Le gouvernement du Canada protège les Canadiens et Canadiennes contre la fraude alimentaire pour le miel et d'autres produits 

Communiqué de presse

Le 7 décembre 2020 – Ottawa (Ontario)

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) s'efforce d'identifier et d'atténuer les risques dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire afin que les Canadiens soient protégés contre les fausses déclarations, qui constituent une forme courante de fraude alimentaire.

Dans le cadre de son programme de lutte contre la fraude alimentaire, entre avril 2019 et mars 2020, l'ACIA a échantillonné et analysé le miel national et importé destiné à la vente au Canada. L'Agence a maintenant publié les résultats de sa surveillance de l'authenticité du miel (2019 à 2020).

En vertu de la loi canadienne, le miel ne peut contenir de sucre ajouté; autrement, il est considéré comme frelaté et n'est pas autorisé à être vendu comme du miel authentique au Canada.

Les analyses ont révélé que 87 % des échantillons de miel ciblés étaient authentiques, contre 78 % au cours de l'exercice précédent. En plus de l'échantillonnage ciblé par l'ACIA, des échantillons ont aussi été prélevés par un tiers indépendant dans le cadre de l'activité de surveillance du marché de l'Agence et les analyses de l'ACIA ont montré que 98 % d'entre eux étaient authentiques.

L'ACIA a pris les mesures d'application appropriées concernant le miel contenant du sucre ajouté, empêchant ainsi la vente de plus de 83 000 kg de miel frelaté sur le marché canadien.

Dans le cadre de la Politique alimentaire pour le Canada, lancée en juin 2019, le gouvernement du Canada a investi 24,4 millions de dollars sur 5 ans dans l'ACIA pour lutter contre la fraude alimentaire afin de protéger les consommateurs contre les abus et les entreprises contre la concurrence déloyale. Grâce à ce financement, l'ACIA effectue des inspections, prélève des échantillons, vérifie l'authenticité des aliments et recueille des renseignements pour mieux cibler ses activités de surveillance.

L'ACIA surveille également de façon proactive tout risque accru de fraude alimentaire découlant des incertitudes dans l'environnement mondial du commerce alimentaire découlant de la pandémie de la COVID-19 et trouve des solutions efficaces pour les atténuer.

En s'attaquant à la fraude alimentaire, les Canadiens peuvent avoir l'assurance que les aliments qu'ils achètent sont bien étiquetés et qu'ils peuvent être consommés sans danger. Cela aide également les entreprises canadiennes à rivaliser plus équitablement sur le marché canadien et mondial.

Citations

« Lorsque les aliments ne sont pas correctement étiquetés, les Canadiens ne sont pas en mesure de prendre des décisions éclairées sur ce qu'ils doivent acheter et avec quoi ils nourrissent leur famille. Il est d'autant plus important de veiller à ce que les aliments soient bien présentés lorsque des risques pour la salubrité des aliments surviennent, par exemple lorsque des allergènes ne sont pas déclarés. Dans le contexte de la pandémie actuelle, le gouvernement est conscient des risques élevés de fraude alimentaire et s'attaque de front à ce problème complexe. »

– L'honorable Patty Hajdu, ministre de la Santé

« S'attaquer à la fraude alimentaire est une priorité clé de la Politique alimentaire pour le Canada que notre gouvernement a lancé l'an dernier. Ça va protéger non seulement les consommateurs contre l'achat de produits délibérément mal étiquetés, mais également les entreprises alimentaires canadiennes, qui doivent faire concurrence à des produits non authentiques. C'est la raison pour laquelle nous agissons et nous sévissons contre la fraude alimentaire au Canada. »

– L'honorable Marie-Claude Bibeau, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

« Le travail qu'effectue l'ACIA pour vérifier si le miel au Canada est falsifié nous donne une meilleure idée de l'importance du problème ici même au pays. Nous sommes conscients que la falsification du miel est un phénomène mondial et que nous devons sans cesse nous y attaquer. Certes, les résultats les plus récents de l'ACIA font état d'une baisse du nombre des cas de fraude. Mais l'élimination du miel falsifié des marchés est un objectif d'une ampleur mondiale, car il en va de l'avenir des apiculteurs honnêtes. »

– Rod Scarlett, directeur exécutif, Conseil canadien du miel

« La confiance entre un détaillant et son client est de la plus haute importance. Le consommateur ne devrait jamais avoir à se demander si l'étiquette devant ses yeux indique correctement le contenu. Voilà pourquoi les épiciers au Canada participent aux efforts d'atténuation des risques en travaillant en étroite collaboration avec leurs fournisseurs, en investissant massivement dans des programmes de prévention de la fraude alimentaire et en mettant en place des mesures de protection pour s'assurer que les aliments qu'ils vendent sont authentiques et véridiques. »

– Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction, Conseil canadien du commerce de détail

Faits en bref

  • Le financement accordé dans le cadre de la Politique alimentaire pour le Canada prévoit 3,1 millions de dollars sur 5 ans destinés à Santé Canada pour soutenir le travail de l'ACIA par la recherche, la collecte de renseignements et l'évaluation des risques liés aux risques pour la santé humaine. 

  • Le financement a permis à l'ACIA d'ajouter 14 employés à l'Initiative de lutte contre la fraude alimentaire de 2019 à 2020. D'ici 2024, on s'attend à ce qu'un total de 29 employés se consacrent à la lutte contre la fraude alimentaire, avec 3 employés supplémentaires pour Santé Canada. 

  • En 2019, le Canada a produit 80 millions de livres de miel, pour une valeur de 173 millions de dollars. Les exportations canadiennes de miel ont totalisé près de 54 millions de dollars, soit une baisse de 31 % par rapport à 2018. 

  • Dans le cadre de sa stratégie d'échantillonnage et d'analyse, l'ACIA a analysé un total de 275 échantillons de miel entre 2019 et 2020 : 127 provenant d'importateurs et de transformateurs nationaux et de 148 détaillants de l'ensemble du pays.  

  • L'ACIA a analysé le miel pour la canne à sucre et le sirop de maïs (connus sous le nom de sucres C4) à l'aide de l'analyse du rapport isotopique stable et pour le sirop de riz et le sirop de sucre de betterave (connus sous le nom de sucres C3) à l'aide de la technique de résonance magnétique nucléaire. 

Liens connexes

Personnes-ressources

Cole Davidson
Cabinet de l'honorable Patty Hajdu
Ministre de la Santé
613-957-0200

Jean-Sébastien Comeau
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
jean-sebastien.comeau@canada.ca
343-549-2326

Relations avec les médias
Agence canadienne d'inspection des aliments
613-773-6600
cfia.media.acia@canada.ca 

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