Allocution du greffier à la Conférence de la communauté des politiques de 2018

Discours

29 mars 2018
Michael Wernick, Greffier du Conseil privé

Priorité au discours prononcé

Bonjour, tout le monde. Bienvenue. Kwe. Unnusakkut. Tân’si. Je vous remercie de votre présence. Je suis ravi d’être ici avec vous aujourd’hui pour évoquer certains de mes sujets de prédilection : les politiques, les affaires autochtones et la fonction publique. Nous en parlerons beaucoup ce matin.

Pour commencer, j’aimerais souligner que nous nous réunissons aujourd’hui sur les territoires ancestraux et non cédés du peuple algonquin de la région.

Je remercie l’aîné Commanda de nous avoir fait démarrer du bon pied hier et je salue l’aîné Albert Dumont, qui est avec nous aujourd’hui et qui participe à la conférence. Je vous remercie d’être avec nous.

Je salue également Neil (Bouwer) et Rachel (Wernick), vos cochampions. Ils sont très occupés par leurs tâches habituelles et consacrent beaucoup de temps et d’énergie à faire progresser la communauté des politiques au sein de la fonction publique. Alors, merci beaucoup d’avoir accepté d’assumer ce rôle et merci pour votre leadership, aujourd’hui et tout au long de l’année.

Je tiens également à prendre une minute pour vous annoncer, pour ceux d’entre vous qui aiment les données, que les résultats globaux du Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux seront publiés ce matin.

Le sondage aura désormais lieu chaque année au lieu de tous les trois ans; il y a donc beaucoup plus de données à exploiter. Il s’agit des résultats globaux; vous verrez les résultats ministériels et les ventilations par unité de travail au cours des prochaines semaines. On parlera probablement un peu de la fonction publique dans les médias ce soir et demain si les gens remarquent le sondage. Je vous encourage à regarder les résultats.

Je veux aussi donner une petite information à l’avance. Mon rapport annuel au premier ministre sur l’état de la fonction publique du Canada lui a été envoyé hier. Il sera publié en format numérique vers la fin avril. Dans le rapport de cette année, je parle de la politique et du rôle de la fonction publique.

J’ai participé à de nombreux événements au cours des dernières semaines et je peux vous dire que, de mon point de vue, la fonction et le rôle des politiques au sein de la fonction publique du Canada se portent bien, se développent et prospèrent.

Au début de la semaine, j’ai passé du temps avec le groupe des entrepreneurs en matière de politiques et de programmes qui commencent tout juste à faire le tour des problèmes épineux. Hier, j’ai assisté à la remise du rapport final du groupe créé à l’occasion du projet Canada au-delà de 150 pour regarder vers l’avenir et cerner les grands défis auxquels les gouvernements seront confrontés au cours de nos 151e et 152e années et au-delà. Lors de ces deux événements, j’ai été ravi de constater la qualité des discussions, l’énergie, la passion, l’engagement et le désir réel des gens qui arrivent année après année dans la fonction publique et veulent faire une différence dans leur pays et leur collectivité. J’en suis très satisfait et je suis sûr que cette conférence y joue également un rôle.

Si je comprends bien, cette conférence porte davantage sur le comment que sur le quoi. C’est une distinction courante dans le monde des politiques dont vous avez probablement entendu parler. Beaucoup de conversations portent sur ce que nous devrions faire et sur les types de programmes, de politiques et de règlements qui sont nécessaires pour aborder un défi ou une responsabilité en particulier. Il y a aussi beaucoup à dire sur l’espace autochtone, sur ce qui doit être fait, et on a une idée assez claire de certaines des tâches à venir.

Cela dit, on parle moins de la façon dont il faut s’y prendre et de la manière d’aborder, pour les politiques, les processus d’élaboration, de consultation, de formulation, de prise de décision et de mise en œuvre. C’est un défi qui concerne tous les domaines des politiques publiques, mais qui revêt une signification particulière sur le plan juridique, moral et politique dans l’espace autochtone, parce que je pense que les gouvernements ont compris, en tous cas le gouvernement pour lequel nous travaillons, que notre pays ne sera pas en mesure d’accomplir les choses que nous voulons faire dans le domaine du « quoi » si nous ne changeons pas le « comment ».

Je dirais aussi qu’il y a une nouvelle réflexion sur la relation avec les Autochtones et une refonte complète de celle-ci, exprimée de gouvernement à gouvernement, de nation à nation, basée sur les traités et la décolonisation.

Comme le dit mon chef, les choses difficiles demandent beaucoup de travail, et il s’agit d’un domaine qui est vraiment complexe. Nous avons une relation. Nous servons un gouvernement qui doit rendre des comptes à un organe législatif et à des organisations autochtones, et les gouvernements doivent également rendre des comptes à leurs membres et communautés; pourtant nous devons trouver une nouvelle façon d’être, et trouver une nouvelle façon d’interagir les uns avec les autres.

À la conférence sur les politiques à laquelle j’ai assisté hier, nous avons été mis au défi de décoloniser notre façon de penser à propos de la relation, et c’est quelque chose dont nous pouvons parler : comment nous abordons notre réflexion sur les questions et la tenue de conversations.

Mais il y a aussi, de l’autre côté de la relation, un processus d’édification de la nation et de reconstitution des nations et des institutions du gouvernement. Nous entendrons parler des expériences menées dans le Nord sur des combinaisons de gouvernement public et de gouvernement autochtone qui coexistent et qui travaillent ensemble. Il y a des problèmes bien connus quant à la gouvernance, à l’échelle, à l’économie, à la géographie et à la façon dont nous pouvons, au sein de la fonction publique, changer la façon dont nous abordons ces questions.

C’est un défi de taille. Comment pouvons-nous être utiles, ou ne pas nous immiscer, ou apporter ce que nous savons à propos des politiques publiques et de l’administration publique au côté autochtone de la relation sans recoloniser et créer par inadvertance de nouvelles relations de dépendance et de paternalisme?

Ce sont des questions difficiles et, pour y répondre, nous devons travailler ensemble.

Je vous remercie.



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