Le passé devient le futur

Discours

Guy Berthiaume, Bibliothécaire et archiviste du Canada
Le 6 novembre 2018 - Ottawa, Ontario

Sous réserve de modifications


Bonjour, et bienvenue à Bibliothèque et Archives Canada.

J’aimerais d’abord souligner que nous sommes rassemblés sur le territoire traditionnel de la nation algonquine.

Nous reconnaissons que les Algonquins sont les gardiens passés, présents et futurs de ce territoire.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais dire quelques mots sur l’importance que revêt le Programme pour les collectivités du patrimoine documentaire (PCPD), tant pour Bibliothèque et Archives Canada (BAC) que pour moi-même.

Quand je suis arrivé ici, il y a un peu plus de quatre ans, je me suis engagé à faire de BAC une institution à l’écoute de ses partenaires.

Et, en écoutant – même juste un peu – il a été facile d’entendre à quel point le milieu documentaire avait désespérément besoin d’un programme pour permettre aux collectivités locales d’évoluer, de conserver leur capacité et de jouer pleinement leur rôle unique à l’échelle du pays.

J’ai donc fait de la mise en place du PCPD ma croisade personnelle. Bien sûr, avec l’aide de mes collègues de BAC et avec la complicité du ministère du Patrimoine canadien.

Le résultat net, c’est qu’à même son propre budget, sans injection de fonds supplémentaires, BAC a réussi à investir 1,5 million de dollars par année dans le nouveau programme, en plus d’absorber entièrement les coûts de gestion connexes.

C’est une réalisation de taille pour laquelle je ne veux pas m’attribuer le mérite, mais dont je veux partager avec vous le contexte pour rappeler à quel point la mise en place du PCPD symbolise notre volonté commune de répondre aux besoins réels de nos partenaires.

Nous vivons dans une ère de l’immédiat, où nous nous attendons à obtenir des réponses sur-le-champ et où notre attention est de courte durée.

Dans ce contexte, il est facile de perdre de vue le passé et de ne pas tenir compte du futur.

Seul le présent semble importer et ce présent est en perpétuelle évolution.

Alors, que devons-nous faire pour préserver la continuité entre passé, présent et futur?

Avoir recours à des institutions de mémoire solides et fiables.

Et cela correspond justement à la mission du PCPD.

Depuis son instauration en 2015, le Programme a octroyé 6 millions de dollars à 130 organisations du patrimoine documentaire pour financer 170 projets.

Ces organisations travaillent à l’archivage, la préservation et la diffusion de leurs collections patrimoniales.

Il s’agit de bibliothèques communautaires, de centres d’archives, de sociétés d’histoire et de généalogie locales, de musées et de divers groupes de travail sur le patrimoine.

Leurs collections comprennent des livres, des photographies, des enregistrements audio, et bien plus encore.

Comme nos échanges de la journée le montreront, nous avons soutenu des groupes de taille, de nature, de localisation et d’objectifs divers.

Grâce au travail des partenaires réunis ici aujourd’hui et de plus d’une centaine d’autres, la mémoire continue du Canada est mieux documentée et préservée, et davantage accessible au public.

Quand nous avons lancé le PCPD en 2014, nous avons eu l’autorisation de l’offrir pendant 5 ans. Le Programme était assorti d’une clause crépusculaire.

Il nous a fallu, au terme des trois premières années, procéder à son évaluation et obtenir l’autorisation de le rendre récurrent.

Le Programme a connu un tel succès que je peux vous annoncer avec plaisir et fierté que nous avons été autorisés à le poursuivre au-delà de 2019, sans clause crépusculaire.

S’il est clair que le Programme est un franc succès, il est toutefois encore possible de l’améliorer.

Nous avons donc apporté quelques modifications en vue du cinquième appel de propositions du PCPD, qui fut lancé le 18 octobre dernier.

Tout d’abord, nous avons augmenté le montant maximal de financement pour ce que nous appelons les petites contributions, lesquelles sont soumises à des règles moins contraignantes.

Ces petites contributions étaient auparavant celles qui étaient inférieures à 15 000 $. Dorénavant, leur plafond est 25 000 $ et elles peuvent être utilisées sur deux années budgétaires.

Pour qu’un plus grand nombre d’institutions puissent bénéficier du PCPD, le montant maximal par projet, par cycle de financement, est passé de 100 000 $ à 50 000 $.

Par ailleurs, les organisations situées en région éloignée pourront recevoir une aide supplémentaire jusqu’à concurrence de 20 %.

Ces modifications permettront d’élargir et de diversifier l’éventail de projets soutenus.

Le séminaire d’aujourd’hui, c’est un peu comme un épisode de « Que sont-ils devenus? ». En effet, nous avons invité d’anciens bénéficiaires de contributions à venir nous parler des défis qu’ils ont dû relever, des débouchés qu’ils ont obtenus grâce au PCPD, ainsi que de leurs stratégies gagnantes.

En mettant de l’avant la gamme d’organisations et de projets que nous avons soutenus, tant par de petites contributions, comme celle versée au Cole Harbour Farm Museum, que par des grandes, comme celle versée à la Société historique de la Saskatchewan, nous montrons la valeur du Programme.

Nous croyons qu’il est bénéfique que les anciens bénéficiaires transmettent leurs leçons apprises et leurs pratiques exemplaires, à toutes les étapes du projet.

Avant tout, nous sommes heureux de fournir cette belle occasion de réseautage pour les demandeurs passés, présents et futurs.

En unissant nos efforts, nous pourrons avoir une incidence considérable sur la compréhension que nous avons de notre passé et sur le façonnement de notre futur.

Cela profitera à chacun d’entre nous, à nos enfants et à nos petits-enfants.

Merci d’être des nôtres aujourd’hui.


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