Allocution de Michael Wernick, greffier du Conseil privé, à l’occasion d’un événement spécial organisé pour souligner la Journée internationale des personnes handicapées

Discours

Photo of Michael Wernick, Clerk of the Privy Council, speaking at a special event for International Day of Persons with Disabilities on December 3, 2018
Journée internationale des personnes handicapées – 3 décembre 2018

Le 3 décembre 2018
Michael Wernick, greffier du Conseil privé

Priorité au discours prononcé

Bonjour. C’est un honneur et un plaisir d’être de retour pour clore cet événement si inspirant et novateur.

Je sais que vous avez entendu aujourd’hui des Canadiens très compétents, dévoués et extraordinaires qui ont travaillé fort au cours de la dernière année pour rendre la fonction publique accessible et inclusive.

J’étais ici il y a un an et je vous ai dit que 2018 serait une année intéressante. L’année qui vient de s’écouler a été tout à fait remarquable, et de véritables jalons ont été franchis, y compris, bien sûr, le projet de loi C­81, la Loi canadienne sur l’accessibilité. C’est l’un de ces moments où une loi est adoptée par les deux Chambres, reçoit la sanction royale et change le cours de l’histoire de notre pays. D’autres jalons de cette importance qui me viennent à l’esprit sont la Loi sur les langues officielles et la Charte canadienne des droits et libertés.

Le Canada ne sera plus jamais le même après l’adoption de cette loi. C’est une grande réussite à laquelle je sais que de nombreuses personnes dans cette salle ont contribué. Parmi les autres jalons que nous avons franchis, mentionnons la création du Bureau pour l’accessibilité dans la fonction publique, l’élaboration d’une stratégie mieux définie pour la fonction publique et la nomination de Yazmine [Laroche] au poste de sous-ministre à l’accessibilité au sein de la fonction publique, ce dont je m’attribue le mérite, même si le choix était évident. Je cherchais quelqu’un qui dirigerait la fonction publique dans la préparation à la mise en œuvre pour que nous soyons prêts le jour de l’entrée en vigueur de la loi. Et j’ai l’intime conviction que nous serons prêts ce jour-là. Je tiens à remercier Yazmine pour son leadership, qu’elle exerce depuis des années et qui est maintenant officialisé.

Nous en sommes maintenant à des conversations beaucoup plus nuancées, détaillées et précises quant aux moyens de tenir toutes les promesses et au potentiel de ce projet de loi. Patrick [Borbey, le président] était ici aujourd’hui et je tiens à souligner son leadership au sein de la Commission de la fonction publique.

Vous jouez un rôle si déterminant dans la recherche de talents et dans leur intégration à la fonction publique. J’ai entendu une partie des discussions de la table ronde, et je dois dire que j’ignore si le travail de Patrick deviendra plus facile ou plus difficile, mais je soupçonne qu’il deviendra plus difficile. Toutefois, pour les jeunes fonctionnaires présents dans cette salle et les jeunes dans les écoles, ce sera la meilleure période de l’histoire. Nous connaissons déjà une pénurie de main-d’œuvre à l’échelle nationale.

Au cours de chaque conversation que nous avons avec un secteur économique, nous nous demandons où trouver des talents. C’est incroyable! Qu’il s’agisse de pilotes de ligne, d’ingénieurs ou de vérificateurs, la fonction publique connaîtra une pénurie de main-d’œuvre au cours des dix prochaines années. Nous, les baby-boomers, partons à un rythme de 9 000 ou 10 000 par année. Je prévois qu’il y aura 30 000 nouveaux emplois dans la fonction publique au cours des trois ou quatre prochaines années.

Cela crée un appel d’air, qui se traduira non seulement par l’arrivée de personnes, mais aussi par des promotions et des mouvements dans l’effectif. Nous devons nous efforcer de perfectionner les compétences et les talents des personnes qui sont déjà ici et qui sont en milieu de carrière ou arrivent à la fin de leur carrière. Nous mettons beaucoup l’accent sur l’apprentissage, le mentorat, le marché interne et l’embauche de la bonne personne au bon poste et au bon moment. Il y a tellement de possibilités qui s’offrent aux jeunes fonctionnaires!

Nous devons également être très attentifs au perfectionnement et à la gestion des talents. Je tiens à vous faire savoir que l’on vous envoie tous les signaux et tous les encouragements que vous pourriez souhaiter, que ce soit de la part du premier ministre du Canada, du Cabinet, du chef de la fonction publique ou de votre communauté de sous-ministres. Il ne tient qu’à nous tous de travailler ensemble à l’élaboration de politiques et de programmes très précis et détaillés qui donneront vie à la promesse et au potentiel d’une fonction publique vraiment inclusive.

Nous devons être très attentifs aux questions qui concernent les talents, mais aussi à celles qui concernent le harcèlement, la discrimination et les recours. Dans la fonction publique de 2019, il n’y a pas de place pour le harcèlement et la discrimination. Or, nous savons que les fonctionnaires handicapés sont disproportionnellement représentés parmi les fonctionnaires qui ont eu ce genre de difficultés.

Nous passons à une plateforme plus numérique, tant dans la façon dont nous servons les Canadiens que dans la façon dont nous traitons les uns avec les autres. Toutefois, ces plateformes numériques doivent être inclusives et accessibles à tous les Canadiens. Bien qu’il existe un grand potentiel, il y a aussi le risque d’exclure des personnes. Je sais que des gens s’efforcent de trouver des solutions à ce problème, mais dans un esprit de « rien sur nous ne se fera sans nous ». Nous encourageons ces dialogues et ces conversations. Je soupçonne qu’en 2019, il y aura une conversation entre la communauté des cadres intermédiaires et les personnes qui se préoccupent des questions d’accessibilité et qui participent à la mise en œuvre de la loi.

Il y a environ 5 600 cadres supérieurs. Il y a aussi entre 11 000 et 12 000 gestionnaires et superviseurs de première ligne. Ce sont eux qui prennent les décisions relatives à l’embauche et aux promotions. Ce sont aussi eux qui créent l’environnement et la culture de travail. Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire. Je dois assumer la responsabilité du ton à partir du sommet, mais c’est le leadership des cadres intermédiaires qui déterminera le succès ou l’échec dans n’importe lequel de ces domaines. Je vous encourage à réfléchir à des façons d’établir des liens avec la Communauté nationale des gestionnaires, avec l’Association professionnelle des cadres supérieurs de la fonction publique, avec les communautés de gestionnaires et avec les communautés de jeunes dirigeants au sein de vos ministères ou organismes à l’échelle de la fonction publique.

Ce sont elles qui feront vraiment changer les choses et qui feront une énorme différence. J’espère que dans un an, bon nombre d’entre nous repenseront avec satisfaction à d’autres jalons et réalisations. Il y aura toujours plus à faire, et il y aura plus de conversations à propos de la fonction publique.

Je ne veux pas terminer mon allocution sans mentionner qu’en tant que Canadiens, nous avons de quoi être très fiers de notre fonction publique. Nous avons des défis à relever et aussi parfois de réels problèmes à régler, mais notre fonction publique est reconnue comme étant la meilleure du monde. Ce n’est pas là seulement mon opinion, mais aussi l’évaluation qu’en ont faite des groupes de réflexion indépendants qui établissent un classement des fonctions publiques du monde entier.

Ils ont examiné plus de 30 fonctions publiques des quatre coins du monde, et c’est la nôtre qui s’est classée au premier rang. C’est aussi la nôtre qui s’est classée au premier rang mondial pour ce qui est de l’ouverture et de la transparence. La fonction publique qui compte le plus grand nombre de femmes parmi ses cadres supérieurs, c’est la nôtre. Le pays qui se situe au 98e percentile parmi plus de 160 pays quant à l’efficacité de sa fonction publique, c’est le nôtre.

Nous avons de nombreuses raisons d’être fiers, mais l’heure n’est pas à la complaisance. L’une des raisons pour lesquelles nous sommes si bons, c’est que nous ne sommes pas complaisants. Nous cherchons toujours à faire mieux. C’est ce à quoi servent des événements comme celui-ci, et je tiens à vous remercier de votre contribution de la dernière année.

J’ai hâte d’être en 2019 et j’ai aussi hâte de faire le point dans un an. Je vous souhaite de très joyeuses Fêtes.

Merci beaucoup, meegwetch.

Des photos de l'événement sont disponibles en ligne.


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