4. Indicateurs canadiens pour la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) des Nations Unies – article 16 : droit de ne pas être soumis à l'exploitation, à la violence et à la maltraitance
Sur cette page
- 4.1 Violence entre partenaires intimes (VPI) depuis l’âge de 15 ans
- 4.2 Symptômes compatibles avec le trouble de stress post-traumatique (TSPT) résultant de la violence entre partenaires intimes (VPI)
- 4.3 Violence physique par un partenaire intime
- 4.4 Violence psychologique ou exploitation financière par un partenaire intime
- 4.5 Agression sexuelle dans l’enfance avant l’âge de 15 ans
- 4.6 Violence physique dans l’enfance avant l’âge de 15 ans
- 4.7 Victime d’incident(s) criminel(s)
Formats substituts
Une version PDF des Indicateurs canadiens pour la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies est disponible sur la page d'index.
4.1 Violence entre partenaires intimes (VPI) depuis l’âge de 15 ans
Description textuelle du graphique 4.1
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes | 44 % | 32 %* |
| Femmes | 55 % | 37 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même genre (p<0,05)
- Notes : La violence entre partenaires intimes comprend la violence psychologique, la violence physique et la violence sexuelle. « Partenaire intime » est défini de manière large et comprend les conjoints mariés, conjoints de fait, partenaires amoureux et autres partenaires intimes actuels et anciens. Les estimations ci-dessus excluent les répondants qui ont déclaré n'avoir jamais eu de relation intime avec un partenaire.
- L'enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés a utilisé une question en 2 étapes afin de demander aux répondants leur sexe à la naissance et leur genre. Le présent rapport est basé sur le genre des répondants ; les personnes non-binaires ne sont pas incluses dans les catégories de genre présentées. Les données sur les expériences de violence entre partenaires intimes spécifiques à la population transgenre et non-binaire ne sont pas présentées en raison de la petite taille de l'échantillon.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même genre (p<0,05)
- Source : Statistique Canada, Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés, 2018, données extraites de Violence entre partenaires intimes au Canada, 2018 : un aperçu (calculs de Statistique Canada).
Les personnes ayant une incapacité âgées de 15 ans et plus étaient plus susceptibles d'avoir été victimes de violence entre partenaires intimes (VPI) au cours de leur vie (depuis l'âge de 15 ans) que les personnes n’ayant pas d’incapacité. Parmi les personnes ayant une incapacité, 44 % des hommes et 55 % des femmes ont été victimes de violence entre partenaires intimes au cours de leur vie. En comparaison, ce chiffre est de 32 % chez les hommes et de 37 % chez les femmes n’ayant pas d’incapacité.
4.2 Symptômes compatibles avec le trouble de stress post-traumatique (TSPT) résultant de la violence entre partenaires intimes (VPI)
Description textuelle du graphique 4.2
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes | 10 % | 2 %* |
| Femmes | 18 % | 8 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même genre (p<0,05)
- Notes : La violence entre partenaires intimes (VPI) comprend la violence psychologique, la violence physique et la violence sexuelle. « Partenaire intime » est défini de manière large et comprend les conjoints mariés, conjoints de fait, partenaires amoureux et autres partenaires intimes actuels et anciens. On a demandé aux répondants les effets à long terme de leurs expériences en matière de VPI, qui comprenaient avoir des cauchemars, sensation d'engourdissement de détachement, d’évitement et d’hyperexcitation. Ces effets ressemblent aux symptômes associés au trouble de stress post-traumatique (TSPT), mais ne constituent pas un diagnostic.
- Les estimations ci-dessus se réfèrent à la proportion de personnes ayant rapporté avoir présenté des symptômes compatibles avec le TSPT au cours du mois écoulé en raison de la VPI, parmi les personnes ayant subi une forme quelconque de VPI au cours des 12 derniers mois.
- L'enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés a utilisé une question en 2 étapes afin de demander aux répondants leur sexe à la naissance et leur genre. Le présent rapport est basé sur le genre des répondants ; les personnes non-binaires ne sont pas incluses dans les catégories de genre présentées. Les données sur les expériences de violence entre partenaires intimes spécifiques à la population transgenre et non-binaire ne sont pas présentées en raison de la petite taille de l'échantillon.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même genre (p<0,05)
- Source : Statistique Canada, Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés, 2018, données extraites de Violence entre partenaires intimes : expériences des femmes ayant une incapacité au Canada, 2018 (calculs de Statistique Canada).
Parmi les personnes ayant subi des violences entre partenaires intimes (VPI) au cours des 12 derniers mois, celles ayant une incapacité (10 % des hommes et 18 % des femmes) étaient plus susceptibles que celles n’ayant pas d’incapacité (2 % des hommes et 8 % des femmes) de déclarer avoir présenté des symptômes compatibles avec le TSPT au cours du mois précédent.
4.3 Violence physique par un partenaire intime
Description textuelle du graphique 4.3
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes | 4 % | 2 %* |
| Femmes | 4 % | 2 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même genre (p<0,05)
- Notes : « Partenaire intime » est défini de manière large et comprend les conjoints mariés, conjoints de fait, partenaires amoureux et autres partenaires intimes actuels et anciens.
- Les estimations ci-dessus excluent les répondants qui ont déclaré n'avoir jamais eu de relation intime avec un partenaire et ceux qui ont déclaré n'avoir eu aucun contact avec un partenaire intime actuel ou ancien au cours des 12 derniers mois.
- La violence physique désigne les agressions physiques (p. ex., frapper, étrangler, secouer) ou les menaces d'agression physique (p. ex., menacer de blesser, de tuer ou d'utiliser une arme).
- L'enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés a utilisé une question en 2 étapes afin de demander aux répondants leur sexe à la naissance et leur genre. Le présent rapport est basé sur le genre des répondants ; les personnes non-binaires ne sont pas incluses dans les catégories de genre présentées. Les données sur les expériences de violence entre partenaires intimes spécifiques à la population transgenre et non-binaire ne sont pas présentées en raison de la petite taille de l'échantillon.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même genre (p<0,05)
- Source : Statistique Canada, Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés, 2018, données extraites de Violence entre partenaires intimes : expériences des femmes ayant une incapacité au Canada, 2018 (calculs de Statistique Canada).
Les personnes ayant une incapacité étaient 2 fois plus susceptibles que les personnes n’ayant pas d’incapacité d'avoir été victimes de violence physique de la part d'un partenaire intime au cours des 12 derniers mois. Parmi les personnes ayant une incapacité, 4 % des hommes et des femmes ont été victimes de violence physique de la part d'un partenaire intime au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre est à comparer aux 2 % des hommes et des femmes n’ayant pas d’incapacité.
4.4 Violence psychologique ou exploitation financière par un partenaire intime
Description textuelle du graphique 4.4
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes+ | 21 % | 15 %* |
| Femmes+ | 25 % | 13 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : « Partenaire intime » désigne un conjoint, un partenaire ou un partenaire amoureux actuel ou ancien. On a demandé aux répondants d’indiquer si un ensemble des énoncés décrivait le comportement de leurs partenaires intimes au cours des 5 dernières années. La violence psychologique désigne des comportements tels que limiter les contacts avec la famille ou les amis, rabaisser ou insulter une personne dans le but de lui faire de la peine, blesser ou menacer de blesser son animal de compagnie ou l’un de ses proches. L’exploitation financière désigne des comportements tels que contraindre une personne à céder son argent, ses biens ou sa propriété.
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à deux catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Les différences entre les hommes et les femmes sont statistiquement significatives tant pour les personnes ayant une incapacité que pour celles n’en ayant pas (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête sociale générale - Sécurité des Canadiens, 2019(calculs de la Division de la recherche sociale).
Les personnes ayant une incapacité âgées de 15 ans et plus étaient plus susceptibles que les personnes n’ayant pas d’incapacité de rapporter avoir été victimes de violence psychologique ou exploitation financière de la part d'un partenaire intime au cours des 5 dernières années. Parmi les personnes ayant une incapacité, 21 % des hommes et 25 % des femmes ont rapporté avoir été victimes de violence psychologique ou exploitation financière de la part d'un partenaire intime au cours des 5 dernières années. En comparaison, ces chiffres sont de 15 % pour les hommes et de 13 % pour les femmes n’ayant pas d’incapacité.
4.5 Agression sexuelle dans l’enfance avant l’âge de 15 ans
Description textuelle du graphique 4.5
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes+ | 5 % | 2 %* |
| Femmes+ | 14 % | 7 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : On a demandé aux répondants si, avant l'âge de 15 ans, un adulte les avait forcés ou avait essayé de les forcer à avoir des activités sexuelles non désirées ou les avait touchés contre leur volonté d’une manière sexuelle. Les estimations ci-dessus font référence à la proportion de répondants qui ont été victimes d'agression sexuelle par un adulte au moins une fois avant l'âge de 15 ans.
- On ignore si l’incapacité était présente au moment de l'agression signalée ou si son apparition était liée à l'agression.
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à deux catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Les différences entre les hommes et les femmes sont statistiquement significatives tant pour les personnes ayant une incapacité que pour celles n’en ayant pas (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête sociale générale - Sécurité des Canadiens, 2019(calculs de la Division de la recherche sociale).
Les personnes ayant une incapacité âgées de 15 ans et plus étaient au moins 2 fois plus susceptibles que celles n’ayant pas d’incapacité d'avoir subi une agression sexuelle avant l'âge de 15 ans. Parmi les personnes ayant une incapacité, 5 % des hommes et 14 % des femmes ont déclaré avoir subi des agressions sexuelles avant l'âge de 15 ans. En comparaison, ces chiffres sont de 2 % pour les hommes et de 7 % pour les femmes n’ayant pas d’incapacité.
Les femmes ayant une incapacité étaient près de 3 fois plus susceptibles que les hommes ayant une incapacité d'avoir subi des agressions sexuelles avant l'âge de 15 ans (14 % contre 5 %).
4.6 Agression physique dans l’enfance avant l’âge de 15 ans
Description textuelle du graphique 4.6
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes+ | 33 % | 20 %* |
| Femmes+ | 30 % | 16 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : Les estimations ci-dessus font référence à la proportion de répondants ayant subi au moins une fois des agressions physiques de la part d'un adulte avant l'âge de 15 ans. Les agressions physiques subies par une personne comprennent notamment les gifles, les coups, les bousculades ou les jets d'objets par des adultes pour lui faire mal, ou encore les attaques physiques telles que les coups de pied, les morsures, les coups de poing, les étranglements, les brûlures ou toute autre forme d’attaque physique.
- On ignore si l’incapacité était présente au moment de l'agression signalée ou si son apparition était liée à l'agression.
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à deux catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Les différences entre les hommes et les femmes sont statistiquement significatives seulement pour les personnes n’ayant pas d’incapacité (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête sociale générale - Sécurité des Canadiens, 2019(calculs de la Division de la recherche sociale).
Les personnes ayant une incapacité étaient plus susceptibles que les personnes n’ayant pas d’incapacité d'avoir subi des agressions physiques avant l'âge de 15 ans. Parmi les personnes ayant une incapacité, 33 % des hommes et 30 % des femmes ont déclaré avoir subi des agressions physiques avant l'âge de 15 ans. En comparaison, ces chiffres sont de 20 % pour les hommes et de 16 % pour les femmes n’ayant pas d’incapacité.
4.7 Victime d’incident(s) criminel(s)
Description textuelle du graphique 4.7
| Type d’infraction | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Voies de fait | 6,6 % | 3,6 %* |
| Agression sexuelle | 6,0 % | 1,4 %* |
| Vol qualifié | 1,5 % | 0,3 %* |
* valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité pour une type d’infraction donné (p<0,05)
- Notes : On a demandé aux répondants si, au cours des 12 derniers mois, ils ont été victimes d’incident(s) criminel(s).
- Les voies de fait désignent une attaque (la victime est frappée, giflée, saisie, renversée ou battue), une menace de préjudice physique proférée ou un incident dans lequel une arme est présente.
- L'agression sexuelle désigne une activité sexuelle forcée, une tentative d’activité sexuelle forcée, des attouchements sexuels, des agrippements, des baisers ou des caresses non désirés, ou une relation sexuelle sans être en mesure d’y consentir.
- Le vol qualifié désigne un vol ou une tentative de vol dans lequel l’auteur a une arme ou dans lequel il y a des actes de violence ou des menaces de violence contre la victime.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité pour une type d’infraction donné (p<0,05)
- Les taux indiqués dans la source ci-dessous ont été calculés pour 1 000 habitants. Dans le graphique, les taux ont été convertis en pourcentages en divisant les valeurs par 10.
- Source Statistique Canada, Enquête sociale générale - Sécurité des Canadiens, 2019, données extraites de La victimisation criminelle au Canada, 2019 (format PDF) (calculs de Statistique Canada).
Les personnes ayant une incapacité étaient plus susceptibles que les personnes n’ayant pas d’incapacité de déclarer avoir été victimes d'un ou plusieurs actes criminels.
Par rapport aux personnes n’ayant pas d’incapacité, les personnes ayant une incapacité étaient près de 2 fois plus susceptibles de déclarer avoir été victimes de voies de fait (6,6 % contre 3,6 %), plus de 4 fois plus susceptibles de déclarer avoir été victimes d'agressions sexuelles (6 % contre 1,4 %) et 5 fois plus susceptibles de déclarer avoir été victimes de vols qualifiés (1,5 % contre 0,3 %).