Allocution de Michael Wernick, greffier du Conseil privé, au Forum des SMA

Discours

11 avril 2018
Michael Wernick, Greffier du Conseil privé

Priorité au discours prononcé

Bonjour tout le monde,

Il y a plusieurs choses dont je voudrais vous parler, mais franchement, avec l’aide de Royal, je préférerais passer aux questions et réponses le plus rapidement possible. Je veux entendre vos idées et préoccupations, et ce que vous pensez que je dois entendre de vous.

Il s’agit d’un événement si important. Je suis très heureux d’être ici avec vous ce matin. Pour commencer, je veux féliciter tout le monde ici, dans cette salle, et non seulement les nouveaux sous-ministres adjoints. Vous faites partie d’une communauté très importante. C’est une grande réalisation professionnelle et personnelle que d’être sous-ministre adjoint, et j’espère que vous saurez la savourer et l’apprécier. Dans une fonction publique qui compte 260 000 fonctionnaires, ce groupe de quelque 300 individus a d’énormes répercussions sur la fonction publique, notre pays et le monde. Vous occupez des fonctions disposant de pouvoir et d’influence beaucoup plus importants que vous ne le pensez. Parfois, cela peut sembler tout autrement, mais vous avez une influence énorme sur le ton, la culture, les décisions et les flux de travail.

Vous jouez un rôle important au sein de la fonction publique du Canada, et je tiens vraiment à vous remercier pour tout ce que vous avez fait et ce que vous ferez au cours de l’année à venir avant de vous réunir à nouveau. J’aimerais prendre un instant pour remercier les organisateurs de cet événement et toutes les personnes qui participeront aux diverses activités du programme d’aujourd’hui. C’est un programme génial, et je serai de retour en fin de journée pour écouter vos conférenciers distingués.

Cette journée vous est consacrée et vous aurez l’occasion d’écouter des personnes très intéressantes. Il s’agit d’une grande occasion d’apprentissage.

Je dois avouer être légèrement nostalgique. Je naviguais sur Internet hier soir lorsque j’ai réalisé qu’il s’agissait de mon troisième Forum des SMA et que, dans les semaines qui viennent, je publierai mon troisième rapport annuel au Premier ministre sur l’état de la fonction publique. Cet événement est aussi pour moi une occasion de faire de la publicité pour mon livre, que je vous encourage à lire quand il sortira.

La première fois que je me suis adressé à ce forum, j’occupais mes fonctions depuis moins de trois semaines. Je dois vous avouer que c’était un peu intimidant de venir vous parler en tant que groupe. C’était également là mon premier grand discours public à titre de greffier. Je peux vous dire maintenant que l’un des véritables privilèges de mon travail a été de m’adresser à des groupes de fonctionnaires régionaux, sectoriels, communautaires, professionnels et autres. Et pour ceux d’entre vous qui ne savent pas quoi faire en fin de semaine... ce sera le 34e discours que je publierai sur mon site Web.

Cela signifie que je peux passer rapidement sur de nombreux éléments, car vous connaissez déjà mon opinion sur de nombreux sujets. Si ce n’est pas le cas, je vous encourage à visiter mon site Web et à visionner ces discours. J’ai parlé à des milliers de personnes; des autorités de réglementation, de jeunes fonctionnaires, des communautés de politiques, des avocats, l’APEX, et ainsi de suite. J’espère qu’il y a une certaine cohérence dans mes propos.

Il y a deux ans, j’ai parlé des défis du nouveau gouvernement, qui à ce moment était en fonction depuis trois ou quatre mois, et j’ai abordé le sujet des attentes à l’égard de cette communauté et de la fonction publique. Je suis certain que vous vous en souvenez tous. J’avais alors dit que nous serions mis au défi d’être plus ouverts, d’apprendre de nouvelles compétences sur la manière de communiquer avec les Canadiens et que nous serions amenés à nous prononcer plus clairement sur la notion de résultats, c’est-à-dire ce que nous tentons d’accomplir et la manière dont nous mesurons les résultats qui en découlent. J’avais aussi dit que le rythme serait rapide et qu’il s’accélérerait. Eh bien, tout cela est devenu réalité et je suis très heureux de dire, et je le dirai dans mon rapport annuel, que dans l’ensemble, je suis très fier que la fonction publique ait relevé tous ces défis au cours des deux dernières années. Elle est aujourd’hui meilleure qu’il y a deux ans, dans tous ces aspects et dans bien d’autres. Cela est largement dû au leadership exercé par vos sous-ministres et par vous-mêmes.

L’an dernier, je vous ai parlé dans le sillage des élections américaines, et à ce moment, les choses semblaient un peu lugubres en Europe et dans d’autres endroits du monde. J’ai parlé d’une lutte entre les sociétés et les pays qui voulaient être ouverts et inclusifs et ceux qui se refermaient sur eux-mêmes et construisaient des murs. Je dois dire que l’année dernière a été une assez bonne année pour le monde à cet égard. Les forces d’ouverture et d’inclusion ont en fait gagné en Hollande, en France, en Allemagne, au Costa Rica et en Nouvelle-Zélande, mais les forces de refoulement interne ont quant à elles gagné dans quelques pays, comme en Hongrie et en Turquie.

Ici, au Canada, je dirais que nous avons eu une bonne année en ce qui concerne l’ouverture et l’inclusion. Notre pays se situe clairement dans le camp des sociétés ouvertes : ouvert au commerce, ouvert aux personnes, ouvert aux idées, et ouvert aux autres cultures. C’est ce que nous sommes, et c’est ce que la fonction publique doit être aussi. Nous devons continuer à nous engager envers cette ouverture. Certains d’entre nous ont peut-être pensé qu’il y avait un flot historique inévitable et que les choses évoluaient dans une certaine direction. Il s’avère que chaque génération doit prendre le relais et se battre pour ses valeurs. Vous jouez un rôle important à cet égard. De fait, si le Canada veut demeurer ouvert, inclusif, diversifié, tolérant, conserver le type de société bienveillante que nous avons bâtie grâce à des générations de leadership, et si nous voulons continuer sur la voie qui mène vers l’adoption de bonnes politiques publiques, la fonction publique canadienne tout entière devra continuer à jouer un rôle important. C’est sont en quelque sorte les nobles objectifs de mon discours.

Je veux profiter de cette occasion pour parler un peu de la perturbation numérique. En tant que baby-boomer de 60 ans, ça peut sembler un peu paradoxal, mais je m’intéresse à ces enjeux depuis quelque temps. La première question que vous devriez vous poser – et j’en parlais avec Bill Eggers dans la salle verte – si vous regardez les programmes du Forum des SMA des vingt dernières années, un sur trois avait pour thème ou titre la technologie et le changement. Nous avons eu beaucoup de forums sur les thèmes du changement et de la technologie, ainsi que sur l’incidence de ces derniers sur notre société. Nous nous souviendrons tous de l’arrivée d’Internet et du gouvernement en ligne, pour ne nommer que ces exemples.

L’une des choses à laquelle je vous invite à penser en écoutant les gens aujourd’hui est : qu’est-ce qui est différent à propos de cette vague en particulier? Qu’est-ce qui en fait la vague perturbatrice de la technologie et du changement? Vous entendrez bientôt que nous entrons dans une période où les données et l’information deviennent la ressource la plus importante, pas seulement pour nous, mais pour l’économie, pour la société; et les luttes au sujet de qui possède, contrôle et sauvegarde les données sont les enjeux de notre temps. L’argent, les gens, ces choses continuent d’être importantes, mais la façon dont nous gérons l’information, et la façon dont nous pensons aux données, vont vraiment être le genre de questions sur lesquelles beaucoup d’entre nous, ici présents, devront nous pencher.

À la conférence Manion de l’an dernier, j’espère  que vous avez entendu l’ancien gouverneur général, le très honorable David Johnston, parler de la confiance accordée au rôle de la fonction publique, et c’est vraiment l’un des points clés. Dans la fonction publique, il est question d’intérêt public, d’argent public, de service public, et cet ensemble de valeurs, d’intérêts et d’approches dicte la façon dont nous devons aborder la question des données. Si vous vous demandez ce qui est important ou non, vous devriez prendre un peu de temps et écouter le témoignage de Mark Zuckerberg au comité du Congrès. Vous comprendrez immédiatement pourquoi les enjeux de confiance, de sécurité en ce qui concerne la confidentialité et de cybersécurité sont si importants. L’une des choses que l’ancien gouverneur général Johnston a dites l’an dernier dans son discours était que :

« Nous devons comprendre la confiance qui nous est accordée, comment l’obtenir et la conserver, et ce qui peut la fragiliser et l’ébranler. On ne peut pas la tenir pour acquise. »

Vous n’avez qu’à poser la question à Monsieur Zuckerberg. Il vous dirait sûrement que la confiance doit être gagnée, et regagnée, et maintenue. L’un des plus précieux atouts de la fonction publique du Canada, c’est qu’elle bénéficie de niveaux de confiance élevés parmi les Canadiens. Nous avons des normes très élevées de confidentialité, de protection des renseignements personnels, de cybersécurité et d’utilisation de l’information dans l’intérêt public. Nous devons maintenir cette confiance. Il est essentiel que nous la maintenions pour les années à venir.

La technologie a bouleversé de nombreux secteurs et de nombreuses industries. Je suis sûr que vous en avez fait l’expérience dans vos propres vies. Il y a 10 ans, je ne suis pas certain que j’aurais pu prédire le bouleversement de l’industrie de la musique ou du livre, ou encore l’industrie des journaux. Nous en sommes tous entourés. Nous l’avons même vu dans l’industrie hôtelière et celle des taxis, de l’industrie des agences de voyages. Eh bien, nous y serons aussi bientôt confrontés, et la manière dont nous approchons les lois, les politiques, les règlements, les services, les négociations, et pratiquement tous les aspects du gouvernement peuvent être touchés par l’arrivée de choses comme les plateformes de mégadonnées, les algorithmes, l’intelligence artificielle. Cela laisse présager que nous avons des défis devant nous. Surtout en ce qui concerne la confidentialité et la sécurité. Ce n’est pas facile dans notre pays d’avoir une conversation d’adulte concernant la cybersécurité ou l’ingérence étrangère par le biais de cyberattaques, car de nombreux Canadiens sont naïfs en ce qui concerne ces enjeux. Ce ne sont pas des enjeux auxquels nous avons vraiment été confrontés.

Cependant, nous devrons tenir ces conversations cette année, car elles sont d’intérêt public. Nous devons avoir une conversation d’adulte axée sur la politique publique concernant la cybersécurité et l’ingérence étrangère dans notre pays. Ces conversations ne seront pas faciles. Nous devrons appliquer des outils issus de la politique publique, de la recherche et la sensibilisation, de la mobilisation et la consultation, et de la formulation d’options pour faciliter ces conversations. Il est important que nous le fassions, si nous voulons rester une société ouverte, inclusive et démocratique.

Dans le contexte de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, les algorithmes sont rois. Les algorithmes influencent de nombreuses décisions importantes, et ils vont avoir encore plus d’influence à l’avenir. Qui contrôle les algorithmes? Qui les crée? Qui les réglemente? À quel point sont-ils transparents? Quels sont les mesures incitatives, les règles et les règlements que les algorithmes doivent respecter? Nous sommes concernés par la vie des personnes, des citoyens, des contribuables, des Canadiens, et nous devons comprendre l’interaction des algorithmes et des humains de façon beaucoup plus sophistiquée qu’à l’heure actuelle.

Il s’agit du grand défi de votre génération de dirigeants de la fonction publique. Puisque nous avons relevé les défis liés au changement par le passé, je suis plutôt convaincu que nous relèverons celui-ci. Cela m’amène ici à un dernier thème dont j’aimerais discuter avec vous. Il s’agit de la continuité et du changement. J’en ai parlé l’an dernier, et j’en parlerai bientôt dans mon prochain rapport annuel.

La fonction publique est une institution permanente dans ce pays. Nous existions avant même la création de ce pays. L’an dernier, nous avons célébré notre 150e anniversaire. Certaines de nos institutions comme le Bureau du Conseil privé remontent également à 150 ans dans ce pays, voire 800 ans si on y réfléchit vraiment. De nombreuses autres institutions vont bientôt célébrer des anniversaires importants. Ce que nous faisons au service des cabinets, des parlements et des Canadiens se poursuit et est dirigé par des valeurs. Il y a donc une continuité à cet égard. La façon dont nous le faisons change constamment, et les outils, les approches, les techniques évoluent constamment.

Je vais prendre une organisation en exemple, mais il y en a de nombreuses à proximité. Prenons Statistique Canada. Anil est un leader extraordinaire qui a une super équipe. Statistique Canada est une institution qui existe depuis près de 100 ans et qui a récemment célébré son anniversaire. Elle fournit des données et renseignements fiables aux Canadiens. Et elle le fait depuis 100 ans. Mais elle change et se transforme : quant à la façon dont elle recueille les données, dont elle aborde les données, et dont elle traite la diffusion et l’utilisation des données par les Canadiens. Elle expérimente et innove. Le fond est le même depuis un siècle à Statistique Canada et le restera pendant au moins encore un autre siècle. Comment elle s’y prend pour être le meilleur service statistique de la planète change chaque jour et chaque semaine.

Il y a également d’autres institutions qui évoluent et se transforment constamment. Je pense à la Banque de Montréal ou à IBM, dans le secteur privé. Ce sont des entreprises qui ont plus de 100 ans. En fait, je crois que la Banque de Montréal a célébré son 200e anniversaire l’an dernier. Imaginez comment sa façon de faire des affaires bancaires a changé, et comment ses activités se sont transformées et ont évolué de génération en génération.

Et le rythme de ce changement s’accélère. Nous pouvons faire la même chose. Nous ne sommes pas une jeune entreprise technologique de huit employés travaillant dans un garage. Nous ressemblons davantage à ces banques ou à IBM ou à de grandes institutions semblables. Je crois vraiment que si ces institutions peuvent se réinventer et se renouveler, et être fières de leurs traditions, et avoir confiance en leur avenir, nous le pouvons également. Nous sommes guidés par le service public et l’intérêt public, et nous sommes capables de grandes choses. Nous l’avons fait encore et encore, et nous le ferons encore une fois.

L’une des choses que je vais faire cette année dans mon rapport annuel – car c’est une chance de regrouper pour vous tout le travail intense que vous faites – c’est de parler de certaines des réussites et de certaines des choses qui vont bien. Je mettrai également en lumière l’impressionnante créativité et innovation qui existe dans notre milieu de travail. Je vais donner des exemples de toutes sortes, et j’ai besoin de votre aide pour les diffuser et pour en parler dans les collectivités. Montrez votre fierté et parlez-en dans les arénas de hockey et avec votre famille, avec les journalistes, avec les parlementaires et avec vos propres effectifs, puisque la tendance des boucles de rétroaction est de tenir des propos négatifs. Nous ne pouvons pas perdre de vue les succès des personnes qui ont travaillé si fort, et qui continuent de le faire.

Il existe tellement d’exemples de réussites. Par exemple, les interactions avec Service Canada : il y a sept ou huit ans, on dénombrait environ 16 millions de connexions par année. Ce nombre atteint maintenant 30 millions. Un autre exemple est la période des impôts; je sais que vous y prenez beaucoup de plaisir. Il y a environ sept ans, la moitié des Canadiens produisaient leur déclaration de revenus en ligne; aujourd’hui, ce chiffre s’élève à environ 90 %. Une fonctionnalité de préremplissage de déclaration a été ajoutée il y a quatre ans. Environ 800 000 personnes l’ont utilisée la première année. Cette année, huit millions de personnes s’en serviront. Toutes ces avancées ont été rendues possibles grâce à Service Canada, à l’Agence du revenu du Canada et à leurs équipes de soutien technique. Il existe de nombreux autres exemples. Je les présenterai sur le site Web dans des formats partageables. N’hésitez pas à les diffuser, à les retweeter, à les publier sur diverses plateformes et à les promouvoir.

Le Canada est de retour. Bill Eggers vous dira plus tard aujourd’hui que nous étions autrefois au premier rang mondial, mais que nous avons dernièrement un peu régressé. Eh bien, nous sommes de retour. Nous sommes maintenant un important partenaire du groupe des 7 numériques, un sujet que le ministre Brison abordera sans doute aujourd’hui, avec vous. Nous sommes actuellement aux premières loges; nous gravissons tous les rangs du classement. Les travaux réalisés sur ces sujets nous ont permis de nous classer au quatrième rang du classement mondial de l’indice des services en ligne publié par les Nations Unies. Certains des talents les plus remarquables en matière de cybergouvernement s’établiront bientôt au Canada et se joindront à nous pour faire profiter tous les citoyens du pays de leur leadership et de leurs conseils. Je sais que les communautés qui travaillent dans ces domaines sont très enthousiastes.

Cela devrait vous inspirer confiance. J’ai parlé récemment à de jeunes fonctionnaires dans le cadre de la Conférence de la communauté des politiques, durant l’événement Canada au-delà de 150 et lors de la réunion des entrepreneurs en politiques et en programmes. Ils sont tous très brillants. Ils sont une bonne source de conseils. Par ailleurs, je vous encourage à faire appel à un guide ou à un mentor numérique et à vous entretenir avec des milléniaux. Certains sujets ayant été abordés lors de ces rencontres seraient utiles. Je constate sans cesse que les membres de la fonction publique sont dynamiques, engagés et passionnés. J’espère que vous l’êtes aussi.

C’est une époque très captivante de faire partie de la fonction publique du Canada. Ce que nous faisons est important; ce que le Canada fait est important. Des gens de partout dans le monde s’inspirent du Canada et, franchement, ils comptent sur nous et nos capacités à exécuter un travail difficile, et ils espèrent que nous demeurons une société ouverte, diversifiée et favorisant l’inclusion. Comme le dit si bien mon patron, « les choses difficiles sont difficiles ». Toutefois, nous savons comment mobiliser les gens de bonne foi et comment mettre en œuvre des processus de mobilisation et d’élaboration de politiques bien administrés. Nous savons comment le faire. Nous savons comment diriger un pays complexe et comment gouverner une démocratie parlementaire. Chaque jour, nous nous améliorons. Notre main-d’œuvre est très passionnée et très engagée. Je vous demande de faire preuve d’optimisme, de résilience et de persévérance qui les inciteront à offrir ce qu’ils ont de mieux.

Plusieurs défis nous attendent également et nous les relèverons ensemble. De toute évidence, la dernière année a été assombrie par les problèmes du système de paye et notre difficulté à payer les employés à temps et avec exactitude. Cela cause d’énormes problèmes et est une véritable épreuve pour nos employés. Les problèmes rencontrés ont aussi nui au moral du personnel et ont porté atteinte à la réputation de la fonction publique. Mis à part les répercussions que les problèmes de paye ont sur les employés, je suis extrêmement préoccupé par le fait que bon nombre de personnes en arriveront à la conclusion que la fonction publique est incapable de remédier à la situation et de faire avancer les choses, alors que rien n’est plus faux. Nous excellons en gestion de projets. Nous mettons en œuvre des projets de technologie de l’information extrêmement efficaces. Nous offrons un service remarquable, nous parvenons à opérer des changements avec succès et nous innovons; j’aborderai également ce sujet dans mon rapport annuel.

Cela dit, l’idée n’est pas de nier que nous éprouvons des problèmes avec le système de paye. L’une des mesures que nous prendrons – et le ministre Brison a d’ailleurs pris l’initiative à cet effet – consiste à tirer parti des technologies de rupture émergentes et à repenser la technologie, la gestion de projets et l’approvisionnement afin de créer un système de paye efficace. Ce projet sera l’un des plus importants au cours des années à venir. Il s’agit en outre d’une occasion unique de prouver que nous pouvons faire les choses comme il se doit. Ces mesures peuvent avoir des répercussions sur les 260 000 fonctionnaires qui se présentent au travail tous les jours. Ils sont motivés par le service qu’ils offrent, leur passion et leur envie de changer les choses pour leur pays. Ils méritent ce qu’il y a de mieux, et c’est ce que nous leur donnerons.

J’ai abordé de nombreux thèmes et je tiens à ajouter, en terminant, quelques sujets ayant été cristallisés grâce aux mouvements #MoiAussi, #EtMaintenant, et qui ont une incidence sur la santé mentale et le bien-être au travail. Les statistiques sur le harcèlement qui émanent du sondage qui vient tout juste de paraître sont tout à fait inacceptables. Soyez assuré que nous déployons de grands efforts pour discuter avec la communauté des ressources humaines, la direction de l’APEX, les cadres intermédiaires, la communauté des gestionnaires nationaux et le personnel régional. Nous prendrons des mesures pour enrayer le harcèlement et l’intimidation dans les milieux de travail fédéraux. J’ai entendu d’horribles histoires hier sur l’intimidation entre cadres. Il vous faudra changer cela. Cette situation est inacceptable. Ensemble, et avec l’aide de vos sous-ministres, de votre communauté des ressources humaines et votre communauté juridique, nous remédierons à la situation. L’heure de la vérité a sonné. Nous devons mieux appuyer les personnes qui dénoncent ces comportements et améliorer notre approche pour éviter que le harcèlement et l’intimidation en milieu de travail ne se produisent. Ce sujet sera au cœur de 2018.

Comme je le dis lors de tous ces événements : d’importants défis et d’importantes opportunités nous attendent. J’ai une confiance profonde en chacun de vous; ensemble, nous pouvons y parvenir.

Je vous remercie.


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