Notes d’allocution de Michael Wernick, greffier du Conseil privé, à la Cérémonie de reconnaissance des nouveaux cadres de direction de l’APEX

Discours

7 novembre 2018
Michael Wernick, greffier du Conseil privé

Le discours prononcé fait foi

Bonsoir à tous. Bienvenue à cette célébration.

Michel a peut-être dit que le divertissement est terminé, mais je peux affirmer que c’est un réel plaisir d’être ici chaque année. C’est une soirée de célébration. Elle est peut‑être teintée d’un peu de réflexions, mais l’objectif est surtout de célébrer. Je souhaite personnellement, institutionnellement et par tous les moyens que je puisse imaginer, féliciter chacun d’entre vous pour cette transition et ce passage.

Si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous avez tous travaillé très fort. Vous avez tous reçu une éducation différente. Vous venez tous de différents endroits, milieux et coins de pays et même du monde. C’est le moment d’intégrer une communauté très spéciale, la communauté des cadres de la meilleure fonction publique au monde.

Il s’agit d’un accomplissement personnel et professionnel remarquable. Vous devriez à tout le moins prendre une soirée pour en profiter, vous enorgueillir et vous gonfler la poitrine. La prochaine fois que vous vous retrouverez avec votre famille et votre communauté à la patinoire, prenez une démarche un peu plus assurée. Vous êtes les cadres de la meilleure fonction publique au monde. Félicitations pour votre réalisation!

J’aimerais aussi prendre un moment pour remercier l’APEX. Merci Michel (Vermette, chef de la direction, APEX) et Michael (Whittaker, président du conseil d’administration, APEX). Je tiens à reconnaître les contributions de l’APEX, non seulement pour cette soirée, mais pour celles organisées tout au long de l’année. L’APEX est un partenaire extrêmement précieux. Le travail qu’elle accomplit avec vous et en votre nom dans le cadre de différentes discussions visant à améliorer davantage cette fonction publique extraordinaire est très utile.

Nous avons engagé l’APEX sur différentes questions, de la civilité au harcèlement, en passant par la santé mentale, l’équilibre travail-famille, la résilience, etc. J’ai participé au symposium annuel plus tôt cette année, où j’ai invité les membres de l’APEX à être plus combatifs et déterminés. Eh bien, vous l’avez été. J’aimerais vous remercier pour la rétroaction. Je vous encourage à en faire encore plus.

Cette communauté est importante. Elle a ses propres aspirations et besoins particuliers. J’ai besoin que l’APEX parle en votre faveur, et à travers vous, en ce qui concerne les besoins futurs des cadres de la fonction publique. Si vous avez des idées sur l’un de ces sujets ou même la communauté des cadres, la façon dont elle devrait être structurée, rémunérée, encouragée et récompensée, développez-les. Vous devez participer aux conversations. N’attendez pas que les choses se produisent. Vous devez contribuer à façonner votre propre avenir.

Même si ce n’est pas toujours agréable pour moi, j’ai besoin de vos commentaires. Et le Canada en a besoin aussi. Pour bon nombre d’entre vous, un des moyens d’apporter votre contribution sera de joindre l’APEX, d’assister à ses événements, de vous engager et d’être le porte-parole d’autres personnes de cette magnifique communauté.

Je sais à quoi pensent les gens dans la salle – rémunération des cadres – et reconnais que nous avons du travail à faire. Nous versons actuellement la rémunération au rendement de 2017-2018 des sous-ministres, des personnes nommées par le gouverneur en conseil et des cadres. Cependant, nous ne serons pas en mesure de mettre en œuvre les augmentations économiques rétroactives d’ici le milieu de l’année prochaine. Elles sont dans la file d’attente de la paye. C’est ce que nous pouvons faire pour l’instant et je crois que vous devriez continuer à vous faire entendre et à vous assurer que les problèmes de paye des cadres sont traités avec tout autant de soins et de considération que tous les autres problèmes de pays dans la fonction publique.

J’aimerais maintenant vous parler de votre rôle en tant que cadre. Je sais que Michel et Michael ont déjà effleuré le sujet.

Nous travaillons au sein d’une institution qui repose sur des bases très solides. Cette déclaration est fondée sur des données probantes. Il ne s’agit pas d’une histoire de journaux. Des chercheurs à l’Université Oxford et à l’Institute for Government, un centre d’études et de recherches britannique, se sont intéressé à 31 fonctions publiques à travers la planète, ont entrepris une analyse multifactorielle puis les ont classées. Qui est arrivé au premier rang? La fonction publique canadienne. Ensuite, la Banque mondiale examine l’efficacité de l’ensemble du secteur public gouvernemental d’environ 80 pays. Qui est arrivé au 97e rang percentile? Le Canada. Finalement, le Women Leaders Index du Global Government Forum évalue la participation des hommes et des femmes à des postes de direction dans le secteur public. Une fois de plus, qui est arrivé en première place? Le Canada. Cela témoigne des réalisations qui ont été accomplies au cours des dernières décennies, que nous devons continuer à faire progresser.

Les cadres représentent environ deux pour cent de la fonction publique. Tous les jours, 260 000 hommes et femmes se rendent au travail pour améliorer la situation des Canadiens et de notre pays. Vous avez une influence et une incidence énormes. Les gens surveillent votre comportement. Ils surveillent votre ton. Ils surveillent les signaux que vous envoyez et les impressions que vous dégagez. Ils souhaitent obtenir des conseils et des précisions. Ils s’intéressent aux décisions que vous prenez, et à leur carrière, avenir, plan d’apprentissage et aspiration. Les superviseurs de première ligne de votre équipe et vous-même façonnez principalement l’environnement de travail.

Nous devons maintenant réfléchir et amener la fonction publique au-delà de 2020. Mon prédécesseur a fixé des objectifs pour le genre de fonction publique que nous souhaitions créer. À l’époque, l’échéance semblait lointaine, mais devinez quoi, nous y sommes presque. Ainsi, nous devons désormais penser à la prochaine décennie et au‑delà de 2020.

Nous nous sommes largement engagés dans l’ensemble de la fonction publique et certains sujets ont été soulevés à maintes reprises. Ils ont probablement été abordés dans le cadre de vos discussions. Compte tenu du rythme auquel on vit et de ce qui se passe dans l’économie, la société, la technologie, l’environnement et les affaires mondiaux, nous devrons être très vifs.

Les plans ne survivront pas au contact avec la réalité très longtemps. L’objectif sera de cultiver la résilience et la souplesse, transférer des fonds, déplacer des gens, concrétiser des idées, changer d’orientation et déployer de l’énergie plus rapidement et adroitement là où c’est nécessaire. Ce n’est pas la chose la plus facile à faire. Mais vous avez beaucoup d’influence sur cette situation, sur vos propres carrières et sur la façon dont vous traitez les autres.

Nous devons mettre au point un plus grand nombre d’outils et de pratiques au moyen de microaffectations, d’échanges et des marchés du travail internes ainsi que par la mise sur pied « d’équipes spéciales » afin de mener à bien une initiative majeure. Nous pouvons travailler intensément sur un projet, comme la légalisation du cannabis ou les négociations du libre-échange, mais dès que nous le pouvons, nous réduisons les effectifs de ce groupe et demandons à ces ressources de travailler sur d’autres projets ou la chose suivante. Parfois, vous devez laisser certains de vos meilleurs employés et vous dire : « Je vais les prêter à quelqu’un d’autre dans cette pièce parce que le gouvernement en a davantage besoin ou parce que ces personnes en ont davantage besoin. » Nous avons besoin de cadres qui ne mettent pas leur meilleur talent en réserve et qui peuvent considérer leur talent comme un bien public à partager avec d’autres.

En tant que cadre, vous devez aussi déléguer et donner de l’espace aux gens ainsi que des précisions à propos de vos attentes à leur égard.

L’inclusion est une autre particularité importante. Soyez inclusif. La discussion au sujet de l’inclusion n’est pas la même que nous avons eue dans le passé. Oui, il est encore important que notre fonction publique soit le reflet de notre pays, et de notre société. Il importe encore que le genre, la langue et d’autres caractéristiques soient bien représentés dans la fonction publique. Néanmoins, nous devons comprendre le pays que nous servons. La discussion d’aujourd’hui sur l’inclusion concerne davantage l’inclusion de la voix, du talent et de l’énergie. Elle concerne aussi les gens qui sont dans la salle et ceux qui prennent part à la conversation. Vous présidez beaucoup de réunions et vous participerez à bon nombre d’entre elles. Cela signifie que vous devez donner le ton et imposer un modèle. J’aimerais que vous y réfléchissiez et que vous soyez attentifs à la manière dont vous animez des réunions. Y a-t-il une personne tranquille qui ne parle pas beaucoup? Pouvez-vous l’inclure dans les discussions? Est‑ce que ce sont toujours les mâles alpha qui interviennent, qui essaient d’être les premiers à parler? Cela arrive plus souvent que vous ne le pensez, mais en tant que leader, vous pouvez réunir les gens et solliciter leurs idées, leurs commentaires, et leur faire de la place. Vous pouvez avoir recours à différents types d’outils pour rechercher des idées, parce que vous ne les aurez pas toutes.

L’art du leadership, et je vais vous révéler un de mes secrets, consiste à apprendre à poser les bonnes questions, et constamment poser les bonnes questions tend à générer de meilleures réponses. C’est le genre de fonction publique dont nous aurons besoin, une fonction publique plus collaborative et plus agile. C’est une fonction publique où tous les types de voix, y compris les gens qui viennent juste d’arriver, vos jeunes employés récemment embauchés, les gens qui prennent part à un échange, les gens d’autres ministères, font partie de la solution.

Nous devrons travailler sur des outils et des structures. Nous devrons prévoir des modalités de travail souples et acheter des logiciels de travail plus modernes. Néanmoins, il reste beaucoup de chemin à parcourir, y compris avec l’infrastructure de la fonction publique, soit les immeubles, la technologie et les outils. Je le répète souvent. Il n’est pas question de transposer les tâches de 1995 sur un dispositif génial comme votre iPhone. Il s’agit de revoir fondamentalement notre façon d’apprendre, de collaborer, de prendre des décisions et d’élaborer des politiques. Les vrais ensembles de compétences que vous devez acquérir visent à engager, réunir des gens, établir des partenariats et trouver des solutions qui profitent à tous.

Mettez votre propre équipe et votre propre organisation au défi, et n’ayez pas peur de mettre en doute des hypothèses. N’acceptez jamais que la réponse à la question « pourquoi faisons-nous cela? » soit « parce que c’est toujours ce que nous avons fait ». C’est souvent un signe de difficulté. Soyez curieux, motivez vos employés, mettez‑les au défi, mettez en doute leurs hypothèses, rejoignez-les et poussez-les.

Il faut cependant le faire d’une manière respectueuse et inclusive, et sans harceler vos employés. C’est ce que vous devrez apprendre à faire et à maîtriser pour devenir un leader efficace.

Vous devrez aussi écouter et vous engager. Ce n’est pas facile à faire, particulièrement lorsque vous avez beaucoup de pain sur la planche ou lorsque vous faites partie de l’équipe de cadres intermédiaires. Des employés ont besoin de vous et dépendent de vous. Tous les jours, vous vous sentirez pris au milieu. C’est ainsi que les emplois ont été créés. Vous devrez trouver des moyens de gérer les contraintes de temps et décider des tâches auxquelles vous consacrerez votre journée, ainsi que déterminer la façon d’optimiser votre temps. Lors des séances d’accueil des sous-ministres, je leur dis toujours qu’ils doivent essayer de consacrer leur journée à des tâches que seuls les sous-ministres accomplissent. Nous n’y parvenons pas toujours.

Essayez de passer vos journées à faire ce que les cadres supérieurs font, à prendre les décisions qui vous reviennent et les formuler pour les autres. Si vous rédigez les notes d’information de votre analyste principal pour lui, vous n’ajoutez rien. Mais vous ajoutez de la valeur si vous enseignez à cette personne une méthode de travail plus efficace et lui expliquez quelles sont les attentes. Il est essentiel de fixer des attentes, d’être clair, de trancher et de dire quand nous sommes « assez près du but; je cède maintenant la parole au sous-ministre. Je ne vais pas le récrire pour la dix-septième fois. »

Il n’y a pas de limite à ce que je peux dire à ce sujet, mais cela revient au fait que vous avez une très grande influence sur les gens autour de vous. Ils attendent de la clarté, des directives, des délais et des échéances. Ils veulent aussi comprendre vos attentes. On ne peut pas parler d’un cheminement de carrière intéressant lorsque la personne concernée est celle qui éteint les feux au cours des 24 heures précédant l’échéance. On vous remerciera peut-être une ou deux fois, mais si c’est ce que vous faites tout le temps, les gens le remarqueront et se demanderont pourquoi vous avez déclenché l’incendie.

Environ 80 % de ce que nous faisons est réalisable et prévisible. La date est connue, et l’échéancier l’est aussi. On peut revenir sur nos pas. Bien sûr, des crises et des surprises surviennent. Nous sommes très efficaces et très résilients à cet égard. Mais votre rôle en tant que cadre supérieur est d’anticiper le moment où votre unité, votre groupe ou vous-même serez appelés à faire quelque chose.

Tenez-vous bien, foncez dans la mêlée et soyez prêt. Au fil des ans, j’ai tourmenté beaucoup de gens avec des listes et des calendriers et j’ai travaillé à rebours à partir d’échéances, et j’en ai tiré une bonne subsistance. Il y a des outils du métier pour le faire. La gestion de crise ne devrait pas être votre pain quotidien en tant que cadre supérieur de la fonction publique. Nous avons des bureaux de ministres pour cela.

Votre travail consiste à penser à l’avenir, planifier, anticiper et être prêt pour la prochaine étape. Il s’agit d’une période de changements importants pour la fonction publique. Il se passe beaucoup de choses. Nous sommes pris dans des débats nationaux. Nous aidons à façonner le pays, mais nous sommes aussi façonnés par lui. J’ai pensé à cela à maintes reprises ces derniers temps.

En tant que pays et en tant que société, nous franchissons une étape dans la lutte contre les problèmes de santé mentale. Ce débat, qui est un débat pancanadien, a été lancé il y a 10 ans. Le pays traite enfin le dossier de la santé mentale comme un dossier important. La fonction publique est la plus grande institution du pays, regroupant 260 000 Canadiens et Canadiennes. Elle doit faire partie du débat et être l’un des principaux employeurs dans ce dossier.

La fonction publique d’aujourd’hui est très différente de ce qu’elle était il y a 20 ans. L’an dernier, à la même époque, j’ai présenté des excuses au nom de la fonction publique en tant qu’institution pour la façon dont nous traitions les employés LGBTQ. La fonction publique à laquelle j’ai adhéré en 1981 était un environnement ouvertement hostile pour nos amis et collègues de LGBTQ. Nous avons grandement évolué depuis.

Je sais que nous avons du chemin à faire. Nous participons à de nombreux débats sur le genre de pays et de société que nous devons être – et nous devons être les meilleurs de ce que le Canada veut être. Le gouvernement a présenté la Loi canadienne sur l’accessibilité. Nous avons retouché divers dossiers concernant la technologie, les locaux et l’embauche.

Le projet de loi C-81, la Loi canadienne sur l’accessibilité, stipule que nous aspirons à être le pays le plus accessible au monde pour les personnes handicapées. En tant que plus grande institution du pays, nous devons être la fonction publique la plus accessible au monde. Ce ne sera pas facile. Nous devons faire des percées et faire beaucoup plus de progrès dans de nombreux dossiers.

« Rien sur nous sans nous » est le slogan populaire de vos amis et collègues handicapés. C’est une question d’inclusion. Cela nous oblige à mobiliser ces employés dans des discussions et contribue à l’élaboration des règles, des pratiques et des outils pour faire de nous ce genre de fonction publique.

Permettez-moi de conclure en disant quelques mots sur ce que c’est que de devenir un cadre supérieur dans la fonction publique à ce moment-ci de notre cheminement en tant que pays.

Nous traversons une période difficile. Je ne regarde plus le bulletin de nouvelles de 22 h. Si je le fais, je ne dors pas bien. On nous présente un monde troublé. Les dossiers que je croyais réglés sont de nouveau sur la table – racisme manifeste, fascisme, haine, division, nous contre eux. Le Canada est un endroit unique, dont les liens se sont tissés au fil des générations sur l’ensemble de nos territoires. Des personnes de langues et de religions différentes se sont réunies pour faire fonctionner ce pays couvrant cinq fuseaux horaires et dont le climat est rigoureux et inhospitalier.

Nous avons bâti une société démocratique qui respecte la primauté du droit, avec un Parlement dynamique, des tribunaux indépendants, une presse libre et indépendante et une fonction publique impartiale et excellente. Cependant, on ne peut plus tenir cela pour acquis.

Ma génération de fonctionnaires quitte la scène en grand nombre. C’est pourquoi il y a 600 nouveaux cadres supérieurs. Nous avons eu de grands défis à relever. Je suis très fier de ce que nous avons accompli ensemble. Certains d’entre nous étaient là le soir du référendum en 1995, ce qui a placé le pays au bord de la rupture et de la dissolution. Nous avons traversé des récessions. Nous avons vécu la fin de la guerre froide, et nous avons connu des périodes où l’inflation au Canada était de 18 % et où tout le monde ignorait si elle allait jamais baisser.

Je peux en ajouter bien davantage – le 11 septembre, toutes les crises financières… Les gouvernements démocratiquement élus, en partenariat avec de solides dirigeants de la fonction publique, ont aidé notre pays à traverser les périodes difficiles. Ils ont bâti un milieu de vie unique de sécurité, de prospérité et d’inclusion. Il faut le protéger, et le transmettre aux générations futures, à mes enfants et à leurs enfants.

Vous en faites partie. Vous aurez de très grands défis à relever longtemps après que des gens comme moi seront partis – les changements climatiques et leurs répercussions sur notre planète en sont un exemple. Cela se répercutera sur tout, de la migration à l’agriculture, en passant par la façon de construire des ponts. Les gouvernements n’ont pas beaucoup de temps pour se ressaisir.

Nous ne faisons que commencer une autre vague, avec l’arrivée de la perturbation numérique, des technologies prédictives et de l’intelligence artificielle. Ceux d’entre vous qui travaillent dans le domaine de la réglementation et des services vont aider à guider les Canadiens au cours des énormes changements. Le monde sera très différent dans 10 ou 15 ans.

Si le Canada veut continuer d’être une société libre et inclusive avec toute cette technologie, et non un État carcéral dystopique, nous devons préserver nos valeurs – la primauté du droit, l’inclusion, la démocratie, le souci des gouvernés et les mesures faisant en sorte que tous les Canadiens puissent se faire entendre. Vous allez être aux prises avec des questions complexes et les gouvernements que les Canadiens choisiront devront faire des choix difficiles. Ils devront faire face à des défis de taille.

J’espère en fait que vous voyez cela comme un défi et une occasion, un endroit où votre passion, vos talents et votre énergie peuvent être mis à profit. Soyez totalement présent au travail tous les jours et demandez-vous ce que vous pouvez faire pour rendre notre pays meilleur, pour servir les gouvernements démocratiquement élus et pour servir la population.

Veillez à ce qu’aucun Canadien ne soit laissé pour compte. Le message que je vous adresse est de vous joindre à la résistance en ces temps difficiles. L’une des meilleures façons de faire à cet égard consiste à travailler dans une fonction publique non partisane, axée sur les valeurs et inclusive, au service d’institutions qui respectent la primauté du droit dans une société ouverte et qui se soucient vraiment de leurs concitoyens.

Mais ce qui compte le plus, c’est ce que les Canadiennes et les Canadiens vous demandent. La bonne nouvelle, c’est que ce groupe de cadres supérieurs est aussi talentueux et plein de ressources que tous ceux qui ont dirigé la fonction publique du Canada. Regarder les gens dans cette salle et parler aux auditoires de la fonction publique fait en sorte que j’ai énormément confiance en vous.

Vous êtes prêt à relever le défi. Les Canadiennes et les Canadiens, qui comptent sur vous, peuvent avoir confiance en vous. Notre pays est étonnant. C’est une fonction publique extraordinaire et vous êtes les chefs de file qui nous guideront vers l’avenir. Je vous remercie donc à l’avance pour tout ce que vous allez faire. Merci. Meegwetch.

Une photo de l’événement est accessible en ligne.


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