité, ils se privent potentiellement de prestations ou de crédits importants pouvant donner lieu à un remboursement d’impôt.

Pour contrer cette fausse perception, le Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt (PCBMI) de l’ARC incite les gens à faible revenu à produire leur déclaration de revenus et les assiste en ce sens. Il propose en effet des comptoirs d’impôts où l’on prépare gratuitement la déclaration des personnes admissibles. Ce service est assuré partout au pays par des organismes communautaires, sans qui ce programme n’existerait pas ou ne connaîtrait pas un aussi grand succès.

L’organisme winnipégois Community Financial Counselling Services a préparé 9 667 déclarations de revenus en 2018, lesquelles ont permis l’obtention de plus de 27,4 millions de dollars en remboursements et en crédits.

Brochure Quoi faire quand vous recevez un remboursement d’impôt

Les comptoirs d’impôts, comme ceux du PCBMI, sont d’une grande utilité, car ils permettent aux Canadiens à faible revenu de recevoir les prestations et les crédits qui leur reviennent. Mais encore faut-il savoir comment employer ce montant de manière optimale.

Si chaque cas est unique, l’ACFC et l’ARC ont tout de même réuni des conseils dans une brochure ciblant les personnes à faible revenu : Quoi faire quand vous recevez un remboursement d’impôt. Ce document explique en termes simples comment encaisser un chèque de remboursement, s’inscrire au dépôt direct, épargner et trouver un compte de banque adéquat. Il contient aussi des liens utiles pour obtenir des renseignements supplémentaires, accéder à la calculatrice budgétaire et aux outils de planification de l’ACFC, et lire des conseils s’adressant aux jeunes, aux étudiants, aux aînés et aux Canadiens en situation de handicap. Quelque 15 650 exemplaires de cette brochure ont été distribués jusqu’ici, et elle a été téléchargée 208 fois à partir du site Web de l’ACFC.

Get Your Benefits! : des spécialistes de la santé contribuent à améliorer la santé de leurs patients en les incitant à faire leur déclaration de revenus

La pauvreté représente un facteur de risque important en matière de santé, et un nombre croissant d’études montrent une corrélation positive entre revenu et état de santé. Ce constat a poussé des spécialistes de la santé du Manitoba à produire un guide informatif d’une vingtaine de pages, titré Get Your Benefits!, sur les nombreuses prestations fédérales, provinciales et régionales auxquelles les Manitobains et leur famille peuvent avoir droit. Ce guide souligne l’importance de produire sa déclaration de revenus pour tirer avantage de cet éventail de prestations gouvernementales. Il est mis à jour chaque année, et on encourage les intervenants en santé de première ligne—médecins de famille, infirmières, travailleurs sociaux, éducateurs, etc.—à le faire circuler massivement. À ce jour, environ 80 000 exemplaires ont été distribués.

Champions nationaux de l’autonomisation financière

OEuvrant en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Québec, les champions nationaux de l’autonomisation financière se donnent pour mission d’améliorer la capacité financière des personnes à revenu faible ou modeste. En région, le programme est mis en oeuvre par des fournisseurs de services sociaux, notamment e4c (Edmonton), Family Services of Greater Vancouver et Momentum (Calgary), SEED Winnipeg et Community Financial Counselling Services (Winnipeg), et l’Union des consommateurs (Montréal).

Le programme, qui a trois ans, est piloté par Prospérité Canada, un organisme national sans but lucratif voué à élargir l’horizon économique des Canadiens vivant dans la pauvreté. Le projet est financé par le gouvernement du Canada avec la contribution de partenaires sous forme de fonds de contrepartie. En date d’octobre 2018, en seulement deux ans, le projet a permis à 175 564 personnes et familles canadiennes à revenu faible ou modeste de recevoir 211 millions de dollars en prestations gouvernementales grâce à leur déclaration de revenus.

« Les champions ont grandement contribué au développement des capacités au sein de leur communauté. Cette contribution fait d’eux des acteurs importants de l’autonomisation financière sur la scène nationale, mais aussi locale. »

Elizabeth Mulholland, chef de la direction, Prospérité Canada

Programme Prenez votre part du gâteau en argent comptant du gouvernement du Nouveau-Brunswick

Le programme Prenez votre part du gâteau en argent comptant est né en 2011 du constat que de nombreux résidents du Nouveau- Brunswick auraient avantage à soumettre leur déclaration de revenus. En 2017, la Société d’inclusion économique et sociale du Nouveau- Brunswick, de concert avec le PCBMI de l’ARC et Service Canada, a mis en place des super comptoirs d’impôts. Elle a aussi mis sur pied une campagne incitant les citoyens à produire leur déclaration de revenus, à obtenir un numéro d’assurance sociale pour leurs enfants, à se prévaloir du Bon d’études canadien et à se renseigner sur le régime enregistré d’épargne-invalidité, le tout en une seule étape.

Les résultats ont été spectaculaires : pendant la saison des déclarations de revenus 2011, 352 bénévoles de 61 organismes partenaires ont aidé à la préparation de 14 481 déclarations dans la province, ce qui a rapporté 22,57 millions de dollars aux contribuables concernés à revenu faible ou modeste. Cinq ans plus tard, en 2016, 571 bénévoles de 166 organismes partenaires ont cette fois permis aux participants de recevoir 38,87 millions de dollars.

« Le message qu’on dit aux Néo-Brunswickois, c’est : “Prenez votre part du gâteau en argent comptant.” Pour les personnes à faible revenu, faire leur déclaration de revenus représente un pas de géant dans le renforcement de leur littératie financière. De plus, ils reçoivent ainsi plus d’argent sous forme de remboursements et de prestations gouvernementales. »

Althea Arsenault, gestionnaire du développement des ressources, Société d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick

La littératie financière pour les nouveaux arrivants

Si le monde des services financiers ne paraît pas évident pour de nombreux Canadiens, il peut représenter un défi particulièrement grand pour les nouveaux arrivants, qui doivent, entre autres, se bâtir un dossier de crédit, apprendre à faire confiance à de nouvelles institutions et accéder aux divers programmes de prestations gouvernementales.

Selon l’Enquête canadienne sur les capacités financières 2014, 34 % des nouveaux arrivants (définis, aux fins du sondage, comme les personnes étant arrivées au Canada après 2000) ont affirmé qu’ils arrivaient tant bien que mal à payer leurs factures et à respecter leurs autres obligations financières, ou qu’ils en étaient incapables. Il en ressort un réel besoin, pour cette catégorie de Canadiens, d’une éducation et d’une littératie financières adaptées à leur réalité.

Bienvenue au Canada : un guide d’IRCC destiné aux nouveaux arrivants

Le Canada est reconnu comme un chef de file dans l’accueil et l’intégration des immigrants et des réfugiés, leur offrant diverses formes de soutien à leur arrivée. Bienvenue au Canada : Ce que vous devriez savoir, une publication d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), guide les nouveaux arrivants dans toutes les facettes de la vie canadienne. Ce guide leur fournit, en termes simples, des renseignements pratiques sur l’argent canadien, l’impôt et les taxes, et les services bancaires. À cela s’ajoutent des conseils sur la gestion des dépenses, ainsi que des sections sur les prêts hypothécaires, les prêts étudiants, et l’assurance-maladie supplémentaire.

IRCC offre également des programmes de littératie financière aux nouveaux arrivants, y compris des cours de langue s’y rapportant. De plus, les organismes communautaires proposant des services d’orientation et d’établissement font généralement la promotion de la littératie financière. En 2016, l’ACFC a collaboré avec IRCC dans le cadre d’un webinaire sur la littératie financière destiné aux organismes d’aide à l’établissement. Le webinaire a mis en valeur les outils et les ressources pratiques de l’ACFC en matière de gestion de l’argent. Après tout, c’est en étant mieux informés que les intervenants sauront guider les nouveaux Canadiens sur la voie de l’autonomisation.

Autorité des marchés financiers—L’essentiel des finances personnelles

Prenant acte des besoins particuliers en matière de littératie financière du nombre grandissant de nouveaux arrivants au Québec, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a conçu des ressources pour les renseigner sur les services bancaires et les finances personnelles. Lancé en octobre 2017, L’essentiel des finances personnelles est accessible à partir du site Web de l’AMF. Rédigé dans un langage clair et simple, le document présente les notions de base sur le budget, le crédit, la carte de crédit, les investissements, les fraudes financières et les assurances. Son contenu a été validé lors de consultations avec des groupes communautaires qui collaborent étroitement avec les nouveaux arrivants.

« Il existe d’excellents outils pour aider les nouveaux arrivants à trouver un emploi, à signer un bail et à s’inscrire à l’école. Mais la littératie financière aussi est importante. En tant qu’organisme de réglementation, nous avions un rôle à jouer pour transmettre des renseignements impartiaux aux nouveaux arrivants sur la gestion des finances personnelles et le système financier du Québec. »

Camille Beaudoin, directeur de l’éducation financière, Autorité des marchés financiers

La suite: tracer la voie de la littératie financière pour l’avenir

La Stratégie nationale pour la littératie financière—Compte sur moi, Canada nous a permis de mesurer l’efficacité des différents programmes de littératie financière. Elle nous a guidés dans la mobilisation et l’engagement des intervenants, la collaboration, l’adaptation des programmes, le partage de la recherche et des outils et l’encouragement des Canadiens à s’efforcer d’atteindre les objectifs de la stratégie.

Nous avons par ailleurs constaté que la quantité et la fréquence sont des paramètres importants : les programmes ponctuels entraînent des retombées à court terme, mais peu à long terme. Pour générer des effets durables, l’éducation financière doit correspondre aux objectifs des apprenants, et être offerte tôt et souvent au moyen d’approches innovatrices.

Nous avons aussi appris, grâce à la recherche et à l’économie comportementale—qui cherche à mettre en lumière les liens entre la pensée et les émotions—, que les décisions financières sont autant émotionnelles que rationnelles. C’est pourquoi la modification des comportements requiert des efforts considérables et une grande volonté.

Le mouvement amorcé, les leçons apprises et les succès obtenus montrent que ces programmes ont une incidence positive lorsqu’ils sont adéquatement conçus et déployés.

Évaluer, mesurer et amplifier notre portée

Dans les années à venir, l’ACFC continuera de mobiliser les intervenants et de les encourager à se concerter pour promouvoir l’importance de la littératie financière et mettre en oeuvre des initiatives qui apportent une réelle contribution.

Nous suivrons les tendances au moyen de sondages auprès de la population, comme l’Enquête canadienne sur les capacités financières, et évaluerons nos programmes. En 2019, nous mènerons la troisième édition de l’enquête afin de recueillir de nouvelles données quantitatives sur les connaissances, les comportements et les compétences des Canadiens en matière de finances.

Cette enquête permettra notamment d’apprendre :

Nous continuerons également de suivre la participation à nos initiatives de littératie financière et à celles de nos intervenants. Nos efforts conjugués influenceront l’orientation future de la littératie financière à l’ACFC.

Établir une feuille de route pour les études futures

Le Canada est reconnu comme un chef de file mondial dans la promotion de la littératie financière. Pour maintenir ce statut, nous devons poursuivre nos études en vue de cerner les tendances et les enjeux du marché, d’établir des priorités fondées sur les faits et d’orienter les objectifs de nos programmes. Nos travaux à venir seront guidés par les résultats du Plan national de recherche du Canada sur la littératie financière, de la prochaine Enquête canadienne sur les capacité financières et d’autres sondages, par exemple celui du PISA 2018, qui sera publié en 2020.

Planifier les prochaines étapes

Dans les années à venir, nous examinerons de près l’incidence de notre travail et de celui des autres intervenants. Nous poursuivrons nos collaborations et nos relations avec des organismes passionnés et dévoués. Nous diffuserons encore les histoires de réussite pour inspirer un nombre grandissant de Canadiens. Nous allons tenir notre contenu à jour, et embrasser les innovations susceptibles d’améliorer la littératie financière des Canadiens et de les aider à prendre de bonnes décisions financières. Dans cette optique, nous encourageons toujours les intervenants à nous faire connaître leurs nouvelles initiatives novatrices.

La littératie financière est une compétence de vie essentielle. Elle permet aux Canadiens d’acquérir les connaissances, les compétences et la confiance nécessaires pour prendre des décisions financières éclairées et accroître leur mieux-être financier.

Avec le temps, nous nous attendons à ce que les démarches et les succès décrits dans ce rapport contribuent à renforcer les connaissances, les compétences et la confiance financières des Canadiens.

Remerciements

Nous aimerions remercier les membres de l’ensemble des comités, groupes de travail et réseaux qui consacrent leur temps à cette importante cause.

Comité directeur national sur la littératie financière Deuxième comité (2017-2019)

Comité inaugural (2014-2016)

Sous-comité de recherche

Groupe de travail sur la littératie financière pour les Autochtones

Groupe de travail sur la littératie financière en milieu de travail

Comité interministériel sur la littératie financière

Réseaux de littératie financière

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