Isolement social chez les aînés pendant la pandémie

De : Forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés

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Isolement social chez les aînés pendant la pandémie [PDF - 2,8 Ko]

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Liste des abréviations
AA+
Active Aging Plus
ACAO
Association des centres pour aînés de l’Ontario
A&O
Services de soutien pour les personnes âgées
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
AWIC
Aging Well in Communities
C.-B.
Colombie Britannique
BC
British Columbia
BAnQ
Bibliothèque et archives nationales du Québec
BH
Better at Home
CAA
Canadian Automobile Association
CBSS
Community Based Seniors Services
COVID-19
Coronavirus disease 2019
CVAPA
Centres de vie active pour personnes âgées
CCNMO
Centre de collaboration nationale des méthodes et outils
CCNSA
Centre de collaboration nationale de la santé autochtone
CES-D
Center for Epidemiologic Studies Depression Scale
CISSS
Centre intégré de santé et des services sociaux
CTM
Choose to Move
DIA
Dialogues in Action
DIA
Designated Intake Agencies
ECSF
Emergency Community Support Fund
ÉLCV
L’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement
FAF
Fresh Air Fun
FCASS
Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé
H2O
Hand Over Hand (H2O) Network
H2O HIGI
H2O Intergenerational Group Interactions
H2O HIMI
H2O Intergenerational Mentorship Interactions
H2O HIPI
Intergenerational Paired Interaction
ICIS
Institut canadien d’information sur la santé
Î.-P.-É.
Île-du-Prince-Édouard
INESSS
Institut national d’excellence en santé et services sociaux
INSPQ
Institut national de santé publique du Québec
IRSC
Instituts de recherche en santé du Canada
ITECH
ITECH Canada
LGBTABI
Lesbienne, gai, bisexuel, transsexuel, allosexuel, bispirituel, intersexué
LGBTQ2
Lesbian, gay, bisexual, transgender, queer, two-spirited
Man.
Manitoba
MASC
Manitoba Association of Senior Centres
MWSA
Mill Woods Seniors Association
N.-É.
Nouvelle Écosse
NHSP
New Horizons for Seniors Program
NS
Nova Scotia
OACAO
Association des centres pour aînés de l’Ontario
OMS
Organisation mondiale de la Santé
OWSEP
Older Winnipeggers Social Engagement Project
PEAPI
Partenariats étudiant-aîné de prévention de l’isolement
PEGASIS
Pan Edmonton Group Addressing Social Isolation in Seniors
PEI
Prince Edward Island
PEIANC
Prince Edward Island Association for Newcomers to Canada
PNHA
Programme Nouveaux Horizons pour les aînés
SAGE
Student Association for Geriatric Empowerment
SCWW
Senior Centre Without Walls
SGL
Same gender loving
SLD
Soins de longue durée
SSSC
Safe Seniors, Strong Communities
TAPS
Therapeutic Activation Program for Seniors
U de T
Université de Toronto
UWLM
United Way of the Lower Mainland
UWPEI
United Way Prince Edward Island
VHI/VIH
Virus de l’immunodéficience humaine
Liste des figures
Liste des tableaux

Gouvernements participants

  • Gouvernement de l'Ontario
  • Gouvernement du Québec*
  • Gouvernement de la Nouvelle Écosse
  • Gouvernement du Nouveau Brunswick
  • Gouvernement du Manitoba
  • Gouvernement de Colombie Britannique
  • Gouvernement de l’Île du Prince Édouard
  • Gouvernement du Saskatchewan
  • Gouvernement de l'Alberta
  • Gouvernement de Terre Neuve et Labrador
  • Gouvernement des Territoires du Nord Ouest
  • Gouvernement du Yukon
  • Gouvernement du Nunavut
  • Gouvernement du Canada

*Le Québec contribue au Forum fédéral, provincial et territorial des aînés par le partage de son savoir-faire, d’information et de pratiques exemplaires. Cependant, il n’adhère ni ne participe aux approches intégrées au niveau fédéral, provincial et territorial dans le dossier des aînés. Le gouvernement du Québec entend s’acquitter pleinement de ses responsabilités à l’égard des aînés sur son territoire.

Les opinions exprimées dans le présent rapport ne reflètent pas la position d’un gouvernement particulier.

Remerciements

Préparé par Andrew V. Wister et Laura Kadowaki, Centre de recherche en gérontologie, Université Simon Fraser, pour le forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés.

Les auteurs soulignent que les données tabulaires du présent rapport sont fondées sur les données/échantillons biologiques recueillies par l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV). Le financement de l’ÉLCV est assuré par le gouvernement du Canada par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sous la référence des subventions : LSA 94473 et La Fondation canadienne pour l’innovation. Les données de l’ÉLCV ont été tirées d’analyses antérieures effectuées par l’auteur principal qui faisaient partie de projets approuvés par l’ÉLCV, ainsi que de données tirées du tableau de bord de l’enquête COVID-19 de l’ÉLCV disponible sur le site Web de l’ÉLCV. L’ÉLCV est dirigée par les Drs Parminder Raina, Christina Wolfson et Susan Kirkland.

Sommaire

Dans cette section

Introduction

Le nouveau coronavirus (COVID-19) est une maladie hautement contagieuse qui a été découverte vers la fin de l’année 2019. La COVID-19 a été définie comme une « géronto-pandémie », soit une maladie qui s’est répandue dans le monde entier et dont la gravité et les conséquences négatives sont accrues chez les populations âgées (Wister et Speechley, 2020). Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux répercussions négatives de la COVID-19 sur la santé, ainsi qu’à l’isolement social et à la solitude résultant des mesures de santé publique visant à réduire la transmission de la maladie (par exemple, mesures de distanciation physique et sociale, fermeture des espaces communautaires).

Le présent rapport examine la manière dont la pandémie de COVID-19 a touché négativement les Canadiens âgés, et met l’accent sur l’isolement social et la solitude. L’isolement social est défini comme « une quantité et une qualité insuffisantes de contacts sociaux » et « suppose peu de contacts sociaux et peu de rôles sociaux, ainsi que l’absence de relations mutuellement enrichissantes ». (Keefe et al., 2006, p.1). La solitude est « définie comme un sentiment de détresse qui accompagne la perception selon laquelle les besoins sociaux d’une personne ne sont pas satisfaits par la quantité ou surtout la qualité de ses relations sociales » (Hawkley et Cacioppo, 2010, p.1). Bien que l’isolement social et la solitude puissent avoir des caractéristiques communes et uniques, nous utilisons le terme d’isolement social dans ce rapport pour désigner les deux termes, sauf lorsque des modèles différents nécessitent une distinction particulière. Pour étayer le rapport, une recherche exhaustive de publications universitaires et de la littérature grise a été menée, notamment sur les pratiques prometteuses visant à réduire l’isolement social. Ces données ont été complétées par de nouvelles données provenant de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV). Le Cadre des villes-amies des aînés de l’Organisation mondiale de la Santé a été utilisé comme modèle directeur pour l’examen.

Au Canada, les données de l’ÉLCV révèlent une augmentation frappante du sentiment de solitude, des premiers résultats de l’étude (2011 à 2015) jusqu’à la COVID-19 (avril à décembre 2020). On estime qu’il y a une augmentation de 67 % du sentiment de solitude chez les femmes âgées de 65 à 74 ans, et de 37 % chez celles âgées de 75 à 84 ans. Des augmentations moins importantes sont observées chez les hommes, avec une hausse relative de 45 % pour les hommes âgés de 65 à 74 ans et de 33 % pour le groupe le plus âgé.

Analyse documentaire : défis affrontés par les personnes âgées durant la pandémie en lien avec l’isolement social

Isolement social et sous-populations vulnérables de personnes âgées

Selon les publications, certaines sous-populations de personnes âgées pourraient être particulièrement vulnérables à l’isolement social pendant la pandémie de COVID-19, notamment : les collectivités rurales, éloignées et nordiques; les personnes âgées des communautés LGBTQ2; les personnes âgées issues des minorités ethniques et de l’immigration; les peuples autochtones; les personnes atteintes de démence; les soignants; et les personnes âgées à faible revenu. La pandémie a exacerbé les inégalités préexistantes en matière de santé, d’accès aux soins de santé, d’emploi et d’autres domaines pour les Canadiens âgés. Cependant, des sources de résilience ont également été constatées, par exemple, certaines collectivités des Premières Nations ont puisé dans leurs pratiques et leurs cultures traditionnelles pour protéger leurs aînés (par exemple, en encourageant le retour à la terre et la gouvernance de l’entrée dans la collectivité).

Isolement social et personnes âgées vivant dans la collectivité

Les résultats concernant les difficultés éprouvées par les personnes âgées vivant dans la collectivité ainsi que des exemples d’interventions visant à lutter contre l’isolement social sont présentés dans le rapport en fonction des 8 domaines du Cadre des villes amies des aînés.

  • Respect et inclusion sociale : les experts ont exprimé des inquiétudes quant à l’intensification des idées âgistes, des tensions intergénérationnelles et des problèmes sociaux liés au vieillissement (tel que la maltraitance des personnes âgées) pendant la pandémie (par exemple, Ayalon, 2020; Makaroun et al., 2021). Les programmes d’amitié et d’autres programmes intergénérationnels ont cherché à créer des liens entre les générations plus âgées et plus jeunes.
  • Logement : les personnes âgées vivant seules et dans des logements sociaux ont été désignées comme des groupes à risque pendant la pandémie (Emerson, 2020; Pirrie et Agarwal, 2021). Les adultes âgés qui vivent dans des lieux d’habitation collective non institutionnels (tels que des résidences assistées, des communautés de retraités) présentent des vulnérabilités similaires à celles des résidents d’établissements de soins de longue durée (SLD), mais vivent dans un cadre guidé par des modèles sociaux de soins et avec des niveaux d’autonomie plus élevés (Zimmerman et al., 2020).
  • Soutien communautaire et services de santé : des perturbations importantes ont eu lieu dans le soutien communautaire et les services de santé. Si la prestation à distance était déjà utilisée pour certains services avant la pandémie (par exemple, les programmes de soutien aux aidants), d’autres ont adopté de nouveaux modèles de prestation. Avec l’appui de financements gouvernementaux, des programmes d’assistance pratique ont été lancés ou considérablement étendus en réponse à des niveaux élevés de demande. Dans certains territoires, le gouvernement a assumé un rôle de coordination des réponses à grande échelle à la pandémie et de soutien aux organismes communautaires.
  • Transport : les données suggèrent que l’utilisation du transport en commun par les personnes âgées a diminué pendant la pandémie (Palm et al., 2020a; 2020b). D’autre part, les services de chauffeurs bénévoles et les programmes de livraison se sont multipliés dans de nombreuses collectivités pour aider les personnes âgées isolées. Toutefois, certaines collectivités ont signalé des pénuries de chauffeurs bénévoles qui ont entraîné des lacunes dans ce service (tels que CBC News, 2021; Weldon, 2020).
  • Communication et information : bien que les données révèlent que plus des deux tiers des personnes âgées canadiennes utilisent Internet (Davidson et Schimmele, 2019), certains segments de la population (c’est-à-dire les adultes âgés à faible revenu, les personnes vivant dans des collectivités rurales, nordiques et autochtones, les personnes très âgées et les adultes âgés souffrant de handicaps physiques ou de déficiences cognitives) peuvent avoir du mal à accéder à Internet et à l’utiliser. Pour combler ce « fossé numérique », des programmes offrant une formation et un accès aux technologies numériques sont mis en œuvre ou étendus dans tout le Canada. Des lignes téléphoniques d’aide et d’information et des programmes de sensibilisation par téléphone ont également été mis en place ou améliorés pour les personnes âgées qui préfèrent les interventions à faible technicité.
  • Participation sociale : la pandémie a perturbé les activités des organisations communautaires et de loisirs, et nombre d’entre elles ont commencé à offrir leurs programmes à distance. Le modèle de Senior Centre Without Walls qui offre des programmes téléphoniques ou virtuels a été adopté par des organisations dans de nombreux territoires. Toutefois, l’obtention d’un financement adéquat pour soutenir leurs activités a été un défi pour certaines organisations communautaires et à but non lucratif (par exemple, Comité directeur de la réponse coordonnée à la pandémie, 2020).
  • Participation civique et emploi : pour certaines personnes âgées, le travail et le bénévolat sont des sources importantes de lien social. Les travailleurs âgés du Canada ont subi les effets négatifs des fermetures de lieux de travail et de l’augmentation des taux de chômage pendant la pandémie (ÉLCV, 2021; Statistique Canada, 2021). On a également observé une baisse de la participation des personnes âgées bénévoles, les problèmes de santé liés à la COVID-19 étant un facteur contributif (Bénévoles Canada, 2020; ÉLCV, 2021).
  • Espaces extérieurs et bâtiments : les espaces extérieurs peuvent constituer des lieux à moindre risque pour socialiser et pratiquer des activités physiques en toute sécurité. Des stratégies sont nécessaires pour maximiser la disponibilité des espaces communautaires extérieurs et s’assurer que leur conception est adaptée aux personnes âgées en situation de pandémie de COVID-19 (Institut national de santé publique du Québec [INSPQ], 2020). Des stratégies sont également nécessaires pour que les personnes âgées puissent retourner en toute sécurité dans les espaces intérieurs, tels que fournir du désinfectant pour les mains, des groupes plus petits (Association des centres pour aînés de l’Ontario, 2020).

Isolement social chez les personnes âgées résidant dans des établissements de soins de longue durée (SLD)

Dans les établissements de SLD, les préoccupations relatives à l’isolement social ont porté sur la manière de faciliter les visites de la famille et de proposer des activités sociales en toute sécurité. Les méthodes utilisées pour soutenir les visites en personne pendant la pandémie sont les suivantes : visites à la fenêtre, visites à l’extérieur en observant la distanciation physique, visites en personne dans des pièces et espaces spéciaux avec des barrières en place, et visites en personne en observant la distanciation physique dans les chambres des résidents ou les zones communes. La technologie (c’est-à-dire les appels téléphoniques et vidéo) peut offrir des solutions de rechange sécuritaires pour rester en contact avec les membres de la famille et les amis, mais ne peut pas remplacer les contacts en personne. Faciliter les liens entre les résidents et les familles (en personne ou virtuels) demande beaucoup de temps et d’efforts à un personnel déjà surchargé. Ickert et al. (2020) estiment qu’un foyer de SLD de 100 résidents nécessiterait au minimum 2 employés à temps plein et 1 employé à temps partiel pour offrir à la plupart des résidents une visite hebdomadaire de 30 minutes avec leur famille.

Ce qui a été appris de cet examen

Voici les principaux messages à retenir, basés sur une analyse de ce qui a été appris :

  • les personnes âgées canadiennes constituent une population hétérogène, et les programmes devraient être adaptés aux besoins linguistiques et culturels et offerts par l’entremise d’une gamme de mécanismes (par exemple, en personne, par téléphone, virtuel, lettre, etc.);
  • il existe un fossé numérique et certaines sous-populations risquent d’être encore plus exclues pendant la pandémie. S’assurer que tous les Canadiens ont accès à une connexion Internet à la maison à faible coût et gratuitement dans les espaces publics doit être une priorité;
  • les programmes intergénérationnels offrent non seulement des avantages sociaux aux adultes âgés et aux jeunes, mais il a également été démontré qu’ils étaient efficaces pour réduire l’âgisme;
  • le développement de partenariats qui tirent parti de l’expertise et des ressources des intervenants a contribué au succès des interventions;
  • les politiques gouvernementales en matière de SLD (par exemple, la conception des établissements, les politiques relatives aux visiteurs, les niveaux de dotation en personnel) ont une incidence importante sur la santé et la vie sociale des résidents d’établissements de SLD. Les politiques doivent être revues en se concentrant sur la manière dont elles peuvent équilibrer les besoins d’atténuation des maladies et de connexion sociale;
  • dans les établissements de SLD, le soutien adéquat du personnel est un élément essentiel pour les visites aux familles et aux soignants (en personne ou virtuellement), les activités sociales et la coordination avec les organisations externes proposant des programmes;
  • pour l’avenir, il est essentiel de garantir la durabilité des interventions réussies. Bon nombre des interventions proposées par les organisations communautaires et à but non lucratif sont soutenues par des financements à court terme, et des sources de financement durables sont nécessaires.

Les conclusions de ce rapport mettent en évidence la façon dont les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux peuvent influencer le développement des initiatives de lutte contre l’isolement social par leur financement, leur coordination à grande échelle, la mise en commun des connaissances et l’élaboration de politiques. Les organisations communautaires et sans but lucratif ont été définies comme étant à l’avant-garde de la sensibilisation et de la prestation de services aux adultes âgés vulnérables. Les entreprises et les établissements universitaires peuvent également mettre leurs ressources et leur expertise au service des interventions visant à soutenir les personnes âgées isolées.

Bien qu’il y ait eu peu d’évaluations formelles des interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées, des observations anecdotiques et des évaluations prépandémiques suggèrent les avantages potentiels des pratiques prometteuses suivantes :

  • Programmes d’amitié : un petit nombre d’études et d’observations anecdotiques suggèrent que la participation est bénéfique tant pour les personnes âgées que pour les bénévoles;
  • Contacts téléphoniques et lignes d’information : une étude prépandémique a établi un lien entre les contacts téléphoniques ainsi que les lignes d’aide et d’information et la réduction de l’isolement social. Des données anecdotiques suggèrent des volumes d’appels élevés pendant la pandémie;
  • Programmes de promotion de la santé et du bien-être : avant la pandémie, il y avait un ensemble de nouvelles données probantes en faveur de l’offre de programmes de soutien aux aidants en ligne. Des preuves de l’efficacité d’autres types de programmes de promotion de la santé et du bien-être pour réduire l’isolement social ont été trouvées, bien que ces effets aient été observés sur la base de versions en personne des programmes;
  • Programmes d’assistance pratique : deux études prépandémiques ont établi un lien entre la réception d’une assistance pratique (livraison de repas) et la réduction des niveaux de solitude. Des données anecdotiques suggèrent des taux élevés de demande pour ces services;
  • Programmes de don et de formation en matière de technologie : des données anecdotiques indiquent que ces programmes ont réussi à former les personnes âgées à l’utilisation de la technologie numérique. L’accès à Internet gratuit est un facteur clé de leur réussite;
  • Senior Centre Without Walls : À ce jour, 2 petites évaluations du modèle Senior Centre Without Walls (SCWW) ont été réalisées, qui ont toutes deux fait état d’une diminution de la solitude grâce à la participation. Des données anecdotiques suggèrent une participation régulière des adultes âgés au programme SCWW et à d’autres programmes virtuels, ainsi que des réactions positives de la part des participants.

1. Introduction

Dans cette section

1.1 La COVID-19 et les personnes âgées au Canada – une « géronto-pandémie »

Le nouveau coronavirus (COVID-19) est une maladie hautement contagieuse qui a été découverte vers la fin de l’année 2019. La COVID-19 a entraîné des niveaux élevés et sans précédent de maladie et de mortalité, en particulier parmi les populations vulnérables (Liu et al., 2020; Renu et al., 2020). La propagation rapide de la maladie a donné lieu à une pandémie mondiale qui a créé de nouveaux défis pour la santé publique, les systèmes de soins continus et de soins de longue durée (SLD), les organisations de soutien communautaire, les entreprises et l’économie, les familles et les individus. La COVID-19 a été définie comme une « géronto-pandémie », soit une maladie qui s’est répandue dans le monde entier et dont la gravité et les conséquences négatives sont accrues chez les populations âgées (Wister et Speechley, 2020).

En date de la deuxième semaine d’avril 2021, les cas de COVID-19 ont dépassé le million au Canada et ont presque atteint les 135 millions dans le monde. Le nombre de décès a franchi la barre des 23 000 au Canada et a dépassé les 2,9 millions dans le monde (gouvernement du Canada, 2020a). Un cas positif sur cinq concerne des personnes âgées de 60 ans et plus, et environ 96 % des décès concernent cette tranche d’âge (voir tableau 1). En outre, plus des deux tiers de tous les décès surviennent dans des établissements de SLD ou dans des environnements de vie en communauté ou assistée (gouvernement du Canada, 2020a). En raison des répercussions de la COVID-19 sur les établissements de SLD, près de 70 % des Canadiens âgés ont déclaré que leur opinion avait changé quant à savoir s’ils se placeraient ou placeraient un proche dans un établissement de SLD (National Institute on Ageing, 2020). Pourtant, les personnes vivant dans la collectivité sont également confrontées au risque d’infection et aux effets de la réponse à la pandémie (Cohen et Tavares, 2020).

Note : ce tableau a été modifié pour des raisons d’accessibilité
Tableau 1. Cas de COVID-19 et décès par groupe d’âge
Groupe d'âge 0 à 19 20 à 29 30 à 39 40 à 49 50 à 59 60 à 69 70 à 79 80 ans et plus
% des cas de COVID-19 17,7 % 18,8 % 16,1 % 14,7 % 13,3 % 8,4 % 4,7 % 6,3 %
% des décès liés à la COVID-19 0,0 % 0,2 % 0,4 % 0,9 % 2,8 % 8,0 % 19,4 % 68,3 %

Source : données du gouvernement du Canada (2020a), à jour en date du 9 avril 2021.

Afin d’arrêter la propagation de la COVID-19, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont mis en place diverses mesures de santé publique telles que des recommandations de distanciation physique et sociale, la fermeture des entreprises et des espaces publics non essentiels, la mise en place de mesures de confinement et d’ordres de rester à la maison, l’obligation de porter un masque, des restrictions de voyage et des restrictions concernant les visiteurs des établissements de soins de longue durée. Si ces mesures ont permis d’obtenir certains succès dans la réduction de la transmission de la COVID-19, elles ont également entraîné des changements importants dans la vie des Canadiens. Des inquiétudes ont été soulevées quant aux effets négatifs potentiels que les périodes prolongées de distanciation physique et sociale et de réduction des interactions sociales auront sur les Canadiens, avec une attention particulière portée aux effets sur les personnes âgées (par exemple, Morrow-Howell et al., 2020; Smith et al., 2020).

Si l’âge est devenu un point focal majeur de la pandémie (Morrow-Howell et al., 2020; Shahid et al., 2020), il existe également d’autres aspects qui entraînent une vulnérabilité accrue à la COVID-19 et aux effets négatifs des politiques de distanciation physique et sociale. Le risque est accru lorsque l’âge est associé à des vulnérabilités préexistantes telles que :

  • des problèmes de santé mentale ou une baisse du bien-être psychologique (Alonzi et al., 2020; Barber et Kim, 2020);
  • des problèmes de santé physique (par exemple, maladies cardiovasculaires, cancer, diabète, obésité et maladies pulmonaires obstructives chroniques) (Mauvais-Jarvis, 2020; Mitra et al., 2020);
  • la présence de deux maladies chroniques ou plus (Wister, 2021a; 2021b);
  • la marginalisation due à la pauvreté, à l’orientation sexuelle, à la race, à l’ethnie ou à la culture, au statut d’immigrant, à l’environnement rural ou éloigné ou à d’autres vulnérabilités (Wister, 2021a; 2021b).

Bien que de nombreuses recherches se soient concentrées sur les vulnérabilités à la COVID-19, il est important de reconnaître également les forces et les facteurs qui contribuent à la résilience des individus, des familles et des collectivités. Par exemple, certaines collectivités autochtones des réserves ont fait appel à des liens et à un leadership communautaires solides pour soutenir des stratégies d’atténuation des effets de la pandémie, même si les ressources en matière de soins de santé ont tendance à être plus faibles (Centre de collaboration nationale des méthodes et outils et Centre de collaboration nationale de la santé autochtone [CCNMO et CCNSA], 2020). Enfin, il est également important de comprendre les structures sociales et les contextes environnementaux plus larges dans lesquels ces facteurs de risque se présentent (Morrow-Howell et al., 2020). Par exemple, dans les établissements de SLD, les politiques relatives aux visites et au financement des interventions en cas de pandémie peuvent influencer les expériences et les risques sur le plan individuel (Andrew et al., 2020). Ces forces et faiblesses organisationnelles peuvent également être évaluées à l’aide de facteurs de résilience du système, par exemple, les niveaux de préparation, de récupération et d’adaptation des SLD en cas d’adversité pandémique (Klasa et al., 2021a; 2021b).

1.2 Objectif du rapport

L’objectif de ce rapport est d’étudier les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les Canadiens âgés, en se concentrant sur les répercussions liées à l’isolement social. Le présent rapport a) examine les publications académiques et la littérature grise portant sur l’isolement social pendant la pandémie de COVID-19; b) évalue les politiques et programmes prometteurs qui réduisent l’isolement social des Canadiens âgés pendant la pandémie; et c) résume les leçons apprises, les pratiques prometteuses et les rôles potentiels des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux. Le rapport se concentre sur l’isolement social dans le cadre du vieillissement dans la collectivité, mais il comprend également une section consacrée à l’isolement social dans les établissements de soins de longue durée.

Cet examen résume les principales publications sur la pandémie à ce jour; cependant, en raison de la rareté de la documentation sur la COVID-19, il n’a pas été possible d’explorer tous les sujets en profondeur. La documentation contenue dans le présent rapport est à jour en date de la première semaine d’avril 2021. En raison du caractère récent de la pandémie, une série de données et de sources d’information académiques et de la littérature grise ont été prises en compte, y compris des observations anecdotiques et non expérimentales de niveau inférieur (tels que des rapports de cas, des articles de presse, des articles d’opinion d’experts, des rapports de programmes), car il a été reconnu que les données expérimentales et d’examen de niveau supérieur seraient limitées. Lorsque les données d’évaluation des programmes et des politiques n’étaient pas disponibles, des données anecdotiques ainsi que des données prépandémiques pertinentes provenant d’évaluations d’interventions de style similaire ont été prises en compte. Une demande de données a également été faite auprès de l’ÉLCV afin d’accéder aux données de leur étude sur la COVID-19 concernant l’isolement social et la solitudeNote de bas de page 1.

L’examen de la documentation commence par l’exploration des considérations uniques relatives à l’isolement social et à certaines sous-populations de personnes âgées qui pourraient être particulièrement vulnérables pendant la pandémie. Ensuite, la documentation au sujet des effets de la pandémie sur les personnes âgées vivant dans la collectivité est passée en revue en ce qui concerne l’isolement social. Enfin, les considérations relatives à l’isolement social pour les résidents des établissements de SLD sont abordées. Les annexes 2 à 10 fournissent des exemples canadiens des types d’interventions abordés dans l’analyse documentaire. Les annexes décrivent un éventail de programmes qui représentent la diversité des collectivités, des organisations et des réponses aux pandémies au Canada. Il est important de reconnaître que les annexes ne fournissent qu’un échantillon des nombreux programmes utiles mis en œuvre pour aider les Canadiens âgés pendant la pandémie.

Le Cadre des villes amies des aînéNote de bas de page 2 est utilisé comme cadre d’organisation pour ce rapport. Ce cadre est une initiative de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (OMS, 2007) qui a été développée en 2006 sur la base de consultations tenues dans 33 villes du monde entier (voir la figure 1 pour une représentation visuelle des 8 domaines des villes amies des aînés)Note de bas de page 3.

Figure 1 : Cadre des villes amies des aînés
Image qui illustre les huit domaines du cadre des villes amies des aîné
Figure 1 – Version textuelle

Le Cadre des villes amies des aînés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comprend 8 domaines :

  1. Respect et inclusion sociale;
  2. Logements;
  3. Soutien communautaire et services de santé;
  4. Transport;
  5. Communication et information;
  6. Participation sociale;
  7. Participation civique et emploi;
  8. Espaces extérieurs et bâtiments.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) décrit une collectivité amie des aînés comme suit :

« Au sein d’une collectivité-amie des aînés, les politiques, les services et les structures liés à l’environnement physique et social sont conçus de façon à aider les personnes âgées à vieillir en restant actives, c’est-à-dire de façon à ce qu’elles puissent vivre en sécurité, bénéficier d’une bonne santé et continuer à participer à la société. »

(ASPC, 2016)

Selon l’ASPC (2011), les collectivités amies des aînés soutiennent les personnes âgées :

  • en reconnaissant la gamme des capacités et des ressources des aînés;
  • en respectant les décisions des personnes âgées;
  • en anticipant les besoins liés à l’âge et en y répondant avec souplesse;
  • en protégeant les personnes âgées les plus vulnérables;
  • en favorisant l’inclusion des personnes âgées dans tous les domaines de la vie communautaire.

1.3 Isolement social et solitude

1.3.1 Facteurs de risque et conséquences de l’isolement social chez les personnes âgées

L’isolement social est généralement défini comme « une quantité et une qualité insuffisantes de contacts sociaux » et « suppose peu de contacts sociaux et peu de rôles sociaux, ainsi que l’absence de relations mutuellement enrichissantes ». (Keefe et al., 2006, p.1). Un concept étroitement lié à l’isolement social est la solitude « définie comme un sentiment de détresse qui accompagne la perception selon laquelle les besoins sociaux d’une personne ne sont pas satisfaits par la quantité ou surtout la qualité de ses relations sociales » (Hawkley et Cacioppo, 2010, p.1). La distinction clé entre l’isolement social et la solitude est que l’isolement social fait référence au niveau objectif de connexions sociales, tandis que la solitude reflète la perception d’être déconnecté des autres (Courtin et Knapp, 2015). Bien que ces deux concepts se chevauchent souvent, il peut y avoir des associations uniques; par exemple, certaines personnes âgées peuvent ne pas se sentir seules même si elles ont un faible niveau de liens sociaux, et certaines personnes qui semblent avoir de nombreux contacts sociaux peuvent se sentir seules. Aux fins du présent rapport, le terme d’isolement social est utilisé pour désigner à la fois les expériences objectives (c’est-à-dire les niveaux réels de liens personnels) et subjectives (c’est-à-dire les sentiments de solitude) des personnes âgées, mais lorsque cela est nécessaire, des distinctions entre l’isolement social et la solitude sont faites pour refléter des dimensions distinctes.

L’isolement social est un problème de santé publique courant chez les personnes âgées vivant dans la collectivité, surtout pendant la pandémie de COVID-19 en raison du risque d’infection, de la gravité de la maladie et des approches d’atténuation, notamment la distanciation sociale et physique (Shahid et al., 2020). L’encadré 1 énumère les effets négatifs de l’isolement social sur la santé des personnes âgées. Il a été démontré que les personnes âgées qui connaissent l’isolement social ont un accès plus faible aux services de soins de santé et une utilisation plus faible des soins de santé (Newall et al., 2015). Dans l’ensemble, étant donné l’ampleur des répercussions de l’isolement social sur la mortalité, la santé et la qualité de vie, l’isolement social a fait l’objet d’une attention croissante dans la littérature sur la santé publique et la gérontologie, dans un contexte de préoccupations politiques liées au vieillissement de la population (Burholt et al., 2020; Courtin et Knapp, 2017; Fakoya et al., 2020; Leigh-Hunt et al., 2017).

Encadré 1. Conséquences négatives de l’isolement social chez les personnes âgées

  • Réduction du niveau de bonheur, de satisfaction à l’égard de la vie et de bien-être psychologique.
  • Accroissement de l’anxiété, de la détresse et de la dépression.
  • Détérioration de la santé physique.
  • Délaissement des comportements sains.
  • Mortalité plus élevée.

Sources : Golden et al. (2009); Leigh-Hunt et al. (2017); Wister et al. (2019)

Les personnes aux prises avec diverses formes de vulnérabilité et de marginalisation dans la société sont particulièrement exposées. L’encadré 2 présente les facteurs de risque et les groupes associés à l’isolement social. Ensemble, les vulnérabilités des personnes âgées et les effets négatifs importants de l’isolement social ont conduit à l’élaboration et à la mise en œuvre de nombreux programmes et services visant à réduire l’isolement social (et la solitude), un grand nombre d’approches nouvelles ou adaptées étant nécessaires pendant la pandémie. La documentation sur l’évaluation des programmes dans ce domaine, même avant la pandémie, n’a pas été développée au niveau requis pour permettre une métaévaluation ou des méta-analyses (analyses qui combinent les résultats de plusieurs études). L’évaluation du succès des programmes pendant la pandémie nécessite l’évaluation d’une gamme de données anecdotiques et non expérimentales de niveau moins élevé.

Encadré 2. Facteurs de risque et groupes associés à l’isolement social

  • Âge avancé.
  • Vivre seul.
  • Faible revenu ou pauvreté.
  • Manque de logements abordables et de possibilités d’hébergement et de soins.
  • Veuvage.
  • Problèmes de santé physique et mentale épisodiques ou permanents (y compris la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences, la fragilité, la perte sensorielle ou des maladies chroniques multiples).
  • Perte du sentiment d’appartenance collective.
  • Difficultés liées à l’utilisation des technologies (accès à un réseau sans fil, coûts, alphabétisation, aisance).
  • Habitants de régions rurales ou éloignées.
  • Adultes âgés immigrants ou membres de groupes ethniques, en particulier les minorités visibles.
  • Aînés autochtones.
  • Aînés lesbiennes, gais, bisexuels ou transgenres (LGBT).
  • Aidants gérant une charge lourde.

Sources : De Jong Gierveld et al. (2015); Kirkland et al. (2015); Conseil national des aînés (2014a; 2014b; 2016); Newall et al. (2015); Wister et al. (2018)

1.3.2 La prevalence de l’isolement social pendant la pandémie

Afin d’estimer l’augmentation de l’isolement social pendant la pandémie, nous utilisons des données uniques tirées de 3 vagues distinctes de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) : les données de référence (recueillies entre 2011 et 2015); les données du premier suivi (recueillies entre 2015 et 2018); et les données de la récente ÉLCV sur la COVID-19 (recueillies entre avril et décembre 2020)Note de bas de page 4. Au niveau de référence et au moment du premier suivi, le sentiment de solitude est presque identique. Sur la base de ces données, on estime qu’avant la pandémie, environ 20 % des adultes âgés vivaient un sentiment de solitude au moins de temps en temps, et qu’environ 10 % vivaient ce sentiment à des niveaux chroniques ou intenses qui sont associés à des résultats négatifs pour la santé et le bien-être (Wister et al., 2018).

Si l’on se fie à l’ÉLCV sur la COVID-19, les taux augmentent considérablement. Chez les femmes âgées de 65 à 74 ans et de 75 à 84 ans, les taux de sentiment de solitude sont respectivement de 41 % et de 42 %. Les taux ont également augmenté chez les hommes, mais demeurent moindres que chez les femmes. Parmi les hommes âgés de 65 à 74 ans et de 75 à 84 ans, 26 % se sentent seuls au moins de temps en temps. L’intensification du sentiment de solitude entre le niveau de référence et l’avènement de la pandémie de COVID-19 (2020) est frappante. On constate une augmentation de 67 % du sentiment de solitude chez les femmes âgées de 65 à 74 ans, et de 37 % chez celles âgées de 75 à 84 ans. Des augmentations moins importantes sont observées chez les hommes, avec une hausse relative de 45 % pour les hommes âgés de 65 à 74 ans et de 33 % pour le groupe le plus âgé (voir figure 2). Les taux plus faibles de sentiment de solitude chez les hommes, en particulier dans le groupe d’âge le plus élevé, peuvent signifier que les membres de ce groupe bénéficient d’un meilleur soutien, étant donné qu’ils sont plus susceptibles d’être en couple. Veuillez consulter la figure 3 pour voir d’autres conclusions canadiennes sur les répercussions de la pandémie d’après l’ÉLCV.

Tendance en matière de solitude selon l’âge et le sexe, ÉLCV
Note : cette figure a été modifiée pour des raisons d’accessibilité
Figure 2 : Pourcentage de personnes âgées qui se sentent seules au moins une partie du temps
Graphique à barres montrant les données sur la solitude

Source des données sur la solitude : analyse initiale de la base de référence, du premier suivi et du volet sur la COVID-19 par les auteurs de l’ÉLCV.

Figure 2 – Version textuelle

Dans le cadre de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement, on a demandé aux adultes âgés s’ils se sentaient seuls de temps en temps, à 3 différentes périodes de temps. Les résultats de l’ÉLCV sont présentés dans le tableau suivant :

Cohorte d’âge Base de référence (2011 à 2015) Premier suivi (2015 à 2018 COVID-19 (2020)
Femmes de 65 à 74 ans 25 25 41
Hommes de 65 à 74 ans 18 17 26
Femmes de 75 à 84 ans 31 33 42
Hommes de 75 à 84 ans 19 23 26

Le taux d’augmentation de la solitude au cours du sondage était de :

  • 67 % pour les femmes de 65 à 74 ans;
  • 45 % pour les hommes de 65 à 74 ans;
  • 37 % pour les femmes de 75 à 84 ans;
  • 33 % pour les hommes de 75 à 84 ans;

Le pourcentage absolu d’augmentation de la solitude variait de 6 à 17 %.

Remarque : l’augmentation absolue et le taux d’augmentation de la solitude ont été mesurés à partir des changements entre la base de référence et la COVID-19.

Conclusions de l’étude sur la COVID-19 de l’ÉLCV
Note : cette figure a été modifiée pour des raisons d’accessibilité.
Figure 3 : Pourcentage des adultes âgés déprimés
Graphique à barres montrant les données sur la dépression

Source des données sur la dépression : analyse initiale de la base de référence, du premier suivi et du volet sur la COVID-19 par les auteurs de l’ÉLCV.

Source pour toutes les autres données : tableau de bord CLSA du volet sur la COVID-19 de l’ÉLCV.

Remarque : les augmentations relatives de la dépression ont été mesurées en fonction des changements entre la base de référence et la COVID-19.

Figure 3 – Version textuelle

L’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement a mené un sondage interrogeant les adultes plus âgées pour savoir s'ils se sentaient déprimés.

Les résultats complets de l’ÉLCV sont disponibles dans le tableau suivant :

Cohorte d’âge Base de référence (2011 à 2015) Premier suivi (2015 à 2018) COVID-19 (2020)
Femmes de 65 à 74 ans 19 19 23
Hommes de 65 à 74 ans 12 12 14
Femmes de 75 à 84 ans 21 23 23
Hommes de 75 à 84 ans 12 16 13

Entre la base de référence et la COVID-19, les augmentations relatives des taux de dépression se situaient entre 8 % et 21 % selon le groupe d’âge et le sexe. La dépression a augmenté davantage dans le groupe des 65 à 74 ans que dans celui des 75 à 84 ans.

L’étude sur la COVID-19 de l’ÉLCV a également révélé ce qui suit :

  • prestation de soins : environ 12 % des personnes âgées de 50 ans et plus ont eu des difficultés à fournir des soins à d’autres personnes;
  • anxiété : les taux d’anxiété (légère, modérée et grave) variaient d’environ 8 % à 25 %, avec des taux plus élevés chez les personnes âgées de 65 à 74 ans, en particulier chez les femmes;
  • connexion familiale : environ deux tiers des femmes de plus de 65 ans se sont senties séparées de leur famille pendant la pandémie, par rapport à un peu plus de la moitié des hommes de cet âge;
  • accès aux fournitures : parmi tous les groupes d’âge et de sexe, environ 13 % ont éprouvé des difficultés à obtenir la nourriture et les produits nécessaires;
  • revenu : parmi tous les groupes d’âge et de sexe, 17 % ont subi une perte de revenus, les taux de perte étant plus élevés chez les hommes âgés;
  • accès aux soins de santé : parmi tous les groupes d’âge et de sexe, environ 22 % ont estimé ne pas pouvoir accéder aux soins de santé.
Résultats d’autres sondages

Les résultats d’autres sondages indiquent également que les Canadiens âgés sont confrontés à des taux élevés d’isolement social pendant la pandémie :

  • Gutman et al. (2021) ont mené un sondage auprès de Canadiens âgés de 55 ans et plus et découvert que 51 % des répondants se sentaient seuls parfois ou la plupart du temps (55 % des femmes contre 37 % des hommes) et que 57 % se sentaient isolés parfois ou la plupart du temps (60 % des femmes contre 46 % des hommes). Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de suivre les consignes de distanciation sociale la plupart du temps, de signaler des changements dans les niveaux de soutien social et d’éprouver des émotions négatives;
  • selon un sondage mené par le National Institute on Ageing (2020), 40 % des Canadiens âgés de 55 ans et plus souffrent d’un manque de liens sociaux et de compagnie pendant la pandémie;
  • un sondage auprès d’enseignants retraités en Ontario (Savage et al., 2021) a révélé que 43 % des répondants se sentaient seuls au moins une partie du temps. Le sexe (féminin), le fait de vivre seul, d’être un aidant et d’avoir un état de santé passable ou mauvais sont associés à une probabilité accrue d’éprouver un sentiment de solitude.

Les résultats obtenus aux États-Unis indiquent également une augmentation du sentiment de solitude pendant la pandémie. Plusieurs études longitudinales ont révélé des tendances à la hausse du sentiment de solitude vécu par les personnes âgées (Kotwal et al., 2020; Krendl et Perry, 2021; Luchetti et al., 2020). En général, les niveaux de sentiment de solitude ont eu tendance à se stabiliser ou à diminuer à mesure que la pandémie progressait; toutefois, chez certaines personnes, les niveaux de sentiment de solitude ont persisté ou se sont aggravés (Kotwal et al., 2020; Luchetti et al., 2020). Kotwal et al. (2020) notent que les personnes âgées dont le sentiment de solitude s’intensifie font souvent état d’un manque de soutien social, de difficultés à accéder aux technologies sociales ou à les utiliser et de difficultés à gérer leurs émotions. Par ailleurs, celles qui souffrent peu de solitude déclarent recourir à la technologie, à des stratégies d’adaptation positives à des services municipaux et communautaires.

L’isolement social pendant la pandémie est lié à des résultats négatifs pour les personnes âgées, comme la dépression (Krendl et Perry, 2021; Robb et al., 2020), les problèmes de sommeil (Grossman et al., 2021) et l’anxiété (Robb et al., 2020). Le fait de se sentir stressé ou seul est associé au non-respect des recommandations en matière d’éloignement physique (Coroiu et al., 2020). Les experts disent également craindre que l’éloignement physique et l’isolement conduisent à une augmentation des cas de suicide chez les personnes âgées, et laissent entendre que les interventions ciblant l’isolement social peuvent jouer un rôle dans la prévention du suicide (Sheffler et al., 2021; Wand et al., 2020). Les restrictions liées à la pandémie sont également associées à une augmentation des comportements sédentaires ou à une diminution des niveaux d’exercice chez les personnes âgées (Gutman et al., 2021; Richardson et al., 2020).

2. Analyse documentaire : Défis affrontés par les personnes âgées durant la pandémie en lien avec l’isolement social

Dans cette section

2.1 Isolement social et sous-populations vulnérables de personnes âgées

2.1.1 Personnes vivant avec la démence

La pandémie de COVID-19 a exacerbé les vulnérabilités des personnes vivant avec la démence. Les sources de soins et de soutien social sont réduites en raison des mesures de confinement (par exemple, fermeture des services de santé et des services communautaires, détournement des ressources et des efforts vers la pandémie, restrictions des contacts avec la famille et les amis) (Alonso-Lana et al., 2020; Roach et al., 2020). Les personnes atteintes de démence peuvent avoir du mal à comprendre et à respecter les mesures de distanciation physique et de confinement. Des augmentations des symptômes neuropsychiatriques (tels que l’agitation, l’anxiété, la dépression) ont été observées pendant la pandémie (Manca et al., 2020; Rainero et al., 2021; Roach et al., 2020). Par exemple, un sondage mené en Italie auprès d’aidants de personnes atteintes de démence a révélé que 55 % d’entre eux avaient signalé un déclin des fonctions cognitives des bénéficiaires des soins et 52 %, une aggravation des symptômes comportementaux (Rainero et al., 2021). En outre, 69 % des résidents dans les établissements de soins de longue durée souffrent de démence (Institut canadien d’information sur la santé [ICIS], 2018), et tel qu’il a été mentionné précédemment, la majorité des décès liés à la COVID-19 ont eu lieu dans ces établissements.

2.1.2 Personnes âgées immigrantes et issues de minorités ethniques

L’analyse des taux de mortalité par quartiers réalisée par Statistique Canada (2020a) indique que les taux d’infection à la COVID-19 sont 3 fois plus élevés dans les quartiers qui présentent une diversité ethnique et que les taux de mortalité y sont 2 fois plus élevés. Les données d’enquête de Statistique Canada (2020a) laissent croire également que les membres de groupes minoritaires connaissent des taux de chômage plus élevés et de plus grandes difficultés financières attribuables à la COVID 19 que la population générale. Les personnes appartenant à une minorité visible asiatique ont déclaré avoir été victimes d’un harcèlement et d’une discrimination accrus (Statistique Canada, 2020a). La pandémie a aggravé les disparités préexistantes en matière de santé et d’accès aux services pour les groupes de minorités ethniques et d’immigrants au Canada (Wang et al., 2019). Selon des chercheurs des États-Unis, les réseaux sociaux des groupes minoritaires sont plus susceptibles d’être perturbés par la pandémie (par exemple, taux de mortalité liée à la COVID 19 plus élevés, perturbation des activités religieuses et culturelles, moins grande propension à utiliser la technologie) (Gauthier et al., 2020).

Pour favoriser l’équité, on propose de mettre sur pied des interventions en matière d’isolement social auprès des groupes vulnérables et minoritaires (Dassieu et Sourial, 2021). Par exemple, la fréquentation des lieux de culte et la participation aux activités religieuses sont particulièrement importantes pour certains groupes de minorités ethniques et devraient être intégrées aux interventions durant la pandémie (Chatters et al., 2020; Gauthier et al., 2020; Giwa et al., 2020). Les organismes religieux peuvent travailler avec les membres de leur collectivité pour offrir un accompagnement, un soutien et des services à distance aux personnes âgées (Chatters et al., 2020).

2.1.3 Collectivités rurales, éloignées et nordiques

Les personnes âgées vivant dans des collectivités rurales et éloignées sont confrontées à des circonstances uniques qui engendrent des pressions supplémentaires pendant la pandémie : accès limité aux services de soins de santé; logements surpeuplés, désuets ou de piètre qualité; collectivités confrontées à l’insécurité économique; accès moindre à la technologie et aux services Internet à haute vitesse et insuffisances des infrastructures permettant de faciliter les tâches quotidiennes (par exemple, épicerie, transport) (Henning-Smith, 2020). Ces circonstances compliquent les réponses à la pandémie et font également en sorte que ces collectivités peuvent avoir plus de difficulté à se remettre de la pandémie (Henning-Smith, 2020). En outre, des activités et des services destinés aux personnes âgées dans les régions rurales sont souvent proposés par de petits clubs et groupes d’aînés, avec des fonds et des ressources limitées. Par exemple, à l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.), des problèmes logistiques tels que la non-disponibilité de lieux de rencontres régulières ou leurs dimensions ne se prêtant pas à la distanciation sociale et l’impossibilité de chauffer les bâtiments sans activités de collecte de fonds compliquent la tenue d’activités en personne, alors que parallèlement, le manque d’accès à l’infrastructure numérique rend les activités virtuelles peu réalisables dans de nombreuses régions. Certains groupes se sont adaptés, par exemple en diminuant la portée des activités et en ne servant pas de nourriture afin que les activités en personne puissent avoir lieu en toute sécurité (communication personnelle, P.E.I. Senior Citizens' Federation).

Cependant, les liens étroits qui existent au sein des collectivités rurales sont un atout, et les Canadiens âgés vivant dans des collectivités rurales rapportent des niveaux plus élevés de soutien social que les résidents urbains (Frank, 2020). Par exemple, à Clarenville (Terre-Neuve), la ville et les groupes et organismes locaux ont pris des mesures pour soutenir la collectivité pendant la pandémie, comme l’organisation de randonnées respectant la distanciation physique, la création d’une patinoire extérieure et d’une zone de glissade, la livraison gratuite de produits d’épicerie et la tenue d’un déjeuner aux crêpes gratuit chaque semaine (avec des options pour emporter) (communication personnelle).

Si les collectivités nordiques ont connu peu de cas de COVID-19 pendant la majeure partie de la pandémie, les infrastructures de soins de santé insuffisantes les rendent particulièrement vulnérables aux répercussions d’éventuelles éclosions. Les personnes âgées vivant dans les collectivités nordiques sont confrontées à des circonstances semblables à celles décrites ci-dessus pour les collectivités rurales et éloignées, mais peuvent également être confrontées à des préoccupations supplémentaires telles que l’insécurité alimentaire, la fragilité des chaînes d’approvisionnement, l’accès à l’eau pour le lavage des mains et le nettoyage, la pénurie de logements et le surpeuplement, et des taux élevés de tuberculose (Conseil de l’Arctique, 2020; Fryer et Collier, 2020; Inuit Tapiriit Kanatami, 2020).

2.1.4 Peuples autochtones

Les vulnérabilités préexistantes telles que l’isolement géographique, le manque d’accès aux soins médicaux et communautaires et les taux élevés de maladies chroniques font de la COVID-19 une maladie particulièrement préoccupante pour les collectivités autochtones du Canada (Statistique Canada, 2020b). En réponse à la pandémie, de nombreux Autochtones s’appuient sur leurs pratiques et leur culture traditionnelles et prennent des mesures pour protéger leurs aînés et leurs collectivités. Pour certains peuples autochtones, l’isolement de la collectivité ou des groupes familiaux est une pratique traditionnellement employée pour préserver le bien-être collectif. Les règles relatives à l’entrée dans les collectivités, les roulottes d’auto-isolement et le retour des groupes familiaux sur les terres sont des exemples de la façon dont les peuples autochtones ont réagi à la pandémie (Banning, 2020; Centre de collaboration nationale des méthodes et outils [CCNMO] et Centre de collaboration nationale de la santé autochtone [CCNSA], 2020).

La pandémie a une incidence importante sur les activités culturelles puisqu’il n’est pas possible d’organiser de grands rassemblements culturels et que les aînés ne sont pas en mesure de participer aux activités intergénérationnelles et culturelles habituelles (Assemblée des Premières Nations, 2020). Il est important de reconnaître que les interdictions antérieures de cérémonies culturelles et spirituelles autochtones ont été une source de traumatisme pour ces peuples (Régie de la santé des Premières Nations, 2020). Pendant la pandémie, la Régie de la santé des Premières Nations (2020) a suggéré l’adoption d’activités culturelles de rechange ou adaptées, par exemple de passer plus de temps sur les terres; de se connecter au Créateur; de modifier les cérémonies ou les pratiques culturelles d’une manière à se conformer aux directives sur la COVID-19 ou de les tenir uniquement avec les membres de son ménage et de fournir des repas emballés individuellement plutôt que des repas à partager à l’occasion de petits événements. On propose également d’accorder un financement COVID-19 pour encourager la participation aux activités sur les terres et le maintien des liens à la culture (Assemblée des Premières Nations, 2020).

À mesure que nous avançons dans la phase de vaccination de la réponse à la pandémie, la résistance aux soins de santé conventionnels peut poser un défi dans certaines collectivités autochtones, en raison d’expériences négatives antérieures (Funnell, 2021). Les collectivités autochtones sont prioritaires dans le déploiement du vaccin, et de nombreuses collectivités comptent sur leurs leaders d’opinion clés et leurs aînés pour appuyer le respect du programme de vaccination et son adoption.

2.1.5 LGBTQ2

Le manque de soutien social et l’isolement, les traumatismes passés et les expériences de discrimination, ainsi que les disparités en matière de santé et d’accès aux services de santé, contribuent à accroître le niveau de vulnérabilité des personnes âgées LGBTQ2 pendant la pandémie (Jen et al., 2020). Cependant, les expériences passées vécues pendant la pandémie de VIH/sida sont une source potentielle de résilience, les adultes âgés lesbiennes, gais et bisexuels déclarant se sentir préparés et plus prêts à agir pendant la pandémie de COVID-19 grâce à leur vécu (Gutman et al., 2021).

En se basant sur les données de sondage recueillies pendant la pandémie, Gutman et al. (2021) n’ont constaté aucune différence dans les niveaux de sentiment de solitude déclarés par les lesbiennes, les gais et les bisexuels et les hétérosexuels canadiens âgés de 55 ans et plus; toutefois, les lesbiennes, les gais et les bisexuels canadiens ont déclaré une moins bonne santé mentale (c’est-à-dire qu’ils souffrent de dépression, d’anxiété et de tristesse) que la population générale. Ils étaient également plus susceptibles de n’avoir personne vers qui se tourner en cas de besoin, ce qui révèle un besoin accru d’aide pratique pendant la pandémie.

2.1.6 Aidants

La pandémie a augmenté les pressions pesant sur les aidants naturels au Canada, entre autres en les obligeant à fournir plus d’heures de soins, en diminuant leur soutien social et en augmentant les difficultés d’accès aux services de soins de santé (Anderson et Parmar, 2020; Organisme de soutien aux aidants naturels de l’Ontario, 2020). Un sondage mené auprès des aidants naturels de l’Ontario a révélé que 43 % d’entre eux se sentaient souvent isolés et seuls, tandis qu’un sondage mené en Alberta a révélé que 86 % des aidants naturels ressentaient de la solitude depuis le début de la pandémie (Anderson et Parmar, 2020; Organisme de soutien aux aidants naturels de l’Ontario, 2020). L’analyse des données d’une vaste étude menée au Royaume-Uni a révélé que des niveaux plus élevés de sentiment de solitude pendant la pandémie entraînaient un risque 4 fois plus élevé de dépression chez les aidants naturels (Gallagher et Wetherell, 2020).

2.1.7 Personnes âgées à faible revenu

Comme de nombreux services et programmes passent à des modes de prestation virtuels pendant la pandémie, les personnes âgées à faible revenu sont particulièrement exposées au risque d’isolement, car elles n’ont peut-être pas les moyens d’accéder à la technologie numérique et à l’Internet haute vitesse (Conroy et al., 2020). Les données de Statistique Canada montrent qu’un peu plus de la moitié seulement des Canadiens à faible revenu utilisent Internet (Davidson et Schimmele, 2019), ce qui crée une « fracture numérique » (terme désignant l’écart de l’adoption de la technologie numérique et l’accès à celle-ci). Les personnes âgées à faible revenu déclarent également bénéficier d’un moindre soutien social que les autres personnes âgées (Frank, 2020).

2.2 Isolement social et personnes âgées vivant dans la collectivité

2.2.1 Respect et inclusion socialeNote de bas de page 5

L’âgisme et les risques liés au fait de traiter les personnes âgées comme un groupe homogène

Au cours de la pandémie, des réponses positives (par exemple, initiatives communautaires pour soutenir les personnes âgées, création de liens sociaux) et négatives (par exemple, âgisme, discrimination dans le système de soins de santé) ont émergé à l’égard des personnes âgées (Monahan et al., 2020). Les réponses positives favorisent la solidarité intergénérationnelle et la vision positive du vieillissement, tandis que les réponses négatives peuvent causer un préjudice immédiat (tel que la négligence des personnes âgées dans les établissements de soins de longue durée) et ont également des répercussions potentielles à long terme sur les attitudes à l’égard du vieillissement (Monahan et al., 2020). L’âgisme peut accroître le sentiment de solitude et d’isolement social chez les personnes âgées et constitue un facteur de risque de diminution du nombre et de la qualité des relations sociales (OMS, 2021). Pendant la pandémie, les perceptions négatives du vieillissement ont été associées à la solitude et à la détresse psychologique (Losada-Baltar et al., 2021). L’âgisme a également été associé à des niveaux d’anxiété plus élevés pendant la pandémie (Bergman et al., 2020a).

Les experts affirment que la représentation des personnes âgées comme un groupe homogène et vulnérable durant la pandémie a intensifié les points de vue âgistes et les tensions intergénérationnelles (par exemple, Ayalon, 2020; fraser et al., 2020; Meisner, 2020; Wister et Speechley, 2020). La COVID-19 a été présentée comme un problème concernant principalement les personnes âgées, plutôt que comme un défi commun à l’ensemble de la société (Ayalon, 2020; Fraser et al., 2020). Une expérience menée par Yildirim (2020) met en évidence les effets négatifs de tels messages. Les participants qui ont visionné une vidéo présentant la pandémie comme posant un risque principalement pour les personnes âgées étaient plus susceptibles de percevoir la pandémie comme présentant peu de risques pour eux-mêmes et étaient plus susceptibles de préférer sauver l’économie plutôt que des vies humaines.

De nouvelles formes de ségrégation fondée sur l’âge voient le jour, mais des relations intergénérationnelles émergent également

La pandémie a également accentué la ségrégation fondée sur l’âge au sein des collectivités, les personnes âgées ayant peu d’occasions d’interagir en toute sécurité avec les jeunes (Burke, 2020). Un rapport britannique met en évidence les défis auxquels les programmes intergénérationnels sont confrontés pendant la pandémie : la fermeture des espaces intergénérationnels, la fracture numérique, les difficultés à adapter les programmes au monde numérique et les récits sur les conflits entre les générations (InCommon & Clarion Futures, 2020).

Les activités intergénérationnelles sont recommandées afin de réduire les sentiments d’isolement social (Day et al., 2020; Jopling, 2020). Les contacts et les amitiés intergénérationnels peuvent également contribuer à prévenir l’âgisme (OMS, 2021). Comme le soulignent les annexes, de nombreux programmes visant à réduire l’isolement social des personnes âgées pendant la pandémie ont des composantes intergénérationnelles. Les programmes d’amitié, en particulier, visent à établir des liens entre les générations plus âgées et plus jeunes (voir l’annexe 2). Bien que les programmes intergénérationnels mis en œuvre pendant la pandémie aient fait l’objet de peu d’évaluations, de récents examens systématiques révèlent des bienfaits potentiels en matière de solitude et d’isolement social, quoique les données probantes disponibles à ce jour soient assez limitées (Peters et al., 2021; Zhong et al., 2020). Il est également encourageant de constater le grand nombre d’initiatives locales et de marques de solidarité intergénérationnelle pendant la pandémie (Burke, 2020; Fraser et al., 2020; Morrow-Howell, 2020). La pandémie a également motivé les familles à déployer des efforts plus importants et plus soutenus pour rester en contact et communiquer (Hwang et al., 2020; Morrow-Howell, 2020).

On craint que la pandémie accroisse les vulnérabilités à la maltraitance des personnes âgées

L’isolement social est un facteur de risque clé dans la maltraitance des personnes âgées (Pillemer et al., 2016). Les experts se disent inquiets que les circonstances de la pandémie, telles que la distanciation physique, la fermeture des sources de soutien social, la dépendance accrue des personnes âgées, les pressions exercées sur les aidants, l’incertitude financière et l’escalade de l’âgisme, augmentent les risques de maltraitance des personnes âgées (Elman et al., 2020; Han et Mosqueda, 2020; Makaroun et al., 2021). Aux États-Unis, les organisations qui aident les personnes âgées victimes de maltraitance se sont adaptées à la pandémie en proposant des services à distance et en communiquant par téléphone avec les personnes âgées vulnérables (Elman et al., 2020). De’cruz et Banerjee (2020) plaident pour l’établissement de lignes d’assistance téléphonique vouées au signalement de la maltraitance envers les personnes âgées, à la fourniture de renseignements et au soutien émotionnel. Au Canada, des lignes d’assistance téléphonique et des programmes téléphoniques fournissent aux personnes âgées une variété de renseignements et de mesures de soutien, y compris de l’information sur la maltraitance des personnes âgées (voir l’annexe 3).

2.2.2 Logements

Les personnes âgées vivant seules sont particulièrement à risque

Les recherches indiquent que les personnes âgées vivant seules sont plus susceptibles d’éprouver une solitude accrue pendant la pandémie (Emerson, 2020; Savage et al., 2021). Les données de Statistique Canada montrent que les personnes âgées vivant seules sont moins susceptibles de bénéficier d’un soutien social (Frank, 2020), ce qui laisse supposer un besoin plus important d’aide pratique. L’analyse des données d’un sondage mené par Fingerman et al. (2020) indique que pendant la pandémie, les personnes âgées américaines vivant seules s’en sont remises principalement à des contacts accrus avec leurs amis. Si Fingerman et al. (2020) ont constaté l’effet positif des contacts en personne sur les personnes âgées vivant seules, les conversations téléphoniques ont eu quant à elle des effets négatifs, peut-être parce que cela rend les personnes âgées plus conscientes de leur isolement. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ces tendances.

Risques dans les logements sociaux

Les personnes âgées à faible revenu vivant dans des logements sociaux (bon nombre d’entre elles vivant seules) sont également considérées comme un groupe vulnérable durant la pandémie (Archambault et al., 2020; Pirrie et Agarwal, 2021). Cependant, les logements sociaux offrent la possibilité de cibler de nombreuses personnes âgées vulnérables avec des interventions (voir les annexes pour des exemples). Les recommandations visant les personnes âgées dans les logements sociaux comprennent le repérage des bâtiments et des populations à haut risque, la livraison de nourriture et de fournitures essentielles, la mise sur pied de systèmes de communication pour tenir les résidents au courant, la mise en place de protocoles de sécurité pour les zones communes, la tenue d’activités sociales sécuritaires et l’accès à Internet (Archambault, 2020; Pirrie et Agarwal, 2021).

Risques dans les lieux d’habitation collective non institutionnels

Bien que l’on ait accordé moins d’attention politique aux lieux d’habitation collective non institutionnels (par exemple, les logements avec assistance, les villages-retraite de soins continus, les collectivités de vie autonome) qu’aux établissements de soins de longue durée, bon nombre des résidents sont vulnérables à la COVID-19, et il existe peu de réglementation et de directives afférentes à leur sécurité (Coe et van Houtven, 2020; Zimmerman et al., 2020). Une vaste enquête menée en Colombie-Britannique a révélé que 57 % des résidents de logements avec assistance avaient été confinés dans leur chambre à un moment ou à un autre de la pandémie (Bureau du protecteur des aînés de la Colombie-Britannique, 2020) (voir la section 2.3.1 pour une description des incidences négatives de l’isolement dans les établissements de soins de longue durée ou les logements avec assistance). Ces types de logements fonctionnent selon des modèles sociaux de soins, et les résidents présentent habituellement des niveaux élevés d’autonomie, des sorties régulières en dehors de l’établissement et des interactions sociales fréquentes. Par conséquent, les résidents peuvent trouver d’autant plus difficile de s’adapter aux restrictions liées à la COVID-19 (Zimmerman et al., 2020). Des experts avancent que les lieux d’habitation collective non institutionnels peuvent aider les résidents à briser leur isolement en proposant des horaires d’utilisation de la technologie partagée, en organisant des activités de groupe virtuelles, en fournissant un soutien individuel et en faisant participer les résidents à la prise de décisions concernant les restrictions liées à la COVID-19 (Gray-Miceli et al., 2020; Hill et al., 2020; Zimmerman et al., 2020).

2.2.3 Soutien communautaire et services de santé

Le soutien communautaire et les services de santé s’adaptent à la pandémie

La pandémie a entraîné des perturbations dans les services réguliers de soutien communautaire et de soins de santé, privant les personnes âgées d’importantes sources de soutien social (Meisner et al., 2020; Morrow-Howell, 2020). Par exemple, dans un sondage mené auprès des soignants de l’Alberta, 48 % ont signalé des réductions des services de soins à domicile subventionnés par l’État en raison de la pandémie (Anderson et Parmar, 2020). Les aides à domicile peuvent être une source importante d’interaction sociale pour les personnes âgées, et avant la pandémie, des recherches ont montré que les besoins non satisfaits en matière de soins à domicile sont associés à des niveaux plus élevés de solitude (Kadowaki et al., 2015).

De nombreuses organisations communautaires et de santé ont rapidement opté pour des modèles virtuels et téléphoniques, bien que ces solutions ne soient pas applicables à toutes les personnes âgées. Lam et al. (2020) estiment qu’aux États-Unis, 38 % des personnes âgées ne sont pas prêtes pour les visites vidéo (principalement en raison de handicaps physiques et de défis technologiques), tandis que 20 % ne sont pas prêtes pour les visites téléphoniques (principalement en raison de handicaps physiques). L’ASPC (2020) recommande que des rendez-vous de soins de santé, qu’ils soient numériques ou par téléphone (technologie simple), soient offerts. Certaines interventions de promotion de la santé fondées sur des données probantes sont également passées à la diffusion à distance (voir annexe 4). Bien que des programmes tels que Choose to Move et Minds in Motion n’aient pas été évalués dans le format à distance, des évaluations antérieures suggèrent qu’ils ont un effet positif sur la solitude et le bien-être mental (Franke et al., 2021; Regan et al., 2017). Pour certaines personnes âgées, les visites à domicile de professionnels de la santé peuvent également être appropriées pour fournir des services de soins de santé, ainsi que pour lancer des initiatives de promotion de la santé (Carr et al., 2020; Day et al., 2020).

Les programmes de prescription sociale comme pratique émergente

Ces dernières années, les programmes de prescription sociale, dans le cadre desquels les professionnels de la santé orientent les patients vers des guides communautaires qui les aident à accéder aux aides et aux services de la collectivité, sont une tendance émergente pour réduire l’isolement social. En Ontario, un projet pilote de programmes de prescription sociale dans 11 centres de santé communautaire mené en 2018 à 2019 a révélé que 49 % des clients ont signalé une diminution de la solitude (Alliance pour des communautés en santé, 2020). Comme décrit à l’annexe 4, pendant la pandémie, des programmes de prescription sociale ont été utilisés pour mettre en relation des personnes âgées vulnérables avec les services et les soutiens sociaux nécessaires.

Importance du soutien en santé mentale pendant la pandémie

Le soutien à la santé mentale des personnes âgées et de leurs soignants est crucial pendant la pandémie. Au Canada, de nombreux organismes de santé mentale et d’aidants ont pu passer à des services en ligne et offrir des services de télésanté, des groupes de soutien en ligne et du counseling par les pairs (Flint et al., 2020) (voir l’annexe 4 pour obtenir des exemples). Avant la pandémie, l’offre de soutien aux aidants en ligne était une pratique émergente, et un examen de ces programmes a révélé que le fait de se sentir moins seul était un avantage de la participation (Armstrong et Alliance, 2019). Pour certaines personnes âgées, la solitude peut être d’origine psychologique, auquel cas des conseils personnalisés, la méditation, des interventions cognitivo-comportementales et d’autres interventions psychosociales sont nécessaires (Conroy et al., 2020; Van Orden et al., 2020). Il a également été suggéré que les professionnels de la santé puissent aider les personnes âgées à élaborer des « plans de connexion » pour planifier la manière dont elles peuvent maintenir un contact social (Van Orden et al., 2020). La santé mentale est un obstacle particulièrement difficile à surmonter pour les personnes âgées qui ont perdu un être cher à cause de la COVID-19, car elle intensifie d’autres problèmes. Les funérailles virtuelles, le soutien à distance des travailleurs et des bénévoles des maisons de soins palliatifs, ainsi que le soutien par les pairs ou les appels téléphoniques amicaux sont suggérés pour aider les personnes âgées à faire face à leur perte et à réduire le sentiment de solitude (Carr et al., 2020).

Niveaux élevés de demande d’assistance pratique

L’aide pratique est un besoin important pour les personnes âgées vulnérables, qui peuvent ne pas se sentir en sécurité lorsqu’elles sortent dans la collectivité ou qui sont privées de leurs sources habituelles de soutien social. Pendant la pandémie, le programme Nouveaux Horizons pour les aînés et le Fonds d’urgence pour l’appui communautaire ont tous deux fourni un financement substantiel aux organismes communautaires afin qu’ils puissent offrir des services de soutien aux personnes âgées vulnérables (par exemple, livraison de produits d’épicerie, sensibilisation à l’isolement social) (Centraide Canada, 2020a; 2021). La Colombie-Britannique et la ville d’Edmonton sont deux régions où des réponses coordonnées à grande échelle ont été mises en œuvre pour répondre aux besoins des personnes âgées (voir l’annexe 5 pour obtenir plus de détails). En Colombie-Britannique, le site Safe Seniors, Strong Communities permet aux personnes âgées de la province d’accéder à des services de contrôle, d’épicerie, de livraison de repas et d’ordonnances (Hannah, 2020). À Edmonton, une réponse coordonnée à la pandémie axée sur trois domaines (nourriture et transport, sensibilisation, contrôles amicaux, et soutien psychosocial) a été mise en œuvre pour déterminer les lacunes, développer ou étendre les programmes nécessaires, et faciliter les renvois entre les organisations (Comité directeur de la réponse coordonnée à la pandémie, 2020).

Les programmes d’aide pratique comportent souvent des volets sociaux. Par exemple, les bénévoles qui livrent des repas ou des produits d’épicerie peuvent offrir une conversation amicale et des informations aux personnes âgées isolées. Bien que les données probantes soient limitées, les résultats de 2 études américaines prépandémiques suggèrent que les programmes de livraison de repas peuvent être efficaces pour réduire la solitude chez les personnes âgées (Thomas et al., 2016; Wright et al., 2015). Les programmes d’aide pratique peuvent également aider les personnes âgées à s’occuper de leurs animaux de compagnie (par exemple, acheter de la nourriture pour animaux, promener les chiens) qui constituent une forme importante de compagnie pour les personnes âgées isolées (Rauktis et Hoy-Gerlach, 2020). Les programmes d’assistance pratique ont procédé à diverses adaptations de leurs procédures et opérations afin de continuer à fournir des services en toute sécurité pendant la pandémie.

2.2.4 Transport

Diminution de l’utilisation des services de transport public pendant la pandémie

Bien que de nombreuses activités se soient déplacées en ligne pendant la pandémie, il est toujours essentiel que les personnes âgées disposent d’options pour se déplacer en dehors de leur domicile afin de répondre à leurs besoins quotidiens et sociaux. Cependant, à un âge avancé, de nombreuses personnes âgées ne conduisent pas et les transports publics, les programmes de chauffeurs bénévoles et les solutions de covoiturage comportent tous un certain degré de risque lié à la COVID-19 (DeLange Martinez et al., 2020).

Des sondages menés au cours des premiers mois de la pandémie auprès d’utilisateurs fréquents du transport en commun ont révélé que 55 % des personnes âgées utilisant les transports en commun à Toronto et 54 % à Vancouver ont cessé de le faire pendant la pandémie (Palm et al., 2020a; 2020b). Des recherches menées par l’Association des centres pour aînés de l’Ontario (ACAO) indiquent que seulement 37 % des usagers des transports en commun se sentiraient à l’aise d’utiliser les transports en commun pour se rendre dans un centre pour personnes âgées pendant la pandémie (ACAO, 2020).

Programmes de transport municipaux et communautaires

Aux États-Unis, certaines municipalités ont mis en place des services de navette spécialement destinés aux personnes âgées, avec des mesures de sécurité renforcées, comme solution de rechange aux transports publics (DeLange Martinez et al., 2020). De nombreux programmes de conducteurs bénévoles pour les personnes âgées continuent de fonctionner au Canada pendant la pandémie, mais certains d’entre eux ont du mal à recruter des bénévoles, car ils comptent souvent beaucoup sur des bénévoles âgés (par exemple, CBC News, 2021; Weldon, 2020). Certains programmes de transport ont également mis en place ou amélioré des programmes de livraison d’épicerie et de repas pour aider les personnes âgées qui choisissent de s’isoler chez elles, comme décrit dans la section précédente (voir annexe 5).

2.2.5 Communication et information

Utilisation croissante d’Internet et des technologies numériques par les personnes âgées au Canada

L’utilisation d’Internet par les Canadiens âgés n’a cessé d’augmenter au fil du temps. Selon Statistique Canada, l’utilisation d’Internet par les personnes âgées est passée de 32 % à 68 % de 2007 à 2016; toutefois, il existe un gradient d’âge important puisque moins de la moitié des personnes âgées de 80 ans et plus utilisent Internet (Davidson et Schimmele, 2019). Les données recueillies pendant la pandémie suggèrent que les adultes plus âgés continuent de se familiariser avec la technologie numérique, même si un gradient d’âge subsiste :

  • un sondage réalisé auprès de personnes âgées canadiennes a révélé que 88 % d’entre elles utilisent Internet quotidiennement, que 65 % possèdent un téléphone intelligent et que 72 % se sentent à l’aise avec la technologie. Une augmentation de l’utilisation des appels vidéo, des médias sociaux, des activités en ligne et des services de livraison de nourriture a été signalée en raison de la pandémie (AgeWell NCE., 2020a);
  • selon les données de l’ÉLCV (2021), 83 % des personnes âgées isolées à domicile ont utilisé le téléphone pour rester en contact pendant la pandémie, 48 % les appels vidéo et 44 % les médias sociaux. Des gradients d’âge significatifs ont été observés pour l’utilisation des appels vidéo et des médias sociaux, les personnes âgées de 85 ans et plus étant les moins susceptibles de les utiliser (par exemple, 64 % des personnes âgées de 65 à 74 ans utilisaient les appels vidéo, contre 31 % des personnes âgées de 85 ans et plus).

Avec l’utilisation croissante de la technologie numérique par les Canadiens âgés, les appels vidéo et les médias sociaux ont été intégrés dans les interventions visant à réduire l’isolement social. Les technologies d’appel vidéo (par exemple, Facebook Messenger, Zoom, etc.) peuvent être utilisées pour communiquer avec la famille et les amis, ainsi que pour participer à des réunions et à des activités de groupe (AgeWell NCE., 2020b; Conroy et al., 2020). Les sites de médias sociaux peuvent être utilisés pour maintenir et établir des réseaux sociaux (Conroy et al., 2020). Les examens de l’incidence de l’utilisation des technologies numériques sur les personnes âgées suggèrent qu’elles ont des effets positifs sur les composantes de l’isolement social (tels que l’augmentation des contacts avec la famille, les relations intergénérationnelles), mais les preuves des effets sur la solitude ont été moins cohérentes (Chen et Schulz, 2016; Damant et al., 2017; Ibarra et al., 2020). Les liens précis entre les médias sociaux et l’isolement social ne sont pas clairs, car Hajek et König (2020) ont passé en revue le peu de documentation sur ce sujet et ont constaté qu’une seule étude faisait état de réductions des taux d’isolement social chez les personnes âgées. Il existe également de nombreuses ressources sur Internet qui peuvent aider à mettre les personnes âgées en contact avec les services et les soutiens dont elles ont besoin (par exemple, le répertoire des services bénévoles Islanders Helping Islanders à l’Î.-P.-É., Volunteer NS en Nouvelle-Écosse).

Obstacles et facteurs facilitant l’adoption des technologies numériques

Benoit-Dubé et al. (2020) et Gorenko et al. (2021) ont mis en évidence les obstacles et les facilitateurs potentiels de l’adoption des technologies numériques pour les personnes âgées pendant la pandémie :

  • avantages perçus de l’utilisation de la technologie;
  • accès à la technologie et caractère abordable;
  • attitudes, confiance en soi et connaissances sur l’utilisation des technologies;
  • mesure selon laquelle la technologie est adaptée aux personnes souffrant de déclin physique et cognitif;
  • mesure selon laquelle d’autres personnes (par exemple, la famille, le personnel, le soutien technique) peuvent aider à utiliser la technologie.

Dans un sondage mené auprès d’organismes municipaux, communautaires et de santé de l’Ontario, les organismes ont indiqué que les obstacles les plus courants à l’utilisation de la technologie par les personnes âgées étaient l’accès limité à Internet, le manque de connaissances sur l’utilisation de la technologie et le besoin d’aide pour la mise en place de la technologie (programme de sensibilisation des collectivités amies des aînés de l’Ontario, 2021a).

Le fossé numérique persiste au Canada

Bien que la majorité des Canadiens âgés utilisent la technologie numérique, les chercheurs ont défini des segments de la population qui sont moins susceptibles d’utiliser ou d’avoir accès à Internet haute vitesse et à la technologie numérique. Ces populations comprennent les aînés à faible revenu (Conroy et al., 2020; Davidson et Schimmele, 2019); les personnes vivant dans des collectivités rurales, nordiques et autochtones (Conroy et al., 2020; Ryerson Leadership Lab, 2021); et les personnes âgées souffrant de handicaps physiques ou de déficiences cognitives qui présentent des difficultés pour l’utilisation de la technologie (Lam et al., 2020; Lee et Miller, 2020). Pour les personnes n’ayant pas accès à Internet à domicile, les espaces publics tels que les bibliothèques et les centres communautaires sont souvent utilisés pour accéder à Internet, mais beaucoup d’entre eux ont été fermés pendant la pandémie (Ryerson Leadership Lab, 2021). En outre, les options de technologie numérique peuvent ne pas être bien adaptées pour répondre aux besoins des personnes âgées qui ne connaissent pas bien la technologie numérique, qui ont un faible niveau d’alphabétisation ou qui sont issues de groupes linguistiques minoritaires (Hebblethwaite et al., 2020).

La formation et l’accès aux technologies numériques sont nécessaires pour combler le fossé numérique

Pour surmonter le fossé numérique, il est nécessaire de mettre en place des programmes d’éducation et de formation à la technologie numérique pour les personnes âgées, ainsi qu’un accès à la technologie à faible coût et aux services Internet à haut débit (Conroy et al., 2020; day et al., 2020; Science and Technology for Aging Research, 2019; Sixsmith, 2020; Son et al., 2020). Aux États-Unis, pour garantir l’équité de l’accès à la technologie numérique, certaines collectivités ont élaboré des plans d’inclusion numérique, par exemple, en offrant un accès à Internet à bas prix et des appareils abordables, en fournissant une assistance technique dans plusieurs langues (DeLange Martinez et al., 2020). Des programmes offrant une formation et un accès aux technologies numériques sont mis en œuvre ou étendus au Canada (voir annexe 6). En Nouvelle-Écosse, avant la pandémie, le gouvernement a financé des projets pilotes d’initiation à Internet et au numérique pour les personnes âgées vivant dans la collectivité, y compris des programmes ciblant les collectivités autochtones et africaines de la Nouvelle-Écosse. Une évaluation d’un programme prépandémique de formation à l’utilisation de tablettes pour les personnes âgées en Ontario a révélé que le programme avait amélioré les attitudes à l’égard de la technologie et de son utilisation, mais qu’aucun changement n’avait été observé en ce qui concerne la solitude ou l’isolement social (Neil-Sztramko et al., 2020). Cependant, les résultats de l’étude ont probablement été entravés par la petite taille de son échantillon. Pendant la pandémie, une étude menée par Rolandi et al. (2020) en Italie a révélé que les personnes âgées qui avaient suivi un cours sur les réseaux sociaux avant la pandémie étaient moins susceptibles de se sentir exclues, bien qu’aucune différence n’ait été observée en matière de solitude.

Avec l’utilisation croissante de la technologie numérique, il est essentiel de veiller à ce que les personnes âgées soient conscientes des fraudes et escroqueries potentielles liées à la technologie. Aux États-Unis, les personnes âgées sont de plus en plus souvent la cible d’escroqueries liées à l’assistance technique, aux messages texte et aux services Internet (Payne, 2020). Il est également important de sensibiliser les adultes plus âgés à l’importance d’examiner la qualité et l’exactitude de l’information en ligne, puisque les données de Statistique Canada montrent que les personnes de 55 ans et plus sont les plus susceptibles de diffuser de la désinformation liée à la COVID-19 en ligne (Garneau et Zossou, 2021).

Les interventions peu technologiques restent importantes pour atteindre les personnes âgées isolées

Pour certaines personnes âgées, les interventions téléphoniques (technologie simple) peuvent être les options les plus pratiques et les plus appropriées (par exemple, si la personne âgée préfère ne pas utiliser d’ordinateurs, si elle n’a pas accès à Internet haute vitesse, etc.) (Conroy et al., 2020) Un examen de la documentation prépandémique a révélé que les activités sociales, les séances d’éducation et les programmes d’entraide peuvent être menés avec succès par téléphone (Gorenko et al., 2021).

De nombreuses lignes téléphoniques d’aide et d’information ont bénéficié d’un financement renforcé pendant la pandémie en raison du nombre élevé d’appels. Par exemple, le financement du gouvernement fédéral a permis d’étendre les services téléphoniques d’information et d’orientation 211 à tous les territoires et provinces du Canada (United Way Centraide Canada., 2020b). Les lignes téléphoniques et les programmes d’assistance téléphonique peuvent permettre une conversation amicale et jouer un rôle essentiel dans la mise en relation des personnes âgées avec des organisations offrant des services visant à réduire l’isolement social (voir annexe 3). Avant la pandémie, des entretiens avec le personnel et les utilisateurs d’une ligne d’assistance aux personnes âgées au Royaume-Uni ont révélé que les personnes âgées appelaient souvent la ligne d’assistance pour chercher à avoir une conversation amicale et atténuer leur solitude (Preston et Moore, 2019). Pendant la pandémie, les avantages signalés des programmes de sensibilisation par téléphone aux États-Unis ont inclus des émotions positives et la mise en relation des personnes âgées avec les services nécessaires (Office et al., 2020; Rorai et Perry, 2020). Les programmes de sensibilisation par téléphone offrent également des possibilités de bénévolat pour les adultes plus âgés, car ils peuvent être formés virtuellement pour devenir des bénévoles par téléphone (Lee et al., 2021). L’Institut national de santé publique du Québec [INSPQ] (2020) note qu’en plus du téléphone, d’autres méthodes créatives devraient être employées pour atteindre les personnes âgées isolées (par exemple, fournir de l’information par la poste, travailler avec les professionnels de la santé et les services essentiels pour coordonner la sensibilisation).

2.2.6 Participation sociale

On assiste à une évolution vers des modes de participation sociale à distance

La pandémie de COVID-19 a perturbé le fonctionnement des centres pour personnes âgées, des centres d’entraînement, des bibliothèques, des restaurants et de nombreux autres lieux où les personnes âgées se rendent pour participer à la vie sociale. Bien que certains de ces lieux aient pu rester ouverts grâce aux mesures de sécurité mises en place, les personnes âgées peuvent encore se sentir mal à l’aise de les visiter. De nombreuses organisations sont passées à la prestation à distance de services et de programmes (voir annexe 7). Parmi les exemples d’activités qui peuvent être proposées à distance, citons les clubs de lecture, les groupes de discussion, les jeux sociaux, les arts créatifs, les initiatives de promotion de la santé en groupe, les conférences, ainsi que les visites virtuelles et les possibilités culturelles (Day et al., 2020; Hebblethwaite et al., 2020; INSPQ, 2020; Son et al., 2020).

Les évaluations des programmes virtuels destinés aux personnes âgées menées avant la pandémie suggèrent qu’ils peuvent réduire l’isolement social (Botner, 2018; Gorenko et al., 2021). L’ACAO (2020) a mené une enquête à l’échelle de la province auprès des participants des centres pour aînés et a constaté que 35 % d’entre eux participaient désormais à des programmes virtuels. Pour ceux qui n’ont pas participé aux programmes virtuels, les principales raisons étaient le manque d’intérêt (52 %) et l’inconfort à utiliser la technologie (32 %). Cohen-Mansfield et al. (2021) ont mené un sondage téléphonique auprès de personnes âgées israéliennes sur leur participation à des activités à l’aide de Zoom pendant la pandémie. Ils ont noté l’activité physique, l’interaction sociale et le soulagement de l’ennui et de la solitude comme les principaux facteurs influençant la participation. Les principaux facteurs de non-participation sont la sensibilisation, les difficultés technologiques, la commodité des horaires et les dates des programmes.

Diffusion rapide du modèle Senior Centre Without Walls

Senior Centre Without Walls (SCWW) est un modèle d’offre de programmes à distance (par téléphone ou virtuellement) qui a été largement adopté par les organisations communautaires et sans but lucratif au Canada pendant la pandémie (voir l’annexe 7 pour obtenir des exemples). Le premier SCWW au Canada a été lancé au Manitoba en 2009 par l’organisation A et O : Support Services for Older Adults et a permis aux personnes âgées isolées d’accéder à des activités sociales et éducatives par téléphone. Une évaluation des processus du programme a révélé qu’il avait réussi à atteindre les personnes âgées isolées et que les participants se sentaient plus connectés et moins seuls (Newall et Menec, 2015). Le SCWW de l’Edmonton Southside Primary Care Network (n.d.) est un autre SCWW prépandémique, et une évaluation avant et après du programme a révélé des baisses statistiquement significatives des taux de solitude (pour les grands utilisateurs du programme) et des baisses des taux d’anxiété et de dépression. Plus de la moitié des participants ont également déclaré s’être fait de nouveaux amis grâce au programme. Avant la pandémie, le gouvernement de l’Alberta a accordé une subvention au réseau de soins primaires d’Edmonton Southside pour qu’il travaille avec d’autres collectivités à l’expansion du modèle SCWW dans la province. Le gouvernement de l’Ontario a fourni 467 500 $ à l’ACAO pour qu’elle les débourse sous forme de microsubventions afin de soutenir l’élaboration de programmes de SCWW pendant la pandémie.

Les programmes de parrainage sont une nouvelle tendance

Les membres de la collectivité et les organisations non gouvernementales ont souvent mis en place des programmes de parrainage pour réduire l’isolement social des personnes âgées pendant la pandémie (voir annexe 2). Dans les programmes d’amitié, les bénévoles rendent régulièrement des visites amicales aux personnes âgées (la plupart des programmes sont passés aux visites à distance). Une évaluation d’un programme de six semaines mis en œuvre aux États-Unis pendant la pandémie a révélé que les étudiants et les personnes âgées en ont retiré des avantages et que 66 % des paires ont continué à rester en contact après la fin du programme (Joosten-Hagye et al., 2020). Auparavant, dans une évaluation d’un programme britannique d’amitié par téléphone, des adultes âgés ont signalé l’atténuation de la solitude et de l’isolement comme résultat de leur participation (Cattan et al., 2011).

Encourager l’activité physique pendant la pandémie

En raison des preuves liant des niveaux plus élevés d’activité physique à une meilleure fonction du système immunitaire, la réduction des possibilités de participer à des activités physiques pendant la pandémie est une préoccupation importante (Damiot et al., 2020; Scartoni et al., 2020). Gutman et al. (2021) ont constaté que 37 % des Canadiens de 55 ans et plus ont déclaré avoir diminué leur niveau d’exercice pendant la pandémie. Bien qu’il existe diverses vidéos d’exercices disponibles en ligne, le personnel des services de loisirs peut également proposer des cours en ligne afin d’offrir des possibilités de liens sociaux (Son et al., 2020). Les femmes âgées bénéficieraient particulièrement des cours en ligne, car des recherches antérieures suggèrent qu’elles préfèrent faire de l’exercice dans un cadre social (Gutman et al., 2021). Il a également été suggéré que le sentiment de communauté peut être créé pour les personnes participant à des activités physiques individuelles, par exemple en fixant des objectifs de groupe ou en organisant des compétitions amicales (Son et al., 2020; Hwang et al., 2020). Voir l’annexe 4 pour des exemples d’activités physiques à distance et en plein air pendant la pandémie.

Les organisations communautaires et à but non lucratif sont confrontées à des difficultés d’adaptation à la pandémie

Bien que les organisations communautaires et à but non lucratif continuent d’offrir de nombreux programmes et services visant à réduire l’isolement social des personnes âgées, il a été difficile de s’adapter à la pandémie. Même si de nombreux programmes et services peuvent être adaptés à la prestation à distance, les organisations doivent réorienter le personnel et trouver des fonds pour adapter les programmes (Smith et al., 2020; Xie et al., 2020). L’enquête de l’ACAO (2020) a révélé que les centres pour personnes âgées font face à des défis uniques pendant la pandémie, notamment : la réduction des revenus provenant des frais d’adhésion et d’activité; l’accès à l’assurance responsabilité; les coûts de mise en œuvre des mesures de sécurité nécessaires; la nécessité d’avoir des lignes directrices pour les programmes à risque élevé; et le fait de surmonter le fossé numérique et de développer des programmes virtuels d’intérêt pour leurs membres. À Edmonton, des entrevues avec des membres du comité de coordination de la réponse à la pandémie ont révélé que, bien que la pandémie ait donné lieu à de nombreux nouveaux partenariats et à des transitions réussies vers des programmes virtuels, elle a également entraîné, pour certaines organisations, des pénuries de financement et des mises à pied de personnel (Comité directeur de la réponse coordonnée à la pandémie, 2020). En Colombie-Britannique, les entrevues avec les membres du secteur des services communautaires aux aînés ont mis en lumière les forces du secteur qui ont permis de réagir efficacement à la pandémie, notamment : la connaissance des besoins des aînés dans leur collectivité, la capacité d’offrir des programmes réactifs et adaptés, ainsi que des relations et des partenariats solides. Cependant, des défis sont également apparus pour le secteur, notamment l’épuisement du personnel, une forte dépendance à l’égard des bénévoles et des préoccupations quant à la durabilité du financement pour l’avenir (United Way of the Lower Mainland [UWLM] et Dialogues in Action [DIA], 2021). Dans certains territoires et provinces, des plateformes en ligne ont favorisé l’échange de connaissances et l’apprentissage des organisations communautaires et à but non lucratif sur les interventions efficaces et l’adaptation des services à la pandémie (voir annexe 8).

2.2.7 Participation civique et emploi

Les travailleurs âgés ont connu des perturbations dans leur emploi

Pour les travailleurs âgés, l’emploi peut offrir d’importantes possibilités d’interaction sociale. Les données de l’ÉLCV (2021) concernant les travailleurs âgés montrent que 21 % de leurs lieux de travail ont été complètement fermés pendant la pandémie, tandis que 49 % ont été partiellement fermés. Au cours de la pandémie, le taux de chômage des travailleurs de 55 ans et plus est passé de 4,5 % à 7,9 % (en comparaison, le taux de chômage des travailleurs âgés de 25 à 54 ans est de 7,0 %) (Statistique Canada, 2021). L’expérience des récessions précédentes suggère que les adultes âgés au chômage auront plus de difficultés à réintégrer le marché du travail lorsque la pandémie sera terminée (Morrow-Howell, 2020). Les considérations clés relatives aux travailleurs âgés comprennent : la capacité des adultes âgés à télétravailler; les préoccupations en matière de santé et de sécurité; l’offre d’aménagements pour les travailleurs à haut risque de COVID-19; et la discrimination potentielle dans les pratiques d’embauche et de licenciement (Monahan et al., 2020; Morrow-Howell, 2020).

Diminution de l’engagement de nombreux bénévoles âgés pendant la pandémie

En 2018, environ 4,6 millions de bénévoles canadiens étaient des baby-boomers ou plus âgés, et ces cohortes de bénévoles ont fourni le plus d’heures en moyenne (Hahmann et al., 2020). Alors que certains organismes ont intensifié leurs activités bénévoles pendant la pandémie, d’autres ont connu des perturbations dans leurs opérations bénévoles (Bénévoles Canada, 2020; UWLM et DIA, 2021). Pour certains organismes, la baisse de l’engagement bénévole est due à l’âge et aux problèmes de santé, à l’abandon de programmes et au passage à des modèles de bénévolat à distance. Un sondage de Bénévoles Canada (2020) a révélé qu’actuellement 26 % des bénévoles actifs et 41 % des bénévoles inactifs sont âgés de 65 ans et plus. En outre, l’ÉLCV (2021) a révélé que 72 % des participants ont signalé une diminution de leur nombre habituel d’heures de bénévolat par semaine.

Les organisations doivent adapter les possibilités de bénévolat pour les personnes âgées

Le bénévolat a été suggéré comme un moyen pour les adultes plus âgés de maintenir des liens sociaux pendant la pandémie ainsi que d’aider potentiellement d’autres adultes plus âgés (Wu, 2020). Sin et al. (2020) ont étudié des adultes canadiens et américains pendant la pandémie et ont constaté que les personnes âgées qui faisaient du bénévolat formel présentaient des niveaux plus élevés d’émotions positives et de satisfaction sociale. Un défi majeur pour les gestionnaires de bénévoles est de savoir comment soutenir en toute sécurité les adultes plus âgés pour qu’ils reprennent le bénévolat (par exemple, une formation supplémentaire, une supervision pour s’assurer que les protocoles de sécurité sont respectés) (Grotz et al., 2020). D’autres possibilités de bénévolat peuvent être proposées aux adultes plus âgés, comme l’assistance téléphonique, l’écriture pour les journaux locaux et la participation à des activités basées sur les compétences à la maison (tels que la couture de masques) [DeLange Martinez et al., 2020; Son et al., 2020]. Un autre défi est de savoir comment les organisations peuvent soutenir les bénévoles qui sont inactifs en raison de la pandémie (Grotz et al., 2020). Les organisations de bénévoles ont tenté de relever certains de ces défis liés à la pandémie. Par exemple, pour soutenir le secteur à but non lucratif et le bénévolat pendant la pandémie de COVID-19, Volunteer Alberta a produit des ressources sur le bénévolat pendant la COVID-19, l’engagement virtuel des bénévoles, la collecte de fonds et l’aide financière.

2.2.8 Espaces extérieurs et bâtiments

Des mesures sont prises pour faciliter la participation aux activités de plein air

Pendant la pandémie, les activités de plein air ont été recommandées comme un moyen pour les personnes âgées de continuer à pratiquer des activités physiques et à interagir socialement à une distance sécuritaire (par exemple, DeLange Martinez et al., 2020; Hwang et al., 2020). Au Canada, 82 % des personnes âgées déclarent avoir un parc à proximité de leur domicile, bien qu’au début de la pandémie, de nombreux parcs aient été fermés par les gouvernements (Dewis, 2020). Bien que l’extérieur soit un endroit plus sûr pour les activités, les personnes âgées peuvent encore se sentir mal à l’aise, car beaucoup de gens ne portent pas de masque à l’extérieur (DeLange Martinez et al., 2020). Afin de réduire le risque de transmission de COVID-19, le gouvernement du Canada (2020b) a recommandé de prévoir des moments réservés aux personnes âgées pour accéder aux parcs ou participer à des activités de plein air. Les collectivités amies des aînés, les quartiers propices à la marche et les espaces communautaires communs peuvent également créer des espaces pour des interactions amicales tout en maintenant en toute sécurité une distance physique (DeLange Martinez et al., 2020; INSPQ, 2020). Par exemple, les collectivités peuvent chercher à maximiser la disponibilité d’espaces verts extérieurs et d’espaces communautaires en réorganisant les rues pour augmenter la place des piétons et des cyclistes (INSPQ, 2020).

Préparer la réouverture éventuelle des bâtiments et des espaces publics

De nombreux espaces communautaires et de loisirs ont été fermés pendant la pandémie, bien qu’avec le développement des vaccins contre la COVID-19, il sera probablement possible de rouvrir certains bâtiments dans un avenir proche. Dans l’enquête de l’ACAO (2020), les stratégies les plus courantes suggérées par les adultes âgés pour une réouverture sécuritaire des centres pour adultes âgés étaient les suivantes : fournir du désinfectant pour les mains, exiger l’utilisation de masques, organiser des classes de moins de 10 personnes, des dépistages quotidiens de la COVID-19 et réduire la capacité de construction. Les adultes plus âgés ont qualifié les programmes de conditionnement physique comme programmes principaux qui devraient être prioritaires lors des réouvertures.

2.3 Isolement social chez les personnes âgées résidant dans des établissements de soins de longue durée

Cette section se concentre spécifiquement sur les problèmes liés à l’isolement social dans les établissements de SLD, bien qu’il soit important de reconnaître que la pandémie a mis en lumière une série de problèmes systémiques de longue date au sein des établissements de SLD (par exemple, voir Estabrooks et al., 2020; Long-Term Care and COVID-19 Task Force, 2020). Bien que cela dépasse le cadre de ce rapport, nombre de ces questions systémiques (par exemple, les niveaux et la composition du personnel, le financement) ont des répercussions sur la capacité du secteur des SLD à soutenir les liens sociaux des résidents pendant une pandémie.

2.3.1 Incidences négatives des restrictions sur les visites et la socialisation dans les établissements de SLD

Dans les établissements de SLD, le lien social a été associé à des résultats positifs en matière de santé mentale, tels qu’une diminution de la dépression, une augmentation d’expressions verbales, une meilleure humeur et de meilleures émotions (Bethell et al., 2020). Les données de l’enquête suggèrent que les résidents canadiens des établissements de SLD ont subi des effets négatifs importants en raison des restrictions liées à la pandémie. En Colombie-Britannique, au cours de la période où les restrictions les plus strictes concernant les visiteurs des établissements de SLD étaient en vigueur, 61 % des membres de la famille ont déclaré qu’ils pensaient que l’état de leur proche s’était considérablement aggravé (Office of the Seniors Advocate British Columbia, 2020). Dans un sondage mené en Alberta auprès des résidents des établissements de SLD, 75 % ont déclaré avoir ressenti du stress, de l’anxiété ou de la dépression parce qu’ils ne pouvaient pas rendre visite à leurs proches (Health Quality Council of Alberta, 2021). Pendant la pandémie, le fait d’avoir moins de contacts avec les amis et la famille a été associé à des taux plus élevés de dépression dans les foyers de SLD canadiens (ICIS, 2021).

Les résidents qui ne parlent ni anglais ni français sont particulièrement vulnérables à l’isolement social, car ils comptent beaucoup sur la famille, les visiteurs et les autres résidents qui parlent leur langue pour leur tenir compagnie et communiquer avec le personnel (Shippee et al., 2020).

2.3.2 Restrictions et politiques relatives aux visiteurs

Des restrictions imposées aux visiteurs des établissements de SLD ont été mises en place dans la plupart des provinces et territoires

Les résidents des établissements de SLD sont généralement des patients complexes souffrant d’affections préexistantes qui les exposent à un risque accru de complications graves et de décès liés à la COVID-19. Au début de la pandémie, la plupart des provinces et territoires ont adopté des politiques de visite qui restreignaient fortement la capacité des soignants, de la famille, des amis et d’autres personnes (par exemple, bénévoles, accompagnateurs rémunérés, artistes) à rendre visite aux personnes âgées résidant dans des établissements de SLD. Il y a eu des variations, par exemple, des provinces et territoires ont autorisé un ou plusieurs visiteurs essentiels ou désignés, mais généralement le visiteur essentiel ou désigné était un aidant familial qui participait aux soins du résident. Des exceptions ont parfois été faites pour les visiteurs de soins de compassion. (Voir Stall et al., 2020 pour un aperçu des politiques à partir de juillet 2020)Note de bas de page 6  Note de bas de page 7.

Il est reconnu que, si la restriction des visiteurs des établissements de SLD a un rôle important à jouer dans la prévention de la transmission de la COVID-19, les politiques ont été critiquées. Ces critiques portent sur le fait que les règles sont trop strictes, peu claires et mal communiquées, qu’elles ne reconnaissent pas le rôle important des membres de la famille en tant que partenaires de soins et qu’elles sont mises en œuvre avec peu d’apports des résidents et des familles ou amis visiteurs (par exemple, Office of the Seniors Advocate British Columbia, 2020; Tupper et al., 2020). Sur la base d’un examen des politiques relatives aux visiteurs des 13 provinces et territoires et de la consultation d’experts, d’aidants familiaux et de visiteurs, Stall et al. (2020) proposent les principes fondamentaux suivants pour les politiques relatives aux visiteurs :

  1. les politiques doivent faire la distinction entre les « aidants familiaux » et les visiteurs en général;
  2. les restrictions doivent établir un équilibre entre les risques de COVID-19 et les risques d’isolement social;
  3. les politiques ne doivent pas être « uniformes » et doivent privilégier l’équité, la flexibilité et la compassion;
  4. les établissements de SLD doivent fournir une communication et une orientation régulières, transparentes, accessibles et fondées sur des données probantes au sujet des politiques relatives aux visiteurs;
  5. des données sur la réouverture des établissements de SLD aux visiteurs doivent être recueillies et communiquées; et
  6. des mécanismes doivent être établis pour la rétroaction et les appels rapides.
Options de visites en personne pendant la pandémie
Un sondage mené par Wammes et al. (2020) aux Pays-Bas sur les politiques de visite en temps de COVID-19 a révélé que les membres de la famille sont plus satisfaits des visites en personne qui ont lieu à l’extérieur ou des visites en intérieur avec des protocoles de distanciation physique ou des barrières. Dans un sondage mené en Colombie-Britannique, les membres de la famille et les résidents ont exprimé qu’ils préféraient que deux visiteurs ou plus soient autorisés à se rendre en personne avec une distance physique pour des visites d’une heure quelques fois par semaine (Office of the Seniors Advocate British Columbia, 2020). De solides précautions de prévention et de contrôle des infections (par exemple, dépistage, tests le cas échéant, systèmes de recherche des contacts, équipement de protection individuelle) sont essentielles pour toute visite en personne dans les foyers de SLD (Bergman et al., 2020b). Les méthodes courantes pour faciliter les visites en personne pendant la pandémie sont décrites ci-dessous :
  • les visites aux fenêtres supposent une interaction entre les résidents et les visiteurs de chaque côté des fenêtres de l’établissement; elles nécessitent des fenêtres bien placées et une méthode de communication (telle que le téléphone ou d’un tableau blanc) (Ickert et al., 2020);
  • les visites avec distanciation physique peuvent avoir lieu à l’extérieur. Certains établissements de SLD ont acheté des tentes pour protéger les résidents et les visiteurs du soleil et de la pluie (Ickert et al., 2020). Cependant, au Canada, la neige et le froid rendent les visites en plein air peu pratiques pendant une grande partie de l’année;
  • les visites en personne peuvent également avoir lieu dans des installations ou des salles spéciales où des barrières physiques (comme le plexiglas) ont été installées. Au Manitoba, le gouvernement provincial s’est engagé à verser 17,9 millions de dollars pour construire 90 abris de visite à l’automne 2020 (voir l’annexe 9);
  • dans certains cas, les établissements de SLD peuvent autoriser les visites en personne dans les chambres des résidents ou dans les parties communes. Dans les établissements de SLD plus anciens au Canada, le manque de zones communes et la fréquence des chambres abritant plusieurs résidents posent des problèmes tant pour la lutte contre les infections que pour faciliter les visites en personne (Estabrooks et al., 2020).

Aux Pays-Bas, une étude a été menée pour évaluer l’incidence d’une politique visant à autoriser les visiteurs (un par résident) à revenir dans les maisons de soins de longue durée. L’étude a révélé que les visites ont été accueillies très positivement par les intervenants, que les visiteurs se sont généralement conformés aux directives et que, 4 semaines après l’introduction, il n’y a pas eu de nouvelles infections de COVID-19 (Verbeek et al., 2020).

Afin de soutenir le développement de pratiques prometteuses dans le domaine des SLD pendant la pandémie (y compris les pratiques concernant les visites familiales), la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé (2020) a financé des équipes de recherche dans tout le Canada pour qu’elles participent à l’initiative SLD+ et pandémie : apprendre ensemble.

Options de visite à distance pendant la pandémie

La technologie (c’est-à-dire le téléphone, les médias sociaux et les appels vidéo) peut offrir des solutions de rechange sécuritaires pour rester en contact avec les membres de la famille et les amis. Cependant, il existe peu de preuves de l’efficacité de ces méthodes pour réduire l’isolement social des résidents d’établissements de SLD. Une analyse systématique de la documentation prépandémique réalisée par Noone et al. (2020) a conclu que les appels vidéo avaient peu ou pas d’effet sur la solitude, la dépression ou la qualité de vie des résidents des établissements de SLD. Une légère réduction de la dépression a été constatée lors du suivi d’un an. En situation de COVID-19, il est possible que les appels vidéo et téléphoniques aient une incidence positive plus importante sur le bien-être des résidents, étant donné le manque d’autres options de contact social. Une étude menée dans 7 foyers de SLD au Nouveau-Brunswick comparant les données d’évaluation des résidents de 2017 et de 2020 pendant la pandémie a révélé que la proportion de résidents souffrant de dépression a diminué de 19,9 % à 11,5 %. Les niveaux de contact social et d’engagement des résidents ont peu changé, à l’exception des visites en personne. Les auteurs suggèrent que les interventions mises en œuvre pour lutter contre l’isolement social (par exemple, la fourniture par le gouvernement d’iPads pour faciliter les appels vidéo, les visites aux fenêtres et à l’extérieur, et l’embauche d’étudiants pour rendre visite aux personnes âgées) ont pu être efficaces pour atténuer l’influence négative de la pandémie sur certains résultats (McArthur et al., 2021).

Il existe des limites importantes à la mise en œuvre et à l’utilisation des technologies dans les établissements de SLD. Les défis liés à l’utilisation des appels vidéo comprennent la disponibilité des appareils numériques, les vieux bâtiments dépourvus d’infrastructure Wi-Fi/Internet, les connaissances et les capacités des résidents et des membres de la famille, et la dépendance à l’égard du personnel pour l’établissement des appels vidéo (Ickert et al., 2020). Pour combler le fossé numérique, certains gouvernements (par exemple, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Î.-P.-É.) ont fourni des appareils numériques aux établissements de SLD (voir l’annexe 9). L’utilisation du téléphone dans les établissements de SLD pose également des problèmes; un récent sondage mené en Colombie-Britannique a révélé que seulement 41 % des résidents des établissements de SLD disposaient d’un téléphone personnel et que plus de 85 % avaient besoin d’aide pour utiliser le téléphone (Office of the Seniors Advocate British Columbia, 2020). Les recherches internationales sur les préférences et la satisfaction concernant les appels téléphoniques par rapport aux appels vidéo pendant la pandémie ont donné des résultats mitigés (Monin et al., 2020; Sacco et al., 2020; Wammes et al., 2020). Pourtant, les options peu technologiques peuvent être plus facilement distribuées, notamment dans les zones où le Wi-Fi n’est pas accessible ou dans lesquelles les résidents ne sont pas familiarisés avec l’utilisation des options hautement technologique, telles que les iPad or Zoom, etc.

Un examen rapide effectué par l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux [INESSS] souligne l’importance de soutenir également les aidants et les membres de la famille à distance, car ils peuvent éprouver une détresse importante du fait d’être séparés de leurs proches. Par exemple, il est suggéré d’échanger régulièrement des courriels ou des messages téléphoniques sur le statut de l’établissement de SLD. Il convient également d’établir un contact principal qui puisse fournir des mises à jour régulières sur le bien-être des résidents aux soignants et aux membres de la famille (INESSS, 2020).

Le soutien du personnel est essentiel pour faciliter les visites en personne ou virtuelles

Faciliter les liens entre les résidents et les familles (qu’ils soient en personne ou virtuels) demande beaucoup de temps et d’efforts, et le personnel surchargé augmente le risque de maladie. Le personnel est nécessaire pour fournir des mises à jour régulières aux membres de la famille au sujet de leurs proches et des protocoles de visite; pour planifier les visites; pour installer la technologie; pour former les résidents et la famille à l’utilisation de la technologie; pour nettoyer et désinfecter la technologie et les autres articles après les visites; et pour accompagner les résidents aux endroits où se déroulent les visites en personne (Ickert et al., 2020; Verbeek et al., 2020; Wammes et al., 2020). Ickert et al. (2020) estiment qu’un foyer de SLD de 100 résidents nécessiterait au minimum 2 employés à temps plein et 1 employé à temps partiel pour offrir à la plupart des résidents une visite hebdomadaire de 30 minutes avec leur famille.

2.3.3 Activités sociales et récréatives

Des approches créatives ont été nécessaires pour adapter les programmes de loisirs des établissements de SLD

Pendant la pandémie, les programmes récréatifs réguliers ont été fortement perturbés et les activités de groupe ont dû être annulées ou adaptées pour respecter les politiques et les protocoles liés à la maladie. Ainsi, de nombreux résidents peuvent être confinés dans leur chambre à certains moments de la pandémie (par exemple, en Colombie-Britannique, 30 % des résidents ont déclaré avoir été confinés dans leur chambre à un moment donné) (Office of the Seniors Advocate British Columbia, 2020). Les techniciens en récréothérapie ont adopté des approches créatives pour la programmation, comme les activités en petits groupes, le bingo dans le couloir, les programmes de correspondance et le divertissement virtuel (par exemple, Bridgepoint Active Healthcare, 2020; Kennedy, 2020). Dans les établissements de SLD, le personnel des services de loisirs a également joué un rôle de premier plan dans le maintien des liens entre les résidents et les membres de leur famille; malheureusement, cela entraîne parfois une diminution du temps disponible pour les activités de loisirs (Ickert et al., 2020; McArthur et al., 2020).

Une revue de la littérature prépandémique effectuée par Bethell et al. (2020) a répertorié une variété d’activités récréatives dont il a été démontré qu’elles favorisent le lien social chez les résidents des établissements de SLD : programmes d’expression créative, exercice, pratiques religieuses et culturelles, jardinage, zoothérapie (réelle ou robotique), utilisation de la technologie pour communiquer, thérapie par le rire et thérapie par le souvenir. Bethell et al. (2020) suggèrent que de telles activités peuvent être adaptées aux circonstances de la COVID-19 et utilisées comme stratégies de promotion du lien social.

Des groupes externes offrent un soutien aux résidents des établissements de SLD

Les programmes d’amitié et les visites individuelles de bénévoles fournissent un contact social important pour les résidents; cependant, les restrictions liées à la pandémie ont perturbé ces programmes. Certains programmes ont pivoté vers des visites virtuelles ou téléphoniques, et de nouveaux programmes ont été créés en réponse à la pandémie (voir annexe 9). Les commentaires du personnel et des bénévoles suggèrent que les résidents aiment se connecter avec les bénévoles à distance (Fearn et al., 2021; van Dyck et al., 2020). Fearn et al. (2021) formulent les principales recommandations suivantes concernant les programmes de télé-amitié :

  • affecter un membre du personnel pour aider à la coordination et à la programmation;
  • assurer l’accès à la technologie et fournir une aide à l’installation pour les résidents;
  • fournir aux bénévoles une formation sur la façon de communiquer avec les personnes souffrant de troubles auditifs ou cognitifs;
  • fournir des écouteurs aux résidents souffrant de troubles auditifs;
  • si possible, organiser une visite en personne ou un appel vidéo pour la première visite;
  • échanger de courtes biographies entre les résidents et les bénévoles.

3. Ce qui a été appris de cet examen

Dans cette section

3.1 Leçons apprises sur le soutien aux personnes âgées durant la pandémie

3.1.1 Technologie et réduction du fossé numérique

La pandémie a accéléré l’adoption de l’utilisation d’Internet et des technologies numériques par les Canadiens âgés et les organisations qui les servent. Certains segments de la population adulte âgée sont moins susceptibles d’être en mesure d’adopter ces nouvelles technologies et, en raison de ce fossé numérique, risquent d’être davantage exclus pendant la pandémie. Pour remédier aux lacunes en matière d’accès, des programmes ont été mis au point pour fournir ou prêter des appareils numériques aux personnes âgées et leur donner une formation sur la manière de les utiliser. Les partenariats avec les entreprises sont particulièrement utiles pour soutenir ces types de programmes en raison des coûts associés à la fourniture d’un accès à la technologie numérique et à Internet et de la nécessité d’une expertise technique pour la mise en place et la gestion des appareils. Une priorité importante pour l’avenir devrait être de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à Internet à faible coût dans leur foyer, quel que soit leur lieu de résidence, et à Internet gratuit dans les espaces publics. Si la plupart des activités devraient revenir à la prestation en personne après la pandémie, la tendance à la numérisation croissante ne fera que s’accélérer à l’avenir.

3.1.2 Diversité des besoins en matière de prestation et de programmation

Les Canadiens âgés constituent une population hétérogène et, comme le souligne la section 2.1, les sous-populations connaissent une série de circonstances différentes qui les rendent particulièrement vulnérables à l’isolement social pendant la pandémie. Il est nécessaire de mettre en place des programmes adaptés aux besoins linguistiques et culturels des différents groupes de population et d’offrir des espaces de participation sûrs et inclusifs. Des programmes ont été élaborés pour répondre aux besoins de divers groupes tels que les aînés Inuits, les aînés LGBTQ2 et les aînés immigrants et issus de minorités visibles (voir annexes). Les interventions devraient également être dispensées au moyen d’une série de mécanismes (par exemple, en personne, par téléphone, virtuellement, par lettre) en fonction des préférences individuelles et du contexte pandémique des différentes régions.

Fondé sur une analyse documentaire et une analyse de l’environnement des programmes visant à lutter contre l’isolement social, le programme de sensibilisation des collectivités amies des aînés de l’Ontario (2021) fournit les conseils suivants pour l’élaboration de programmes ciblés :

  • ancrer le programme dans un modèle théorique;
  • faire participer les personnes âgées avant de lancer un programme afin de reconnaître les besoins uniques de la population cible;
  • communiquer avec les organisations qui desservent la population cible;
  • tenir compte des répercussions possibles des facteurs personnels (tels que l’origine ethnique, le niveau d’aisance avec la technologie, l’orientation sexuelle) et environnementaux (par exemple, l’accès au transport, le financement gouvernemental disponible);
  • dans le cas des programmes génériques, examiner comment faire participer des sous-populations particulières.

De plus, la réévaluation continue de ces composantes permettra de s’assurer que le programme répond aux besoins de la population cible et d’optimiser sa mise en œuvre.

3.1.3 Combattre l’âgisme et soutenir les liens intergénérationnels

Si la pandémie a aggravé les opinions et les comportements âgistes, il y a également eu des expressions positives de solidarité intergénérationnelle. Il est à noter qu’un grand nombre des programmes de sensibilisation et d’amitié décrits dans les annexes ont été lancés par des étudiants universitaires. Ces programmes peuvent être bénéfiques non seulement pour les personnes âgées, mais aussi pour les étudiants qui ont vu leur scolarité et leur vie sociale fortement perturbées. Les analyses documentaires des initiatives prépandémiques visant à réduire l’âgisme ont révélé que les programmes intergénérationnels sont également l’un des types d’interventions les plus efficaces pour réduire l’âgisme envers les aînés (Burnes et al., 2019; OMS, 2021).

3.1.4 Créer des partenariats pour soutenir les personnes âgées isolées

Les défis auxquels sont confrontées les personnes âgées isolées sont complexes et transversaux, et des aides peuvent être nécessaires dans plusieurs secteurs. De nombreuses interventions décrites dans les annexes représentent des partenariats entre plusieurs intervenants (par exemple, le gouvernement, les organisations communautaires locales, les institutions universitaires, le secteur privé) qui tirent parti de l’expertise et des ressources de chaque partenaire. Par exemple, au Manitoba, la ligne téléphonique de sécurité alimentaire 311 livre des paniers de nourriture aux personnes âgées isolées grâce à un partenariat entre A & O (qui exploite la ligne 311), Manitoba Harvest (qui fournit les paniers de nourriture) et CAA (qui livre les paniers). Les partenariats ont également été utilisés pour fournir des réponses coordonnées à grande échelle aux niveaux provincial et municipal, comme décrits dans la section 2.2.3. Les organisations gouvernementales jouent souvent un rôle essentiel dans les partenariats en agissant en tant que partenaires de financement ou de coordination (voir l’annexe 10 pour voir des exemples de possibilités de financement gouvernemental). Dans un sondage sur les services communautaires aux aînés en Colombie-Britannique, 80 % des répondants ont indiqué que les partenariats avaient amélioré l’efficacité de leurs interventions en cas de pandémie (UWLM et DIA, 2021). Les partenariats peuvent être soutenus par le renforcement des capacités (compétences en leadership et en réseautage); la création d’une culture de collaboration et la mise à profit des partenariats existants; l’encouragement des partenariats intersectoriels (par exemple, communautaires, de soins de santé, municipaux, etc.); et le soutien aux petites collectivités pour qu’elles établissent des réseaux régionaux et provinciaux (UWLM et DIA, 2021).

3.1.5 Capacité du personnel des établissements de SLD à soutenir les liens sociaux des résidents

Comme décrit à la section 2.3, les établissements de SLD ont adopté une série d’approches pour permettre aux résidents de recevoir la visite de leur famille et de leurs soignants pendant la pandémie (par exemple, visites à distance, visites aux fenêtres, visites à l’extérieur, visites en personne avec distanciation physique ou cloisons). Le type de visites utilisées dépend de la politique gouvernementale et des circonstances propres à l’établissement. Quelle que soit la forme que prennent les visites, un certain soutien de la part du personnel est nécessaire pour faciliter les visites (tel que le contrôle des visiteurs, la mise en place de la technologie). Le personnel est également tenu de proposer des activités sociales aux résidents et d’assurer la coordination avec des organisations externes proposant des programmes (comme des programmes de parrainage). Un soutien et une formation adéquats du personnel sont des éléments essentiels pour faciliter les liens sociaux des résidents pendant la pandémie.

3.1.6 Durabilité des interventions en cas de pandémie

De nombreuses interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées ont été mises en œuvre par des organisations communautaires et à but non lucratif pendant la pandémie. Cependant, comme il est décrit à la section 2.2.6, la pandémie a entraîné des difficultés financières pour certaines organisations communautaires et à but non lucratif. Un grand nombre des programmes présentés dans les annexes sont soutenus par des subventions et des financements à court terme, ce qui soulève la question de savoir comment ces programmes peuvent continuer à être soutenus lorsque la pandémie se terminera et passera à la phase suivante. Il ne fait aucun doute que les personnes âgées isolées et confinées à domicile continueront à avoir besoin de soutien, et l’arrêt brutal des programmes de lutte contre la pandémie risque d’exacerber les sentiments de solitude et d’isolement, à moins que ceux-ci ne soient adaptés à un nouveau contexte. Il convient d’envisager de fournir aux organisations communautaires et sans but lucratif des subventions à long terme ou un financement opérationnel durable pour soutenir des programmes et des services efficaces.

3.2 Pratiques prometteuses

Sur la base du présent examen de la documentation, il apparaît que peu d’interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées pendant la pandémie ont fait l’objet d’une recherche d’évaluation formelle à ce jour. Un facteur contribuant à l’absence de recherche est le délai qui s’écoule entre la réalisation des recherches et la publication des résultats. Bon nombre de ces interventions sont cependant des adaptations ou des améliorations de modèles et de pratiques de programmes existant depuis longtemps. Les programmes prépandémiques ont fait l’objet d’un plus grand nombre d’évaluations, bien que la recherche d’évaluation soit encore peu développée, car de nombreuses organisations communautaires n’ont pas la capacité d’évaluer formellement leurs programmes. À l’heure actuelle, le succès des interventions est principalement jugé sur la base d’un large éventail de données probantes souvent incomplètes (par exemple, des données anecdotiques, la demande des personnes âgées, les réactions des participants, les résultats des études initiales) ou sur la base d’évaluations de programmes prépandémiques. D’autres recherches devraient être menées sur les effets de la transition des programmes vers la prestation à distance. Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des pratiques prometteuses cernées dans la présente analyse documentaire.

3.2.1 Programmes d’amitié

Description : les bénévoles sont jumelés avec une personne âgée à qui ils apportent un soutien et une compagnie régulièrement. Les rencontres peuvent avoir lieu en personne ou à distance. Certains programmes d’amitié intègrent des éléments supplémentaires, tels que des projets artistiques créatifs, des groupes sociaux, des services d’information et d’orientation et la livraison de repas.

Exemples : 2 exemples sont le Partenariat étudiant-aîné pour prévenir l’isolement (qui fonctionne dans 12 universités partout au Canada et qui jumelle des personnes âgées avec un étudiant en soins de santé) et L’Art de la conversation (un artiste est jumelé avec une personne âgée et crée une œuvre d’art inspirée par celle-ci). Voir les annexes 2 et 9 pour obtenir d’autres exemples.

Données probantes sur les répercussions : un petit nombre d’études suggère que ces programmes présentent des avantages pendant la pandémie. Des observations anecdotiques suggèrent que la participation aide à la fois les personnes âgées et les bénévoles. Des programmes d’amitié ont également été mis en œuvre dans des établissements de SLD, bien que l’évaluation de ces programmes soit limitée.

3.2.2 Programmes de sensibilisation par téléphone et lignes d’information

Description : dans le cadre des programmes de sensibilisation par téléphone, le personnel ou les bénévoles appellent les personnes âgées isolées pour faire le point, offrir un soutien et les orienter vers les services nécessaires. Il existe également des lignes téléphoniques d’aide et d’information que les personnes âgées peuvent utiliser pour obtenir de l’aide ou des informations (par exemple, un soutien en matière de santé mentale, une orientation vers les services nécessaires).

Exemples : un exemple de programme de sensibilisation par téléphone est le programme d’appels téléphoniques amicaux de la Croix-Rouge, qui propose des contrôles de sécurité de routine aux personnes isolées vivant dans les provinces de l’Atlantique. Un exemple de ligne d’information téléphonique est le 211 qui fournit aux appelants des informations et de l’aide pour naviguer dans les services sociaux et de santé gouvernementaux et communautaires. Le gouvernement du Canada a fourni un financement limité dans le temps en 2020 pour étendre les services téléphoniques 211 afin d’atteindre tous les Canadiens. Voir l’annexe 3 pour obtenir d’autres exemples.

Données probantes sur les répercussions : une étude prépandémique a établi un lien entre la sensibilisation par téléphone et les lignes d’aide et d’information et la réduction de l’isolement social chez les personnes âgées. Pendant la pandémie, des observations anecdotiques démontrent que ces services ont connu une augmentation significative du nombre d’appels.

3.2.3 Programmes de promotion de la santé et du mieux-être

Description : les programmes de soutien aux aidants, les programmes d’activité physique et les programmes de socialisation et de bien-être destinés aux personnes âgées vulnérables ont commencé à passer à des modes de prestation en ligne, par téléphone ou en plein air pendant la pandémie. Les programmes sont généralement dispensés par un personnel formé pour aider les personnes âgées dans plusieurs domaines.

Exemples : des organisations de soutien aux aidants telles que Family Caregivers of BC, Caregivers Alberta et Organisme de soutien aux aidants naturels de l’Ontario ont commencé à proposer des groupes de soutien aux aidants en ligne pendant la pandémie. Parmi les autres exemples de programmes de promotion de la santé et du bien-être, citons Choose to Move (programme fondé sur des données probantes qui incite les personnes âgées à devenir plus actives physiquement grâce à un soutien individuel et collectif; pendant la pandémie; le programme a pivoté pour fonctionner par téléphone et par Zoom) et les programmes de prescription sociale (décrits à la section 2.2.3). Voir l’annexe 4 pour obtenir d’autres exemples.

Données probantes sur les répercussions : avant la pandémie, il y avait un ensemble d’observations émergentes en faveur de l’offre de programmes de soutien aux aidants en ligne. Les programmes de promotion de la santé et du bien-être à distance n’étaient pas courants, de sorte qu’il est difficile de savoir quels seront les effets à long terme de la transition vers la prestation à distance. Cependant, les éléments tirés des versions en personne de certains programmes de promotion de la santé (par exemple, la prescription sociale, Minds in Motion, Choose to Move) suggèrent la possibilité qu’ils réduisent la solitude ou l’isolement social.

3.2.4 Programmes d’assistance pratique

Description : les personnes âgées vulnérables et les personnes qui s’isolent d’elles-mêmes peuvent contacter les programmes d’assistance pratique pour bénéficier de services tels que la livraison de repas, les courses et le transport. Les services sont généralement assurés par des bénévoles. La livraison de repas ou de nourriture est une composante essentielle de nombreux programmes, la nourriture servant de moyen pour s’engager dans d’autres formes de sensibilisation (par exemple, une conversation amicale, la remise de lettres ou de cartes, la diffusion d’information, l’orientation vers d’autres programmes, etc.)

Exemples : les subventions du programme Nouveaux Horizons pour les aînés ont servi à financer des programmes d’aide pratique dans tout le Canada. La plupart des programmes sont multiservices, les services les plus proposés étant les suivants : aide à l’épicerie et sensibilisation à l’isolement social. L’annexe 5 fournit des exemples supplémentaires de programmes d’assistance pratique, en mettant l’accent sur les exemples qui intègrent des éléments de connexion sociale ou qui font partie d’interventions de proximité multiservices.

Données probantes sur les répercussions : 2 études prépandémiques ont établi un lien entre la réception d’une assistance pratique (livraison de repas) et la réduction des niveaux de solitude. Des observations anecdotiques suggèrent des taux élevés de demande pour ces services.

3.2.5 Programmes de don et de formation en matière de technologie

Description : pour promouvoir l’accès à Internet et aux technologies numériques, des tablettes et des iPads ont été donnés aux personnes âgées vivant dans la collectivité et dans des établissements de SLD. Des programmes ont également été mis en œuvre pour former les personnes âgées vivant dans la collectivité à l’utilisation des technologies numériques, leur ouvrant ainsi la voie à l’utilisation du courrier électronique, des appels vidéo et des médias sociaux et à la participation à des programmes virtuels. L’accès gratuit à Internet a été l’un des principaux facteurs de réussite de ces programmes.

Exemples : un exemple de programme technologique destiné aux personnes âgées vivant dans la collectivité est le programme du Vaughan Community Health Centre qui prête des tablettes aux personnes âgées à faible revenu et leur offre une formation technologique et l’accès à une ligne d’assistance technologique. Des dons de technologies numériques ont été effectués dans des établissements de SLD pour faciliter les visites virtuelles avec la famille, comme il est décrit à la section 2.3.2. Voir les annexes 6 et 9 pour obtenir d’autres exemples.

Données probantes sur les répercussions : les données probantes prépandémiques suggèrent que l’accès et la formation aux technologies numériques ont une incidence positive sur les composantes de l’isolement social, bien que les associations avec la solitude soient moins claires. Les données sur l’efficacité des visites virtuelles pour les personnes âgées résidant dans des établissements de soins de longue durée sont limitées, bien qu’une étude du Nouveau-Brunswick suggère qu’elles pourraient constituer un élément efficace des stratégies visant à réduire l’isolement social dans les établissements de soins de longue durée pendant la pandémie.

3.2.6 Senior Centre Without Walls (SCWW)

Description : les centres pour personnes âgées, les centres communautaires et d’autres organismes offrant des programmes aux personnes âgées ont rapidement commencé à passer à la prestation téléphonique ou virtuelle de leurs programmes pendant la pandémie, et les SCWW préexistants ont augmenté leurs services. Parmi les types de programmes proposés, citons les groupes de discussion, les cours d’art, les séances d’exercice, les conférences et les jeux. L’Edmonton Southside Primary Care Network (2020) a mis au point une trousse d’outils utile pour l’élaboration de programmes au sein des SCWW.

Exemples : parmi les exemples de programmes comme le SCWW, citons les programmes virtuels du Yet Keen Seniors’ Day Centre’s (offre des programmes téléphoniques et Zoom en cantonais et en mandarin) et Rainbow Circle (groupe hebdomadaire Zoom pour les personnes âgées LGBTQ2S). Consulter l’annexe 7 pour obtenir d’autres exemples.

Données probantes sur les répercussions : jusqu’à présent, l’évaluation du modèle SCWW a été limitée, bien que deux évaluations prépandémiques aient fait état d’une réduction de la solitude grâce à la participation. Des observations anecdotiques suggèrent une participation régulière des adultes âgés au programme SCWW et à d’autres programmes virtuels, ainsi que des réactions positives.

3.3 Rôles potentiels des organisations gouvernementales et non gouvernementales

3.3.1 Rôles gouvernementaux

Financement des interventions : de nombreux exemples d’interventions présentées dans ce rapport ont été financés par les gouvernements fédéral, provinciaux ou territoriaux (voir annexe 10). Au niveau fédéral, le programme Nouveaux Horizons pour les aînés et le Fonds d’urgence pour l’appui communautaire ont apporté un soutien essentiel à de nombreuses organisations communautaires et à but non lucratif pendant la pandémie. Au niveau provincial, en plus du financement réservé à la pandémie, des subventions et des programmes de financement soutiennent des initiatives dans de nombreux domaines qui ont une incidence sur la vie des personnes âgées isolées (par exemple, le programme d’aide au transport communautaire en Nouvelle-Écosse; le programme de centres de soutien fonctionnel locaux pour les aînés en Ontario). Dans les établissements de SLD, les gouvernements ont financé l’achat de technologies numériques et la construction de centres d’accueil des visiteurs. Ces résultats mettent en évidence la manière dont les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux peuvent influencer le développement et la durabilité des initiatives de lutte contre l’isolement social grâce à leurs pouvoirs de financement.

Coordination des réponses et mise en commun des connaissances : dans certains cas, les gouvernements provinciaux ou municipaux ont travaillé avec les intervenants pour faciliter les réponses coordonnées à grande échelle pendant la pandémie, comme il est décrit à la section 2.2.3. Pour mettre en place des aides complètes et coordonnées pour les personnes âgées, les gouvernements peuvent tirer parti de leur capacité à réunir de multiples intervenants et secteurs. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont également soutenu le développement de plateformes de partage et de mobilisation des connaissances en ligne (voir l’annexe 8), et les gouvernements peuvent jouer un rôle en encourageant les intervenants à s’engager dans la collaboration et le partage des connaissances.

Élaboration des politiques : les politiques à tous les paliers de gouvernement (par exemple, les stratégies communautaires favorables aux personnes âgées, le soutien aux aidants, les politiques relatives aux visiteurs des établissements de SLD, la conception des établissements de SLD) ont eu une incidence sur les réponses à la pandémie pour réduire l’isolement social des personnes âgées. Les politiques concernant les établissements de SLD ont une influence particulière, étant donné que les résidents dépendent presque entièrement de ces établissements pour leurs soins et leur confort. Au sein des établissements de SLD, les politiques relatives à la taille minimale des chambres et à d’autres caractéristiques de conception physique qui favorisent un vieillissement sain doivent être réexaminées en fonction des risques uniques posés par une pandémie, d’autant plus qu’il y en aura probablement d’autres à l’avenir. Par exemple, des conceptions innovantes pourraient être envisagées, telles que des petits logements ou équipements en grappes où les résidents ont leur propre chambre et sont regroupés en petits groupes au sein d’un bâtiment ou en plusieurs petits bâtiments (Regnier, 2018). Les politiques relatives aux visiteurs des établissements de SLD pendant la pandémie doivent également être examinées avec soin, afin de trouver un équilibre entre la nécessité de protéger les résidents et le personnel et le droit des résidents de passer du temps avec leurs proches. Il convient également d’examiner l’adéquation des politiques actuelles relatives aux niveaux et aux exigences en matière de personnel des établissements de SLD.

3.3.2 Rׅôles non gouvernementaux

Organismes communautaires et sans but lucratif : un large éventail d’organismes communautaires et sans but lucratif (tels que les centres pour personnes âgées, organismes polyvalents sans but lucratif, les centres de santé communautaires, les groupes bénévoles locaux, les organismes propres à une ethnie et les organismes culturels) ont été au premier plan de la prestation de services de soutien aux personnes âgées pendant la pandémie. En raison de leurs liens avec la collectivité et de leur connaissance du terrain, ces organisations sont bien placées pour s’engager et fournir des services aux adultes âgés isolés et vulnérables de la collectivité. Les organisations communautaires et à but non lucratif doivent réfléchir à la manière d’adapter leurs programmes et services aux prochaines phases de la pandémie et éventuellement à la vie post-pandémique. Une attention particulière doit être accordée au soutien des groupes marginalisés de personnes âgées au sein de la collectivité. Pour éviter de « réinventer la roue », les organisations communautaires et à but non lucratif peuvent s’engager dans une collaboration et une mise en commun des connaissances afin de partager les leçons tirées de la pandémie.

Écoles et établissements universitaires : Même avant la pandémie, il y avait un manque de recherche pour évaluer le succès des interventions visant à réduire l’isolement social chez les personnes âgées, et à ce jour, il y a eu peu d’évaluations des interventions mises en œuvre pendant la pandémie. Un grand nombre d’organisations qui mettent en œuvre des interventions (c’est-à-dire des organisations à but non lucratif et communautaires) ont une expertise et des ressources limitées pour mener des évaluations rigoureuses de leurs programmes. Les partenariats entre les universitaires, les organisations communautaires et à but non lucratif et le secteur privé ont le potentiel de renforcer la capacité à évaluer les effets des interventions prometteuses. Les écoles et les établissements d’enseignement peuvent également soutenir les initiatives menées par les étudiants en fournissant de petites subventions de démarrage, en offrant des crédits pour la participation à des initiatives de service et en reconnaissant les initiatives et les réalisations des étudiants.

Entreprises : pendant la pandémie, certaines entreprises ont fait don de leur expertise et de leurs ressources pour soutenir des interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées. En particulier, les entreprises peuvent jouer un rôle central en soutenant les programmes d’assistance pratique (par exemple, dons de nourriture et de repas de la part de restaurants et d’épiceries) et les programmes de formation et les programmes de dons (par exemple, don de technologies, aide à la configuration de technologies).

4. Conclusion

Les données de l’ÉLCV révèlent une augmentation significative des niveaux de solitude chez les Canadiens âgés pendant la pandémie de COVID-19. Pour remédier aux effets négatifs de la pandémie, des interventions efficaces visant à réduire l’isolement social des personnes âgées sont nécessaires. En utilisant le cadre des villes amies des aînés comme guide, ce rapport a examiné les données probantes et les considérations clés sur les interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées pendant la pandémie.

Les principales conclusions du rapport sont les suivantes :

  • les interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées ont fait appel à toute une gamme d’intervenants, et bon nombre d’entre elles ont réussi à tirer parti de l’expertise et des ressources de multiples partenaires (par exemple, le gouvernement, les organismes communautaires et sans but lucratif, les établissements d’enseignement, le secteur privé, etc.);
  • l’examen a mis en évidence la nécessité de s’attaquer aux sources de marginalisation, de vulnérabilité et d’exclusion chez les personnes âgées, notamment en comblant le fossé numérique, en adaptant les interventions aux besoins des groupes linguistiques et culturels et en luttant contre l’âgisme;
  • l’environnement des établissements de SLD présente des défis uniques pour les interventions en matière d’isolement social, et les problèmes systémiques de niveaux de dotation et de capacité ont été définis comme ayant des conséquences sur le soutien des liens sociaux des résidents;
  • pour l’avenir, la durabilité des interventions réussies est une considération importante, car de nombreuses interventions sont actuellement soutenues par des financements à court terme ou d’urgence;
  • les rôles potentiels définis pour les organisations gouvernementales dans les efforts visant à réduire l’isolement social des personnes âgées comprennent le financement, le soutien aux réponses coordonnées et la mise en commun de connaissances, ainsi que l’élaboration de politiques;
  • en ce qui concerne les organisations non gouvernementales, les organisations communautaires et sans but lucratif ont été définies comme étant à l’avant-garde de la prestation de services de soutien aux personnes âgées isolées. En outre, des rôles potentiels ont été déterminés pour les entreprises, les établissements universitaires et les écoles.

Bien qu’il n’existe que peu de données probantes évaluant les effets de types particuliers d’interventions visant à réduire l’isolement social des personnes âgées pendant la pandémie, il existe un éventail de constatations de la recherche et de données probantes tirées de la littérature grise, y compris une vaste documentation prépandémique qui peut être appliquée. L’examen de ces données a permis de cerner 6 pratiques prometteuses : les programmes d’entraide, les programmes d’assistance téléphonique et de lignes d’information, les programmes de promotion de la santé et du bien-être à distance, les programmes d’assistance pratique, les programmes de don et de formation en matière de technologie et le programme SCWW.

Pour l’avenir, il est important de s’appuyer sur les progrès réalisés dans le soutien aux personnes âgées isolées pendant la pandémie de COVID-19. Alors que certains défis décrits dans la présente étude seront atténués dans ce qui deviendra notre monde post-pandémique, d’autres persisteront et pourraient même s’intensifier (par exemple, le fossé numérique, la nécessité d’une programmation culturellement et linguistiquement appropriée). Les enseignements tirés de la pandémie de COVID-19 doivent être appliqués aux éventuelles circonstances post-pandémiques, notamment :

  • adapter et continuer à financer les interventions réussies et prometteuses;
  • s’attaquer aux causes de la marginalisation et soutenir les populations vulnérables;
  • encourager les liens intergénérationnels;
  • soutenir la création de partenariats;
  • garantir une réforme des SLD pour soutenir les besoins sociaux et en matière de bien-être des résidents.

Annexes

Dans cette section

Annexe 1. Méthodologie adoptée pour la rédaction du rapport

De la littérature de langue anglaise et de langue française est citée dans le présent examen. La collecte de données a été effectuée de janvier à mars 2021 et se fondait sur une approche en 4 aspects.

  1. Consultation de la littérature didactique : Des bases de données universitaires ont été interrogées à l’aide du moteur de recherche EbscoHost. Les mots clés utilisés pour la recherche comprenaient « aînés ») (et synonymes appropriés) et « COVID-19 » (et synonymes appropriés), associés à d’autres mots clés tels que « isolement social », « participation sociale », « solitude », « technologie », etc.
  2. Consultation de la littérature grise : La littérature grise (rapports, articles de journaux, exposés, etc.) a été localisée par les moyens suivants : recherches sur Google; recherches sur des sites Web d’organisations non gouvernementales pertinentes, de groupes de recherche et d’organisations gouvernementales; examen de listes de référence; et communication avec des experts et des fournisseurs de service.
  3. Personnes-ressources aux niveaux provincial et territorial : Des personnes-ressources des provinces et des territoires ont conseillé l’équipe de projet sur les interventions pertinentes pour leur compétence.
  4. Analyse des données de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉLCV) : Une demande de données a été présentée à l’ÉLCV afin d’accéder à leurs données d’étude sur la COVID-19 pour ce qui est de l’isolement social et de la solitude. Nous présentons les données d’origine de l’ÉLCV à l’aide de données de référence (recueillies de 2011 à 2015; n=51 338); de données du suivi un (recueillies de 2015 à 2018; n=44 817); et de données de la récente étude de l’ÉLCV sur la COVID-19 (recueillies d’avril à décembre 2020; n=28 559). À l’heure actuelle, les données de l’enquête sur la COVID-19 ne peuvent pas être reliées à d’autres vagues selon l’ÉLCV; par conséquent, nous utilisons les enquêtes comme des échantillons individuels pour saisir les tendances avant et pendant la pandémie. Le Tableau 2 présente les données complètes sur les pourcentages de participants de l’ÉLCV se sentant seuls en utilisant la mesure identique à celle dérivée de l’élément unique de la solitude comprenant l’échelle de dépression CES-D. Ces participants qui ont indiqué se sentir seuls la plupart du temps, à l’occasion ou tout le temps ont été jugés esseulés (comparativement à ceux qui ont répondu rarement ou jamais). Le Tableau 3 présente les données complètes sur la prévalence de dépression en se fondant sur l’échelle CES-D de 10 et le point de découpage de 10+.
Tableau 2 : Tendances à la solitude par âge et sexe, données de référence (2011 à 2015), suivi un (2015 à 2018)b et pendant la pandémie (2020)c, ÉLCV
Note : ce tableau a été modifié pour des raisons d’accessibilité
Tableau 2a : Données de référence (2011 à 2015), ÉLCV
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ans
Isolé au moins une partie du tempsa d
  • Femmes : 25 %
  • Hommes : 18 %
  • Femmes : 31 %
  • Hommes : 19 %

Tableau 2b : Suivi un (2015 à 2018), ÉLCV
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ans
Isolé au moins une partie du tempsb d
  • Femmes : 25 %
  • Hommes : 17 %
  • Femmes : 33 %
  • Hommes : 23 %

Tableau 2c : Pendant la pandémie (2020), ÉLCV
Status 65 à 74 ans 75 à 84 anse
Isolé au moins une partie du tempsc d
  • Femmes : 41 %
  • Hommes : 26 %
  • Femmes : 42 %
  • Hommes : 26 %

Tableau 2d : Changements à l’aspect de la solitude, entre les données de référence et la pandémie
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ans
Pourcentage absolu d’augmentation de la solitude
  • Femmes : 17 %
  • Hommes : 8 %
  • Femmes : 11 %
  • Hommes : 6 %
Taux d’augmentation de la solitude
  • Femmes : 67 %
  • Hommes : 45 %
  • Femmes : 37 %
  • Hommes : 33 %

a Données tirées de Wister et al. (2018).
b Généré par les auteurs avec les données du suivi un de l’ÉLCV.
c Généré par l’étude de l’ÉLCV sur la Covid-19, centre de données de l’ÉLCV, Université McGill.
d Comprend : tout le temps, à l’occasion et la plupart du temps, par opposition à rarement et jamais.
e Comprend uniquement ces âges pour les comparer aux âges de référence et de suivi.

Remarque : tous les pourcentages ont été calculés à 2 décimales près avant d’être arrondis. Les chiffres utilisés pour calculer les augmentations absolues et relatives de la solitude comprenaient 2 décimales, et les résultats finaux ont ensuite été arrondis.


Tableau 3 : Tendances à la dépression par âge et sexe, données de référence (2011 à 2015), suivi un (2015 à 2018) et pendant la pandémie (2020), ÉLCV

Note : ce tableau a été modifié pour des raisons d’accessibilité
Tableau 3a : Données de référence (2011 à 2015), ÉLCV
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ans
Déprimé(e)a b
  • Femmes : 19 %
  • Hommes : 12 %
  • Femmes : 21 %
  • Hommes : 12 %

Tableau 3b : Suivi un (2015 à 2018), ÉLCV
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ans
Déprimé(e)a b
  • Femmes : 19 %
  • Hommes : 12 %
  • Femmes : 23 %
  • Hommes : 16 %

Tableau 3c : Pendant la pandémie (2020), ÉLCV
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ansd
Déprimé(e)a c
  • Femmes : 23 %
  • Hommes : 14 %
  • Femmes : 23 %
  • Hommes : 13 %

Tableau 3d : Changements à l’aspect de la dépression, entre les données de référence et la pandémie
Status 65 à 74 ans 75 à 84 ans
Pourcentage absolu d’augmentation de la dépression
  • Femmes : 4 %
  • Hommes : 2 %
  • Femmes : 2 %
  • Hommes : 1 %
Taux d’augmentation de la dépression
  • Femmes : 21 %
  • Hommes : 17 %
  • Femmes : 10 %
  • Hommes : 8 %
  • a Notes de 10+ sur CES-D.
  • b Généré par les auteurs avec les données de référence et du suivi un de l’ÉLCV.
  • c Généré par l’étude de l’ÉLCV sur la Covid-19, centre de données de l’ÉLCV, Université McGill.
  • d Comprend uniquement ces âges pour les comparer aux âges de référence et de suivi.

Remarque : tous les pourcentages ont été calculés à 2 décimales près avant d’être arrondis. Les chiffres utilisés pour calculer les augmentations absolues et relatives de la solitude comprenaient 2 décimales, et les résultats finaux ont ensuite été arrondis.

Annexe 2. Exemples de programmes d’amitié destinés aux aînés vivant dans la communauté

Tableau 4 : Programmes d’amitié
Intervention Organismes Description et résultats

Partenariats étudiant-aîné de prévention de l’isolement (PEAPI)a

–Canada

12 chapitres universitaires du PEAPI Les PEAPI ont été mis sur pied en 2019 par des étudiants de l’Université de Toronto. Pendant la pandémie, ils ont été relancés par le biais de programmes en ligne et par téléphone. Les aînés isolés ont été référés au programme par des professionnels des soins de santé et jumelés avec un étudiant du domaine de la santé. Les étudiants ont appelé chaque semaine les aînés pour tenir des conservations amicales et les informer sur les ressources communautaires et la COVID-19. À l’Université de Toronto, le programme comptait plus de 270 bénévoles. Le PEAPI est maintenant présent sur 12 campus universitaires.

Friendly Visitor Programb

— Île-du-Prince-Édouard

PEI Seniors Citizens’ Federation; Ministère responsable du développement social et du logement (bailleur de fonds) Ce service offre une présence et de la compagnie aux aînés de l’île susceptibles d’être à risque de devenir isolés socialement. Les bénévoles doivent avoir 50 ans et plus; ils sont sélectionnés avec soin et jumelés avec les aînés. En raison de la pandémie, le programme est passé de visites en personne à des contacts par téléphone. Le téléphone était la seule option viable, car de nombreux participants demeurent dans de petits appartements et un seul des participants avait accès à Internet. Le programme est en voie d’embaucher un coordonnateur et prévoit accroître les contacts par téléphone; on espère même reprendre les visites en personne à l’été.

Keep in Touchc d

— Lethbridge (Alberta)

Volunteer Lethbridge Keep in Touch est un nouveau programme qui vise à réduire l’isolement, la solitude et le détachement chez les aînés et les membres de communautés vulnérables de Lethbridge. Le programme met en contact des particuliers qui entretiennent une interaction sociale comportant des conversations régulières et amicales par le biais d’un système de soutien téléphonique hebdomadaire. Il vise aussi à bâtir des relations qui apaisent la solitude et offrent du soutien en ces temps stressants, en raison de la pandémie qui a frappé dur chez les aînés. Le programme a permis de jumeler environ 60 aînés avec des bénévoles. Un programme semblable a été mis sur pied par la Community Foundation of Southeastern Alberta.

Phone Pal Programe

—Edmonton (Alberta)

Strathcona Place Society Phone Pal Program jumelle des aînés avec des jeunes bénévoles et des pairs de même mentalité qui peuvent les stimuler intellectuellement, les aider à être résilients et renforcer leur capacité à passer à travers la pandémie. Les appels sont aussi une soupape par laquelle les aînés peuvent partager leurs préoccupations. Selon la gravité des enjeux, ils peuvent être mis en contact avec le service de rayonnement, pour parvenir à une résolution.

Community Connectsf g

—Nouveau-Brunswick

Université Mount Allison et Foyers de soins sans murs Community Connects a vu le jour pendant la pandémie et jumelle des étudiants universitaires avec des aînés isolés. À l’origine, les étudiants et les aînés se rencontraient pour dîner une fois par semaine. Vu les restrictions imposées par la COVID-19, les contacts se font maintenant à distance. Le programme collabore aussi avec Open Sky Co-Op pour livrer de la nourriture chez les aînés. Les étudiants comme les aînés avaient des choses positives à dire sur le programme. Au départ, il devait durer huit semaines, mais en raison de sa popularité, il a continué de durer.

Intergenerational Initiativeh

—Chilliwack (Colombie-Britannique)

Compassionate Neighbourhood Health Partners Society Le programme jumelle des élèves du secondaire avec des aînés de la communauté. Les élèves sont invités à appeler leur partenaire aîné afin de lui parler pendant 30 minutes chaque semaine. Le programme a eu lieu de janvier à mars 2021. À ce jour, il a permis de jumeler 53 aînés à des élèves. De la rétroaction positive a été reçue de la part des aînés, comme des élèves (qui peuvent accumuler les heures de bénévolat nécessaire à l’obtention de leur diplôme d’études secondaires).

H2O Intergenerational Paired Interaction (HIPI)b

–Ontario

Hand Over Hand (H2O) Network Le réseau H2O chercher à bâtir un pont entre les plus âgés et les plus jeunes ainsi qu’à faciliter des interactions mutuellement bénéfiques. Pendant la pandémie, leurs programmes ont fait la transition vers une prestation en ligne. HIPI jumelle des personnes plus jeunes avec des aînés, qui conversent par vidéo ou téléphone. H2O Intergenerational Group Interactions (HIGI) est un groupe de rencontre hebdomadaire pour les aînés et les personnes plus jeunes. Finalement, H2O Intergenerational Mentorship Interactions (HIMI) facilite des séances de mentorat entre des aînés et des personnes plus jeunes. Actuellement, HIPI compte environ sept jumelages, de 30 à 40 personnes participent à HIGI et trois personnes font du mentorat auprès de petits groupes d’étudiants grâce à HIMI. Les témoignages des personnes plus jeunes comme des aînés donnent à penser que les relations établies grâce au programme sont précieuses.

Art of Conversationi

–Fort McMurray (Alberta)

Arts Council Wood Buffalo et St. Aidan’s Society Au départ, Art of Conversation se voulait un projet de groupe collaboratif qui créerait une murale mais, pendant la pandémie, le programme a transité vers le jumelage d’artistes individuels avec des aînés. Les artistes échangent avec les aînés, puis créent une œuvre d’art inspirée par eux. Le programme a jumelé 35 artistes avec des aînés et certains ont continué de communiquer au-delà de la fin du projet. Suncor a offert du financement pour permettre au projet de continuer pendant une autre année.

Au bout du filj

—Montréal (Québec)

Les Petits Frères Au bout du fil est un programme destiné aux adultes du Québec âgés de 75 ans et plus qui vivent de l’isolement. Le programme offre aux participants deux appels téléphoniques par semaine avec des bénévoles. Pour Noël, des mesures spéciales ont été ajoutées : on a envoyé des calendriers de l’avent, des cadeaux et des boîtes de gâteries; distribué des lettres et des bricolages d’enfants fréquentant des écoles partenaires; et, le jour de Noël, transmis un message téléphonique préenregistré par Béatrice Picard (actrice connue). L’organisme a offert du soutien à 1 542 aînés.

Programme d’intervention en télésanté pour les aînésk

—Montréal (Québec)

Hôpital général juif et Université McGill Dans le cadre de ce programme, des bénévoles appellent chaque semaine des aînés pour prendre de leur nouvelle, établir des liens, leur transmettre de l’information sur la Covid-19 et les mettre en contact avec des ressources communautaires, au besoin. En date d’octobre 2020, 150 bénévoles avaient été formés et 305 aînés avaient été rejoints. Un protocole est en place pour évaluer l’initiative. Ce programme a été conçu par le personnel de l’hôpital général juif et de l’Université McGill, en s’inspirant de la réussite d’interventions en télésanté.

Un brin de lecturel

–Québec

Les Amis de BAnQ Les aînés isolés peuvent s’inscrire pour que des bénévoles de la Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ) les appellent une fois par semaine, pour une séance de lecture de 15 minutes. Les aînés sont jumelés avec un bénévole qui les appelle une fois par semaine et leur lit des extraits de livres ou d’autres œuvres écrites.

Annexe 3. Exemples de communications par téléphone et de lignes d’aide ou d’information – aînés vivant dans la communauté

Tableau 5 : Programmes de communications par téléphone et de lignes d’aide ou d’information

Note : ce tableau a été modifié pour des raisons d’accessibilité
Tableau 5a : Programmes de communication par téléphone
Intervention Organismes Description et résultats

No Islander Alonea

—Île-du-Prince-Édouard

Hospice PEI, en partenariat avec UWPEI; NHSP (bailleur de fonds) No Islander Alone a été lancé en réaction à la COVID-19, pour aider les aînés isolés. Des bénévoles formés par Hospice PEI ont communiqué par téléphone chaque semaine avec environ 50 aînés de l’île, pour vérifier s’ils étaient bien et leur offrir du soutien émotif. Le programme était d’une durée limitée et le service a éventuellement été transféré à la Croix-Rouge.

Appels amicauxa

—Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard

Croix-Rouge; Bell cause pour la cause (bailleur de fonds) À l’été 2020, la Croix-Rouge a lancé un nouveau programme d’appels amicaux pour les résidents de 18 ans et plus des provinces de l’Atlantique. Le programme d’appels amicaux effectue des appels préprogrammés réguliers aux personnes qui se sentent isolées en raison de la pandémie. Le service a assuré des vérifications de routine et réduit la solitude. Dans certains cas, le personnel et les bénévoles ont mis en contact les personnes appelées avec des ressources disponibles dans leur communauté, pour les aider davantage. Le programme a été financé par Bell cause pour la cause, pour une durée d’une année.

Talk2NICEb

–Ontario

National Initiative for the Care of the Elderly La National Initiative for the Care of the Elderly a lancé Talk2NICE en mars 2020 en réaction à la pandémie. Il s’agit d’un service gratuit de soutien par téléphone qui met en contact des aînés avec des travailleurs sociaux et des étudiants en travail social. Le but du programme est d’offrir un soutien plus que nécessaire pendant et après l’isolement forcé, dans le cadre de la réponse actuelle à la COVID-19, après la reprise et pour s’ajuster à la nouvelle norme des établissements communautaires et institutionnels, comme ceux de soins de longue durée. Le programme a permis de communiquer avec environ 500 aînés. Ces derniers ont reçu des appels amicaux réguliers, par téléphone, pour aider à diminuer leur sentiment d’isolement et de solitude, dans le but d’améliorer leur bien-être mental.

Maintaining Community Connectionsc

–Toronto (Ontario)

Harbourfront Centre Avant la pandémie, plus de 480 personnes faisaient du bénévolat au Harbourfront Centre, mais les programmes ont dû être mis en pause lorsque la pandémie a frappé. De nombreux bénévoles étaient des aînés qui disent s’ennuyer des aspects sociaux du bénévolat. Un programme de communication a été mis sur pied, grâce auquel des bénévoles d’expérience communiquent (par téléphone, appel vidéo ou courriel) avec les bénévoles isolés. Le centre a aussi commencé à tenir des ateliers sur Zoom avec ses bénévoles. Plus de 190 bénévoles ont maintenant été réengagés ou remis en contact par le biais de programmes à distance.

Caring Hearts Connectiona

–Stony Plain and Parkland County (Alberta)

Stony Plain Family and Community Support Services En réaction à la COVID-19, Stony Plain Family and Community Support Services a lancé Caring Hearts Connection pour prendre des appels et mettre en contact des résidents avec les ressources communautaires, notamment en vérifiant comment ils se portent. On espère que ces communications réduiront l’isolement social, offriront du soutien à tous les résidents et aidera à fournir de l’information aux résidents sur la façon de combler leurs besoins de base en ces temps difficiles.

Algoma Seniors Telephone Outreach Programd

—Sault Ste Marie (Ontario)

Sault Area Hospital Le Algoma Seniors Telephone Outreach Program a vu le jour en mai 2020 et comptait 31 participants. Chaque semaine, des bénévoles appellent des participants pour vérifier comment ils vont. À ce jour, les bénévoles ont consacré plus de 260 heures à ces appels. Les aînés ont émis des commentaires positifs sur les liens communautaires créés grâce au programme.

Tableau 5b : Lignes d’aide et d’information par téléphone
Intervention Organismes Description et résultats

Ligne d’assistance aux personnes âgéesa

–Ontario

Prévention de la maltraitance envers les aînés Ontario; Gouvernement de l’Ontario (bailleur de fonds) La Ligne d’assistance aux personnes âgées est joignable en tout temps; elle offre de l’information, des références et du soutien gratuits, dans plus de 150 langues, aux aînés victimes de maltraitance. En 2020 à 2021, le gouvernement de l’Ontario a fait un investissement supplémentaire de 130 000 $ pour embaucher et former plus de personnel, pour traiter le volume d’appels plus élevé généré par la pandémie de COVID-19.

Une voix amicalee

–Ontario

Rural Ottawa South Support Services; Fondation Trillium (bailleur de fonds) Une voix amicale est un service de ligne téléphonique pour les aînés. Le service est offert par des bénévoles 7 jours par semaine, de 8 h à 12 h. Les bénévoles peuvent tenir des conversations amicales et référer à des ressources communautaires. Le programme est financé par une subvention de 3 ans offerte par la Fondation Trillium.

Seniors Telephone Linea

— Nouvelle-Écosse

Ministère de la Nouvelle-Écosse responsable des aînés Ce ministère offre une ligne téléphonique sans frais aux aînés, pour répondre à leurs demandes individuelles d’information sur divers services gouvernementaux. Les demandes ont augmenté pendant la pandémie. Le ministère répond aussi aux demandes par courriel.

Lignes d’information gratuite pour aînésa

— Île-du-Prince-Édouard

Ministère de l’Î.-P.-.É. responsable du développement social et du logement Ce ministère administre une ligne téléphonique sans frais destinée aux aînés pour leur offrir du soutien et de l’information en lien avec les programmes et services du gouvernement. Le ministère a connu une augmentation des demandes pendant la pandémie. De plus, le ministère a une adresse électronique pour aînés. Les courriels sont lus et traités chaque jour.

Toronto Seniors Helplinef

—Toronto (Ontario)

WoodGreen Community Services

Des travailleurs sociaux formés offrent le service de ligne d’aide 365 jours par année. Les aînés qui appellent peuvent recevoir de l’information, de l’aide en santé mentale et des conseils pratiques.

Au cours des 8 premiers mois de 2020, la ligne d’aide a reçu plus de 22 000 appels. On a remarqué une importante augmentation du nombre d’aînés appelant pour du soutien en santé mentale.

Ligne d’information et de référencea

—Terre-Neuve-et-Labrador

SeniorsNL SeniorsNL exploite un service provincial d’information et de référence. Des rapports réguliers de SeniorsNL indiquent une utilisation soutenue et constante de ce service dans toutes les régions de la province.

Centres de crise mobilesa

–Saskatchewan

Multiples organismes de la Saskatchewan 6 centres de crise mobiles se trouvent en Saskatchewan et sont fonctionnels de tout temps. Leur ligne d’aide offre des conseils, du soutien, de l’information et des services de référence à ceux qui ont besoin d’aide.

CHANNAL Warm Linea

—Terre-Neuve-et-Labrador

CHANNAL Warm Line est un service téléphonique disponible à l’échelle de la province (pour les situations non urgentes, ni de crise) qui offre du soutien et des références. Des gens ayant de l’expérience de vie reçoivent une formation pour exploiter le service.

Joy4All Programg

–Alberta

Ever Active Schools

Joy4All est une ligne téléphonique gratuite de messages positifs qui a été lancée en avril 2020. Cette ligne a été créée par des élèves d’une école secondaire de Calgary pour entrer en contact avec des aînés isolés. Les gens peuvent appeler et entendre des blagues, des poèmes et des messages positifs préenregistrés. Du contenu nouveau est créé régulièrement par les bénévoles.

Au cours de sa première semaine, la ligne téléphonique a reçu plus de 1 800 appels.

Seniors Abuse and Information Line (SAIL)b

—Colombie-Britannique

Seniors First BC; Ministère de la C.-B. responsable de la santé (bailleur de fonds) SAIL est une ligne téléphonique confidentielle et provinciale qui offre un endroit sûr, aux aînés et à ceux qui s’en préoccupent, où parler à un professionnel formé sur les enjeux d’abus ou de maltraitance et recevoir de l’information et du soutien sur les enjeux qui touchent la santé et le bien-être des aînés. En 2020, le nombre d’appels et le besoin de soutien émotif (pas seulement en lien avec la négligence envers les aînés, mais aussi pour des questions de santé mentale et d’accès aux besoins de base) ont augmenté. La majorité des appels pour négligence envers les aînés ont recensé des abus émotifs et psychologiques, suivis d’abus financiers. Dans le cas de la majorité des appels pour abus, l’abuseur était un membre de la famille et la plupart vivait avec l’aîné.

Premier lien

–Canadah

Société Alzheimer partout au Canada Les programmes de Premier lien mettent en contact des personnes vivant de la démence avec des services et des ressources en santé de leur localité. Pour accéder à ces programmes, on peut demander à des professionnels de la santé ou appeler le programme Premier lien local.

Programmes 211 (à l’échelle du CanadaNote de bas de page 8

Le service 211 est un service gratuit et confidentiel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 qui fournit aux Canadiens de l’information, des services d’aiguillage et de l’aide pour naviguer dans les services de santé et sociaux gouvernementaux et communautaires. En 2020, le gouvernement du Canada a accordé un financement à durée limitée à Centraide United Way Canada pour élargir les services téléphoniques 211 afin d’atteindre tous les Canadiens. Le service 211 était déjà en exploitation en Colombie Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario, en Nouvelle Écosse, à l’Île du Prince Édouard et dans la majeure partie du Québec, et ce nouvel investissement a permis au service 211 d’étendre les services téléphoniques au Yukon, aux Territoires du Nord Ouest, au Nunavut, au Manitoba, au Nouveau Brunswick, à Terre Neuve et Labrador et dans d’autres régions du Québec. En date de la première semaine d’avril, les nouveaux programmes du Manitoba, du Nouveau Brunswick et de Terre Neuve et Labrador ont reçu plus de 15 377 appels. Pour les programmes 211 préexistants, le financement provient des niveaux provincial et municipal et d’autres sources. Parmi les programmes existants, mentionnons Ontario 211 (bailleur de fonds – gouvernement de l’Ontario), 211 Nova Scotia (bailleur de fonds – gouvernement de la Nouvelle Écosse) et bc211 (bailleurs de fonds – gouvernement de la Colombie Britannique, Centraide et Ville de Vancouver).

Vous trouverez ci dessous des données relatives aux besoins relatifs aux services 211 compilées par Centraide United Way Canada à partir des données sources fournies par les fournisseurs de services 211 et regroupées à l’échelle nationale par Centraide. Les données comparent les volumes de besoins relevés lorsque les Canadiens ont communiqué avec le service 211 pour obtenir de l’aide de 2019 2020 à 2020 2021 (remarque : les données de référence de 2019 2020 ne comprennent pas les régions d’expansion, car celles ci n’étaient pas encore opérationnelles). Au début de la pandémie (avril 2020), on a observé des hausses importantes des demandes liées aux aliments en particulier (par exemple, augmentation de 12 213 % pour les points de services d’alimentation, comme le montre le graphique ci dessous, de 2 045 % pour l’aide alimentaire d’urgence et de 602 % pour les repas). Il y a également eu une augmentation constante de la demande en matière d’évaluation de la santé mentale (interventions en situation de crise), de lignes de secours (lignes d’assistance en santé mentale axées sur l’intervention précoce) et d’information sur l’aide au revenu pendant la pandémie.

Note : cette figure a été modifiée pour des raisons d’accessibilité.
Figure 4 : 211— baromètre social éclairé par les besoins en services
Graphiques linéaires comparant les volumes d'appels

Source : Centraide Canada

Figure 4 – Version textuelle

Centraide Canada a fourni les données suivantes à partir des appels reçus en 2019 à 2021.

  • En avril 2020, les appels au service de 211 pour l’aide à domicile ont augmenté de 768 % par rapport à l’année précédente.
  • En janvier 2021, les appels au service de 211 pour l’évaluation de la santé mentale pour l’intervention de crise ont augmenté de 207 % par rapport à l’année précédente.
  • En janvier 2021, les appels au service de 211 pour l’aide pour les frais de logement ont augmenté de 145 % par rapport à l’année précédente.
  • En avril 2020, les appels au service de 211 pour les commerces alimentaires ont augmenté de 12 213 % par rapport à l’année précédente.
  • En janvier 2021, les appels au service de 211 pour les lignes de secours (les lignes d’aide axées sur l’intervention précoce) ont augmenté de 562 % par rapport à l’année précédente.
  • En avril 2020, les appels au service de 211 pour le maintien du revenu ont augmenté de 759 % par rapport à l’année précédente.

Voici des exemples fournis par Centraide Canada concernant des appels effectués par des personnes âgées au service 211 de bc211 :

  • un homme cherchait quelqu’un pour l’aider à se préparer à déménager, car il vendait sa maison et s’installait dans un logement plus petit parce qu’il avait 87 ans et qu’il n’avait pas de famille pour l’aider;
  • une personne avait fait une chute qui lui causait de la douleur et avait besoin de physio. Elle avait aussi besoin d’aide pour le transport et d’autres formes de soutien en raison de sa mobilité réduite;
  • l’appelant devait subir une chirurgie liée au cancer plus tard au cours du mois; il était déprimé et voulait parler à quelqu’un;
  • un fournisseur de services avait un client âgé déprimé à cause de l’isolement et cherchait un numéro à composer. On se demandait aussi quand on pourrait avoir accès au vaccin;
  • l’appelante voulait savoir où appeler pour obtenir des renseignements sur le plan de vaccination, car elle n’avait pas accès à un ordinateur.

Annexe 4. Exemples de programmes de promotion de la santé et de bien-être destinés aux aînés vivant dans la communauté

Tableau 6 : Programmes de promotion de la santé et de bien-être

Note : ce tableau a été modifié pour des raisons d’accessibilité
Tableau 6a : Programmes de soutien aux soignants
Intervention Organismes Description et résultats

Groupe de soutien virtuel aux soignants de la C.-Ba

—Colombie-Britannique

Family Caregivers of British Columbia Family Caregivers of British Columbia anime un groupe de soutien virtuel 2 fois par mois, pour les proches aidants. De plus, une fois par mois, ils organisent un groupe de soutien aux soignants destiné aux hommes. Les groupes de soutien en ligne ont été mis sur pied précisément en réaction à la pandémie de COVID-19, et la participation totale au cours de l’exercice 2020 à 2021 a été d’environ 593 personnes. L’organisme gère aussi une ligne de soutien aux soignants, et estime avoir reçu 1 592 appels en date de la fin mars de l’exercice 2020 à 2021. Il s’agit d’une augmentation de 76 % par rapport à l’exercice précédent.

Communauté de soutien aux soignantsb

–Alberta

Caregivers Alberta

En réponse à l’évolution de la situation de la Covid-19, Caregivers Alberta a ajouté de nouveaux groupes communautaires de soutien en ligne aux soignants. La communauté de soutien aux soignants est un programme virtuel qui vise à soutenir le bien-être des soignants en leur offrant un espace où communiquer avec d’autres soignants, parler ouvertement des hauts et des bas qu’ils vivent et apprendre sur des sujets pertinents pour eux. Ce groupe est dirigé par un animateur formé qui guide les soignants avec de l’éducation et du soutien.

Le gouvernement de l’Alberta finance Caregivers Alberta à hauteur de 3 millions $ pour aider à élargir les programmes de soutien et les ressources destinés aux proches aidants et aux amis offrant des soins à domicile ou dans la communauté. Ce financement veillera à ce que les soignants aient accès au soutien dont ils ont besoin pour maintenir leur bien-être pendant la pandémie et à l’avenir.

Groupe de soutien en lignec

–Ontario

Organisme de soutien aux aidants naturels de l’Ontario L’Organisme de soutien aux aidants naturels de l’Ontario a mis sur pied des groupes de soutien en ligne, destinés aux soignants, pendant la pandémie. Ces groupes sont disponibles 3 jours par semaine. À l’heure actuelle, 2 des 3 programmes sont complets.

Tableau 6b : Programmes de socialisation et de bien-être
Intervention Organismes Description et résultats

Well Connectedb

–Alberta

Caregivers Alberta et ElderCare Edmonton Well Connected est un programme de jour virtuel et communautaire. Les groupes sont animés par des spécialistes des loisirs thérapeutiques. Les avantages de la participation au programme sont les suivants : pratiquer des loisirs thérapeutiques à la maison; demeurer connecté avec la communauté; solliciter le corps, l’âme et l’esprit sur toute une gamme de sujets; et promouvoir l’activité et soutenir le bien-être par l’indépendance.

Senior Connectb

–Calgary (Alberta)

Calgary Seniors’ Resource Society Senior Connect est destiné aux aînés identifiés à risque ou en crise. Il répond le jour même aux urgences de travail social et est disponible au-delà des heures régulières.
Fresh Air Funa PEI Association for Newcomers to Canada (PEIANC) Fresh Air Fun (FAF) est un programme intergénérationnel mis sur pied en réaction à la pandémie. Auparavant, la PEIANC organisait la Friday Friendship Hour (heure de l’amitié), un rassemblement du vendredi qui permettait aux nouveaux arrivants de socialiser. Un grande nombre de nouveaux arrivants âgés de 50 ans et plus y participaient. Pendant la pandémie, cette activité a beaucoup évolué et est devenue FAF. FAF est l’occasion de participer à des activités et événements extérieurs sécuritaires et amusants. Le programme se tient environ une fois par semaine et est prévu en fonction de la température. Un groupe d’habitués participe presque chaque semaine et d’autres participants sporadiques s’ajoutent. Au besoin, la PEIANC fournit un bon de taxi pour ceux qui demeurent en zone rurale. Les participants ont témoigné des répercussions positives du programme sur leur bien-être mental.

Programmes communautaires intégrés destinés aux aînés ayant plus de besoinsa b

—Colombie-Britannique

Géré par United Way of Lower Mainland; Gouvernement de la C.-B. (bailleur de fonds) Ces programmes font partie d’un projet de démonstration (en vigueur jusqu’au 31 mars 2022) qui existait avant la pandémie. Ils visent les aînés confinés chez eux, à risque et isolés qui ne peuvent accéder au service par eux-mêmes. Les projets de démonstration comportent 3 volets. Celui qui vise précisément à réduire l’isolement des aînés est le Therapeutic Activation Program for Seniors (TAPS). Le TAPS soutient les aînés isolés qui font face à des obstacles pour accéder aux ressources communautaires. Les programmes comprennent des communications proactives (comme des appels quotidiens ou hebdomadaires aux participants), le transport pour participer au programme, un repas nutritif ainsi que des activités d’exercice, éducatives ou de loisirs adaptées aux besoins des différents participants au programme. Pour assurer la prestation sécuritaire du programme pendant la COVID-19, le modèle a changé (par exemple, livraison de repas plutôt que repas en groupe et en personne; tenue d’activités et de programmes sociaux extérieurs et respectant la distanciation physique; communications individuelles), mais le but est toujours de répondre aux objectifs du programme en réduisant l’isolement. Les 2 autres volets du projet sont des programmes de prescription sociale (qui viennent d’être lancés au début de 2020 et qui ont accordé la priorité au soutien de Safe Seniors, Strong Communities pendant la pandémie) et des programmes de soutien aux soignants (la plupart ont offert du soutien à distance pendant la pandémie).

Prescription socialed

–Ontario

Alliance pour des communautés en santé De 2018 à 2019, l’Alliance pour des communautés en santé a piloté des programmes de prescription sociale dans 11 centres de santé communautaire. Bien que ces programmes ciblaient les personnes vulnérables de tous âges, plus de la moitié des clients avaient 61 ans et plus. Pendant la pandémie de COVID-19, les programmes de prescription sociale ont continué de soutenir les clients notamment en leur offrant des rendez-vous téléphoniques ou virtuels et en travaillant avec des organismes culturels et d’arts pour faire vivre des expériences en ligne aux clients. L’évaluation des 11 projets pilotes a indiqué que 49 % des participants ont présenté une diminution de leur niveau de solitude.

Jardinons nos balcons!e

–Quebec

CISSS de Chaudière-Appalaches Le projet a été lancé à l’été 2020 et a fourni à 1 000 aînés vivant dans des logements sociaux et communautaires de la région Chaudière-Appalaches le nécessaire pour créer de petits jardins sur leurs balcons. Le but du projet était de promouvoir le bien-être mental et de réduire l’isolement. Il a été mené par le CISSS de Chaudière-Appalaches et soutenu par de multiples partenaires régionaux et locaux.

Connection in Actionf

–Halton (Ontario)

Links2Care L’initiative Connection in Action soutient les adultes âgés de 55 ans et plus de la région de Halton qui peuvent vivre de l’isolement social. Il s’agit d’une initiative du programme Community Safety and Well Being in Halton. Les personnes âgées peuvent être dirigées vers un spécialiste de Connection qui collaborera avec elles par téléphone ou en personne pour les aider à accéder aux ressources et aux services dans leur collectivité.

Tableau 6c : Programmes d’activité physique
Intervention Organismes Description et résultats

Programme Active Livingb

–Clarenville, Newfoundland and Labrador

Eastern Health Le programme Active Living continue sa programmation destinée aux aînés, par Zoom. Cela comprend du conditionnement physique pour les personnes à mobilité restreinte, du yoga, du yoga sur chaise et de l’aérobie. Le calendrier hebdomadaire des événements est disponible et les gens peuvent s’y inscrire.

Choose to Moveb g

—Colombie-Britannique (toute la province)

Active Aging Society

Choose to Move (CTM) est un programme éprouvé de 12 semaines de promotion de la santé qui augmente l’activité physique et diminue l’isolement social chez les aînés. Le programme cible les aînés (de 65 ans et plus) peu actifs, qui font moins de 150 minutes d’activité physique de modérée à vigoureuse par semaine.

Avant la pandémie, le programme CTM se tenait en personne. Dès le début de la pandémie, la Active Aging Society a reconnu que les aînés confinés à la maison sont encore plus à risque de subir les répercussions de l’isolement social et de la diminution de la mobilité. L’organisme s’est rapidement adapté pour offrir le service par téléphone ou Zoom, grâce à CTM à la maison (CTM@Home). Au 1 décembre 2020, 55 programmes CTM@Home avaient été offerts par le biais de 21 partenaires de prestation et de 30 entraîneurs formés. La Active Aging Society anticipe qu’avant la fin de sa présente session d’hiver, elle aura offert 74 programmes et accueilli plus de 600 participants à CTM@Home.

Comme CTM@Home propose les mêmes interventions que CTM, mais virtuellement plutôt qu’en personne, la Active Aging Society s’attend à des résultats semblables. Ses partenaires de prestation lui ont témoigné de manière constante que le programme a des répercussions positives sur la santé sociale et physique des aînés. L’incidence du programme d’origine sur la solitude a été publiée dans un article de journal.

Minds in Motionh i

–Canada

Société Alzheimer partout au Canada Minds in Motion est un programme d’exercice et social destiné aux personnes atteintes d’un trouble neurologique de stade léger et à leurs soignants. Il est offert par de multiples chapitres de la Société Alzheimer partout au Canada. À l’origine offerts en personne, les programmes ont transité vers une prestation en ligne pendant la pandémie. Une évaluation du programme en personne a indiqué une amélioration statistiquement importante du bien-être mental, suite à la participation.

Annexe 5. Exemples de programmes d’aide pratique destinés aux aînés vivant dans la communauté

Tableau 7 : Programmes d’aide pratique
Intervention Organismes Description et résultats

Subventions du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA)a

–Canada

Géré par le réseau Centraide Canada; PNHA (bailleur de fonds)

Un financement total de 9 M$ du PNHA a été distribué en avril 2020 à 876 organismes communautaires afin d’offrir des services essentiels à des aînés vulnérables pendant la pandémie. Le financement a été géré par le réseau Centraide Canada.

Un total de 1,3 million d’interventions ont eu lieu pour soutenir 703 339 aînés vulnérables partout au Canada. Les services les plus communément offerts étaient les suivants : soutien alimentaire et pour l’épicerie (69 %); réduction de l’isolement social (57 %); soutien ou fournitures pour l’hygiène et le nettoyage (35 %); soutien en santé mentale (27 %); et renforcement des capacités pour augmenter les nouveaux services (27 %). Les quatre cinquièmes des programmes ont offert plus d’un type de service.

Safe Seniors, Strong Communities (SSSC)b c

—Colombie-Britannique (toute la province)

Géré par United Way of Lower Mainland; Gouvernement de la C.-B. (bailleur de fonds)

SSSC a été lancé le 26 mars 2020 en réaction à la pandémie de Covid-19. Le programme a été élaboré collectivement par le ministère de la santé, United Way of the Lower Mainland (UWLM), Office of the Seniors Advocate de la C.-B. et 211 C.-B. Il cible les aînés de la communauté dont le réseau habituel de soutien a été perturbé par la pandémie ou dont le besoin de soutien a augmenté en raison de l’auto-isolement. SSSC utilise un modèle en étoile qui met à profit les réseaux existants d’UWLM. 24 des programmes Better at Home d’UWLM servent de carrefours communautaires pour SSSC et plus de 140 organismes de référence locaux (programmes existants financés par UWLM à qui on a demandé du financement et du personnel pour soutenir SSSC) et organismes satellites (programmes non financés par UWLM avec lesquels les organismes carrefours ont de solides relations) participent à la prestation des services. 211 C.-B. a été élargi au-delà des basses-terres continentales, alors les aînés et les bénévoles de toute la C.-B. peuvent maintenant appeler le 211 et être dirigés vers un carrefour, puis mis en contact avec des services locaux.

Le programme a recours à des bénévoles locaux pour offrir du soutien non médical, notamment des vérifications virtuelles du bien-être, pour réduire l’isolement social. Autre soutien offert : achat et livraison d’épicerie; préparation de repas (livraison de repas déjà préparés ou soutien à la maison); livraison de prescriptions ou ramassage de médicaments; transport; et lessive. Les services de livraison permettent aussi de vérifier de manière informelle le bien-être des aînés et de livrer des articles spéciaux (tels que des cartes ou des cadeaux).

En date du 30 septembre 2020, 15 502 aînés et 10 405 bénévoles étaient inscrits au programme. Un total de 351 661 services ont été rendus aux aînés, dont 179 970 communications virtuelles et visites de bien-être pour réduire l’isolement social.

The Seniors Lunch Programd

—Golden (Colombie-Britannique)

Community Response Network et Golden Community Resources Society Le Seniors Lunch Program a été lancé en avril 2020. Des bénévoles livrent de la soupe et des extras (nourriture, livres, masques, etc.) à des aînés vulnérables de la région de Golden. Les bénéficiaires reçoivent aussi de l’information sur le bien-être et la négligence envers les aînés, et sont mis en contact avec les services locaux. En échange de la soupe qu’ils reçoivent, les participants au programme doivent appeler 5 autres aînés de la communauté pour prendre de leurs nouvelles et échanger avec eux. Le programme aide de 75 à 90 aînés chaque semaine.

Programme de livraison de repase

–Vancouver, British Columbia

Whole Way House Society Whole Way House Society collabore avec des écoles de cuisine et des restaurants locaux pour offrir un service de livraison de repas à des résidents plus âgés de 18 résidences à but non lucratif de Vancouver. Du personnel et plus de 50 bénévoles participent à la livraison des repas. Lorsque les bénévoles livrent les repas, ils prennent aussi le temps de converser avec les aînés et leur demandent s’ils ont besoin de soutien. Le programme fournit des repas à plus de 600 aînés à faible revenu et résidents vulnérables. Le personnel du programme rapporte que les aînés apprécient beaucoup les repas ainsi que les soins et les rapports humains dont ils profitent au moment des livraisons.

Mobile Seniors Outreachf

–Abbotsford, British Columbia

Archway Community Services Archway Community Services a lancé le programme Mobile Seniors Outreach pour offrir une aide pratique et sociale aux aînés isolés. Les aînés obtiennent de l’aide pour des tâches pratiques (comme l’épicerie ou soutien technique) et des appels téléphoniques amicaux s’ils ont été identifiés comme exposés à la solitude. Le programme est géré par un employé et 10 bénévoles.

Réaction coordonnée à la pandémieg

—Edmonton (Alberta)

Edmonton Seniors Coordinating Council, ville d’Edmonton et SAGE Seniors Pour assurer une réponse efficace à la pandémie à Edmonton, 3 groupes de programme (alimentation et transport; sensibilisation et communication; et soutien psychosocial) ont été formés et se composent d’un organisme responsable, d’un représentant du conseil, d’un représentant du gouvernement et d’experts en contenu. Les groupes ont travaillé à déterminer les lacunes, à élaborer ou à élargir les programmes nécessaires et à faciliter le partage de références et de renseignements entre les organismes. De mars à novembre 2020 : 7 740 déplacements et livraisons ont été assurés par Drive Happiness; 9 organismes de services aux aînés ont offert des appels amicaux à plus de 7 000 adultes plus vieux; et 5 organismes pour aînés ont commencé à offrir une nouvelle programmation en ligne.

Programmes de soutien social aux aînésh

—Calgary (Alberta)

Calgary Seniors’ Resource Society Afin de s’adapter à la COVID-19 et de répondre aux besoins émergents, la Calgary Seniors’ Resource Society a élaboré des programmes modifiés de soutien social offerts par des bénévoles. Les programmes de bénévolat comprennent les suivants : Practical Kindness (soutien urgent unique), Caring Companion, Essential Transportation, Pet Assist, Friendly Check-in et Volunteer Drop Offs. Pour s’assurer que tous les aînés dans le besoin puissent accéder aux services pendant la pandémie, les critères d’admissibilité ont été réduits, l’accès au programme a été simplifié et le processus de recrutement de bénévoles a été accéléré.

Ontario Community Support Programi

–Ontario

Ontario Community Support Association (OCSA); Gouvernement de l’Ontario (bailleur de fonds) Le Ontario Community Support Program s’est poursuivi, avec un investissement total de 16 M$ sur 2 ans, pour entrer en contact avec les personnes handicapées, les aînés à faible revenu et d’autres vivant avec des conditions médicales sous-jacentes qui sont en auto-isolement à la maison. Le soutien a pris la forme de livraison de repas, de médicaments et d’autres biens essentiels. Les aînés et leurs soignants peuvent accéder aux services du programme, tant en ligne que par Ontario 211. Ceux qui n’ont pas accès à Internet ou qui doivent être desservis dans une langue autre que l’anglais ou le français peuvent composer le 211 ou le 1-877-330-3213 (sans frais). Le service pour personnes malentendantes est aussi disponible. Du 21 avril au 30 septembre 2020, plus de 40 000 aînés à faible revenu et personnes handicapées ont reçu plus de 457 000 livraisons de repas, plus de 48 000 paniers alimentaires et près de 29 000 produits essentiels.

Letters of Positivity Campaignc

–West Elgin (Ontario)

West Elgin Community Health Centre Le West Elgin Community Health Centre gère un programme de popote roulante qui livre des repas 3 jours par semaine. Des élèves locaux, de la maternelle à la sixième année, ont été recrutés pour créer des messages et des photos à joindre aux livraisons de la popote roulante. Le programme a été fonctionnel d’avril à la fin de l’année scolaire 2020 et une nouvelle lettre était envoyée avec chaque livraison de repas. Depuis, le personnel a continué d’organiser des livraisons spéciales ponctuelles pour accompagner les livraisons de repas (par exemple, bricolage d’ourson, cartes de positivité et mots de St-Valentin). En juin 2020, environ 30 aînés recevaient des livraisons dans le cadre du programme. Les aînés, les enseignants et les enfants ont parlé du programme de manière positive.

Réseau provincial de livraison alimentairei

—Nouvelle-Écosse

Employment Support and Income Assistance and Feed NS Les organismes Employment Support and Income Assistance et Feed NS ont fait équipe pour concevoir un réseau provincial de livraison alimentaire et ainsi atténuer l’insécurité alimentaire chez les Néo-Écossais les plus vulnérables touchés par la COVID-19. Un essai pilote est actuellement en cours à Dartmouth et à Sydney. Un financement a aussi été consenti à Feed Nova Scotia pour fournir de la nourriture aux Néo-Écossais vulnérables en réponse aux réductions des dons et des problèmes d’accès à la nourriture locale.

Emergency Food Bankj

—Terre-Neuve-et-Labrador

Connections for Seniors Connections for Seniors offre toute une gamme de services pour aider les aînés à surmonter les obstacles au logement sécuritaire et abordable et les aider à réduire les risques qui pèsent sur leur bien-être et à promouvoir leur qualité de vie. Emergency Food Bank, une banque d’alimentation et un service de livraison pour les aînés, a vu sa demande monter en flèche pendant la pandémie.

Food Bank and Salvation Armyi

—Île-du-Prince-Édouard

Food Bank Association et Salvation Army of PEI; Gouvernement de l’Î.-P.-.É. (bailleur de fonds) Le gouvernement de l’Î.-P.-.É. finance la Food Bank Association de la province pour qu’elle soutienne la demande croissante des insulaires, notamment les aînés, pendant la pandémie. Du financement a également été versé à l’Armée du Salut de la province pour ses programmes de chauffage résidentiel et d’aide alimentaire.
Fonds de la compassionh Géré par Centraide Avec le soutien du gouvernement de l’Î.-P.-.É., du secteur privé et de particuliers, le Fonds de la compassion de Centraide a soutenu des organismes desservant des membres marginalisés de la communauté qui offrent des services de première ligne afin d’atténuer et d’aborder les répercussions négatives de la pandémie. Ces services comprenaient l’approvisionnement en nourriture, du transport sécuritaire, la livraison de médicaments et du soutien social et en santé mentale.

311 Food Security Linec

—Winnipeg (Manitoba)

A & O : services de soutien aux aînés La 311 Food Security Line met en contact des aînés isolés avec une gamme de ressources offertes par A & O, comme la livraison d’épicerie et des références vers des programmes sociaux. A & O collabore avec Manitoba Harvest (qui offre des paniers alimentaires) et CAA (qui livre les paniers) pour acheminer de la nourriture jusque chez les aînés isolés. Du 1er avril au 9 décembre 2020, A & O a assemblé 790 paniers alimentaires. La demande pour les paniers augmente et, depuis décembre 2020, les livraisons ont presque doublé (1 562 paniers livrés au total entre le 1er avril 2020 et le 25 février 2021). Pendant cette même période, la Food Security Line a travaillé avec près de 923 nouveaux clients. À ce jour, 608 dossiers de clients sont toujours ouverts. A & O fait partie du vaste Older Winnipeggers Social Engagement Project (OWSEP), qui est financé par une subvention du PNHA.

Better at Homec i

—Colombie-Britannique

Géré par United Way of Lower Mainland; Gouvernement de la C.-B. (bailleur de fonds)

Better at Home (BH) existait avant la pandémie. Le réseau et l’expertise des organismes BH ont permis le développement et la mise en œuvre rapides du programme Safe Seniors, Strong Communities (qui s’est ajouté à la prestation continue de services aux clients réguliers de BH).

BH est un programme communautaire qui recoure à des entrepreneurs et à des bénévoles pour offrir aux aînés l’accès à des services simples et non médicaux d’aide à domicile, notamment des visites amicales pour réduire l’isolement social, les aider à demeurer indépendants chez eux et les garder en contact avec leur communauté le plus longtemps possible. Les services offerts par BH comprennent des travaux ménagers légers, du jardinage simple, du pelletage, l’achat d’épicerie, des réparations résidentielles mineures et le transport vers des rendez-vous. Au début de la pandémie, certains services ont cessé temporairement (comme le ménage et le transport) pour des raisons de sécurité. Plus tard, avec de l’équipement de protection individuelle adéquat et en respectant les politiques et mandats sanitaires, les programmes ont pu reprendre leurs services au besoin.

Au 31 mars 2021, 81 sites de programme de BH étaient en activité dans des communautés de la C.-B.; ils desservaient plus de 260 communautés, dont 4 situées sur des réserves de Premières nations.

Friendly Neighbour Hotlinek

—Toronto (Ontario)

University Health Network’s OpenLab Les aînés à faible revenu demeurant à Toronto peuvent appeler et être mis en contact avec un bénévole, qui peut lui livrer son épicerie et d’autres articles essentiels. La ligne téléphonique est ouverte du lundi au vendredi et peut offrir le service dans 180 langues. Depuis son lancement en mars 2020, la ligne a pu compter sur plus de 1 500 bénévoles (il y avait 700 bénévoles actifs en date de mars 2021). À cette même date, les bénévoles faisaient aussi du porte-à-porte dans certains bâtiments de logements communautaires de Toronto.

Programmes de sécurité des aînés et Community Linksi

— Nouvelle-Écosse

Ministère de la Nouvelle-Écosse responsable des aînés Le ministère responsable des aînés a jusqu’ici alloué 470 000 $ (dont 240 000 $ du ministère de l’énergie) aux programmes de sécurité des aînés et à Community Links pour aider les personnes âgées vulnérables. Le financement est utile en ce sens qu’il permet d’augmenter le nombre d’heures que ces programmes peuvent offrir en temps et en soutien directs et individuels aux personnes âgées vulnérables. En outre, le financement s’est traduit par un éventail d’appuis facilités par ces programmes, par exemple : livraison de médicaments; achat et livraison d’épicerie et de repas congelés; achat et livraison de masques réutilisables; paiement des frais de transport communautaire pour se rendre à des rendez-vous médicaux ou à l’épicerie; offre d’activités physiques, puis développement et partage d’exercices en ligne à faire à la maison; et séances en groupe et animées de soutien et de psychoéducation, sur Zoom. Un montant supplémentaire de 376 000 $ a été investi dans le programme pour la deuxième vague de la pandémie.

Brampton Seniors Support Task Forcel

–Brampton, Ontario

Ville de Brampton En réponse à la pandémie de COVID-19, la Ville de Brampton a mis sur pied un groupe de travail de soutien aux aînés. Le groupe de travail de soutien aux aînés dirige les personnes âgées vers les services dont elles ont besoin. Le groupe de travail offrait aussi un service de livraison et le paiement de l’épicerie (la Ville payait l’épicerie et facturait les personnes âgées si elles n’étaient pas en mesure de payer elles mêmes en ligne) directement au début de la pandémie (le service est maintenant offert au moyen d’un aiguillage vers d’autres organismes). Le groupe de travail met sur pied un service d’aliments pour animaux de compagnie. La Ville offre également des ateliers et des activités virtuels gratuits ainsi qu’un service de conversations par téléphone hebdomadaires pour les personnes âgées.

Collaboration for the Food Security of Isolated Seniors in North Vancouverm

–North Vancouver, British Columbia

Silver Harbour Seniors’ Activity Centre (en collaboration avec des partenaires) Avant la pandémie, le Silver Harbour Seniors’ Activity Centre offrait des dîners en personne au centre. Pendant la pandémie, en collaboration avec d’autres organismes de North Vancouver, Silver Harbour a remanié ses services alimentaires en orientant son service de transport pour livrer de la nourriture et en collaborant avec des partenaires pour identifier les personnes âgées vulnérables dans la collectivité et 4 établissements de logement subventionnés qui bénéficieraient de services de livraison de repas. En plus des repas, des articles comme des cartes d’information et de messages de gentillesse étaient ajoutés aux livraisons. D’avril à septembre 2020, près de 450 repas ont été livrés chaque semaine. Le programme était soutenu par des fonds provenant d’entreprises et de fondations locales, notamment le Programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA), et du financement du programme Safe Seniors, Strong Communities.

Eldercare Project in Cowichan (EPIC)m

–Cowichan (Colombie-Britannique)

Volunteer Cowichan, Cowichan Seniors Community Foundation, and Hiye’ye Lelum Society Pendant la pandémie, Volunteer Cowichan, la Cowichan Seniors Community Foundation et la Hiye’ye Lelum Society ont travaillé ensemble pour élaborer une intervention coordonnée qui répondrait aux besoins des personnes âgées de Cowichan, notamment en fournissant des soins culturellement adaptés aux aînés des tribus de Cowichan. Un coordonnateur des bénévoles a été embauché pour organiser des groupes de bénévoles afin d’offrir des services d’épicerie, de livraison et d’appels téléphoniques conviviaux. On a également coordonné les services de bénévoles pour fabriquer plus de 5 000 masques qui ont été distribués aux membres de la collectivité. Un aîné respecté des tribus de Cowichan a été recruté pour promouvoir le port du masque.

Annexe 6. Exemples de programmes de formation et de dons en lien avec la technologie destinés aux aînés vivant dans la communauté

Tableau 8 : Programmes de formation et de dons en lien avec la technologie
Intervention Organismes Description et résultats

Social Inclusion and Digital Literacya

—Winnipeg (Manitoba)

South Winnipeg Seniors’ Resource Council Le programme Social Inclusion and Digital Literacy offre aux aînés isolés de la formation sur la technologie numérique, l’accès à Internet et un iPad pendant six mois. Après la période de 6 mois, les aînés ont l’option d’acheter le iPad à prix réduit. Le programme est financé par l’ECSF.

Programmes pilotes d’apprentissage numérique : trousses ITECHb c

—Colombie-Britannique

United Way of the Lower Mainland (partenaire de financement) Les organismes communautaires peuvent demander de recevoir des trousses ITECH (jusqu’à 5 dispositifs, 12 mois de données, du soutien technique et l’accès à une bibliothèque de ressources) afin de distribuer des dispositifs à des aînés isolés. Le programme se déroulera d’avril 2021 à mars 2022. Le programme ITECH fournira au total 100 tablettes à des organismes communautaires, qui pourront décider de prêter ou de donner les tablettes. Elles seront déjà dotées des applications pertinentes et configurées par la Geek Squad de Best Buy; un soutien technique continu sera aussi offert par la Geek Squad. HelpAge Canada est le partenaire de littéracie numérique du projet; il offrira des ressources et du mentorat aux organismes communautaires sur des sujets tels que les plans d’apprentissage numérique et la sécurité.

Projet de location de tablettes pour les aînésc

–Vaughan, Ontario

Vaughan Community Health Centre; Human Endeavour (partenaire technique) Le Vaughan Community Health Centre a transféré bon nombre de ses programmes en ligne pendant la pandémie et offre des programmes virtuels du lundi au vendredi, comme de la danse, des groupes sociaux et des activités pour le cerveau. De 9 à 14 aînés participent régulièrement à chaque programme. Le Vaughan Community Health Centre a prêté 23 tablettes à des aînés isolés à faible revenu et leur fournit des données pour qu’ils puissent demeurer connectés et participer à la programmation virtuelle. Une formation a été offerte sur l’utilisation des tablettes. Une ligne d’aide technique est joignable du lundi au vendredi pour assister les aînés, et le personnel peut accéder à distance aux tablettes pour offrir facilement du soutien. Le Vaughan Community Health Centre travaille en partenariat avec l’organisme sans but lucratif Human Endeavour, qui gère la ligne d’aide et les données. Les tablettes sont prêtées depuis l’été et le programme est financé par une subvention du PNHA qui viendra à échéance en mars 2021. Les aînés ont exprimé de la rétroaction positive sur le programme et l’utilisation des tablettes pour demeurer connectés avec la communauté.

Projet Notebookc

—Winnipeg (Manitoba)

Manitoba Association of Senior Centres (MASC) Le projet Notebook fait plus largement partie du programme OWSEP, soutenu par du financement du PNHA. Les MASC ont collaboré avec la Fort Garry Rotary Villa, un immeuble à d’habitations à loyer modéré pour aînés, afin de fournir des dispositifs numériques et de la formation aux résidents. Le programme de formation aborde des sujets tels que l’utilisation des dispositifs numériques et la cybersécurité. La villa a sur place du personnel en mesure d’offrir la formation à des petits groupes de résidents, en respectant la distanciation sociale. La disponibilité du Wi-Fi dans le bâtiment a grandement facilité le projet.

Tech Savvy Empowered Older Womend

–North York (Ontario)

North York Women’s Centre Le North York Women’s Centre a fourni des tablettes et de la formation numérique à 53 femmes aînées qui vivent seules, pour qu’elles puissent accéder aux programmes virtuels. La formation personnalisée à domicile a été donnée pendant l’été jusqu’à ce que les femmes soient à l’aide d’utiliser les tablettes. Le centre paie aussi les données pour les femmes qui n’ont pas de forfait Internet (60 % des participantes). Une séance d’activité virtuelle a lieu chaque vendredi, sur Zoom, et environ la moitié des femmes y participent. Le programme est soutenu par de multiples sources de financement, notamment une subvention du Local Love Fund de Centraide.

Cyber-Seniorse f

–Ontario

Cyber-Seniors Cyber-Seniors élabore et diffuse des ressources qui permettent aux organismes communautaires d’offrir une formation technique aux aînés selon un modèle intergénérationnel. Des jeunes suivent des leçons et activités d’apprentissage pour qu’ils puissent agir à titre de mentors numériques, puis les aînés ont accès à une formation technique efficace et à des communautés intergénérationnelles, les gardant ainsi connectés et engagés socialement. Le chapitre du Niagara a démarré plusieurs initiatives pour soutenir les aînés pendant la pandémie : activités en ligne (comme du yoga et des webinaires de formation technique); offre d’accès, aux aînés à faible revenu, à la technologie, au Wi-Fi et à de la formation; soutien des adultes quant à la participation à des occasions de bénévolat à distance.

CanConnectg

—Colombie-Britannique

CanAssist CanAssist, de l’Université de Victoria, est un organisme qui développe des technologies et programmes innovants visant à améliorer l’indépendance et la qualité de vie des personnes handicapées. CanAssist a développé toute une variété de technologies qui peuvent aider les aînés à communiquer et à utiliser la technologie pendant la pandémie. À l’heure actuelle, CanAssist pilote le dispositif CanConnect (CanConnect et le Custom Case), qui permet aux gens faisant face à toute une gamme d’obstacles (conditions associées au vieillissement, comme démence, fragilité et handicaps cognitifs et physiques) de communiquer facilement et de manière sécuritaire avec famille, amis, soignants et cliniciens par vidéo en temps réel sur Internet. Le développement du dispositif est soutenu par le gouvernement de la C.-B. dans le cadre de l’initiative CanStayHome.

Projet d’habilitation des aînés par la technologieh

— Nouvelle-Écosse

Community Technology Network de la N.-É.; Ministère responsable des communautés, de la culture et du patrimoine (bailleur de fonds) Par le biais de l’initiative provinciale Shift, le ministère responsable des communautés, de la culture et du patrimoine a reçu 50 000 $ par année pour mener des projets pilotes communautaires sur la littéracie Internet et numérique auprès des aînés de la province demeurant dans la communauté. Les fonds ont été versés au Community Technology Network pour qu’il effectue ce travail. Un montant supplémentaire de 20 000 $ a été prélevé dans le fonds du ministère pour la diversité et la capacité communautaire, pour soutenir 4 projets pilotes dans des communautés multiculturelles et traditionnellement marginalisées (Mi’kmaq et afro-néo-écossais). Le Community Technology Network a offert de la formation à plus de 900 aînés dans la province (dont bon nombre revenaient pour des séances supplémentaires) avant que les sites ne soient fermés en raison de la pandémie. Presque tous les répondants au sondage final ont dit que le programme leur a donné des compétences et connaissances qu’ils utiliseront pour rester mieux connectés avec les membres de leur famille, être plus actifs socialement et être à l’aise de naviguer en ligne et de magasiner en ligne. Ils ont aussi indiqué souhaiter que plus de formation soit disponible.

Annexe 7. Exemples de Senior Centres Without Walls (SCWW) ainsi que d’autres programmes d’activités téléphoniques et virtuelles et de socialisation destinés aux aînés vivant dans la communauté

Tableau 9 : Programmes de Senior Centre Without Walls
Intervention Organismes Description et résultats

Seniors Centres without Wallsa

—Kelowna (Colombie-Britannique)

Seniors Outreach and Resource Centre SCWW a été lancé à l’automne 2020 et propose une variété de programmes sociaux (par exemple, bingo, musique en direct et pleine conscience) par téléphone et Zoom aux aînés isolés de la région centrale de l’Okanagan. Le programme est déployé par un stagiaire et des bénévoles. Les participants ont témoigné que les programmes ont eu une incidence positive sur leur vie et amélioré leur connectivité sociale.

Seniors’ Centres Without Wallsb

—Surrey (Colombie-Britannique)

Surrey Intercultural Seniors Social Inclusion Partnership Le programme SCWW offre des activités gratuites par téléphone (par exemple, loisirs, discussions et conversations sur le bien-être) aux aînés isolés. Au début de 2020, le programme était en pleine planification; en raison de la pandémie, sa portée a été élargie de beaucoup. Au cours des 3 premières semaines, 40 aînés se sont inscrits pour participer.

Programmes virtuelsc

—Ottawa (Ontario)

Yet Keen Seniors’ Day Centre Le Yet Keen Seniors’ Day Centre dessert principalement des aînés parlant cantonnais et mandarin. Dès la mi-avril 2020, les programmes du centre ont commencé à être offerts à distance (Zoom ou téléphone). Le centre offre des programmes à distance, comme du tai chi, de la danse en ligne, des cours d’anglais et des discussions sur la santé et le bien-être. La plupart des programmes sont offerts en cantonnais ou en mandarin. Environ 60 membres du centre sont maintenant sur Zoom et environ 30 participent aux programmes par téléphone. Chaque semaine, une vingtaine de personnes participent aux cours de tai chi et de danse en ligne.

Senior Centre Without Wallsd e

–Manitoba

A & O : services de soutien aux aînés Au Canada, le premier SCWW a été mis sur pied au Manitoba en 2009 par l’organisme A & O. Il offre aux aînés isolés accès à des activités sociales et éducatives par téléphone. Une évaluation du programme a permis de déterminer qu’il réussit à atteindre son auditoire cible (aînés isolés), et les participants ont dit se sentir plus connectés et moins seuls. La participation aux programmes était déjà très bonne avant la pandémie, et elle a même augmenté pendant. En effet, les inscriptions individuelles aux programmes sont passées de 1 847 en janvier à mars 2020 à 2 281 en octobre à décembre de la même année.

Senior Centre Without Wallsd f

—Edmonton (Alberta)

Edmonton Southside Primary Care Network Les Seniors Centres Without Walls (SCWW) de l’Edmonton Southside Primary Care Network fonctionnaient avant la pandémie de COVID 19. L’élaboration initiale du programme a été appuyée par une subvention du PNHA dans le cadre du projet Pan Edmonton Group Addressing Social Isolation in Seniors (PEGASIS). Une évaluation du programme avant et après l’intervention a révélé des baisses statistiquement significatives des résultats relatifs à la solitude (chez les grands utilisateurs du programme) et de ceux relatifs à l’anxiété et à la dépression. Plus de la moitié des participants ont également déclaré s’être fait de nouveaux amis grâce au programme. Au cours de la dernière année, le nombre de participants qui utilisent activement le programme des SCWW a été multiplié par 3 environ, et les SCWW ont donc triplé leurs programmes pour répondre aux besoins des nouveaux participants.

Programmes virtuelsg

—Edmonton (Alberta)

Plusieurs organismes à Edmonton À Edmonton, en plus des SCWW déjà en exploitation au sein de l’Edmonton Southside Primary Care Network, l’Edmonton Seniors Centre, le Westend Seniors Activity Centre, le Shaama Centre, la Mill Woods Seniors Association (MWSA) et Strathcona Place ont commencé à offrir des programmes virtuels pendant la pandémie. Près de 6 600 programmes en ligne ont été offerts par ces organismes.

Programme de micro-subvention du Seniors Centres Without Wallsg

–Ontario

Gouvernement de l’Ontario (bailleur de fonds); Association des centres pour aînés de l’Ontario (OACAO) En septembre 2020, le gouvernement de l’Ontario a investi 467 500 $ dans l’OACAO pour administrer un nouveau programme de micro-subvention du Seniors Centres Without Walls et d’autres initiatives de renforcement des capacités. Le but de ces subventions est d’appuyer les organismes d’aide aux aînés pour qu’ils soutiennent d’autres adultes à demeurer connectés à leur communauté par le biais de programmes sociaux et éducatifs par téléphone.

Programmes pilotes d’apprentissage numérique : subventions Active Aging Plus (AA+)i

—Colombie-Britannique

United Way of the Lower Mainland (bailleur de fonds) Les subventions AA+ offrent du financement à des organismes communautaires pour qu’ils élaborent ou adaptent leurs programmes Active Aging en format virtuel. Les subventions accordent la priorité aux organismes qui desservent les autochtones, les communautés rurales et éloignées et d’autres groupes non desservis. Au total, 30 subventions sont disponibles.

Tableau 10 : Autres programmes à distance
Intervention Organismes Description et résultats

Rainbow Circlej

—Toronto (Ontario)

Sunshine Centres for Seniors Rainbow Circle a vu le jour pendant la pandémie; il s’agit d’un groupe qui se réunit chaque semaine sur Zoom et offre l’occasion aux aîné LGBTABI de converser et de communiquer. La participation au programme Rainbow Circle a même dépassé celle aux programmes en personne offerts par le passé. Vu la réussite du programme, un programme social supplémentaire, Rainbow Tea and Talk, a été élaboré.

Rassemblements communautaires virtuelsk

—Ottawa (Ontario)

Inuuqatigiit Centre for Children, Youth and Families Le Inuuqatigiit Centre for Children, Youth and Families a fourni des ordinateurs portables (et une formation sur leur utilisation) à des aînés inuits pendant la pandémie. Depuis novembre 2020, le centre tient des rassemblements communautaires hebdomadaires, sur Zoom, pendant lesquels les aînés peuvent chanter, prier, partager des histoires et prendre des nouvelles entre eux, en inuktitut. Les rassemblements réunissent 30 participants d’Ottawa et de communautés environnantes. Le centre offre aussi d’autre soutien aux aînés, comme du matériel pour coudre et des activités traditionnelles, de la nourriture et des recharges téléphoniques pour qu’ils communiquent avec leur famille. Le programme est soutenu par du financement du gouvernement fédéral et de Centraide.

No Limits Community Connectionsh

–Alberta

Black Canadian Women in Action Le programme vise à aider les aînés de minorités visibles de 55 ans et plus à améliorer leur bien-être mental, social et émotif pendant la pandémie, avec les activités virtuelles qui font aussi la promotion de l’inclusion et de la communauté. Chaque semaine, des aînés rencontrent virtuellement leur mentor bénévole et règlent des problèmes de base en lien avec la technologie et Internet. Par une plateforme en ligne, un expert en technologie et des professionnels du bien-être animent des ateliers qui favorisent le bien-être des ainés en plus d’améliorer leurs connaissances de la technologie, d’Internet et des médias sociaux.

Studio Without Wallsl

–Saskatchewan

Université de Regina Studio Without Walls est un programme d’arts offert par téléphone qui jumelle des aînés et des artistes professionnels. Les artistes donnent des conseils aux aînés, par téléphone, sur divers arts créatifs (par exemple, peinture, écriture). Le programme cible les aînés vivant en région rurale, mais tous sont bienvenus. À l’heure actuelle, des entrevues sont menées avec les participants dans le cadre d’un projet de recherche plus vaste.

StoryShare For Seniorsm

—Calgary (Alberta)

Storytelling Alberta and Calgary Seniors Resource Society

Le programme StoryShare met en contact des aînés avec des bénévoles qui leur racontent des histoires par téléphone ou appel vidéo. Les bénévoles parlent anglais, français, espagnol, néerlandais et ourdou. StoryShare offre 3 options de programmes gratuits :

  • Individual StoryShare Chat : Un conteur professionnel lit une histoire et l’aîné peut partager une anecdote de son vécu s’il le souhaite;
  • Tellaround : Cercles de contes en ligne auxquels les aînés peuvent se joindre, par téléphone ou vidéo, pour raconter une histoire ou écouter d’autres partager les leurs;
  • Legacy Recording : Enregistrement (par téléphone ou vidéo) de l’histoire ou d’une entrevue d’un aîné, dans le cadre du projet Legacy.

Confinés, ensemble!n

–Quebec

École de santé publique de l’Université de Montréal et Centre de recherche en santé publique Confinés, ensemble! est un projet qui invite les aînés à prendre des photos de leur confinement, pendant la Covid-19, puis à participer à des réunions en ligne hebdomadaires avec d’autres aînés à discuter de leurs expériences. Le projet cible les aînés vivant seuls, vivant dans une résidence pour aînés ou membres de la communauté LGBTQ. Les photos ont été développées et font partie d’une exposition virtuelle.

Annexe 8. Exemples de mécanismes de soutien de l’apprentissage et de la collaboration pendant la pandémie

Tableau 11 : Mécanismes de soutien de l’apprentissage et de la collaboration
Intervention Organismes Description et résultats

Healthy Aging CORE British Columbiaa

—Colombie-Britannique

United Way of the Lower Mainland; Ministère de la santé de la C.-B. et Emploi et Développement social Canada (partenaires de financement) Healthy Aging CORE est un réseau virtuel qui réunit des services communautaires destinés aux aînés et d’autres intervenants, pour apprendre, partager et collaborer. Il a été mis sur pied en février 2019. CORE a été créé principalement avec le soutien financier du ministère de la santé de la C.-B. et d’autre financement du gouvernement fédéral, par le biais d’Emploi et Développement social Canada. Il compte maintenant près de 1 900 membres. CORE favorise le partage de connaissances par des webinaires, des communautés de pratique, des groupes de discussion et un bulletin bimensuel comptant plus de 1 200 abonnés. Pendant la pandémie, le bulletin est passé à une distribution hebdomadaire; 1 semaine sur 2, il partageait des recherches, des apprentissages et des occasions éducatives en lien avec la COVID-19. La plateforme CORE a aussi servi à gérer et à coordonner des initiatives telles que Safe Seniors, Strong Communities et les projets pilotes d’apprentissage numérique pendant la pandémie.

Healthy Aging CORE Albertab

–Alberta

United Way of Calgary (et environs) (organisme clé et agent financier); Gouvernement de l’Alberta, Alberta Health Services, Alberta Blue Cross et gouvernement fédéral (partenaires de financement)

Avec le leadership bénévole de 6 organismes communautaires, United Way of Calgary agit à titre d’organisme clé et d’agent financier du projet. Le site Web de CORE Alberta a été mis en ligne en mai 2020 pour donner de l’information, des ressources et des occasions de formation au secteur communautaire des aînés ainsi qu’aux organismes et particuliers alliés et pour faciliter la communication, la coordination et la collaboration de ces groupes pendant la pandémie de COVID-19 et au-delà.

Un groupe de discussion abordant la connexion sociale, le bien-être et la santé mentale s’affaire à trouver des solutions pour aider les aînés à maintenir leur tissu social et une santé mentale positive. Depuis mai 2020, le site Web a attiré plus de 560 membres et accueilli 14 forums de discussion et événements d’apprentissage auxquels plus de 870 personnes ont participé. Les sondages de suivi indiquent que 85 % des participants aux événements les ont trouvés utiles pour leur travail. L’initiative du secteur et CORE Alberta créent aussi un bulletin bimensuel envoyé à plus de 850 abonnés.

Infocentre – ressources en lien avec la COVID-19b

–Alberta

Volunteer Alberta Volunteer Alberta outille le secteur sans but lucratif pour qu’il s’épanouisse et soutienne le bénévolat pendant la pandémie de COVID-19. L’information porte sur le bénévolat pendant la COVID, l’engagement bénévole virtuel, la collecte de fonds et l’aide financière.

Programme de sensibilisation aux communautés-amies des aînésb

–Ontario

Age-Friendly Ontario; Gouvernement de l’Ontario (bailleur de fonds)

De 2020 à 2021, l’Ontario a versé 165 000 $ à un programme de sensibilisation aux communautés-amies des aînés pour soutenir le développement d’environnements plus inclusifs et accessibles aux aînés des communautés de l’Ontario, par la promotion de la sensibilisation et l’échange de connaissances.

En réaction à la pandémie, ce programme soutient l’inclusion sociale et le bien-être des aînés par la création d’une nouvelle communauté d’intérêts sur l’isolement social et la solitude, qui partage des stratégies pour soutenir les aînés isolés par le biais de bulletins réguliers. Des webinaires portant sur la COVID-19 (par exemple, isolement, sécurité financière et populations vulnérables) sont aussi offerts dans le cadre du programme. La communauté d’intérêt sur l’isolement social et la solitude compte près de 200 participants.

Réseau de transport communautaireb

—Nouvelle-Écosse

Nova Scotia Community Transportation Network; Ministère responsable des communautés de la culture et du patrimoine de la N.-É. (bailleur de fonds) Le réseau de transport communautaire fait la promotion du transport accessible et aide les services de transport communautaires. Le réseau donne l’occasion, aux fournisseurs, de partager de l’information, de bâtir le réseau et d’aider le gouvernement à adopter des politiques qui soutiennent la croissance. Le réseau met l’accent sur le règlement des enjeux de transport que rencontrent les aînés isolés socialement.
  • a Information transmise par le biais de communications personnelles avec l’organisme.
  • b Information fournie par une personne-ressource d’une province ou d’un territoire.

Annexe 9. Exemples d’interventions abordant l’isolement social des aînés vivant dans des établissements de soins de longue durée

Tableau 12 : Interventions abordant l’isolement social dans des établissements de soins de longue durée

Note : ce tableau a été modifié pour des raisons d’accessibilité
Tableau 12a : Interventions pour faciliter les visites des amis et de la famille
Intervention Organismes Description et résultats

Espace de visite dans un conteneur d’expéditiona

—New Westminster (Colombie-Britannique)

Queen's Park Care Centre Un conteneur d’expédition a été converti en zone de visite meublée et chauffée comportant des sections séparées pour les résidents et les membres de leur famille, divisées par une fenêtre en plexiglas. Les membres des familles peuvent réserver des plages-horaires pour rendre visite à leurs proches. Ce projet a été financé par une subvention de 25 000 $ du gouvernement.

Abris de visite toutes saisonsb

–Manitoba

Gouvernement du Manitoba Le gouvernement provincial a versé 17,9 millions $ pour bâtir 90 abris destinés à des foyers de soins personnels du Manitoba. Les abris peuvent accueillir un résident et jusqu’à 5 visiteurs; la ventilation et le nettoyage y sont accrus. Une passerelle fermée relie l’abri au foyer et une entrée séparée est prévue pour les visiteurs.

Programme de tablettesc

—Nouveau-Brunswick

Gouvernement du Nouveau-Brunswick Le gouvernement provincial a fourni à chaque établissement de soins de longue durée une tablette pour chaque 10 résidents (480 tablettes au total), pour qu’ils demeurent connectés avec leur famille. Les tablettes sont dotées d’applications qui facilitent l’offre de soins virtuels. L’entreprise de technologie BrunNet Inc. est responsable de fournir les tablettes et le soutien technique.

Dons de iPadd

—Nouvelle-Écosse

Gouvernement de la Nouvelle-Écosse Le gouvernement provincial a fourni du financement pour l’achat de iPads, pour les maisons de soins infirmiers, pour favoriser la communication avec les familles.

Tablettes pour les aînésa

— Île-du-Prince-Édouard

Gouvernement de l’Î.-P.-.É. Le gouvernement provincial a offert du financement et a travaillé en partenariat avec la Community Foundation de l’Î.-P.-.É. pour fournir des tablettes aux établissements de soins de longue durée et de soins communautaires de l’île, pour réduire l’isolement social des aînés pendant la pandémie, alors que les visites étaient visées par des restrictions.

Project Joye

–Alberta

Project Joy Project Joy a été mis sur pied pendant la pandémie; il recueille les tablettes et téléphones intelligents usagés afin de les donner à des aînés vivant dans des établissements de soins de longue durée. Le projet a reçu des dons provenant d’Edmonton, de Calgary, de Red Deer et de Lethbridge. RJ Systems, une entreprise de technologie locale, aide à configurer, à mettre à niveau et à gérer les dispositifs. Chaque dispositif peut être utilisé par 5 à 8 aînés; à ce jour, plus de 1 000 aînés ont reçu de l’aide.
Initiative SLD+d Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé (FCASS) Le gouvernement fédéral a fourni 6,4 millions $ sur 2 ans, à partir de 2020 à 2021, à la FCASS pour qu’elle élargisse son initiative SLD+. Cette initiative favorise la préparation en temps de pandémie, dans les établissements de soins de longue durée et les résidences pour aînés, en offrant de l’encadrement et du capital d’amorçage pour aider à régler les lacunes de la prévention et du contrôle des infections. Elle se concentre notamment sur la présence de la famille et des partenaires de soins essentiels (soignants). De plus, la FCASS a publié une liste de vérification à l’intention des partenaires de soins essentiels pour qu’ils retournent en toute sécurité dans les établissements pendant la COVID-19. Ce travail se fonde sur l’initiative SLD+ de la FCASS.

Tableau 12b : Interventions pour faciliter les échanges avec la communauté
Intervention Organismes Description et résultats

Creative Connectionf

—À l’échelle du Canada

Creative Connection Creative Connection a été initié par des étudiants de la Western University pendant la pandémie. Le programme est déployé dans 16 institutions à l’échelle du Canada. Il jumelle des artistes étudiants avec des résidents d’établissements de soins de longue durée, de maisons de retraite et d’hôpitaux pour des performances musicales ou artistiques virtuelles en direct et des conversations. Les séances peuvent être individuelles ou des concerts en petits groupes. Le programme compte plus de 170 bénévoles et est entré en contact avec plus de 750 résidents. Le personnel et les résidents ont témoigné une rétroaction positive concernant les performances musicales.

Companion Callsg

—Toronto (Ontario)

Student Association for Geriatric Empowerment (SAGE) SAGE a été créé par des étudiants de l’Université de Toronto et conçu pour soutenir les travailleurs et résidents des établissements de soins de longue durée. Dans le cadre du programme Companion Calls, des étudiants bénévoles font des appels téléphoniques ou vidéos avec des résidents. De plus, la SAGE a offert d’autres types de soutiens à ces établissements, notamment en envoyant des lettres, des cartes et des fournitures de jardinage.

Annexe 10. Programmes de subventions gouvernementales et financement destinés à soutenir la mise en œuvre d’interventions pour aborder l’isolement social des aînés pendant la pandémie

Tableau 13 : Programmes de subventions gouvernementales et financement
Programme de subvention Organisme gouvernemental Description de la subvention
Programme d’aide au transport communautaire Ministère responsable des communautés de la culture et du patrimoine de la Nouvelle-Écosse Les municipalités et organismes sans but lucratif peuvent demander du financement dans le cadre du programme d’aide au transport communautaire pour couvrir une partie des coûts d’exploitation d’un service de transport communautaire et inclusif. Les services de transport inclusif sont des systèmes de transport public et communautaire, dans les régions rurales de la Nouvelle-Écosse, qui visent à améliorer les options à la disposition des néo-écossais ayant besoin de transport pour des rendez-vous médicaux et des occasions éducatives et de loisirs. Soutenir les fournisseurs de transport communautaire est une priorité clé de Shift: Nova Scotia’s Action Plan for an Aging Population.
Subvention pour les communautés-amies des aînés Ministère de la Nouvelle-Écosse responsable des aînés

Le programme de subvention pour les communautés-amies est en cours et offert par le ministère responsable des aînés. Un des objectifs du programme est d’aider à surmonter l’isolement social des aînés et de les aider à demeurer actifs, en santé et engagés dans leur communauté.

Exemples d’initiatives financées du programme de subvention pour les communautés-amie des aînés de la Nouvelle-Écosse

PlanH Community Connectedness Grants (2020/21) Healthy Communities Society de la Colombie Britannique (qui gère PlanH au nom du ministère de la santé)

De 2020 à 2021, le programme de subvention PlanH Healthy Communities se concentre sur la connectivité communautaire. Ces subventions soutiennent les communautés afin qu’elles prennent des mesures multi-sectorielles pour explorer, apprendre et innover, en plus d’augmenter la cohésion communautaire et le sentiment d’appartenance. Bien que non réservées aux aînés, ces subventions favorisent la connexion avec les autres dans la communauté, même pendant des urgences de santé publique qui exigent que les gens soient physiquement séparés pour combattre les effets négatifs à long terme de la solitude et de l’isolement.

Des subventions ont été octroyées à 15 bénéficiaires communautaires, dont 4 communautés de premières nations et une société métisse. À mesure que les initiatives soutenues par ces subventions seront déployées, on en comprendra mieux les répercussions. BC Healthy Communities mène une évaluation auprès de chacun des bénéficiaires communautaires.

Programme de subvention des communautés-amies des aînés Ministère de la santé de la Colombie Britannique Les subventions de ce programme et les options de renforcement des capacités sont mises à la disposition des gouvernements locaux (par exemple, municipalités, districts régionaux et premières nations) pour promouvoir la santé publique amie des aînés en favorisant des environnements physiques et sociaux adaptés aux aînés à mesure qu’ils vieillissent. À ce jour, 397 subventions ont été versées pour promouvoir les initiatives de communautés-amies des aînés dans toute la Colombie Britannique.
Financement d’urgence Gouvernement de l’Alberta Le financement (30 millions $) cible les organismes de bienfaisance, sans but lucratif et de la société civile. Les bénéficiaires des subventions reçoivent des services pour aborder le bien-être social de ceux touchés par la COVID-19 et les mesures prises pour limiter la propagation du virus. Les programmes ou services offerts visent la santé mentale, le soutien émotif, l’accès à l’information et à du soutien, de la sensibilisation, la technologie et l’isolement social.
Subvention de fonctionnement destinée au programme d’initiatives communautaires Gouvernement de l’Alberta Le programme offre du financement à des organismes (sans but lucratif et de bienfaisance) qui créent des occasions, pour les Albertains, de s’engager dans leur communauté et d’aider à la développer. Cet apport unique a accordé la priorité aux petits et moyens organismes se spécialisant dans la sécurité alimentaire, les refuges, le logement, les dépendances et le soutien en santé mentale, pour qu’ils puissent continuer de prendre soin des Albertains vulnérables. Un financement (8 millions $) a été accordé à ce programme.
Soutiens accrus en santé mentale Gouvernement de l’Alberta Le programme offre du financement (53 millions $) à des organismes de bienfaisance, sans but lucratif, confessionnels et communautaires de petite taille pour mettre en œuvre davantage de soutien en ligne, par téléphone et en personne en matière de santé mentale et d’abandon des dépendances, pour que les Albertains aient plus facilement accès aux services partout en Alberta pendant et après la pandémie de COVID-19.
Programme de subvention Aging Well in Communities (AWIC) Gouvernement de l’Alberta Les subventions aident les organismes sans but lucratif et de bienfaisance à offrir du soutien aux aînés pour qu’ils demeurent indépendants et actifs dans leur communauté. L’appel de propositions de l’exercice 2018 à 2019 a versé jusqu’à un maximum de 100 000 $ par projet, pour une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans. Au début de 2020, les bénéficiaires de subventions d’AWIC ont pu profiter d’une certaine souplesse pour adapter leurs services en réaction à la pandémie, notamment pour aborder l’isolement social des aînés.
Programme de subvention pour des communautés inclusives Gouvernement de l’Ontario Le 9 novembre 2020, l’Ontario a lancé un nouveau programme de subvention pour des communautés inclusives afin d’offrir des subventions d’un maximum de 60 000 $ à des initiatives locales conçues pour créer des communautés amies des aînés et inclusives, pour les aînés et les personnes handicapées. Il s’agissait d’un investissement de 3,5 millions $ sur 2 ans dans les gouvernements locaux et les organismes communautaires.
Programme de subventions communautaires pour aînés Gouvernement de l’Ontario Le programme de subventions communautaires de 2020 à 2021 verse plus de 4 millions $ afin de soutenir les organismes communautaires locaux qui abordent les enjeux auxquels font face les aînés, notamment l’isolement social. Depuis 2018, les subventions communautaires pour aînés ont soutenu près de 700 programmes communautaires locaux en Ontario.
Programme des centres de vie active pour personnes âgées (CVAPA) Gouvernement de l’Ontario Pour aider à combattre l’isolement social pendant la COVID-19, l’Ontario a investi 3,1 millions $ supplémentaires pendant l’exercice 2021 à 2022 (pour un total de 17,2 millions $) dans le programme des CVAPA. L’Ontario soutient environ 300 programmes de CVAPA dans la province, qui offrent des échanges sociaux et une programmation aux aînés. Pendant la COVID-19, les exploitants des CPAVA ont arrêté la programmation en personne, mais de nombreux sont passés à du soutien virtuel, notamment en travaillant avec l’Association des centres pour aînés de l’Ontario pour élargir l’utilisation du modèle de SCWW.
Programme de subventions du secrétariat des aînés Gouvernement de l’Île du Prince Édouard Les groupes d’aînés peuvent demander un financement annuel allant jusqu’à 5 000 $ pour mettre en œuvre des projets conçus pour aborder l’isolement social, entre autres critères. Ces dernières années, le programme a suscité de plus en plus d’intérêt.
Initiative pour l’inclusion sociale des aînés Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador L’initiative pour l’inclusion sociale des aînés soutient les clubs destinés aux 50 ans et plus, d’autres organismes d’aînés et d’autres organismes qui viennent en aide aux aînés. Les groupes non incorporés reçoivent jusqu’à 1 000 $ et les groupes incorporés, jusqu’à 2 000 $, pour soutenir l’engagement social des aînés. Les rapports des groupes financés indiquent une augmentation de l’engagement social. Le programme a réagi à la situation changeante de la COVID en permettant aux groupes de rediriger les fonds (au lieu de faire des sorties et de se rassembler, les groupes fournissent de l’équipement de protection individuelle et des paniers alimentaires santé).

Remarque : toute l’information a été fournie par une personne-ressource d’une province ou d’un territoire, en février ou mars 2021.

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