Allocution de Michael Wernick, greffier du Conseil privé, à la cérémonie du Prix d’excellence de la fonction publique

Discours

Le 12 septembre 2018
Michael Wernick, greffier du Conseil privé

Priorité au discours prononcé

Bonjour à tous,

Je tiens à vous féliciter (Nancy Chahwan) pour votre nouveau rôle. Je me réjouis à l’idée de travailler avec vous. Nancy est une personne active et très engagée. Elle m’a raconté une anecdote sur l’époque où elle était responsable de la rénovation de la Cité parlementaire, qui est un grand projet complexe, dont vous pouvez voir une partie des résultats en regardant juste au-dessus de vous. Elle était sur un échafaudage pour inspecter la peinture et le plâtre de cette pièce et s’assurer que tout était fait dans les règles de l’art. C’est ce genre de diligence que nous attendons avec impatience dans les semaines à venir.

J’aimerais commencer par des remerciements. Nous sommes tous réunis ici sur les territoires traditionnels des ancêtres des peuples autochtones de cette région – le peuple algonquin – et nous reconnaissons leur hospitalité aujourd’hui. J’aimerais également dire quelques mots de remerciement, après quoi je serai bref parce que, comme l’a dit Nancy, c’est votre journée.

Tout d’abord, permettez-moi de remercier les gens qui ont travaillé dur pour permettre la tenue de cet événement. Je veux remercier l’équipe du Bureau du dirigeant principal des ressources humaines – donc les gens du BDPRH – la fonction publique parle en acronyme – qui ont organisé l’événement et coordonné le processus. Tout au long de l’année, ils ont travaillé sans relâche à la reconnaissance et à des événements comme celui-ci pour assurer leur succès, et pour vous.

Je tiens aussi à remercier tous ceux qui ont pris le temps de présenter la candidature de leurs collègues. Il est toujours agréable d’être reconnu pour ses réalisations et son travail. Mais je sais que la reconnaissance de vos pairs, de vos amis, de vos collègues est particulièrement précieuse. Je remercie ceux d’entre vous qui ont pris le temps de préparer les candidatures et les propositions malgré une grande charge de travail et un calendrier bien rempli. Et bien sûr, Jean-François Tremblay et les membres du comité de sélection, dont les noms figurent à la fin de votre cahier et qui ont eu une tâche très difficile. Compte tenu de l’excellence que nous observons dans la fonction publique, il devient de plus en plus difficile chaque année de faire un choix parmi les diverses propositions que nous allons reconnaître aujourd’hui. Nous tenons donc à remercier donc le comité de sélection.

Le prix d’aujourd’hui est une reconnaissance éminente du travail exceptionnel accompli dans la fonction publique du Canada. Cela le rend assez spécial parce que, comme vous le savez, la fonction publique du Canada est une fonction publique exceptionnelle à bien des égards. Nous avons été évalués en fonction de l’efficacité et de la gouvernance. Le travail que nous faisons dans un certain nombre de domaines a été comparé à celui d’autres pays. Que nous soyons au premier, au deuxième ou au quatrième rang n’importe pas vraiment. C’est notre tradition et notre histoire d’excellence et de réalisation au nom des Canadiens qui sont importantes. Nous avons un brillant avenir parce que nous sommes déterminés à apprendre de ce que nous faisons, à apprendre de nos erreurs, à nous reprendre en main et à réaffirmer notre engagement. Nous sommes une organisation axée sur les valeurs au service de la population. Être reconnu comme des gens exceptionnels dans la fonction publique la plus exceptionnelle du monde – c’est vraiment spécial –, et j’espère que vous aurez l’occasion d’y réfléchir et d’en parler autour de vous.

Au début de la cérémonie, dans l’introduction, on a mentionné mes fonctions et les rôles que je joue. Je suis très fier qu’on m’ait offert cette occasion de servir. J’exerce trois rôles. En fait, le premier rôle que je joue est celui de sous-ministre du premier ministre. C’est un rôle génial, et j’aime cette interaction. Le deuxième rôle que j’exerce est celui de secrétaire du Cabinet, qui me permet d’observer du coin de la salle ces hommes et ces femmes qui sont aux prises avec les problèmes de l’heure – de l’agriculture aux anciens combattants – et d’essayer de m’assurer que l’on fasse preuve de diligence raisonnable et que l’on crée les conditions propices à la tenue de ces discussions. Mon troisième rôle est le seul qui est précisé par écrit. C’est celui de chef de la fonction publique et que j’aime le plus parce que j’ai souvent l’occasion de discuter avec vous, mais aussi avec les Canadiens, les parlementaires et les journalistes. Je me considère un peu comme un ambassadeur et un porte-parole de la fonction publique du Canada. J’aime raconter l’histoire d’une institution remarquable qui sert si bien la population.

Nous pouvons voir dans les gens que nous honorons aujourd’hui la diversité des talents qu’on trouve dans la fonction publique du Canada. Nous accueillons aujourd’hui des scientifiques, des adjoints administratifs, des analystes de politiques, des agents frontaliers, des ingénieurs, des statisticiens, des spécialistes du protocole, des ressources humaines, des gens qui travaillent dans le domaine de la technologie de l’information, de l’infrastructure, et des intervenants d’urgence.

Nous comptons plus de 300 organisations et des milliers de secteurs d’activité. Nous faisons toutes sortes de choses pour les Canadiens et les accompagnons tous les jours. Et beaucoup de ces histoires ne sont très souvent pas racontées. Naturellement, nous nous concentrons sur les choses que nous aurions pu ou aurions dû faire mieux. Nous recevons de nombreux commentaires des journalistes, des parlementaires, des partis de l’opposition, des agents du Parlement, des intervenants, des agents négociateurs – beaucoup de personnes qui nous disent ce que nous pourrions et devrions améliorer. Il est important de recevoir ces commentaires. C’est même là une raison de notre succès. Nous avons l’humilité d’apprendre de cette rétroaction et de nous engager à faire mieux et à être continuellement meilleurs pour les Canadiens.

Quand on regarde ce qui se passe dans le monde, on constate que la gouvernance s’érode dans de nombreux pays. Je me suis donc engagé à ne pas faire de blagues sarcastiques ou de remarques sur les journalistes, les avocats, les politiciens ou les agents du Parlement aujourd’hui. En fait, je suis heureux de constater que nous vivons tous dans un pays qui reconnaît la primauté du droit, doté de tribunaux indépendants et de la liberté de presse. Nous avons des élections libres et équitables où les Canadiens peuvent choisir qui prendra les décisions. Nous avons des agents du Parlement qui demandent des comptes aux représentants du pouvoir exécutif et qui aident l’Assemblée législative à faire son travail. Il s’agit là de choses importantes. Tous les pays ne sont pas dotés de ces personnes, qui constituent un cadeau précieux, et nous devons continuer de nous consacrer à transmettre cet avantage aux Canadiens, génération après génération.

Toutefois, ce dont on ne parle pas autant, c’est d’une fonction publique fondée sur des valeurs, non partisane, axée sur l’excellence, qui existe de gouvernement en gouvernement, de législature en législature, de génération en génération, qui sert les Canadiens au fur et à mesure que le monde change et évolue autour de nous, qui essaie de nous rendre un peu plus sûrs, un peu plus prospères et un peu plus inclusifs – et ce travail se poursuit. Je suis vraiment encouragé de voir les jeunes talents grossir les rangs de la fonction publique et de voir leur intégration avec ceux d’entre nous qui sont un peu plus âgés et expérimentés. Et non seulement le passage des connaissances et des compétences, mais plus important encore l’adoption de valeurs, l’engagement à servir les Canadiens, l’engagement à servir les gouvernements que nos processus démocratiques élisent, l’engagement à toujours s’efforcer d’être un peu meilleur. C’est ce que nous honorons aujourd’hui, et il est très important de le faire.

Le Canada compte 270 000 fonctionnaires, et une grande partie de leurs efforts n’est pas connue. Leur histoire n’est pas souvent racontée. Pour chacun d’entre vous qui est honoré aujourd’hui, je vous lance donc le défi d’être l’ambassadeur et le porte-parole de votre propre histoire, de ce que vous avez fait et de ce que nous faisons tous les jours pour la fonction publique du Canada. Nous sommes très bons dans ce que nous faisons, nous pouvons être meilleurs et nous le serons. Nous jouons un rôle important au sein d’un pays qui prend de plus en plus de place dans le monde.

Alors, quand vous êtes à la patinoire, quand vous êtes avec votre beau-frère qui vous irrite au souper de Noël, quand vous sortez promener le chien, ou faites quoi que ce soit, je veux que cela vous motive à travailler encore plus fort et que vous soyez de plus en plus fier. Je veux que vous prêtiez attention aux histoires qui se passent autour de vous dans d’autres secteurs de la fonction publique et que vous les transmettiez, que vous les retransmettiez, que vous les racontiez sur la patinoire ou ailleurs. L’histoire de la fonction publique du Canada est positive, et vous en faites partie intégrante. Et c’est pour cela que la journée d’aujourd’hui est toute particulière – malgré toute la charge de travail, la gestion des enjeux, les gazouillis et les informations qui circulent à grande vitesse – de pouvoir prendre quelques heures pour honorer ceux d’entre nous qui ont vraiment fait quelque chose d’exceptionnel au cours de la dernière année.

C’est un événement très important, et les Canadiens vous sont fort reconnaissants. Donc, en leur nom et en tant que chef de la fonction publique, je tiens à vous remercier tous, thank you, miigwech.

Des photos de l'événement sont disponibles en ligne.


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