Services juridiques (mise à jour janvier 2026)
Sur cette page
- Comment utiliser cet outil
- Validation
- Définition de l’activité
- Rapport avec les autres OGE
- Éléments contributifs essentiels
- Contexte de la conservation
- Processus opérationnels
Comment utiliser cet outil
Le présent outil s’adresse aux spécialistes de la gestion de l’information du gouvernement du Canada (GC) chargés de répertorier les ressources documentaires et les délais de conservation dans leurs secteurs d’activité.
À des fins de clarté, veuillez noter qu’il s’agit des données et de l’information que les institutions créent, recueillent et gèrent sur les activités qu’elles mènent pour remplir leur mandat, prendre des décisions, exécuter des programmes et rendre des comptes aux Canadiens. Dans le présent outil, le terme « document » (ou « documents ») englobe l’information et les données qui attestent les activités du gouvernement du Canada.
Les recommandations quant aux documents et aux délais de conservation figurant dans le présent outil doivent être adaptées au contexte institutionnel particulier avant d’être utilisées. Veuillez lire le présent document dans son intégralité avant d’appliquer les recommandations.
Cet OGE ne donne pas aux institutions du gouvernement du Canada l’autorisation de disposer de ressources documentaires. Les OGE ne constituent pas des autorisations de disposer de documents (ADD) et ne remplacent pas les autorisations pluriinstitutionnelles de disposer de documents (APDD).
Les conseils fournis s’appliquent aux ministères du GC visés à l’article 2 de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP), sauf à ceux qui sont exclus par des lois, règlements ou décrets en conseil. Les institutions exclues sont assujetties aux politiques du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) et sont donc susceptibles d’utiliser une terminologie et des approches communes. Néanmoins, cet OGE établit des pratiques exemplaires pour la tenue des dossiers à l’échelle fédérale. Il est donc utile pour toutes les institutions fédérales, y compris les institutions indépendantes qui ne sont soumises qu’à certaines parties de la LGFP (c’est-à-dire les sociétés d’État) et celles qui en sont exemptées (par exemple, les organismes à gouvernance partagée).
Validation
Les processus opérationnels et les documents décrits dans cet OGE ont été validés par des experts en la matière provenant des ministères suivants : le Commissariat à l’information, Bibliothèque et Archives Canada, le ministère de la Justice, le Service des poursuites pénales du Canada, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, l’Administration portuaire d’Halifax, le Bureau de la sécurité des transports du Canada et Emploi et Développement social Canada.Note de bas de page 1
Les délais de conservation établis en lien avec les services juridiques, ainsi que cet OGE, devraient également s’appuyer sur les Autorisations de disposition pluri-institutionnelles, la disposition des documents fournis, à titre confidentiel, à une institution fédérale aux fins de poursuite du gouvernement du Canada (2009-001).
Remarque – Les délais de conservation comportent trois éléments clés :
- une période de conservation, c’est-à-dire une période pendant laquelle un document est conservé;
- un déclencheur de conservation ou un événement qui amorce la période de conservation, par exemple, la dernière mesure administrative;
- une justification de la période de conservation qui explique ou justifie la période de conservation et son déclencheur correspondant.
Sans ces trois éléments, il n’est pas possible de mettre efficacement en œuvre les délais de conservation.
Définition de l’activité
Selon Info Source — un répertoire du SCT pour les documents du GC — les services juridiques comprennent des « activités permettant aux ministères et organismes gouvernementaux de réaliser les priorités et d’atteindre les objectifs associés aux politiques, aux programmes et aux services dans un cadre juridique approprié. » Ces activités incluent « la prestation de conseils relatifs aux politiques et aux programmes; les directives pour la préparation et la rédaction du contenu juridique de projets de loi, de règlements et de lignes directrices; l’aide en matière de détermination, de réduction et de gestion des risques de nature juridique; le soutien juridique concernant le respect des normes, des règlements et des lignes directrices; et la défense des intérêts de l’État dans le contexte de litiges. » Cela peut inclure « des avis juridiques, la préparation de documents juridiques, des services de contentieux et la rédaction législative »Note de bas de page 2.
Pour les ministères, les organismes et certains établissements publics, le ministère de la Justice est l’autorité centrale pour toutes les activités juridiques. En vertu de la Loi sur le ministère de la Justice, le ministre de la Justice est aussi le procureur général du Canada, responsable de conseiller les administrateurs des ministères sur toutes les questions de droitNote de bas de page 3. Bien que le ministère de la Justice ait pour politique générale de confier à ses avocats salariés le travail juridique relevant du mandat qui lui est confié par la loi, il arrive que ce ministère fasse appel à des cabinets ou à des professionnels du droit du secteur privé, nommés comme mandataires, pour l’épauler dans ses fonctionsNote de bas de page 4.
Au sein des institutions fédérales, les approches de gestion des services juridiques varient. Certaines institutions ont des unités organisationnelles permanentes qui s’occupent des questions juridiques, en collaboration au besoin avec le ministère de la Justice. D’autres confient plutôt cette tâche à des employés liés de près à une situation donnée ou connaissant bien cette dernière. Le type d’unité qui gère les services juridiques dépend des besoins institutionnels. Par exemple, certaines institutions confient la responsabilité à des unités organisationnelles chargées d’élaborer les politiques ou les stratégies ministérielles. Les institutions qui sont souvent impliquées dans des litiges peuvent avoir des bureaux spécialisés de soutien aux litiges. D’autres ont des bureaux responsables de l’élaboration ou de la modification de règlements.
Les institutions indépendantes — telles que les sociétés d’État, les organismes à gouvernance partagée et les mandataires de la Couronne — sont responsables de la gestion de leurs propres activités juridiques, car elles n’ont pas accès aux services du ministère de la Justice. Ces institutions maintiennent généralement une équipe juridique interne ou font appel aux services de cabinets d’avocats externes.
Les recommandations présentées dans cet OGE pourraient également s’appliquer aux institutions du GC qui n’ont pas droit aux services du ministère de la Justice; cependant, les sources pertinentes à la fonction et au mandat de l’institution (législation, processus opérationnels, etc.) devraient également être prises en compte avant de mettre en place des délais de conservation.
Rapport avec les autres OGE
Bien que tous les efforts aient été déployés pour n’indiquer que les processus et les documents qui soutiennent directement l’activité principale couverte par l’OGE, des chevauchements sont inévitables. Lorsque les documents découlant d’une activité sont couverts également par un autre OGE, des références sont incluses dans les tableaux ci-dessous.
Éléments contributifs essentiels
Les processus opérationnels mentionnés ci-après ont été définis en fonction de divers instruments de politique et documents contextuels élaborés par le ministère de la Justice, le Bureau du Conseil privé et le SCT :
- Normes de service en matière de prestation de services juridiques au sein du gouvernement
- Ministère de la Justice Canada, Sondage sur la satisfaction des clients des services juridiques : Résultats du sondage – Cycle IV (2020-2022)
- Lois et règlements : l’essentiel
- Directive du Cabinet sur la rationalisation de la réglementation (Document PDF)
- Directive du Cabinet sur la réglementation (Document PDF)
- Politique sur la transparence et la responsabilisation en matière de réglementation Note de bas de page 5
La Loi sur les textes réglementaires et le Règlement sur les textes réglementaires, qui régissent la création de règlements, ont également été examinés en détail, de même que différentes exigences régissant les obligations des institutions en cas de litige (y compris la Loi sur la preuve au Canada.)
Contexte de la conservation
Les recommandations concernant les délais de conservation dans les OGE sont déterminées en fonction des pratiques traditionnelles ou exemplaires, d’une revue de la législation et des politiques à l’échelle gouvernementale et de la validation des experts en la matière. Les délais de conservation ne sont que des suggestions : les ministères sont tenus de prendre en considération leurs propres exigences législatives et leurs besoins opérationnels.
De plus, les recommandations quant aux services juridiques ont été élaborées en fonction du Calendrier de conservation et d’élimination (2012) du ministère de la Justice. Le ministère a pris en compte l’article 437 des Règles des Cours fédérales pour établir les délais de conservation recommandés qui y figurent, qui sont présumées standard dans toutes les unités de services juridiques du ministère de la Justice.
Processus opérationnels
Les services juridiques comportent quatre sous-processus opérationnels, avec plusieurs activités et dossiers associés.
1. Consultation et surveillance juridiques
Comprend la demande et la réception d’avis juridiques, les analyses des risques, la prestation de conseils au sujet des opérations et des programmes en cours des institutions gouvernementales, ainsi que le repérage et le signalement des tendances et des développements dans le domaine juridique.
| Sous-processus opérationnel | Activités de sous-processus | Documents | Délai de conservation | Déclencheur de conservation | Exception au délai de conservation |
|---|---|---|---|---|---|
| Consultation et surveillance juridiques |
Fourniture de conseils sur les politiques et les programmes Assurance du respect des normes et des règlements Fourniture d’avis juridiques Sollicitation de conseils juridiques Demande de documents juridiques |
Conseils et stratégies juridiques pertinents trouvés, par exemple, dans les sources suivantes :
* Comprend la correspondance documentant les décisions ou les avis de fond et les ébauches de fond (c.-à-d. les ébauches contenant des modifications importantes du contenu plutôt que de simples modifications éditoriales). |
12 ans | Après la fermeture du dossier | 25 ans après la fermeture du dossier lorsque les dossiers portent sur des questions touchant des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ou des biens immobiliers et des terres |
2. Préparation de documents juridiques
Comprend l’élaboration d’accords juridiques comme les contrats, les traités, les autorisations, les permis, les documents sur les biens immobiliers et les protocoles d’entente.
| Sous-processus opérationnel | Activités de sous-processus | Documents | Délai de conservation | Déclencheur de conservation | Exception au délai de conservation |
|---|---|---|---|---|---|
| Préparation de documents juridiques |
Négociation du contenu d’un document Évaluation des enjeux législatifs Rédaction des ébauches |
* Comprend la correspondance documentant les décisions ou les avis de fond et les ébauches de fond (c.-à-d. les ébauches contenant des modifications importantes du contenu plutôt que de simples modifications éditoriales). |
12 ans | Après la fermeture du dossier | 25 ans après la fermeture du dossier lorsque les dossiers portent sur des questions touchant des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ou des biens immobiliers et des terres |
3. Services de contentieux
Comprend les procédures judiciaires devant les tribunaux de tous les niveaux et devant les entités administratives et d’enquête, tant à l’échelle nationale qu’internationale, pour les poursuites civiles et criminelles, ainsi que les règlements à l’amiable et les modes alternatifs de règlement des différends. Les services de contentieux sont également chargés de représenter l’institution dans la résolution des questions litigieuses ou potentiellement litigieuses, de recueillir et de contester les preuves conformément aux règles de la preuve, d’élaborer des positions en droit et de faire des représentations pour protéger les intérêts de l’institution ou ceux du gouvernement fédéral en général.
| Sous-processus opérationnel | Activités de sous-processus | Documents | Délai de conservation | Déclencheur de conservation | Exception au délai de conservation |
|---|---|---|---|---|---|
| Services de contentieux |
Préparation et dépôt des plaidoyers Production d’affidavits, de documents et de preuves Interrogatoires préalables Préparation et conduite des procès Processus d’appel |
* Comprend la correspondance documentant les décisions ou les avis de fond et les ébauches de fond (c.-à-d. les ébauches contenant des modifications importantes du contenu plutôt que de simples modifications éditoriales). |
12 ans | Après la fermeture du dossier | 25 ans après la fermeture du dossier lorsque les dossiers portent sur des questions touchant des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ou des biens immobiliers et des terres |
4. Rédaction législative
Comprend tout ce que fait une institution relativement à l’adoption ou à la modification d’une loi, d’un règlement ou d’un autre texte réglementaire.
| Sous-processus opérationnel | Activités de sous-processus | Documents | Délai de conservation | Déclencheur de conservation | Exception au délai de conservation |
|---|---|---|---|---|---|
| Rédaction législative | Élaboration de lois |
Propositions, notes d’information, plans, etc., par exemple :
|
12 ans | Après la fermeture du dossier | Aucun |
| Élaboration de règlements et d’autres textes réglementaires |
* Comprend la correspondance documentant les décisions ou les avis de fond et les ébauches de fond (c.-à-d. les ébauches contenant des modifications importantes du contenu plutôt que de simples modifications éditoriales). |
12 ans | Après la fermeture du dossier | Aucun | |