Aperçu de l'OGE
(mise à jour janvier 2026)
Cette page établit les principes de base des outils génériques d’évaluation (OGE). Il est recommandé de la lire avant de commencer à utiliser ces outils. Elle présente les OGE, les situe dans le cadre des exigences en matière de tenue de documents des institutions du gouvernement du Canada (GC), explique leur objectif et leur format, et décrit les conditions de leur utilisation.
Important
Les OGE ne donnent pas l’autorisation de disposer de documents, que ce soit par la destruction, l’aliénation ou le transfert à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Ce droit est accordé par une autorisation de disposition signée par le ou la bibliothécaire et archiviste du Canada.
Sur cette page
- Introduction
- Format
- Catégories d’activités
- Identification des documents
- Spécifications de conservation
- Autorisation de disposer
- Pour plus de détails
Introduction
Les OGE offrent aux institutions fédérales un point de départ pour répondre à deux exigences clés de la Directive sur les services et le numérique (2020) Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT)Note de bas de page 1, soit l’identification de l’information ayant une valeur opérationnelle et l’établissement de périodes de conservation. Bien que la Directive exige l’établissement, la mise en œuvre et le maintien de périodes de conservation pour toutes les informations et données, les OGE se concentrent sur la gestion des documents.
BAC a développé des OGE pour que les pratiques de gestion de l’information et de tenue de documents soient plus uniformes et efficientes dans l’ensemble du GC. Les institutions fédérales reçoivent dans ces outils des conseils normalisés sur la gestion des documents liés à une gamme d’activités opérationnelles courantes. Les OGE n’offrent que des recommandations; les institutions peuvent adopter, adapter ou personnaliser les conseils en fonction de leur contexte et de leurs besoins particuliers.
Les conseils fournis dans les OGE concernent surtout les institutions fédérales considérées comme des « ministères » selon l’article 2 de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP), car celles-ci sont assujetties à la politique du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) en matière de gestion de l’information.
Bien qu’ils soient conçus pour les ministères fédéraux pour le GC, les OGE demeurent suffisamment génériques pour être utilisés par les organismes indépendants désirant appliquer des pratiques exemplaires. Les organismes qui sont visés uniquement par certaines parties de la LGFP (comme les sociétés d’État), ceux qui ne sont pas visés du tout (par exemple les organismes à gouvernance partagée) et ceux qui font l’objet d’autres exceptions peuvent tirer profit des conseils contenus dans ces outils.
Les OGE visent à renforcer les pratiques de tenue des documents à l’échelle du GC, contribuant ainsi à l’imputabilité, à la gérance et à la prise de décision éclairée au service de tous les Canadiens. Dans le cadre d’une saine gestion de l’information, on s’attend à ce que les institutions fédérales considèrent les documents comme des actifs stratégiques et les gèrent en conséquence.
Les OGE sont des outils génériques qui peuvent être adaptés au contexte opérationnel propre de chaque institution. Bien qu’ils soient conçus pour simplifier le processus d’identification des documents et la détermination des exigences de conservation, ils ne remplacent pas la responsabilité de l’institution de mener sa propre analyse et d’appliquer un jugement professionnel. Ils doivent donc faire l’objet de discussions et être appliqués en collaboration avec les secteurs opérationnels responsables.
Les institutions sont responsables de la gestion des risques liés à leurs activités, y compris ceux associés à la gestion de l’information et des documents. Ces risques peuvent comprendre, sans s’y limiter, les atteintes à la vie privée ; l’exposition à des litiges ; le non-respect des exigences règlementaires ; et les vulnérabilités en matière de sécurité. Les institutions conservent l’entière imputabilité des décisions relatives à la création, à la saisie et à la gestion des documents, ainsi qu’à la détermination des périodes de conservation.
Format
Chaque OGE aborde des activités courantes précises au sein du gouvernement du Canada et comprend les éléments suivants :
Contexte de l’activité
Cette section établit la portée et les limites de l’activité couverte par l’OGE.
Elle décrit les fonctions, les processus et les responsabilités essentielles de l'activité, avec des références aux lois, aux politiques et aux cadres d’autorité applicables. L'objectif est de garantir une compréhension commune de ce qu'implique cette activité et de la distinguer des activités connexes ou qui se recoupent.
Liens avec d’autres OGE
Cette section identifie et explique les intersections ou dépendances entre l’OGE actuel et d’autres OGE. Comme les opérations gouvernementales impliquent souvent des processus intégrés ou chevauchants, cette section aide à clarifier les responsabilités et les documents qui peuvent être partagés ou référencés entre différents secteurs opérationnels. Elle assure la cohérence et uniformité des pratiques de tenue de documents en orientant les utilisateurs vers les outils connexes, le cas échéant.
Contexte de conservation
Cette section décrit les facteurs juridiques, réglementaires et opérationnels qui orientent les périodes de conservation recommandées pour les documents liés à l’activité. Elle fait référence aux lois applicables, aux instruments de politique et aux pratiques exemplaires applicables afin de justifier les périodes de conservation recommandées. Elle vise à favoriser la conformité, la responsabilité et la gestion du risque ainsi qu’à permettre aux institutions de prendre des décisions éclairées concernant le cycle de vie de leurs sources d’information.
Recommandations sur les documents et la conservation
Cette section offre un aperçu des principaux processus opérationnels et sous-processus, et identifie les documents généralement produits en conséquence. Il fournit également des spécifications de conservation, y compris les périodes de conservation suggérées, les déclencheurs de conservation applicables et les exceptions pertinentes.
Catégories d’activités
Services internes
Les OGE de cette catégorie traitent les services internes énumérés par le Secrétariat du Conseil du Trésor, dont les suivants :
- Services de gestion et surveillance
- Services de communications
- Services juridiques
- Gestion des services financiers
- Services de gestion des ressources humaines
- Services de gestion de l’information
- Services de technologie de l’information
- Services des acquisitions
- Services du matériel
- Services des acquisitions
- Services de voyage et autres services administratifs
Activités opérationnelles courantes
Les OGE de cette catégorie concernent des activités opérationnelles courantes de nombreuses institutions :
- Activités scientifiques et technologies
- Affaires du Cabinet
- Arbitrage
- Autorisation
- Conformité et application des règlements
- Enquêtes
- Paiements de transfert
- Présentations au Conseil du Trésor
Identification des documents
La Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada définit ainsi un document : « éléments d’information, quel qu’en soit le support; la présente définition ne vise pas les publications ». Les documents sont généralement consignés pour documenter des mesures, des décisions, des transactions ou des événements. L’information (le document) est créée, maintenue et gérée pour appuyer les besoins opérationnels, la conformité juridique, la responsabilité administrative et la protection des droits des citoyens, y compris les initiatives pour un gouvernement ouvert.
La Directive sur les services et le numérique (2020) exige que les institutions du GC identifient l’information ayant une valeur opérationnelle au moyen d’une analyse structurée des fonctions et des activités qu’elles mènent pour remplir leur mandat législatif. Ce processus garantit que l’information essentielle à la prise de décisions, à la responsabilisation et à la prestation de services est reconnue, gérée et protégée tout au long du cycle de vie d’un document. L’harmonisation des pratiques de gestion de l’information avec les objectifs et les responsabilités juridiques des institutions favorisent la transparence, l’efficience opérationnelle et l’administration à long terme de l’information gouvernementale.
L’annexe E de la Ligne directrice sur les services et le numérique explique en détail comment distinguer l’information à valeur opérationnelle de l’information transitoire, définit les rôles et les responsabilités, et propose des exemples pour que les institutions fédérales répertorient et gèrent l’information de manière uniforme.
Les recommandations dans les OGE ont été validées par des consultations avec des communautés de pratique bien établies et des responsables horizontaux du gouvernement du Canada. Cette collaboration assure l’uniformité et la cohérence des pratiques de repérage et de gestion des documents entre les institutions.
Les recommandations ont également été élaborées à partir d’une analyse approfondie des lois, des directives, des politiques et des normes pertinentes. Lorsque disponibles, les analyses opérationnelles existantes préparées par des experts en la matière ont été utilisées ; en l’absence de telles ressources, de nouvelles analyses ont été élaborées en collaboration avec les communautés de pratique.
Ces recommandations sont volontairement génériques et conçues pour être largement applicables à plusieurs institutions. Elles ne sont donc pas exhaustives. Chaque institution est responsable d’examiner et d’adapter les recommandations afin de refléter son contexte opérationnel particulier et d’assurer une identification et une gestion propres de ses documents.
Spécifications de conservation
La Directive sur les services et le numérique exige que les institutions du GC établissent, mettent en œuvre et maintiennent des périodes de conservation de toute l’information et de toutes les données. Pour appuyer cette exigence, les OGE fournissent des recommandations pour des spécifications de conservation afin de guider les institutions dans la gestion de leurs documents.
Chaque spécification de conservation comprend trois éléments clés :
- Une période de conservation : la durée pendant laquelle un document doit être conservé par l’institution
- Un déclencheur de conservation : l’événement qui marque le début de la période de conservation (par exemple la date de création, la fermeture d’un dossier ou la fin de l’année financière)
- Une justification de conservation : la raison qui explique la période de conservation et son déclencheur, fondée sur des considérations juridiques, des politiques ou des facteurs opérationnels
Les OGE prévoient parfois des exceptions aux périodes de conservation habituelles, par exemple en raison d’obligations liées à la divulgation proactive.
Soulignons que les spécifications proposées ne sont que des recommandations. BAC ne prescrit ni n’approuve les périodes de conservation des documents. Les recommandations sont le fruit d’un examen exhaustif des lois fédérales applicables (dont la Loi sur la gestion des finances publiques, la Loi sur la protection des renseignements personnels [article 6] et le Règlement sur la protection des renseignements personnels [articles 4 et 7]), ainsi que des politiques, des directives, des normes et des lignes directrices du SCT. Lorsque les exigences de conservation sont explicitement prescrites par ces instruments, elles sont clairement indiquées dans le OGE.
Dans le cas contraire, les spécifications de conservation reposent sur des pratiquesNote de bas de page 2gouvernementales éprouvées par le temps et validées au moyen de consultations avec des communautés de pratique. Bien que ces recommandations fournissent une base cohérente, chaque institution doit les évaluer et les adapter en fonction de ses obligations légales, de ses besoins opérationnels et de son environnement de risque afin d’assurer une conservation appropriée de ses documents.
Autorisation de disposer
Rappelez-vous que les OGE ne donnent pas l'autorité de disposer de documents, que ce soit par destruction, aliénation ou transfert à la Bibliothèque et Archives Canada (BAC). L’autorité de disposition est accordée par des autorisations de disposition délivrées par le bibliothécaire et archiviste du Canada. Veuillez contacter votre archiviste de BAC pour plus d’informations ou pour discuter de vos questions spécifiques concernant la disposition (des documents).
Pour plus de détails
Centre de liaison
Bibliothèque et Archives Canada
Courriel :
centredeliaison-liaisoncentre@bac-lac.gc.ca