Rapport fédéral de 2009 sur les personnes handicapées

Titre officiel : Rapport fédéral de 2009 sur les personnes handicapées : Vers l'intégration des personnes handicapées

Message de la ministre

L'honorable Diane Finley, C.P., députée, Ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences

Le gouvernement fédéral s’emploie à faire du Canada un pays plus fort et plus concurrentiel en proposant aux Canadiens des choix qui les aideront à prendre part à la vie de leur collectivité et à en profiter, et ce, afin d’améliorer leur qualité de vie en général.

Fidèle à cette mission, le gouvernement prend des mesures concrètes afin d’offrir encore plus de possibilités à l’ensemble des Canadiens, et surtout aux Canadiens handicapés. Nous sommes en train de bâtir un pays qui devient, plus que jamais, accessible à tous.

Vers l’intégration des personnes handicapées 2009 est le septième rapport annuel sur la situation des personnes handicapées au Canada. Cette année, le rapport présente un portrait des Canadiens handicapés.

Le présent rapport fournit des renseignements essentiels qui permettront à tous les ordres de gouvernement, aux associations, aux chercheurs et aux organismes non gouvernementaux de concevoir et de planifier les services dont ont besoin les personnes handicapées pour participer pleinement à la vie de la société.

Les nombreux obstacles auxquels se heurtent les personnes handicapées dans leur vie quotidienne passent souvent inaperçus. Depuis 2006, le gouvernement du Canada a adopté un certain nombre de mesures qui viennent en aide aux personnes handicapées et à leur famille, notamment les suivantes :

  • la création du Régime enregistré d’épargne-invalidité, qui permet aux parents et à d’autres personnes d’économiser en vue d’assurer la sécurité financière à long terme des personnes qui ont une incapacité grave;
  • la création du Fonds pour l’accessibilité qui prévoit l’investissement de 45 millions de dollars sur trois ans afin de financer des projets destinés à faciliter l’accès physique des personnes handicapées à divers lieux;
  • la création du Supplément de la prestation fiscale pour le revenu gagné, qui comprend un supplément additionnel à l’intention des Canadiens handicapés qui travaillent mais qui touchent un faible revenu, puisque ces personnes doivent surmonter des obstacles particulièrement importants pour pouvoir participer au marché du travail;
  • la création de la Commission canadienne de la santé mentale, dont le mandat est d’élaborer une stratégie nationale de la santé mentale;
  • la décision d’exonérer la formation de la taxe sur les produits et services et de la taxe de vente harmonisée (TPS et TVH) et l’ajout, à la liste des appareils médicaux et des appareils fonctionnels exempts de TPS et de TVH, des chiens d’assistance spécialement dressés pour aider les personnes à composer avec une incapacité ou avec certains troubles tel l’autisme.

Dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, nous effectuons ces investissements considérables pour améliorer la condition des personnes handicapées.

Notre gouvernement continuera de travailler de concert avec ses partenaires provinciaux et territoriaux afin de supprimer les obstacles que doivent affronter tous les Canadiens, sans exception. Ainsi, grâce à nos efforts conjoints, ils pourront tous participer pleinement à la vie de la société.

L'honorable Diane Finley, C.P., députée
Ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences

Au sujet de la page couverture

Neuf pictogrammes destinées aux personnes handicapées. Une description textuelle des icônes est disponible ci-dessous

L’image imprimée en page couverture du présent rapport comprend neuf pictogrammes qui servent à signaler qu’on a adopté des mesures de soutien destinées aux personnes handicapées dans une situation ou un endroit donné. Voici la signification de ces pictogrammes :

Pictogramme de personne en fauteuil roulant

Accessible aux personnes à mobilité réduite, dont les personnes en fauteuil roulant.

Pictogramme de téléphone avec téléimprimeur

Appareil téléphonique ou numéro de téléphone permettant aux personnes sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de la parole d’utiliser un téléimprimeur.

Pictogramme de lieu fournissant de l’accès à l’audition

Lieu qui fournit un système d’augmentation ou d’accès à l’audition, qu’il s’agisse d’une boucle d’induction, d’un système infrarouge ou d’un système de modulation de fréquences.

Pictogramme de téléphone avec du son amplifié

Appareil téléphonique muni d’un dispositif qui permet d’amplifier le son ou de régler le volume.

Pictogramme de lieu fournissant de l’accès à l’audition

Émission de télévision ou bande vidéo avec sous-titres codés à l’intention des personnes sourdes ou malentendantes.

Pictogramme d'interprétation gestuelle

Service d’interprétation gestuelle offert à l’occasion d’une conférence, d’une visite, d’un spectacle, d’un congrès ou autre.

Pictogramme de personne aveugle ou avec des troubles de vision

Mesures prises pour que les personnes aveugles ou ayant des troubles de la vue puissent profiter d’une visite guidée ou d’une exposition, par exemple.

Pictogramme de braille

Documents imprimés disponibles en braille.

Pictogramme de vision partielle

Services adaptés pour répondre aux besoins des personnes ayant une vision partielle.

Avant-propos

Vers l’intégration des personnes handicapées 2009 est le septième rapport annuel du gouvernement du Canada sur les personnes handicapées. Ce rapport examine la condition des Canadiens handicapés ainsi que l’évolution de leur situation au fil du temps.

À la suite du Recensement de 2001 et de celui de 2006, des enquêtes ont été effectuées auprès des adultes et des enfants qui ont de la difficulté à vaquer à leurs occupations quotidiennes ou dont la condition physique ou mentale ou un problème de santé limite le type et le nombre d’activités qu’ils peuvent faire. Note de bas de page *

Le présent rapport présente une comparaison statistique de ces enquêtes, mettant à profit le rapport Vers l’intégration des personnes handicapées 2004, lequel examinait la situation des personnes handicapées au moyen de 29 indicateurs de progrès. Il reprend plusieurs des indicateurs utilisés dans le rapport de 2004 ainsi que les nouveaux indicateurs.

Vers l’intégration des personnes handicapées 2009 étudie les indicateurs de changement dans les domaines de résultats suivants :

  • Services et mesures de soutien : Les services et mesures de soutien varient d’une personne à l’autre, puisque chaque personne handicapée a des besoins, des buts et des problèmes qui lui sont propres. La difficulté à accéder aux services et aux mesures de soutien nécessaires peut constituer un obstacle à l’intégration des personnes handicapées.
  • Éducation et formation : L’accès à l’éducation est souvent un facteur important de la pleine participation à la société. Les enfants et les adultes handicapés peuvent faire face à divers obstacles, notamment sur le plan physique, comportemental et financier, qui leur rendent l’accès à l’éducation et à la formation plus difficile.
  • Emploi et revenu : L’emploi contribue à améliorer la qualité de vie socio-économique des adultes en âge de travailler et constitue un important facteur d’intégration. Les Canadiens handicapés sont plus susceptibles de toucher un faible revenu que les Canadiens non handicapés. Or, l’accès à un revenu suffisant est essentiel puisqu’il existe un lien entre un revenu élevé, d’une part, et une bonne qualité de vie et une pleine participation à la société, d’autre part.
  • Santé et bien-être : La santé et le bien-être sont des facteurs essentiels pour mener une vie bien remplie et participer à part entière à la société. La santé physique, mentale et psychologique influe sur pratiquement tous les aspects de la vie d’une personne, et est liée à d’autres résultats, notamment le degré de scolarité, l’emploi, le revenu et la participation à la vie de la collectivité.

Nous prévoyons réaliser divers projets de recherche portant sur d’autres aspects de la condition des Canadiens handicapés. Certains de ces projets sont déjà en cours. Nous prévoyons également publier des études ciblées, notamment sur les questions touchant les Autochtones handicapés et sur la condition des personnes handicapées selon l’âge et le sexe.

Dans une étude complémentaire intitulée Profil de l’incapacité au Canada en 2006 qui devrait être publiée au début de 2010, nous ferons état des statistiques nationales, provinciales et territoriales pour l’année 2006.

Le gouvernement du Canada est heureux de vous présenter le rapport Vers l’intégration des personnes handicapées 2009. Nous sommes impatients de recevoir vos commentaires et de continuer à collaborer avec vous en vue de favoriser la pleine intégration des personnes handicapées à la société canadienne.

Au sujet des données

Le présent rapport porte sur les données de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités (EPLA) de 2006 et de 2001. Le Recensement  du Canada a servi de cadre d’échantillonnage pour ces enquêtes et a permis de cerner la population visée.

Le questionnaire du Recensement de 2006 comprenait deux questions filtres sur les limitations d’activités. Les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête ont été sélectionnées en fonction des réponses qu’elles ont données à ces deux questions et en fonction des données du recensement sur l’âge et le lieu de résidence. Les deux questions filtres sur l’incapacité sont reprises dans l’enquête. Elles sont suivies d’une série d’autres questions filtres sur les limitations d’activités. Les réponses à ces questions ont servi à sélectionner les personnes qui participeraient à l’enquête, laquelle recueille des renseignements sur l’influence de l’incapacité sur les activités quotidiennes et divers autres aspects de la vie des répondants, tels l’éducation, l’emploi, les loisirs et le transport.

L’échantillon de l’enquête compte 48 000 personnes, dont quelque 39 000 adultes et 9 000 enfants. Les interviews ont été réalisées par téléphone, au moyen d’une méthode de collecte de renseignements assistée par ordinateur. Deux questionnaires ont été utilisés, l’un destiné aux adultes âgés de 15 ans ou plus, l’autre destiné aux enfants de moins de 15 ans. Les questions relatives aux enfants ont été posées à l’un des parents ou au tuteur de l’enfant. Le taux de réponse global a été de 75 p. 100.

La population sur laquelle porte l’enquête se compose de personnes vivant dans une résidence privée et dans certaines catégories de logements collectifs, dans les dix provinces et les trois territoires. Les personnes habitant dans des établissements privés ou publics ou dans des réserves des Premières Nations ont été exclues de l’enquête.

L’enquête de 2006 s’inspire du travail réalisé dans le cadre de l’Enquête sur la santé et les limitations d’activités (ESLA) de 1991 et de l’enquête de 2001. On ne peut comparer les données de l’ESLA à celles de 2001 et de 2006 parce qu’elles sont sensiblement différentes sur le plan de l’échantillonnage, de la définition opérationnelle, de la population cible et du contenu des questionnaires. Le présent rapport compare les conclusions de l’enquête de 2006 à celles de l’enquête de 2001 dans le but de dégager les tendances qui ont marqué cette période de cinq ans.

Méthode de comparaison des données de l’enquête de 2001 à celles de 2006

On a élargi la portée de l’enquête de 2006 afin d’y intégrer certains groupes particuliers, non sondés dans l’enquête de 2001. Les trois principaux groupes compris en 2006 mais non en 2001 sont les suivants :

  1. Les habitants des territoires.
  2. Les personnes qui vivent dans des collectivités autochtones hors réserve. En 2001, elles avaient fait l’objet d’une enquête distincte, l’Enquête auprès des peuples autochtones.
  3. Les personnes qui vivent dans des logements collectifs non institutionnels, comme les immeubles résidentiels avec services d’aide. Ce groupe ne comprend pas les personnes qui vivent dans des logements collectifs institutionnels, comme les maisons de soins infirmiers ou les maisons de soins palliatifs.

Pour pouvoir effectuer des comparaisons statistiques fiables avec les données de 2001, les données relatives aux groupes susmentionnés ont été supprimées des résultats de 2006 aux fins du présent rapport. Les données rajustées sont désignées sous le nom de « données comparables de 2006 » et ce sont elles qui figurent dans toutes les comparaisons du présent rapport.

Le tableau 0.1 présente des données sur la prévalence de l’incapacité selon le groupe d’âge avant et après suppression des données sur les groupes susmentionnés, ce qui permet de bien distinguer les conséquences de ce rajustement. Dans le groupe des 0 à 64 ans, le rajustement n’a guère d’influence sur le taux d’incapacité. Dans le groupe des aînés, par contre, le taux d’incapacité global chute de 0,2 p. 100 lorsque les données relatives aux groupes susmentionnés sont supprimées. On peut donc en conclure que les taux d’incapacité figurant dans le présent rapport sont en général légèrement sous-évalués.

Tableau 0.1 — Prévalence de l’incapacité selon le groupe d’âge, 2006 et Données comparables de 2006
Groupe d’âge 2006 Données comparables de 2006
Population totale Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%) Population totale Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%)
Total : 0 à 14 ans 5 471 350 202 350 3,7 5 408 580 200 460 3,7
0 à 4 ans 1 656 040 27 540 1,7 1 635 860 27 280 1,7
5 à 14 ans 3 815 310 174 810 4,6 3 772 720 173 180 4,6
Total : 15 ans ou plus 25 422 290 4 215 530 16,6 25 172 660 4 162 690 16,5
15 à 64 ans 21 373 150 2 457 940 11,5 21 175 880 2 437 610 11,5
65 ans ou plus 4 049 140 1 757 590 43,4 3 996 790 1 725 080 43,2
Total : Tous les groupes d’âge 30 893 640 4 417 880 14,3 30 581 240 4 363 150 14,3

Il en est de même de l’incidence du rajustement des données sur les taux d’incapacité en fonction du type d’incapacité, comme on peut le constater dans le tableau 0.2. Le taux de prévalence des incapacités relativement répandues chez les aînés (incapacité liée à l’agilité, à l’ouïe, à la mobilité, à la vision ou à la douleur) diminue légèrement après rajustement des données.

Tableau 0.2 — Prévalence de l’incapacité selon le type d’incapacité, 2006 et données comparables de 2006
Type d’incapacité 2006 Données comparables de 2006
Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%) Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%)
Agilité/dextérité 2 856 820 9,2 2 818 860 9,2
Communication 557 980 1,8 547 980 1,8
Développement 207 400 0,7 205 330 0,7
Affectivité 649 780 2,1 645 760 2,1
Ouïe 1 289 410 4,2 1 264 960 4,1
Apprentissage 752 110 2,4 746 290 2,4
Mémoire 495 990 1,6 491 400 1,6
Mobilité 2 946 160 9,5 2 908 650 9,5
Douleur 2 965 650 9,6 2 928 290 9,6
Vision 835 960 2,7 822 810 2,7

Introduction

L’introduction présente les points saillants du rapport ainsi qu’un bref aperçu de l’incapacité au Canada fondé sur une analyse comparative des données de l’enquête de 2001 à celles de 2006.

Points saillants

Voici quelques-unes des principales constatations du rapport Vers l’intégration des personnes handicapées 2009 :

Observations générales

  • Le taux d’incapacité global au Canada est passé de 12,4 p. 100 en 2001 à 14,3 p. 100 en 2006. Environ un Canadien sur sept a maintenant une incapacité. On observe une augmentation de l’incapacité déclarée dans tous les groupes d’âge, mais surtout parmi les adultes de plus de 65 ans (taux en hausse d’environ 3 p. 100, atteignant 43,2 p. 100 en 2006). Cette augmentation est en grande partie due au vieillissement de la population et au signalement d’un plus grand nombre de cas de troubles d’apprentissage.
  • Les déficiences liées à la douleur, à la mobilité et à l’agilité sont les types d’incapacité les plus répandus chez les adultes. Le taux d’incidence de ces trois types d’incapacité a connu une hausse marquée entre 2001 et 2006, due en partie à l’augmentation de la proportion d’aînés dans l’ensemble de la population.

Services et mesures de soutien

  • Les adultes handicapés dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils fonctionnels sont comblés sont plus nombreux en 2006 qu’en 2001.
  • En 2006, 56,5 p. 100 des adultes ayant des troubles d’apprentissage et ayant besoin d’accessoires et d’appareils fonctionnels déclarent que tous leurs besoins en cette matière sont comblés. Il s’agit d’une augmentation de 17,4 p. 100 par rapport à 2001. En revanche, parmi les adultes ayant des troubles de communication, on constate une diminution de la satisfaction des besoins puisque, en 2006, seulement un peu plus du quart d’entre eux déclarent que tous leurs besoins sont comblés.

Éducation et formation

  • Les taux globaux d’intégration et de scolarisation ont augmenté entre 2001 et 2006, année où la majorité des personnes handicapées détient un diplôme d’études secondaires. Les taux de scolarisation ont connu une hausse de 12,3 p. 100 depuis 2001. En effet, 74,6 p. 100 des adultes handicapés en âge de travailler possédaient un diplôme d’études secondaires ou postsecondaires en 2006.

Emploi et revenu

  • Depuis 2001, le taux d’emploi chez les Canadiens handicapés en âge de travailler a augmenté de 4 p. 100, pour s’établir à 53,5 p. 100 en 2006.
  • Le taux de participation au marché du travail et le taux d’emploi parmi les personnes handicapées ont connu une hausse pendant la période de croissance économique, entre 2001 et 2006. On observe notamment une croissance de l’emploi à temps plein et à l’année, et une augmentation du nombre de femmes handicapées qui occupent un emploi. Il subsiste toutefois un écart considérable entre les salaires annuels des femmes et des hommes handicapés, certaines femmes touchant quelque 11 000 $ de moins par année que les hommes handicapés.
  • L’écart entre le revenu total, selon qu’ils comptent ou non un ou des adultes handicapés, s’accroît légèrement entre 2001 et 2006. Cependant, l’écart observé en 2001 entre les aînés handicapés et les aînés non handicapés a diminué de plus de la moitié.

Aperçu de l’incapacité au Canada

Le Canada compte approximativement 4,4 millions d’enfants et d’adultes handicapés. On constate donc une augmentation de la proportion de la population qui signale avoir une incapacité, cette proportion passant de 12,4 p. 100 en 2001 à 14,3 p. 100 en 2006. Cette augmentation est largement attribuable au vieillissement de la population et au signalement d’un plus grand nombre de cas de troubles d’apprentissage.

Taux d’incapacité par groupe d’âge

Les taux d’incapacité par groupe d’âge figurant dans les données comparables de 2001 et de 2006 sont présentés au tableau 0.3. Environ un Canadien sur sept a une incapacité. Le taux d’incapacité parmi les adultes, tous groupes d’âge confondus, et parmi les enfants de 5 à 14 ans a connu une hausse importante (passant de 4,0 p. 100 à 4,6 p. 100 chez les enfants de 5 à 14 ans). Par contre, chez les enfants de 0 à 4 ans, le taux d’incapacité demeure stable.

Tableau 0.3 — Prévalence de l’incapacité par groupe d’âge, 2001 et données comparables de 2006
Groupe d’âge 2001 Données comparables de 2006
Population totale Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%) Population totale Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%)
Total : 0 à 14 ans 5 546 010 180 920 3,3 5 408 580 200 460 3,7
0 à 4 ans 1 641 680 26 210 1,6 1 635 860 27 280 1,7
5 à 14 ans 3 904 330 154 710 4,0 3 772 720 173 180 4,6
Total : 15 ans ou plus 23 445 760 3 420 330 14,6 25 172 660 4 162 690 16,5
15 à 64 ans 19 858 350 1 968 490 9,9 21 175 880 2 437 610 11,5
65 ans ou plus 3 587 410 1 451 840 40,5 3 996 790 1 725 080 43,2
Total : Tous les groupes d’âge 28 991 770 3 601 250 12,4 30 581 240 4 363 150 14,3

Dans l’ensemble du Canada, le taux d’incapacité chez les femmes adultes se situe à 17,7 p. 100 et, chez les hommes adultes, à 15,4 p. 100. Parmi les enfants âgés de 14 ans ou moins, 4,6 p. 100 des garçons connaissent une limitation des activités, comparativement à 2,7 p. 100 des filles.

Taux d’incapacité par type d’incapacité

Les taux d’incapacité selon le type d’incapacité des données de 2001 et des données comparables de 2006 sont présentés dans les tableaux 0.4 (adultes) et 0.5 (enfants). Les types d’incapacité les plus répandus chez les adultes sont ceux liés à la douleur, à la mobilité et à l’agilité. Le taux d’incidence de ces trois types d’incapacité a connu une hausse marquée entre 2001 et 2006, due en partie à l’augmentation de la proportion d’aînés dans l’ensemble de la population.

Tableau 0.4 — Prévalence de l’incapacité par type d’incapacité chez les adultes de 15 ans ou plus, 2001 et données comparables de 2006
Type d’incapacité 2001 Données comparables de 2006
Population ayant une incapacité Taux d’incapacité(%) Population ayant une incapacité Taux d’incapacité(%)
Agilité/dextérité 2 276 980 9,7 2 782 160 11,1
Communication 362 720 1,5 470 510 1,9
Développement 120 140 0,5 135 230 0,5
Affectivité 522 950 2,2 586 030 2,3
Ouïe 1 038 140 4,4 1 241 940 4,9
Apprentissage 451 420 1,9 626 090 2,5
Mémoire 420 750 1,8 491 400 2,0
Mobilité 2 451 570 10,5 2 885 820 11,5
Douleur 2 376 760 10,1 2 928 290 11,6
Vision 594 350 2,6 803 260 3,3

Les types d’incapacité les plus répandus chez les enfants sont les troubles d’apprentissage et de communication et les retards de développement. Le pourcentage d’enfants canadiens ayant des troubles d’apprentissage a augmenté notablement, passant de 1,8 p. 100 à 2,2 p. 100.

Chart 0.5 — Prevalence of disability by disability type for children (age 0 to 14), 2001 and 2006 comparable
Type d’incapacité 2001 Données comparables de 2006
Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%) Population ayant une incapacité Taux d’incapacité (%)
Agilité/dextérité 31 410 0,6 36 700 0,7
Communication 66 940 1,2 77 470 1,4
Développement (5 +) ou retard (0–4) 64 000 1,2 70 100 1,3
Affectivité 49 140 0,9 59 730 1,1
Ouïe 23 750 0,4 23 020 0,4
Apprentissage 100 360 1,8 120 200 2,2
Mobilité 21 150 0,4 22 830 0,4
Vision 16 600 0,3 19 550 0,4

Les données comparables de 2006 révèlent que, chez les Canadiens handicapés, les incapacités légères à modérées (touchant 2 624 390 personnes) sont plus courantes que les incapacités graves à très graves (touchant 1 738 760 personnes).

Chapitre 1 : Services et mesures de soutien

Le chapitre un décrit l’utilisation que les Canadiens handicapés font des services et des mesures de soutien. Ces mesures et ces services permettent aux personnes handicapées de vaquer à leurs activités quotidiennes. L’analyse porte essentiellement sur des mesures de soutien ciblées : les accessoires et appareils fonctionnels, les modifications du domicile, les fournisseurs de soins et d’aide pour effectuer les activités quotidiennes, le transport et l’accès à l’information.

Les mesures de soutien nécessaires varient d’une personne handicapée à l’autre, puisque chacune a des besoins, des buts et des problèmes différents susceptibles d’influer tant sur ses besoins que sur la capacité à y répondre. La difficulté à accéder aux mesures de soutien nécessaires peut constituer un obstacle à l’intégration des personnes handicapées.

Les besoins à l’égard de certains types de mesures de soutien, telles les modifications du domicile et les services de fournisseurs de soins, ont diminué depuis 2001. Le nombre de déplacements locaux et sur de longues distances a également connu une baisse, entre autres parce que les déplacements deviennent trop difficiles ou tout simplement impossibles lorsque l’état de santé de la personne handicapée s’aggrave. Le coût demeure l’obstacle le plus souvent mentionné en ce qui a trait à l’obtention d’accessoires et d’appareils fonctionnels, à la modification du domicile et au recours à des fournisseurs de soins.

Secteurs indicateurs

Accessoires et appareils fonctionnels

En 2006, plus de 2,6 millions d’adultes et plus de 87 000 enfants avaient besoin d’accessoires et d’appareils fonctionnels pour accomplir leurs activités quotidiennes. Parmi les accessoires et appareils fonctionnels nécessaires, mentionnons les aides à l’audition, les outils de préhension, les logiciels de reconnaissance vocale et les membres artificiels. Les deux tiers des Canadiens handicapés ont besoin de ces accessoires et appareils, mais à des degrés divers qui varient en fonction de l’âge, du sexe, de la gravité et du type d’incapacité.

Parmi les adultes handicapés qui ont besoin d’accessoires et d’appareils fonctionnels, six sur dix estiment que tous leurs besoins sont satisfaits, trois sur dix considèrent qu’une partie de leurs besoins sont satisfaits et un sur dix affirme qu’aucun de ses besoins n’est satisfait. La distribution globale des besoins satisfaits a changé entre 2001 et 2006. En effet, en 2006, davantage d’adultes handicapés ayant besoin d’accessoires et d’appareils affirmaient que tous leurs besoins étaient satisfaits.

Tableau 1.1 — Degré de satisfaction des besoins des adultes âgés de 15 ans ou plus ayant besoin d’accessoires et d’appareils fonctionnels, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 1.1 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 1.1

Ce diagramme à colonnes illustre le degré de satisfaction des personnes handicapées en matière d’accessoires et d’appareils en 2001 et en 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de dix, de 0 à 70.

L’axe X comporte trois degrés de satisfaction pour ce qui est des besoins comblés en matière d’accessoires et d’appareils, qui sont les suivants (gauche à droite) : « tous les besoins comblés », « quelques besoins comblés », « aucun besoin comblé ».

Il y a deux colonnes pour chaque catégorie, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune en pourcentage les besoins comblés en matière d’accessoires et d’appareils pour chacune des années étudiées.

Le pourcentage de personnes handicapées dont tous les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été comblés était de 38,3 % en 2001 et de 61,2 % en 2006.

Le pourcentage de personnes handicapées dont quelques besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été comblés était de 53,1 % en 2001 et de 28,9 % en 2006.

Le pourcentage de personnes handicapées dont aucun des besoins en matière d’accessoires et d’appareils n’avait été comblé était de 8,6 % en 2001 et de 9,9 % en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  4. Le pourcentage est basé sur le nombre d’adultes handicapés.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Tableau 1.2 — Besoins non satisfaits en matière d’accessoires et d’appareils fonctionnels, par groupe d’âge, 2001 et 2006
Groupe d’âge 2001 2006
Tous les besoins satisfaits Besoins non satisfaits Tous les besoins satisfaits Besoins non satisfaits
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
5 à 14 ans 50 950 58,3 36 430 41,7 38 270 43,8 49 140 56,2
15 à 64 ans 127 580 24,3 397 420 75,7 821 160 55,8 650 080 44,2
65 ans ou plus 270 850 52,6 244 560 47,4 782 420 68,2 365 110 31,8
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 4 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Le degré de satisfaction des besoins varie également selon le type d’incapacité. Ainsi, près des trois quarts des adultes dont la mobilité est réduite et qui ont besoin d’accessoires et d’appareils fonctionnels estiment que tous leurs besoins sont satisfaits. Entre 2001 et 2006, le degré de satisfaction des besoins des adultes ayant des troubles de communication a diminué; seulement un peu plus du quart de ces personnes estiment que tous leurs besoins sont pleinement satisfaits en 2006. En comparaison, 56,5 p. 100 des adultes ayant des troubles d’apprentissage et ayant besoin d’accessoires et d’appareils fonctionnels considèrent que leurs besoins sont pleinement satisfaits en 2006, soit une hausse par rapport au pourcentage de 2001, qui s’établissait à 39,1 p. 100.

Tableau 1.3 — Tous les besoins satisfaits, par type d’incapacité, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 1.3 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 1.3

Ce diagramme à barres horizontales illustre le pourcentage de personnes handicapées dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés, selon la catégorie de handicap, en 2001 et en 2006.

L’axe X est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de dix, de 0 à 80.

L’axe Y comporte sept catégories de handicaps, qui sont les suivantes (de gauche à droite) : « handicap auditif », « handicap visuel », « troubles de la communication », « handicap de mobilité », « agilité réduite », « douleur chronique », « troubles d’apprentissage ».

Il y a deux barres horizontales pour chaque catégorie de handicap (sauf pour « douleur chronique »), une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune en pourcentage les personnes handicapées dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés pour chacune des années étudiées.

Le pourcentage de personnes souffrant d’un handicap auditif dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 61,3 % en 2001 et de 59,5 % en 2006.

Le pourcentage de personnes souffrant d’un handicap visuel dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 66,5 % en 2001 et de 71,4 % en 2006.

Le pourcentage de personnes souffrant de troubles de la communication dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 43,2 % en 2001 et de 25,9 % en 2006.

Le pourcentage de personnes souffrant d’un handicap de mobilité dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 71,6 % en 2001 et de 74,1 % en 2006.

Le pourcentage de personnes souffrant d’une agilité réduite dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 68,5 % en 2001 et de 63,1 % en 2006.

Le pourcentage de personnes souffrant de douleurs chroniques dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 69,9 % en 2006.

Le pourcentage de personnes souffrant de troubles de l’apprentissage dont les besoins en matière d’accessoires et d’appareils avaient été entièrement comblés était de 39,1 % en 2001 et de 56,5 % en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  4. Le pourcentage est basé sur le total de population des personnes handicapées et non le nombre de besoins.
  5. La catégorie « douleur chronique » ne faisait pas partie de l’EPLA de 2001.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.
  3. L’EPLA de 2001 ne comportait pas de données sur l’incapacité liée à la douleur.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Les personnes ayant une incapacité grave sont plus susceptibles que celles dont l’incapacité est légère de signaler que certains de leurs besoins ne sont pas satisfaits. En effet, en 2006, on observe que certains des besoins en matière d’accessoires et d’appareils fonctionnels de 40,7 p. 100 des personnes de cinq ans ou plus ayant une incapacité grave à très grave ne sont pas satisfaits. En comparaison, chez les personnes ayant une incapacité légère à modérée, ce taux s’établit à 13,8 p. 100.

Le coût des accessoires et des appareils fonctionnels constitue l’obstacle le plus souvent évoqué pour expliquer que certains des besoins en cette matière ne sont pas satisfaits : c’est le cas chez 58,7 p. 100 des adultes en âge de travailler et chez 44,3 p. 100 des aînés. Les autres raisons les plus souvent mentionnées sont le manque d’information et le manque de disponibilité des accessoires et des appareils fonctionnels.

Tableau 1.4 — Raisons pour lesquelles certains besoins en matière d’accessoires et d’appareils fonctionnels ne sont pas comblés, par âge, 2006
Raison 15 à 64 ans 65 ans ou plus
Nombre % Nombre %
Total 650 090 365 110
Coûts (achat/entretien) 381 810 58.7 161 620 44.3
Non disponible dans la région 14 880 2.3 5 850 3.6
Incapacité pas assez grave 42 460 6.5 34 160 9.4
Ne sait pas où s’adresser 69 080 10.6 38 410 10.5
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.
  3. La raison « Non couvert par l’assurance » a été supprimée en raison du manque de fiabilité des chiffres.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Modification du domicile

En 2006, environ 465 000 adultes handicapés (âgés de 15 ans ou plus) avaient besoin que certaines modifications soient apportées à leur domicile afin de réduire les obstacles auxquels ils faisaient face dans leur foyer et d’accroître leur autonomie. Ces modifications comprennent l’installation de barres d’appui et de portes automatiques et l’élargissement des entrées de porte et des corridors. Le pourcentage des adultes handicapés qui ont besoin que des modifications soient apportées à leur domicile a diminué, passant de 14,1 p. 100 en 2001 à 11,2 p. 100 en 2006.

Parmi les adultes ayant besoin que leur domicile soit modifié en raison de leur incapacité, six sur dix estiment que tous leurs besoins sont satisfaits à cet égard, les aînés étant plus nombreux que les adultes en âge de travailler dans cette catégorie. En effet, sept aînés sur dix se déclarent entièrement satisfaits comparativement à cinq adultes en âge de travailler sur dix.

Tableau 1.5 — Taux de satisfaction des besoins en matière de modification du domicile, 2001 et 2006
Besoins satisfaits 2001 2006
Nombre % Nombre %
15 à 64 ans
Total 209 590 100,0 201 960 100,0
Tous les besoins satisfaits 102 770 49,0 99 510 49,3
Certains besoins satisfaits 29 660 14,2 21 500 10,6
Aucun besoin satisfait 77 160 36,8 80 950 40,1
65 ans ou plus
Total 273 440 100,0 262 550 100,0
Tous les besoins satisfaits 200 680 73,4 181 530 69,1
Certains besoins satisfaits 24 130 8,8 16 120 6,1
Aucun besoin satisfait 48 630 17,8 64 900 24,7
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Parmi les adultes handicapés âgés de 15 ans ou plus, les femmes sont plus nombreuses, que les hommes à avoir besoin que des modifications soient apportées à leur domicile, (13,3 p. 100 des femmes contre 8,5 p. 100 des hommes). Les comparaisons effectuées, selon l’âge et le sexe révèlent que, parmi les femmes handicapées, 17,9 p. 100 des, femmes âgées ont besoin que leur domicile soit modifié comparativement à seulement, 9,9 p. 100 des femmes handicapées en âge de travailler.

Bien que, dans l’ensemble, les besoins en matière de modification du domicile aient, diminué entre 2001 et 2006, le nombre d’adultes qui ont besoin d’un ascenseur ou, d’un dispositif de levage à domicile mais qui ne disposent pas de telles installations a, augmenté, passant de 39 620 à 59 020. En 2001, les besoins non satisfaits en matière, de modification du domicile avaient le plus souvent trait aux barres d’appui et aux, sièges élévateurs de bain. Le nombre d’adultes à signaler que ce besoin n’est pas, satisfait a diminué, passant de 87 480 en 2001 à 49 150 en 2006.

Tableau 1.6 — Besoins non satisfaits les plus courants en ce qui a trait à la modification du domicile, 2001 et 2006
Besoin non satisfait 2001 2006
Nombre % Nombre %
Total 179 590 183 470
Portes automatiques ou à ouverture facile 27 960 15,60 15 050 8,2
Ascenseur ou dispositif de levage 39 620 22,1 59 020 32,2
Barres d’appui ou siège élévateur de bain 87 480 48,7 49 150 26,8
Comptoirs de cuisine surbaissés 17 890 10,0 6 050 3,3
Rampes d’accès ou entrée au niveau du sol 52 540 29,3 42 960 23,4
Alarmes visuelles ou sonores 13 770 7,7 3 120 1,7
Entrées de porte et corridors élargis 20 780 11,6 7 120 3,9
Autres installations spéciales 57 710 32,1 54 480 29,7
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d’une option.
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Le coût constitue la principale entrave à la satisfaction des besoins en matière de, modification du domicile. En 2006, deux adultes handicapés sur dix (20,1 p. 100), n’ont pas obtenu les modifications dont ils avaient besoin en raison du coût de, ces modifications. Le pourcentage d’adultes en âge de travailler n’ayant pas les, moyens d’apporter les modifications nécessaires à leur domicile est plus élevé que, le pourcentage d’aînés dans la même situation (25,8 p. 100 des adultes en âge de, travailler contre 15,7 p. 100 des aînés). Les autres raisons expliquant que les besoins de, modification du domicile ne sont pas comblés comprennent le fait d’être inscrit sur une, liste d’attente en vue d’obtenir les modifications voulues et le fait que les installations, voulues n’aient pas été recommandées ou approuvées par un professionnel de la santé.

Fournisseurs de soins et d’aide dans les activités quotidiennes

En 2006, plus de 2,65 millions d’adultes handicapés âgés de 15 ans ou plus avaient besoin d’aide pour accomplir au moins une activité quotidienne (p. ex. s’habiller, faire le ménage ou préparer les repas). Le pourcentage d’adultes handicapés ayant besoin d’aide est demeuré stable, puisqu’il était de 63,4 p. 100 en 2001 et de 63,7 p. 100 en 2006.

Les enquêtes de 2001 et de 2006 portent sur des personnes qui ne vivent pas en établissement; les adultes qui habitent dans une maison de soins infirmiers ou une maison de soins palliatifs ne sont donc pas compris. En outre, si l’enquête de 2006 porte sur les personnes qui vivent dans des logements collectifs non institutionnels (tels les appartements avec services d’aide), ce n’est pas le cas de l’enquête de 2001. Il faut donc considérer que les données sur la fourniture de soins recueillies dans ces enquêtes dressent avant tout le portrait des adultes qui vivent dans un domicile privé, au sein de la collectivité.

Les fournisseurs de soins aux personnes handicapées, tant officiels que non officiels, sont des sources de soutien et d’aide dans l’accomplissement des activités quotidiennes. Les fournisseurs non officiels comprennent des membres de la famille et des amis tandis que les fournisseurs officiels se composent généralement de personnes rémunérées référées par des organismes. La plus grande partie du réseau de soutien des personnes handicapées se compose de membres de la famille.

Beaucoup de personnes handicapées reçoivent l’aide de différentes personnes pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Au total, 2 440 570 adultes handicapés âgés de 15 ans et plus reçoivent un quelconque type d’aide en ce sens. Parmi les adultes handicapés qui obtiennent de l’aide dans au moins une activité quotidienne, huit sur dix comptent sur l’aide de membres de leur famille (82,4 p. 100). En outre, 13,5 p. 100 d’entre eux reçoivent l’aide d’amis, de voisins et de collègues de travail; 13,1 p. 100 obtiennent l’aide d’organismes; et 10,6 p. 100 sont aidés par des employés ou des travailleurs rémunérés.

Parmi les personnes handicapées, les aînés sont plus nombreux que les adultes en âge de travailler à obtenir de l’aide pour réaliser au moins une activité quotidienne (64,8 p. 00 des aînés contre 54,3 p. 100 des adultes en âge de travailler). Par ailleurs, les femmes handicapées sont plus susceptibles de recevoir de l’aide que les hommes (67,4 p. 100 des femmes contre 47,9 p. 100 des hommes).

Tableau 1.7 — Types de fournisseurs de soins, par âge et par sexe, 2001 et 2006
Type de fournisseur de soins 2001 2006
Hommes Femmes Hommes Femmes
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
15 à 64 ans
Nombre total de personnes aidées 477 390 730 670 515 650 807 800
Membres de la famille vivant sous le même toit 325 040 68.1 552 360 75.6 354 890 68.8 600 400 74.3
Membres de la famille ne vivant pas sous le même toit 177 350 37.1 275 880 37.8 145 600 28.2 232 180 28.7
Amis ou voisins 150 470 31.5 178 990 24.5 86 310 16.7 116 820 14.5
Organisme ou agence 75 290 15.8 112 520 15.4 57 440 11.1 66 540 8.2
65 ans ou plus
Nombre total de personnes aidées 376 310 683 760 381 750 735 380
Membres de la famille vivant sous le même toit 214 770 57.1 336 520 49.2 215 280 56.4 356 880 48.5
Membres de la famille ne vivant pas sous le même toit 170 710 45.4 333 610 48.8 146 200 38.3 322 430 43.8
Amis ou voisins 82 360 21.9 137 140 20.1 45 910 12.0 79 810 10.9
Organisme ou agence 114 990 30.6 246 500 36.1 67 360 17.6 127 510 17.3
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d’une option.
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

À peine un peu plus de la moitié des adultes handicapés et qui ont besoin d’aide dans au moins une de leurs activités quotidiennes déclarent que leurs besoins à cet égard sont pleinement satisfaits. On observe une diminution de la proportion des personnes dont tous les besoins sont satisfaits entre 2001 et 2006.

Tableau 1.8 — Taux de satisfaction des besoins en matière de soins et d’aide, 2001 et 2006
Besoins satisfaits 2001 2006
Nombre % Nombre %
15 à 64 ans
Total 1 195 420 100.0 1 464 500 100.0
Tous les besoins satisfaits 744 290 62,3 777 060 53,1
Certains besoins satisfaits 360 610 30,2 546 080 37,3
Aucun besoin satisfait 90 520 7,6 141 360 9,7
65 ans ou plus
Total 972 720 100,0 1 188 410 100,0
Tous les besoins satisfaits 647 240 66,5 692 020 58,2
Certains besoins satisfaits 292 050 30,0 425 110 35,8
Aucun besoin satisfait 33 430 3,4 71 280 6,0
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

La gravité de l’incapacité est un prédicteur fiable des besoins en matière de soins et d’aide. En effet, 85,6 p. 100 des adultes (de 15 ans ou plus) ayant une incapacité grave à très grave ont besoin d’aide contre 49,3 p. 100 des adultes ayant une incapacité légère à modérée. En outre, les adultes dont l’incapacité est grave à très grave sont plus enclins à considérer que leurs besoins ne sont que partiellement satisfaits que les adultes dont l’incapacité est légère à modérée.

Le coût est la principale raison pour laquelle les personnes handicapées ont de la difficulté à obtenir l’aide nécessaire pour réaliser leurs activités quotidiennes. Parmi les autres obstacles, on a mentionné les délais d’attente et la difficulté à trouver de l’aide qualifiée.

Les adultes ayant une incapacité grave à très grave et qui reçoivent de l’aide risquent davantage d’avoir de la difficulté à prendre les dispositions nécessaires pour recevoir cette aide que les adultes ayant une incapacité légère à modérée (19,7 p. 100 contre 6,5 p. 100).

Tableau 1.9 — Raisons expliquant la non-satisfaction des besoins en matière de soins et d’aide, par âge, 2001 et 2006
Raison 2001 2006
15 à 64 ans 65 ans ou plus 15 à 64 ans 65 ans ou plus
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Total 140 700 73 740 211 800 122 390
Difficulté à trouver de l’aide qualifiée 49 100 34,9 30 950 42,0 62 900 29,7 44 290 36,2
Délais d’attente avant d’obtenir de l’aide 69 750 49,6 33 220 45,1 74 200 35,0 34 460 28,2
Ne sait pas à qui s’adresser 41 460 29,5 13 150 17,8 48 230 22,8 35 730 29,2
Too expensive 69 070 49,1 32 050 43,5 84 430 39,9 47 550 38,9
Autres 56 760 40,3 22 370 30,3 86 300 40,7 41 550 33,9
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d'une option.
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Transport — Déplacements locaux et sur de longues distances

Il est essentiel d’avoir accès à un moyen de transport pour participer pleinement à la société. La plupart des Canadiens utilisent un moyen de transport pour accomplir leurs activités quotidiennes, notamment pour aller travailler, faire des courses, participer à des activités de loisir ou à toute autre activité dans leur collectivité. Pour les personnes handicapées, la possibilité de se déplacer confortablement dépend souvent de la disponibilité de moyens de transport accessibles.

Déplacements locaux

En 2006, 86,3 p. 100 des adultes handicapés (de 15 ans ou plus) utilisaient divers moyens de transport, comme la voiture, l’autobus et le taxi, pour se déplacer sur de courtes distances pour des raisons d’ordre personnel ou pour affaires. La plupart des personnes handicapées préfèrent se déplacer dans une voiture personnelle; en fait, huit adultes handicapés sur dix (79,2 p. 100 d’entre eux) se déplacent en voiture, en tant que conducteurs ou passagers.

En 2006, bien que la plupart des adultes handicapés utilisaient des moyens de transport, ils étaient quelque 270 000 à éprouver de la difficulté à se déplacer en voiture en tant que passagers, et près de 190 000 à trouver difficile d’utiliser les transports en commun. Plusieurs d’entre eux précisent qu’il leur est difficile de monter à bord des véhicules auxquels ils ont accès. Ceux qui y parviennent font souvent face à d’autres difficultés, notamment le fait que les déplacements aggravent leurs problèmes de santé.

Certaines personnes handicapées ne peuvent utiliser aucun moyen de transport. Parmi l’ensemble des adultes handicapés, 4,1 p. 100 – soit quelque 170 000 personnes – estiment être confinés à la maison. Tout comme ceux qui effectuent des déplacements malgré les difficultés que cela comporte, six adultes handicapés confinés à domicile sur dix (57,6 %) affirment qu’ils sont confinés parce que les déplacements aggravent leur état ou leurs problèmes de santé. Les autres raisons souvent citées par les adultes handicapés qui se disent confinés à la maison sont les suivantes : ils préfèrent rester à la maison, ils ont besoin d’aide lorsqu’ils arrivent à destination et ils n’ont ni préposé ni compagnon pour les accompagner.

Tableau 1.10 — Raisons du confinement à la maison, 2006
Raison Nombre %
Total 170 230
Non-disponibilité de moyens de transport accessibles 20 970 12,3
A besoin d’accessoires ou d’appareils non portatifs non portatifs 13 660 8,0
Ne se sent pas en sécurité à l’extérieur de la maison 32 320 19,0
N’a ni préposé ni compagnon pouvant l’accompagner 38 040 22,3
A besoin d’aide une fois à destination 41 210 24,2
Sortir aggrave son état ou ses problèmes de santé 98 060 57,6
Préfère ne pas sortir 53 520 31,4
Autres 31 910 18,7
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d’une option.
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Déplacements sur de longues distances

En 2006, plus de la moitié (54,0 p. 100) des adultes handicapés (âgés de 15 ans ou plus) prenaient l’avion ou le train pour parcourir de longues distances, pour des raisons d’ordre personnel ou pour affaires. Ce pourcentage est légèrement inférieur à celui de 2001, qui s’établissait à 59,7 p. 100.

Parmi les adultes handicapés qui voyagent sur de longues distances, huit sur dix (79,1 p. 100) utilisent une voiture particulière. Le deuxième moyen de transport le plus utilisé pour effectuer de longs trajets est l’avion, trois adultes sur dix (33,7 p. 100) y ayant recours.

En 2006, 9,9 p. 100 des adultes handicapés éprouvaient de la difficulté à faire de longs trajets et 5,0 p. 100 d’entre eux en étaient incapables. Les adultes en âge de travailler sont plus susceptibles que les aînés de considérer qu’il est difficile de parcourir de longs trajets (13,2 p. 100 contre 5,3 p. 100). En outre, les aînés ont plus tendance que les adultes en âge de travailler à considérer qu’il leur est impossible d’effectuer de longs déplacements (6,0 p. 100 contre 4,3 p. 100).

Les adultes ayant une incapacité grave à très grave ont plus de difficulté à se déplacer sur de longues distances que ceux dont l’incapacité est légère à modérée (15,3 p. 100 contre 6,4 p. 100). De plus, les adultes ayant une incapacité grave à très grave sont plus susceptibles de ne pas pouvoir effectuer de longs trajets (10,0 p. 100 contre 1,7 p. 100).

Comme dans le cas des déplacements locaux, le fait que les modes de transport disponibles aggravent l’état des personnes handicapées constitue la principale raison pour laquelle il leur est difficile d’effectuer de longs trajets. C’est également la principale raison pour laquelle certaines personnes ne peuvent tout simplement pas se déplacer sur de longues distances.

Tableau 1.11 — Raisons qui empêchent les personnes handicapées de se déplacer sur de longues distances, 2006
Raison Nombre %
Total 208 540
Monter à bord et descendre d’un véhicule 65 880 31.6
Entendre les messages diffusés 17 120 8.2
Pas de transport approprié pour se rendre à la gare ou à l’aéroport et en revenir 28 570 13.7
Se déplacer dans la gare ou l’aéroport 49 350 23.7
A besoin de l’aide d’un préposé 38 490 18.5
Les déplacements aggravent l’état de santé 134 990 64.7
S’asseoir à bord du véhicule 42 110 20.2
Voir les affiches et les avis 29 190 14.0
Trop cher 41 020 19.7
Transport du fauteuil roulant ou d’autres aides spécialisées 33 300 16.0
Manque de soutien de la part du personnel 33 740 16.2
Toilettes accessibles 39 870 80.8
Autres 51 700 24.8
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d’une option.
  3. Ne s’applique pas aux enfants de 0 à 14 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Accès à l’information

Les médias substituts permettent de surmonter les obstacles à l’accès à l’information. Il existe un grand nombre d’accessoires et d’appareils technologiques, ainsi que de services et de mesures de soutien en matière d’accès à l’information.

Beaucoup de personnes handicapées utilisent Internet pour obtenir des renseignements à jour. En 2006, près de 1,9 million d’adultes handicapés (âgés de 15 ans ou plus) affirmaient avoir utilisé Internet au moins une fois au cours des 12 mois précédents (44,7 p. 100). Les adultes en âge de travailler sont plus nombreux à utiliser Internet que les aînés (62,2 p. 100 contre 19,8 p. 100).

Les besoins en matière d’accès à l’information varient selon les types d’incapacité. Ainsi, les documents en gros caractères et en braille constituent une solution de rechange utile à de nombreux adultes ayant une déficience visuelle. En 2006, quelque 101 000 adultes ayant une déficience visuelle lisaient des documents en gros caractères et 6 000 autres adultes lisaient du matériel publié en braille. De plus, 36 000 adultes ayant des troubles d’apprentissage se servaient d’outils informatiques organisationnels et environ 55 000 adultes malentendants visionnaient des documents avec sous-titres codés. Le sous-titrage permet aux personnes malentendantes d’écouter des émissions de télévision en lisant les dialogues à l’écran.

Chapitre 2 : Éducation et formation

Le chapitre deux examine la question de l’accès à l’éducation et à la formation liée à l’emploi chez les Canadiens handicapés. L’accès à l’éducation est un facteur important de la pleine participation à la société. Lorsque l’accès à l’éducation s’améliore, l’accès à l’emploi et au revenu s’améliore également. Le présent chapitre porte donc sur d’importants indicateurs d’accès, y compris les aides à l’éducation, les entraves à l’instruction et le plus haut niveau de scolarité atteint, et ce, chez trois groupes d’âge clés : les enfants, les jeunes et les adultes en âge de travailler.

Même si l’éducation joue un rôle très important dans l’intégration des personnes handicapées, tant les enfants que les adultes doivent surmonter des obstacles pour accéder à l’éducation et à la formation formelle. Certains de ces obstacles sont d’ordre physique, psychologique ou financier. Mais avec le soutien nécessaire, les personnes handicapées peuvent accéder à des programmes d’éducation officiels ou autres.

Bien que certains enfants et certains adultes handicapés continuent de faire face à des obstacles sur le plan de l’éducation et de la formation formelle, les taux globaux d’intégration et de scolarisation ont augmenté entre 2001 et 2006, la majorité des personnes handicapées possédant un diplôme d’études secondaires en 2006.

Secteurs indicateurs

Enfants âgés de 5 à 14 ans

En 2006, 165 880 enfants handicapés âgés de 5 à 14 ans fréquentaient l’école ou suivaient des cours à domicile par l’intermédiaire du système scolaire. Le pourcentage des enfants handicapés inscrits à l’école n’a pas changé entre 2001 et 2006.

Parmi les enfants handicapés, huit sur dix (83,9 p. 100) fréquentent des écoles publiques ou privées ordinaires. De ce nombre, 23,4 p. 100 étaient inscrits dans des écoles offrant des classes d’éducation spécialisée.

Tableau 2.1 — Fréquentation scolaire des enfants âgés de 5 à 14 ans, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 2.1 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 2.1

Ce diagramme à colonnes illustre la fréquentation scolaire des enfants handicapés âgés de 5 à 14 ans selon la catégorie d’école en 2001 et en 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de dix, de 0 à 70.

L’axe X comporte trois catégories d’écoles, qui sont les suivantes (de gauche à droite) : « école spécialisée », « école ordinaire », « école ordinaire donnant des cours spécialisés » et « autres ».

Il y a deux colonnes pour chaque catégorie d’école, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune en pourcentage les enfants handicapés fréquentant une catégorie d’établissement en particulier pour chacune des années étudiées.

Le pourcentage d’enfants handicapés fréquentant une école spécialisée était de 6,1 % en 2001 et de 7,4 % en 2006.

Le pourcentage d’enfants handicapés fréquentant une école ordinaire était de 61,8 % en 2001 et de 60,5 % en 2006.

Le pourcentage d’enfants handicapés fréquentant une école ordinaire donnant des cours spécialisés était de 24,8 % en 2001 et de 23,4 % en 2006.

Le pourcentage d’enfants handicapés fréquentant d’autres types d’établissements était de 2,2 % en 2001 et de 2,5 % en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les enfants âgés de 5 à 14 ans.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. S’applique aux enfants de 5 à 14 ans seulement.
  3. Les enfants qui suivent des cours à domicile et ceux qui ne fréquentent pas l’école ne sont pas compris dans les pourcentages.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Un petit groupe comptant un peu moins de 4 000 enfants handicapés ne fréquente pas l’école et ne reçoit pas de leçons particulières à la maison. Les raisons qui empêchent certains jeunes enfants de fréquenter l’école sont les suivantes : manque d’écoles offrant de l’éducation spécialisée, manque de services de garde à l’école et difficulté à aller à l’école en raison de l’état ou du problème de santé de l’enfant.

Les troubles d’apprentissage, les troubles de la communication et les déficiences chroniques sont les trois incapacités les plus souvent signalées chez les enfants âgés de 5 à 14 ans. Des 121 080 enfants âgés de 5 à 14 ans qui ont des troubles d’apprentissage, 39,2 p. 100 fréquentent des écoles d’éducation spécialisée ou des écoles ordinaires offrant des classes d’éducation spécialisée. Et parmi les 78 240 enfants ayant des limitations sur le plan de la communication, 44,3 p. 100 fréquentent des écoles d’éducation spécialisée ou des écoles ordinaires offrant des classes d’éducation spécialisée.

En ce qui concerne la fréquentation d’écoles d’éducation spécialisée ou d’écoles ordinaires offrant des classes d’éducation spécialisée, il n’y a pas de différences entre les garçons et les filles atteints de troubles d’apprentissage. Toutefois, bien que les troubles de la communication touchent davantage de garçons que de filles, les garçons ayant des troubles de la communication sont moins nombreux que les filles à fréquenter des écoles ou des classes d’éducation spécialisée (42,5 p. 100 contre 48,4 p. 100).

Les enfants handicapés qui fréquentent des écoles d’éducation spécialisée ou des écoles ordinaires ont souvent besoin d’aides techniques à l’enseignement. En 2006, 85,4 p. 100 des enfants fréquentant des écoles d’éducation spécialisée utilisaient un ou plusieurs appareils éducatifs ou aides techniques à l’enseignement, et les besoins de 24,5 p. 100 d’entre eux n’étaient pas satisfaits à cet égard. Les besoins non satisfaits varient aussi en fonction de la gravité de l’incapacité. Les enfants atteints d’une incapacité grave à très grave qui fréquentent des écoles d’éducation spécialisée tendent davantage à avoir un besoin non satisfait que les enfants ayant une incapacité légère à modérée (28,7 p. 100 contre 18,1 p. 100).

Certains enfants qui fréquentent des écoles d’enseignement ordinaire et d’éducation spécialisée (5,7 p. 100) ont besoin que des modifications soient apportées à l’immeuble de leur école ou à l’équipement afin de pouvoir fréquenter l’école. Parmi eux, 29,3 p. 100 ont des besoins non satisfaits. Depuis 2001, le besoin de modifications à l’immeuble ou à l’équipement a diminué (6,6 p. 100 en 2001), mais les besoins non satisfaits ont augmenté (le taux s’établissait à 23,7 p. 100).

Jeunes âgés de 15 à 24 ans

En 2006, 76,8 p. 100 des jeunes handicapés âgés de 15 à 19 ans et 30,0 p. 100 des jeunes handicapés âgés de 20 à 24 ans fréquentaient l’école.

De nombreux jeunes handicapés font face à des obstacles directement liés à leur incapacité pendant leurs études; 19,7 p. 100 des jeunes handicapés se sont absentés de l’école pendant de longues périodes en raison de leur incapacité, et 11,3 p. 100 des jeunes ont dû quitter leurs collectivités pour fréquenter l’école à cause de leur incapacité.

En outre, les jeunes handicapés adoptent beaucoup de mécanismes d’adaptation susceptibles de modifier leur parcours pédagogique. Au total, 58 160 jeunes âgés de 15 à 24 ans (30,0 p. 100) ont fréquenté une école d’éducation spécialisée ou une école offrant des classes d’éducation spécialisée à un moment donné de leur enfance ou de leur jeunesse. De plus, 29,8 p. 100 des jeunes handicapés ont suivi moins de cours à l’école en raison de leur incapacité, et 2,7 p. 100 des jeunes ont fréquenté l’école à temps partiel. Suivre moins de cours à la fois augmente le temps nécessaire pour satisfaire les exigences scolaires.

Parmi les jeunes handicapés, 16,1 p. 100 ont renoncé à leurs études en raison de leur condition. L’abandon des études peut avoir une incidence toute une vie durant; un niveau d’instruction supérieur est lié à de meilleures possibilités d’emploi et à un revenu plus élevé.

Tableau 2.2 — Incidences de l’incapacité sur l’éducation des jeunes de 15 à 24 ans, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 2.2 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 2.2

Ce diagramme à barres horizontales illustre les effets d’un handicap sur l’éducation des jeunes de 15 à 24 ans en 2001 et en 2006.

L’axe X est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de cinq, de 0 à 35.

L’axe Y comporte sept effets sur l’éducation, qui sont les suivants (de haut en bas) :

  • A suivi moins de cours
  • A interrompu ses études pendant une longue période
  • A étudié à temps partiel
  • A quitté sa collectivité pour aller à l’école
  • A suivi des cours par correspondance
  • A commencé l’école plus tard que ses camarades
  • A abandonné ses études

Il y a deux barres pour chaque effet, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune en pourcentage les jeunes dont l’éducation a subi les effets mentionnés ci-dessus en raison de leur handicap pour chacune des années étudiées.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant suivi moins de cours était de 31,1 % en 2001 et de 29,8 % en 2006.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant interrompu leurs études pendant une longue période était de 25,9 % en 2001 et de 19,7 % en 2006.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant étudié à temps partiel était de 2,5 % en 2001 et de 2,7 % en 2006.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant quitté leur collectivité pour aller à l’école était de 11,3 % en 2001 et de 11,3 % en 2006.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant suivi des cours par correspondance était de 11,5 % en 2001 et de 11,8 % en 2006.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant commencé l’école à un âge plus avancé que leurs camarades était de 7,9 % en 2001 et de 10,4 % en 2006.

Le pourcentage de jeunes handicapés ayant abandonné leurs études était de 12 % en 2001 et de 16,1 % en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les jeunes âgés de 15 à 24 ans.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux jeunes de 15 à 24 ans seulement.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Adultes en âge de travailler, de 25 à 64 ans

Le chapitre sur l’éducation définit les adultes en âge de travailler comme étant âgés de 25 à 64 ans. Ce regroupement diffère du groupe d’âge de 15 à 64 ans utilisée pour les adultes en âge de travailler ailleurs dans le présent rapport. Le chapitre sur l’éducation retient des plages d’âge distinctes afin de mieux saisir le taux de participation aux études postsecondaires.

Les taux de scolarisation globaux ont augmenté : en 2006, 74,6 p. 100 des adultes handicapés en âge de travailler possédaient un diplôme d’études secondaires ou un certificat d’études supérieures. Toutefois, les adultes handicapés risquent davantage de ne pas achever leurs études secondaires que les adultes non handicapés. En 2006, 25,4 p. 100 des adultes handicapés en âge de travailler (de 25 à 64 ans) n’avaient pas obtenu de certificat de fin d’études, par rapport à 13,5 p. 100 des adultes non handicapés en âge de travailler. Ce résultat est meilleur qu’en 2001, alors que les taux atteignaient 38,2 p. 100 pour les adultes handicapés et 22,5 p. 100 pour les adultes non handicapés.

Les adultes handicapés sont plus susceptibles que les adultes non handicapés d’obtenir des diplômes ou des certificats d’une école de métiers (14,7 p. 100 contre 12,0 p. 100), mais moins susceptibles d’obtenir des baccalauréats (8,3 p. 100 contre 15,3 p. 100).

Tableau 2.3 — Degré de scolarité des adultes handicapés et non handicapés âgés de 25 à 64 ans, 2006
Niveau d’études Personnes handicapées Personnes non handicapées
Nombre % Nombre %
Total 2 244 010 100,0 14 830 000 100,0
Aucun certificat 569 610 25,4 2 002 340 13,5
Diplôme d’études secondaires 545 720 24,3 3 545 970 23,9
Certificat d’une école de métiers ou d’apprentissage enregistré 329 590 14,7 1 785 910 12,0
Certificat d’un collège, d’un CEGEP ou d’une université 488 730 21,8 3 933 010 26,5
Baccalauréat 187 300 8,3 2 274 630 15,3
Diplôme d’études supérieures 122 480 5,5 1 289 890 8,7
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 25 à 64 ans seulement.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Les femmes handicapées en âge de travailler ont plus tendance que les hommes à rechercher un diplôme plutôt qu’un métier. En 2006, 24,8 p. 100 des femmes handicapées possédaient des diplômes d’études collégiales, par rapport à 18,3 p. 100 des hommes handicapés, tandis que 19,2 p. 100 des hommes avaient des certificats d’une école de métiers ou d’apprentissage, contre 10,8 p. 100 de femmes.

Tableau 2.4 — Degré de scolarité, par sexe, pour les adultes âgés de 25 à 64 ans, 2006

Une description textuelle du tableau 2.4 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 2.4

Ce diagramme à colonnes illustre le niveau de scolarité des adultes handicapés âgés de 25 à 64 ans, selon le sexe, en 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de cinq, de 0 à 30.

L’axe X comporte cinq niveaux de scolarité, qui sont les suivants (de gauche à droite) :

  • Pas de certificat
  • Diplôme d’études secondaires
  • Certificat d’une école de métier ou certificat d’apprentissage enregistré
  • Diplôme d’études collégiales ou certificat universitaire inférieur au baccalauréat
  • Baccalauréat

Il y a deux colonnes pour chaque niveau de scolarité, une correspondant aux hommes et l’autre aux femmes. Elles décrivent chacune en pourcentage le niveau de scolarité selon le sexe des adultes handicapés en 2006.

Le pourcentage propre à chaque sexe d’adultes handicapés n’ayant pas de certificat était de 26,8 % pour les hommes et de 24,2 % pour les femmes en 2006.

Le pourcentage propre à chaque sexe d’adultes handicapés ayant un diplôme d’études secondaires était de 22,4 % pour un homme et de 26 % pour une femme en 2006.

Le pourcentage propre à chaque sexe des adultes handicapés ayant un certificat d’une école de métier ou un certificat d’apprentissage enregistré était de 19,2 % pour les hommes et de 10,8 % pour les femmes en 2006.

Le pourcentage propre à chaque sexe des adultes handicapés ayant un diplôme d’études collégiales ou un certificat universitaire inférieur au baccalauréat était de 18,3 % pour les hommes et de 24,8 % pour les femmes en 2006.

Le pourcentage propre à chaque sexe des adultes handicapés ayant un baccalauréat était de 5,1 % pour les hommes et de 5,7 % pour les femmes en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 25 à 64 ans.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 25 à 64 ans.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

L’éducation est un voyage de toute une vie pour de nombreux Canadiens. Une fois les diplômes et certificats officiels obtenus par l’entremise des collèges et des universités, la formation continue officielle et informelle en milieu de travail est une exigence courante liée à l’emploi. La formation liée à l’emploi en milieu de travail est importante tant pour conserver un emploi que pour avoir des possibilités d’avancement professionnel.

Une formation officielle en milieu de travail peut comprendre une formation en salle de classe ou en dehors des locaux financée par l’employeur, tandis qu’une formation informelle peut se dérouler sur place par le truchement d’activités telles que le mentorat. L’enseignement de l’informatique et l’orientation professionnelle sont des exemples illustrant la formation en milieu de travail.

Un quart des adultes handicapés actifs (26,1 p. 100) ont reçu une formation officielle en milieu de travail au cours des cinq dernières années, et un quart (25,3 p. 100), une formation informelle. Les adultes actifs âgés de 25 à 54 ans sont plus susceptibles d’avoir reçu au moins une sorte de formation en milieu de travail que les adultes actifs âgés de 55 à 64 ans (48,7 p. 100 contre 35,1 p. 100).

Parmi les adultes handicapés souhaitant recevoir une formation en milieu de travail, 10,5 p. 100 n’ont pas pu suivre des cours liés à l’emploi en raison de leur condition. Le coût est aussi un facteur entrant en jeu pour 26,0 p. 100 d’entre eux.

Tableau 2.5 — Obstacles à la formation en milieu de travail pour les adultes âgés de 15 à 64 ans, 2006
Raison Nombre %
Total de ceux désirant suivre une formation en milieu de travail 119 260
Lieu inaccessible physiquement 15 960 13,4%
Cours non adaptés aux besoins de la condition 5 520 4,6%
Cours demandés refusés par l’employeur 7 720 6,5%
Condition 12 540 10,5%
Transport inadapté 5 150 4,3%
Trop cher 30 980 26,0%
Trop occupé 37 450 31,4%
Autre 21 710 18,2%
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d’une option.
  3. S’applique aux adultes de 15 à 64 ans seulement.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Chapitre 3 : Emploi

Le chapitre trois porte sur l’emploi chez les adultes handicapés en âge de travailler. Puisque l’emploi est lié à des niveaux de revenu supérieurs et à de nombreuses mesures de la qualité de vie, il s’agit d’un indicateur important de l’intégration. L’emploi procure aussi des occasions d’interagir avec autrui dans la collectivité : un travail non rémunéré ou du bénévolat peut exercer un rôle similaire. Ce chapitre analyse les changements survenus entre 2001 et 2006 au moyen des indicateurs suivants : les taux d’emploi, l’emploi à l’année, les aménagements en milieu de travail et le travail non rémunéré et le bénévolat.

Le chapitre sur l’emploi définit les adultes handicapés en âge de travailler comme étant âgés de 15 à 64 ans.

La participation au marché du travail et le taux d’emploi des personnes handicapées ont tous deux augmenté au cours de la période de croissance économique de 2001 à 2006, et la croissance est plus marquée chez les personnes handicapées que chez les personnes non handicapées. Pendant la même période, l’emploi à plein temps à l’année a progressé considérablement, en particulier chez les femmes handicapées. Toutefois, dans l’ensemble de ces mesures, les personnes non handicapées continuent d’être plus actives sur le marché du travail que les personnes handicapées.

Secteurs indicateurs :

Taux d’emploi

Population active”: Les adultes en âge de travailler qui participent au marché du travail ou qui sont disponibles pour y participer, qu’ils occupent un emploi ou non.

Population inactive”: Les adultes en âge de travailler qui ne souhaitent pas participer au marché du travail, ou en sont incapables. Cette catégorie comprend les étudiants à plein temps, les personnes retraitées et les parents au foyer.

Entre 2001 et 2006, le taux d’emploi des Canadiens handicapés en âge de travailler est passé de 49,3 p. 100 à 53,5 p. 100. En comparaison, le taux d’emploi des Canadiens non handicapés en âge de travailler est passé de 73,8 p. 100 à 75,1 p. 100 au cours de la même période.

Les adultes handicapés sont plus susceptibles que les adultes non handicapés de ne pas participer au marché du travail. Beaucoup de raisons expliquent la sous représentation des adultes handicapés dans le marché du travail. Certains sont physiquement incapables de travailler en raison de leur condition; d’autres ont quitté la vie active après avoir été confrontés à des obstacles tels que des lieux de travail inaccessibles ou des environnements de travail peu favorables; et d’autres encore ont choisi de quitter le milieu de travail pour s’occuper de leurs enfants ou pour prendre leur retraite.

Le taux d’emploi des femmes handicapées s’élève à 52,1 p. 100 et celui des hommes handicapés à 55,5 p. 100. Cet écart est bien moindre que le fossé entre les sexes constaté entre les hommes et les femmes non handicapés.

Pour faire en sorte que les statistiques d’une population soient comparables à celles d’une autre, il convient parfois de recourir à une normalisation selon l’âge. Par exemple, puisque les personnes âgées tendent plus à avoir des incapacités, la moyenne d’âge des personnes handicapées est supérieure à celle des personnes non handicapées. En outre, les personnes âgées sont davantage susceptibles d’avoir noué des liens plus étroits avec le marché du travail au fil de leur expérience professionnelle. En raison de ces deux facteurs, la situation de l’emploi des personnes handicapées paraît meilleure qu’elle ne l’est en réalité. Afin de gommer l’incidence de l’âge sur le taux d’emploi, la population des adultes handicapés en âge de travailler est normalisée pour correspondre à la structure par âge de la population n’ayant pas d’incapacité. Cette méthode permet de comparer les deux groupes en vue de refléter les différences réelles qui les distinguent plutôt que les différences dans leurs structures par âge.

Tableau 3.1 — Taux d’emploi des hommes et des femmes handicapés ou non handicapés, 2006
État Nombre Taux d’emploi (%)
Personnes handicapées
Hommes et femmes 1 250 720 53,5
Hommes 617 160 55,5
Femmes 633 560 52,1
Personnes non handicapées
Hommes et femmes 14 069 780 75,1
Hommes 7 440 200 80,2
Femmes 6 629 590 70,1
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. S’applique aux adultes de 15 à 64 ans seulement.
  3. Taux d’emploi normalisé selon l’âge.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Les taux d’emploi varient aussi selon le type de limitation. En 2006, les adultes en âge de travailler ayant une incapacité auditive enregistraient le taux d’emploi le plus élevé (57,7 p. 100), en hausse par rapport au taux de 53,1 p. 100 en 2001. Les adultes en âge de travailler ayant des troubles d’apprentissage ont accusé la plus forte augmentation du taux d’emploi entre 2001 et 2006 (de 32,5 p. 100 à 41,8 p. 100).

Emploi à l’année

La stabilité de l’emploi est un indicateur important de la qualité de vie. Un emploi à temps plein à l’année peut procurer une stabilité du revenu pour les personnes handicapées et non handicapées. En 2006, la plupart des adultes handicapés en âge de travailler ayant participé au marché du travail travaillaient à plein temps à l’année. Parmi les adultes handicapés en âge de travailler qui sont employés, un peu plus de la moitié (54,7 p. 100) travaillent à plein temps à l’année; trois sur dix (28,0 p. 100) exercent un emploi à plein temps mais seulement une partie de l’année; et un sur dix (10,2 p. 100) est employé à temps partiel à l’année. Tandis que les hommes handicapés restent plus susceptibles d’occuper un emploi à plein temps à l’année que les femmes handicapées, les femmes affichent une plus grande croissance dans ce domaine entre 2001 et 2006; le nombre de femmes bénéficiant d’un emploi à plein temps à l’année est passé de 200 490 à 313 510, alors que le nombre d’hommes est passé de 289 100 à 371 100. Les adultes actifs en âge de travailler ayant une incapacité plus grave ont moins tendance à travailler à plein temps à l’année : 57,9 p. 100 des personnes ayant une incapacité légère à modérée occupent un emploi à plein temps à l’année, par rapport à 46,8 p. 100 des personnes ayant une incapacité grave à très grave. Ce taux a augmenté depuis 2001 pour les personnes ayant une incapacité légère à modérée (il était de 55,2 p. 100), mais il a baissé pour les personnes ayant une incapacité grave à très grave (49,7 p. 100 en 2001).

Aménagements en milieu de travail

L’accessibilité et les aménagements en milieu de travail constituent d’importantes mesures d’intégration dans la population active. Des soutiens insuffisants en milieu de travail dressent des obstacles à l’emploi pour les personnes handicapées. Le manque de soutiens nécessaires peut amener les personnes à se retirer complètement de la population active, à être aux prises avec le chômage ou à exercer des emplois qui ne correspondent pas à leurs centres d’intérêt, à leurs compétences et à leurs aptitudes. Pour créer un milieu de travail qui soit inclusif et équitable, les employeurs doivent offrir des mesures d’adaptation aux employés actuels et éventuels atteints d’une incapacité.

Les modifications du milieu de travail entrent généralement dans deux catégories : des adaptations propres aux ressources (p. ex. redéfinition des tâches, modification de l’horaire de travail, aides informatiques) ou des aménagements matériels et structurels (p. ex. rampes, modification du poste de travail, toilettes d’accès facile).

En 2006, 207 580 adultes handicapés actifs en âge de travailler avaient besoin de mesures d’adaptation propres aux ressources et 270 920 avaient besoin de modifications matérielles et structurelles de leurs milieux de travail. Le nombre de personnes ayant besoin d’adaptations propres aux ressources a diminué entre 2001 et 2006. Toutefois, le nombre de personnes ayant besoin de modifications structurelles a augmenté de plus de 160 000.

En 2006, 70,2 p. 100 des adultes handicapés actifs en âge de travailler ayant des besoins particuliers estimaient que tous leurs besoins en matière d’adaptation du lieu de travail étaient comblés, contre 79,9 p. 100 en 2001. En revanche, en 2006, 49,1 p. 100 des personnes qui avaient besoin d’une modification matérielle et structurelle de leur milieu de travail mentionnaient que leurs besoins étaient satisfaits, en baisse par rapport à 76,1 p. 100 en 2001.

Les personnes ayant une incapacité grave à très grave risquent davantage de nécessiter des changements matériels et structurels de leur milieu de travail (40,3 p. 100) que des modifications propres aux ressources (24,5 p. 100). Les personnes ayant une incapacité grave ou très grave ayant besoin d’aménagements sont plus à risque de voir leurs besoins en modifications matérielles et structurelles de leur milieu de travail non satisfaits (48,3 p. 100) que celles ayant une incapacité légère à modérée (31,0 p. 100). Ce résultat constitue un changement par rapport à 2001, alors que 73,2 p. 100 des personnes ayant une incapacité grave à très grave qui avaient des besoins particuliers jugeaient leurs besoins matériels et structurels totalement comblés et seulement 17,2 p. 100 considéraient que leurs besoins n’étaient pas satisfaits.

Tableau 3.2 – Degré de satisfaction des besoins en aménagements matériels et structurels du milieu de travail, par gravité de l’incapacité, 2001 et 2006
Besoins satisfaits 2001 2006
Légère à modérée Grave à très grave Légère à modérée Grave à très grave
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Total avec des besoins 56 080 100,0 53 600 100,0 127 820 100,0 143 100 100,0
Tous les besoins satisfaits 44 240 78,9 39 210 73,2 83 000 64,9 49 980 34,9
Certains besoins satisfaits 3 840 6,8 5 190 9,7 5 200 4,1 23 950 16,7
Aucun besoin satisfait 8 000 14,3 9 200 17,2 39 620 31,0 69 170 48,3
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 à 64 ans seulement.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Les besoins en aménagements en milieu de travail des femmes handicapées ont plus de probabilités d’être comblés que ceux des hommes, qu’il s’agisse de besoins sur le plan des ressources ou des besoins matériels et structurels. En 2006, 20,4 p. 100 des hommes handicapés estimaient n’avoir aucun besoin propre aux ressources satisfait et 43,8 % d’entre eux estimaient que les besoins en modifications matérielles et structurelles n’étaient pas comblés. Cet écart s’est considérablement creusé depuis 2001, alors que 17,9 p. 100 des hommes indiquaient ne pas avoir de besoins structurels. Parmi les femmes handicapées, 27,9 p. 100 signalaient en 2006 que leurs besoins structurels n’étaient pas satisfaits, contre 14,4 p. 100 en 2001.

Emploi non rémunéré et bénévolat (adultes en âge de travailler et aînés)

Le bénévolat ne constitue pas seulement un moyen par lequel les gens peuvent participer à leurs collectivités; il procure aussi des occasions de développer des compétences liées à l’emploi. Plus d’un quart (25,7 p. 100) des adultes handicapés (âgés de 15 ans et plus) consacrent du temps au bénévolat. Ce chiffre est cependant en baisse par rapport à 2001, où près d’un tiers (32,7 p. 100) des adultes handicapés accomplissaient des activités bénévoles. Bien qu’une chute se soit produite dans tous les groupes d’âge, la plus marquée concerne les jeunes (de 15 à 24 ans).

Les adultes en âge de travailler ont plus tendance à faire du bénévolat que les aînés : 30,3 p. 100 des adultes handicapés en âge de travailler participent à des activités bénévoles, contre seulement 19,2 p. 100 des aînés. Les femmes en âge de travailler sont plus susceptibles de faire du bénévolat que les hommes en âge de travailler, mais parmi les aînés, le taux de bénévolat des hommes et des femmes est le même.

Tableau 3.3 — Taux de bénévolat ou de travail non rémunéré, par âge, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 3.3 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 3.3

Ce diagramme à colonnes illustre les taux de bénévolat ou de travail non rémunéré selon l’âge parmi les personnes handicapées en 2001 et en 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de cinq, de 0 à 45.

L’axe X comporte cinq groupes d’âge. De gauche à droite, les groupes d’âge sont :

  • 15 à 24 ans
  • 25 à 54 ans
  • 55 à 64 ans
  • 15 à 64 ans
  • 65 ans et plus

Il y a deux colonnes pour chaque groupe d’âge, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune en pourcentage les personnes handicapées ayant fait du bénévolat ou ayant effectué un travail non rémunéré.

Le pourcentage de personnes handicapées de 15 à 24 ans ayant fait du bénévolat ou ayant effectué un travail non rémunéré était de 41,9 % en 2001 et de 28,9 % en 2006.

Le pourcentage de personnes handicapées de 25 à 54 ans ayant fait du bénévolat ou ayant effectué un travail non rémunéré était de 37,5 % en 2001 et de 31,5 % en 2006.

Le pourcentage de personnes handicapées de 55 à 64 ans ayant fait du bénévolat ou ayant effectué un travail non rémunéré était de 31,8 % en 2001 et de 28,7 % en 2006.

Le pourcentage de personnes handicapées de 15 à 64 ans ayant fait du bénévolat ou ayant effectué un travail non rémunéré était de 36,1 % en 2001 et de 30,3 % en 2006.

Le pourcentage de personnes handicapées de 65 ans et plus ayant fait du bénévolat ou ayant effectué un travail non rémunéré était de 28,1 % en 2001 et de 19,2 % en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Les adultes ayant une incapacité moins grave ont plus tendance à faire du bénévolat que les adultes ayant une incapacité plus grave (30,8 p. 100 contre 17,9 p. 100), mais les taux de bénévolat des deux groupes ont fléchi depuis 2001 (ils étaient respectivement de 37,8 p. 100 et de 25,3 p. 100). Cette baisse est surtout visible chez les jeunes ayant une incapacité grave, où la chute (de 38,6 p. 100 à 20,9 p. 100) est plus marquée que chez les jeunes ayant une incapacité légère à modérée (de 43,4 p. 100 à 32,2 p. 100).

Chapitre 4 : Revenu

Le chapitre quatre examine les caractéristiques liées au revenu des Canadiens handicapés. L’accès à un revenu suffisant est essentiel à la qualité de vie et à une pleine participation à la société. Ce chapitre étudie le salaire annuel, le revenu total et les principales sources de revenu personnel.

Le revenu repose sur les années d’imposition 2000 et 2005 (pour l’enquête de 2001 et celle de 2006 respectivement). Afin de pouvoir comparer 2001 et 2006, les données du revenu de l’an 2000 ont été converties en dollars de 2005 d’après les indices des prix à la consommation annuels.

Les Canadiens handicapés tendent à toucher des revenus inférieurs à ceux des personnes non handicapées. Si le revenu d’une famille est insuffisant, elle risque davantage de ne pouvoir subvenir à ses besoins fondamentaux tels la nourriture et le logement. Un revenu relativement faible peut engendrer des difficultés dans beaucoup de secteurs de la vie et peut créer des obstacles pour obtenir un niveau de scolarité et un emploi suffisants.

Tandis que le salaire moyen des personnes handicapées est demeuré le même depuis 2001, les personnes protégées par des conventions collectives ont connu une hausse salariale. Le revenu total du ménage a également augmenté, la majorité des personnes handicapées déclarant un revenu d’emploi comme principale source de revenu personnel. Toutefois, des écarts persistent entre hommes et femmes handicapés ou non.

Secteurs indicateurs :

Salaire annuel

En moyenne, les adultes handicapés touchent un salaire annuel inférieur à celui des adultes non handicapés. Le salaire moyen des adultes handicapés actifs en âge de travailler n’a pas augmenté depuis 2001 : le salaire moyen s’élevait à 30 380 $ en 2006, comparé à 30 490 $ en 2001. En revanche, le salaire moyen des adultes non handicapés actifs en âge de travailler était de 38 150 $ en 2006, en hausse par rapport à 35 670 $ en 2001.

Outre l’écart de salaire annuel entre les personnes handicapées et celles non handicapées, les personnes handicapées continuent de faire face à un fossé appréciable entre les sexes. Alors que les femmes handicapées ont constaté une faible hausse de leur rémunération moyenne annuelle (de 23 710 $ en 2001 à 24 720 $ en 2006) et que les hommes handicapés accusent une légère baisse (de 37 130 $ en 2001 à 36 240 $ en 2006), les femmes continuent de gagner environ 11 000 $ de moins que les hommes, par an.

Les conventions collectives permettent de recevoir un meilleur salaire. La rémunération moyenne des personnes handicapées régies par une convention collective s’élève à 42 191 $, comparé à 29 235 $ pour les personnes handicapées sans soutien syndical.

Même si les femmes protégées par des conventions collectives déclarent toujours recevoir des salaires annuels inférieurs à ceux des hommes (35 677 $ contre 49 152 $), leur salaire moyen est bien plus élevé que celui des femmes qui ne jouissent pas de ce genre de convention (21 983 $).

Revenu total

Tandis que le salaire est déclaré uniquement pour les adultes handicapés en âge de travailler qui reçoivent un traitement ou un salaire, soit environ 1,4 million de personnes, le revenu total (le revenu total combiné pour une personne) est déclaré pour l’ensemble des 4,2 millions d’adultes handicapés, qu’ils soient employés ou non. Le revenu total englobe toutes les sources de revenu, y compris le revenu d’emploi et les paiements de transfert du gouvernement.

En 2006, le revenu total des adultes handicapés en âge de travailler s’élevait en moyenne à 25 840 $ et à 30 460 $ pour les aînés handicapés. Dans l’ensemble, les adultes handicapés ont un revenu total inférieur à celui des adultes non handicapés; le revenu total moyen des adultes non handicapés en âge de travailler était de 35 800 $ et de 31 940 $ pour les aînés. L’écart de revenu entre les adultes handicapés et non handicapés en âge de travailler a augmenté légèrement entre 2001 et 2006; cependant, l’écart entre les aînés handicapés et non handicapés a diminué de plus de la moitié depuis 2001, passant d’environ 3 700 $ à 1 500 $.

Tableau 4.1 — Revenu total moyen, par âge et par état de personne handicapée, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 4.1 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 4.1

Ce diagramme à colonnes illustre le revenu moyen du ménage des adultes handicapés selon l’âge et la catégorie de handicap en 2001 et en 2006.

L’axe Y est mesuré en montants et augmente par intervalles de cinq mille dollars, de 0 à 40 000 $.

L’axe X comporte les situations suivantes à l’égard de l’incapacité : « personnes handicapées » et « personnes non handicapées ». De plus, chaque situation à l’égard de l’incapacité est divisée en deux groupes d’âge : 15 à 64 ans et 65 ans et plus (de gauche à droite).

Il y a deux colonnes pour chaque groupe, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune le revenu moyen du ménage pour les adultes selon la situation à l’égard de l’incapacité et selon l’âge.

Le revenu moyen du ménage d’adultes handicapés âgés de 15 à 64 ans était de 23 900 $ en 2001 et de 25 840 $ en 2006.

Le revenu moyen du ménage d’adultes handicapés âgés de 65 ans et plus était de 24 530 $ en 2001 et de 30 460 $ en 2006.

Le revenu moyen du ménage d’adultes sans handicap âgés de 15 à 64 ans était de 33 150 $ en 2001 et de 35 800 $ en 2006.

Le revenu moyen du ménage d’adultes sans handicap âgés de 65 ans et plus était de 28 275 $ en 2001 et de 31 940 $ en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Il existe aussi un écart de revenu entre les hommes et les femmes sur le plan du revenu total. En 2006, le revenu total annuel des femmes handicapées en âge de travailler représentait les deux tiers de la moyenne annuelle du revenu total des hommes handicapés (20 760 $ contre 31 610 $).

Tableau 4.2 — Revenu total moyen, par sexe, 2001 et 2006
État de personne handicapée 2001 2006
Hommes Femmes Hommes Femmes
Personnes handicapées 30 250 18 320 31 610 20 760
Personnes non handicapées 41 276 25 103 44 060 27 660
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Le revenu total varie également selon la gravité de l’incapacité. Les adultes en âge de travailler ayant une incapacité grave à très grave touchent deux tiers du revenu total moyen des adultes ayant une incapacité légère à modérée. En 2006, le revenu total annuel moyen des adultes en âge de travailler ayant une incapacité grave à très grave était de 19 880 $, tandis que celle des adultes ayant une incapacité légère à modérée s’élevait à 29 770 $.

Tableau 4.3 — Revenu total moyen, par gravité de l’incapacité, 2001 et 2006
Groupe d’âge 2001 2006
Légère à modérée
(en $)
Grave à très grave
(en $)
Légère à modérée
(en $)
Grave à très grave
(en $)
15 à 64 ans 27 600 18 780 29 770 19 880
65 ans ou plus 25 440 23 130 29 610 31 760
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

En 2006, les aînés ayant une incapacité légère à modérée avaient un revenu annuel de 29 610 $ en moyenne, comparé à 31 760 $ pour les aînés ayant une incapacité grave à très grave. De 2001 à 2006, les aînés ayant une incapacité légère à modérée ont connu une hausse de 4 170 $ de la moyenne totale de leur revenu, tandis que les aînés ayant une incapacité grave à très grave ont enregistré une augmentation de 8 630 $.

Principales sources de revenu personnel

Les sources de revenu des Canadiens handicapés proviennent notamment du revenu d’emploi, de placements, de paiements de transfert, de pensions et d’assurances privées.

Les adultes handicapés en âge de travailler (de 15 à 64 ans) tirent leur revenu personnel le plus souvent d’un revenu d’emploi. Toutefois, seulement cinq adultes handicapés en âge de travailler sur dix déclarent un revenu d’emploi comme principale source de revenu, comparé à huit adultes non handicapés en âge de travailler sur dix (52,1 p. 100 contre 81,2 p. 100).

Le revenu d’un travail indépendant constitue une autre source de revenu personnel des personnes handicapées. En 2006, le revenu moyen tiré d’un travail indépendant des adultes handicapés en âge de travailler (de 15 à 64 ans) était de 12 183 $, montant en baisse par rapport à 2001 où il atteignait 15 950 $. Les personnes non handicapées déclarent des revenus de travail indépendant supérieurs (17 924 $ en moyenne); néanmoins, les revenus que les personnes non handicapées ont tirés d’un travail indépendant entre 2001 et 2006 ont connu une baisse plus marquée que ceux des personnes handicapées.

Sans égard à l’âge, les hommes handicapés touchent des revenus d’un travail indépendant supérieurs à ceux des femmes handicapées (14 970 $ contre 8 582 $). Parmi les personnes handicapées, les adultes en âge de travailler plus jeunes (de 25 à 54 ans) tirent plus de revenus d’un travail indépendant que d’autres groupes d’âge; à l’opposé, les adultes non handicapés en âge de travailler plus âgés (de 55 à 64 ans) recevaient le plus de revenus d’un travail indépendant. Mais cela a évolué depuis 2001, alors que les personnes âgées de 25 à 54 ans percevaient plus de revenus d’un travail indépendant que tout autre groupe d’âge, quel que soit l’état de personne handicapée.

De nombreux adultes handicapés en âge de travailler comptent sur les paiements de transfert pour augmenter leur revenu personnel. En 2006, la probabilité que les adultes handicapés reçoivent des paiements de transfert comme source de revenu personnel était trois fois plus élevée que chez les adultes non handicapés.

Les sources principales de revenu varient entre les hommes et les femmes handicapés. Les femmes sont plus susceptibles de recevoir des paiements de transfert. Ceux-ci constituaient en 2006 une source de revenu personnel pour 55,7 p.  100 des femmes handicapées âgées de 15 ans et plus, contre 46,8 p.  100 des hommes handicapés.

La perception de paiements de transfert en tant que source principale de revenu est fortement liée à l’âge. Les aînés handicapés tendent plus à recevoir des paiements de transfert du gouvernement, à savoir des versements au titre du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec, de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. La proportion d’aînés bénéficiaires de ce genre de paiements n’a que légèrement diminué par rapport à 2001 (passant de 60,8 p.  100 à 59,5 p.  100). En 2006, 20,8 p.  100 des aînés handicapés déclaraient aussi des prestations de retraite comme source de revenu, contre 14,0 p.  100 en 2001.

Tableau 4.4 — Principale source de revenu, pour les personnes handicapées et non handicapées, 2001 et 2006
Source de revenu Personnes handicapées Personnes non handicapées
Nombre % Nombre %
2001
Total 1 785 380 100,0 16 756 480 100,0
Revenu d’emploi 858 810 48,1 13 664 460 81,5
Paiements de transfert 716 380 40,1 2 109 460 12,6
Revenu de placement 67 170 3,8 373 670 2,2
Prestations de retraite, pensions et rentes y compris le revenu tiré des REER et des FERR 106 000 5,9 412 840 2,5
Autre revenu monétaire 34 100 1,9 177 120 1,1
2006
Total 2 226 610 100,0 17 617 500 100,0
Revenu d’emploi 1 160 240 52,1 14 311 770 81,2
Paiements de transfert 826 270 37,1 2 102 220 11,9
Revenu de placement 69 220 3,1 441 830 2,5
Prestations de retraite, pensions et rentes y compris le revenu tiré des REER et des FERR 117 250 5,3 393 590 2,2
Autre revenu monétaire 51 020 2,3 363 950 2,1
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Chapitre 5 : Santé et bien-être

Le chapitre cinq analyse la santé et le bien-être des Canadiens handicapés. L’incapacité est souvent en corrélation avec des problèmes sur le plan de la santé et du bien-être, c’est pourquoi il importe de prendre en considération la santé et l’accès aux mesures de soutien qui favorisent le bien-être pour garantir que les personnes handicapées ont l’occasion de prendre part autant que possible à la société. Ce chapitre porte sur une autoévaluation de l’état de santé des personnes handicapées et sur le lien entre la santé et des facteurs tels que le stress, l’emploi et le revenu.

La santé et le bien-être sont des facteurs essentiels pour mener une vie bien remplie et participer à part entière à la société. La santé physique, mentale et psychologique influe sur pratiquement tous les aspects de la vie d’une personne. La santé et le bien-être sont liés à des résultats comme le degré de scolarité, l’emploi, le revenu et la participation à la vie de la collectivité.

La santé est souvent décrite comme la présence ou l’absence de limitations physiques. Toutefois, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fournit une définition large de la santé qui tient compte du bien-être physique et mental, du style de vie et des interactions sociales. Selon l’OMS, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».

Tandis que les aînés handicapés se déclarent en moins bonne santé qu’en 2001, un nombre accru d’adultes handicapés en âge de travailler signalent être en bonne ou en excellente santé. Une activité physique, des relations sociales, un bon revenu, de l’instruction et un emploi comptent parmi les facteurs qui ont contribué à une meilleure évaluation de la santé. L’accès à des soins de santé demeure un problème pour les personnes handicapées.

Secteurs indicateurs :

Autoévaluation de l’état de santé

En 2006, un peu plus de la moitié (54,0 p. 100) des adultes handicapés se disaient en bonne, en très bonne ou en excellente santé, et un quart (24,8 p. 100) en assez bonne santé. Pour leur part, 12,9 p. 100 s’estimaient en mauvaise santé.

Tableau 5.1 — Autoévaluation de l’état de santé des adultes âgés de 15 ans et plus, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 5.1 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 5.1

Ce diagramme à colonnes illustre l’auto-évaluation de la santé des adultes handicapés de 15 ans et plus en 2001 et en 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de cinq, de 0 à 40.

L’axe X est composé des états de santé suivants (de gauche à droite) : « excellent », « très bien », « bien », « moyen », « mauvais ».

Il y a deux colonnes pour chaque état de santé, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent comment les adultes handicapés ont évalué leur état de santé pour chacune des années étudiées.

Le pourcentage d’adultes handicapés ayant mentionné qu’ils avaient un excellent état de santé était de 5,8 % en 2001 et de 6,1 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés ayant mentionné qu’ils avaient un très bon état de santé était de 17,7 % en 2001 et de 17,9 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés ayant mentionné qu’ils avaient un bon état de santé était de 31,6 % en 2001 et de 30 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés ayant mentionné qu’ils avaient un état de santé moyen était de 26,5 % en 2001 et de 24,8 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés ayant mentionné qu’ils avaient un mauvais état de santé était de 13,1 % en 2001 et de 12,9 % en 2006.

  1. Ce tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

D’une façon générale, les hommes tendent davantage que les femmes à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (26,5 p. 100 contre 22,0 p. 100). Cette tendance est commune à tous les groupes d’âge. Lorsqu’on leur demande de noter sur dix leur satisfaction à l’égard de leur santé, les évaluations des femmes sont légèrement plus basses que celles des hommes (6,0 contre 6,3).

Le pourcentage global d’aînés handicapés jugeant leur santé excellente, très bonne ou bonne a diminué un peu, passant de 56,4 p. 100 en 2001 à 53,0 p. 100 en 2006. On remarque un petit écart entre les sexes dans l’autoévaluation de la santé chez les aînés handicapés : de 2001 à 2006, la proportion de femmes s’évaluant en excellente, en très bonne ou en bonne santé a faibli légèrement, passant de 55,7 p. 100 à 53,3 p. 100, alors que le pourcentage d’hommes de cette catégorie d’âge citant l’une de ces évaluations a diminué, passant de 57,5 p. 100 à 52,6 p. 100.

Tableau 5.2 — Autoévaluation de l’état de santé, par âge, 2001 et 2006
État de santé 2001 2006
15 à 64 ans 65 ans ou plus 15 à 64 ans 65 ans ou plus
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Total 1 968 490 100,0 1 451 850 100,0 2 437 610 100,0 1 725 090 100,0
Excellente 127 640 6,5 69 490 4,8 167 110 6,9 87 720 5,1
Très bonne 354 910 18,0 251 620 17,3 451 550 18,5 294 360 17,1
Bonne 583 270 29,6 498 310 34,3 715 120 29,3 532 750 30,9
Assez bonne 492 980 25,0 413 870 28,5 576 230 23,6 456 150 26,4
Mauvaise 296 990 15,1 152 230 10,5 309 630 12,7 226 390 13,1
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Il existe un lien entre la gravité de l’incapacité et l’autoévaluation de la santé. Sept adultes ayant une incapacité légère à modérée sur dix jugent leur santé bonne, très bonne ou excellente, tandis que seuls trois adultes ayant une incapacité grave à très grave sur dix classent leur santé dans l’une de ces catégories. En outre, 26,2 p. 100 des adultes ayant une incapacité grave à très grave s’estiment en mauvaise santé, par rapport à 4,1 p. 100 des adultes ayant une incapacité légère à modérée.

Lorsqu’on leur demande de noter sur dix leur satisfaction à l’égard de divers facteurs de vie tels que la santé et le travail, les adultes handicapés accordent une note de 8,3 aux relations mais de 6,2 à leur santé. De surcroît, la réponse que les personnes ont donnée quant à la satisfaction de l’état de santé dépend de la gravité de l’incapacité : les personnes ayant une incapacité légère à modérée consentent une note moyenne de 6,9, alors que les personnes ayant une incapacité grave à très grave attribuent en moyenne une note de 4,7 à leur état de santé.

Incidence du stress

Le stress a des effets négatifs sur la santé et peut produire des effets encore plus néfastes sur la santé des personnes handicapées. Les principales sources de stress des gens évoluent au fur et à mesure qu’ils vieillissent.

Le travail est la source de stress la plus courante des adultes handicapés en âge de travailler de 15 à 64 ans (principale source pour 24,5 p. 100 des personnes), tandis que la santé est la source la plus courante chez les aînés (principale source pour 37,4 p. 100 d’entre eux). En considérant les données selon le sexe, la santé est la source de stress la plus courante des femmes en âge de travailler (24,6 p. 100), alors que chez les hommes en âge de travailler c’est le travail (28,9 p. 100).

Les personnes ayant une incapacité grave à très grave ont davantage tendance à désigner la santé comme leur principale source de stress (43,0 p. 100). Par opposition, les personnes ayant une incapacité légère à modérée rapportent une grande variété de sources de stress, la plus courante étant le travail (26,0 p. 100).

Tableau 5.3 — Principale source de stress pour les adultes âgés de 15 ans et plus, par gravité de l’incapacité, 2006

Une description textuelle du tableau 5.3 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 5.3

Ce diagramme à colonnes illustre la principale source de stress selon le niveau de gravité chez les adultes handicapés de 15 ans et plus en 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de cinq, de 0 à 50.

L’axe X comporte six sources de stress, qui sont les suivantes (de gauche à droite) :

  • Travail
  • Soucis financiers
  • Famille
  • Travail scolaire
  • Santé
  • Autre

Chaque source de stress comporte deux colonnes verticales; la première correspond aux niveaux de gravité du handicap faible à modéré tandis que la seconde concerne les niveaux graves à très graves. Elles décrivent en pourcentage les principales sources de stress des adultes handicapés en fonction des deux niveaux de gravité, en 2006.

Le pourcentage d’adultes qui citent le travail comme étant leur principale source de stress était de 26,0 % chez ceux dont le niveau de handicap est faible à modéré, et de 7,5 % chez ceux atteints d’un handicap grave à très grave en 2006.

Le pourcentage d’adultes qui citent les soucis financiers comme étant leur principale source de stress était de 14,7 % chez ceux dont le niveau de handicap est faible à modéré, et de 16,3 % chez ceux atteints d’un handicap grave à très grave en 2006.

Le pourcentage d’adultes qui citent la famille comme étant leur principale source de stress était de 17,4 % chez ceux dont le niveau de handicap est faible à modéré, et de 13,2 % chez ceux atteints d’un handicap grave à très grave en 2006.

Le pourcentage d’adultes qui citent le travail scolaire comme étant leur principale source de stress était de 2,5 % chez ceux dont le niveau de handicap est faible à modéré, et de 0,6 % chez ceux atteints d’un handicap grave à très grave en 2006.

Le pourcentage d’adultes qui citent la santé comme étant leur principale source de stress était de 16,3 % chez ceux dont le niveau de handicap est faible à modéré, et de 43 % chez ceux atteints d’un handicap grave à très grave en 2006.

Le pourcentage d’adultes qui citent « autre » comme étant leur principale source de stress était de 19,5 % chez ceux dont le niveau de handicap est faible à modéré, et de 17,4 % chez ceux atteints d’un handicap grave à très grave en 2006.

  1. Le tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Activité physique

Une activité physique régulière contribue largement à un bon état de santé. Elle peut empêcher ou retarder l’apparition de certaines maladies telles que le diabète. La majorité des adultes handicapés ayant pratiqué une activité physique chez eux au cours des 12 derniers mois évaluent leur santé comme étant bonne ou assez bonne. De plus, la proportion de personnes ayant fait de l’exercice chez elles et se déclarant en très bonne ou en excellente santé a augmenté, passant de 27,4 p. 100 en 2001 à 30,6 p. 100 en 2006.

En 2006, 33,5 p. 100 des hommes handicapés ayant fait de l’exercice à domicile dans la dernière année jugeaient que leur santé était excellente ou très bonne, par rapport à 28,3 p. 100 des femmes. Ce pourcentage a sensiblement augmenté depuis 2001 pour les hommes (il était de 27,7 p. 100), mais seulement dans une moindre mesure pour les femmes (27,2 p. 100 en 2001).

L’écart selon la gravité de l’incapacité est bien plus large : 39,3 p. 100 des personnes ayant une incapacité légère à modérée accomplissant une activité physique se considèrent en excellente ou en très bonne santé, comparé à seulement 13,7 p. 100 des personnes ayant une incapacité grave à très grave. Depuis 2001, les chiffres ne progressent que faiblement pour les personnes ayant une incapacité légère à modérée (36,3 p. 100 en 2001) et restent pratiquement inchangés pour celles ayant une incapacité grave à très grave (13,2 p. 100 en 2001).

En 2006, 31,5 p. 100 des adultes handicapés en âge de travailler qui effectuaient de l’exercice chez eux notaient leur santé comme étant très bonne ou excellente, contre 27,9 p. 100 en 2001. En outre, 29,2 p. 100 des aînés handicapés qui pratiquaient de l’exercice à leur domicile s’estimaient en très bonne ou en excellente santé, soit une hausse par rapport à 25,9 p. 100 en 2001.

Revenu, emploi et éducation

Les niveaux de revenu, l’emploi et l’éducation sont rattachés à l’état de santé. Ces trois facteurs jouent un rôle essentiel au moment de déterminer la qualité de vie d’une personne et son aptitude à contribuer à la vie familiale et communautaire.

Le pourcentage d’adultes handicapés vivant dans des familles à faible revenu et qui se considèrent en mauvaise santé a baissé légèrement entre 2001 et 2006 (il est passé de 22,7 p. 100 à 21,4 p. 100). Les adultes handicapés qui ne vivent pas dans des familles à faible revenu restent moins susceptibles de juger leur santé mauvaise : c’est le cas de 12,8 p. 100 d’entre eux en 2006.

Tableau 5.4 — Autoévaluation de l’état de santé par niveau de revenu familial, 2001 et 2006
Évaluation de la santé 2001 2006
Nombre % Nombre %
Membre d’une famille économique à faible revenu
Total 498 890 100,0 540 350 100,0
Excellente ou très bonne 86 200 17,3 98 800 81,3
Bonne ou assez bonne 299 450 60,0 326 150 60,4
Mauvaise 113 250 22,7 115 420 21,4
Member of non-low income economic family
Total 1 348 540 100,0 3 265 030 100,0
Excellente ou très bonne 393 950 29,2 899 550 27,6
Bonne ou assez bonne 772 260 57,3 1 945 930 59,6
Mauvaise 182 330 13,5 419 540 12,8
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Sur le plan de l’emploi et de l’autoévaluation de la santé, 37,2 p. 100 des adultes actifs en âge de travailler déclarent être en très bonne ou en excellente santé, par rapport à 25,1 p. 100 des adultes en âge de travailler sans emploi.

L’éducation, qui est étroitement liée aux possibilités d’emploi et aux niveaux de revenu, est également associée à la perception de la santé. Parmi les personnes handicapées ayant déclaré être en assez bonne ou en bonne santé, 57,9 p. 100 ont reçu un enseignement postsecondaire. Ce taux est légèrement supérieur à celui de 2001, qui s’établissait à 56,1 p. 100.

Accès à des soins de santée

L’accès aux soins de santé occupe une place importante dans l’état de santé d’une personne. Parmi les adultes handicapés nécessitant des soins de santé ou des services sociaux, 13,9 p. 100 estiment ne pas les recevoir. Les femmes ont plus tendance que les hommes à signaler un besoin non satisfait en matière de soins de santé ou de services sociaux (15,8 p. 100 contre 11,7 p. 100). Les résultats de 2001 étaient semblables.

Diverses raisons expliquent pourquoi les besoins en soins de santé ne sont pas comblés, au chapitre desquelles figurent notamment le coût, le défaut de garantie d’assurance ou le manque de disponibilité. Le coût est la raison la plus couramment avancée. En 2006, 47,1 p. 100 des personnes estimant ne pas avoir reçu les soins de santé requis mentionnaient généralement le coût comme raison de non satisfaction de leurs besoins, tandis que 21,5 p. 100 ne savaient pas où, ni comment obtenir les soins de santé dont elles avaient besoin.

Tableau 5.5 — Raisons invoquées pour ne pas avoir reçu les soins de santé nécessaires, adultes âgés de 15 ans et plus, 2001 et 2006

Une description textuelle du tableau 5.5 est disponible ci-dessous
Description textuelle du tableau 5.5

Ce diagramme à colonnes illustre les raisons de l’absence des soins de santé nécessaires chez les adultes handicapés âgés de 15 ans en 2001 et 2006.

L’axe Y est mesuré en pourcentage et augmente par intervalles de 10, de 0 à 60.

L’axe X comporte six raisons de ne pas recevoir les soins de santé nécessaires, qui sont les suivantes (de gauche à droite) :

  • Non couverts par leur assurance
  • Trop chers
  • Handicap pas assez grave
  • Ne sait pas où/comment obtenir des services
  • Soins non offerts dans la région
  • Autre

Il y a deux colonnes pour chaque raison, une correspondant à 2001 et l’autre à 2006. Elles décrivent chacune en pourcentage les raisons pour lesquelles les adultes handicapés ne reçoivent pas les soins nécessaires.

Le pourcentage d’adultes handicapés qui ne reçoivent pas de soins parce qu’ils ne sont pas couverts par leur assurance était de 41,6 % en 2001 et de 33,8 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés qui ne reçoivent pas de soins parce qu’ils sont trop chers était de 49,8 % en 2001 et de 47,1 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés qui ne reçoivent pas de soins parce que leur handicap n’est pas assez grave était de 12,6 % en 2001 et de 10,3 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés qui ne reçoivent pas de soins parce qu’ils ne savent pas où ou comment obtenir les services était de 17,1 % en 2001 et de 21,5 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés qui ne reçoivent pas de soins parce qu’ils ne sont pas offerts dans leur région était de 18,3 % en 2001 et de 15,8 % en 2006.

Le pourcentage d’adultes handicapés qui ne reçoivent pas de soins pour d’autres raisons était de 45,2 % en 2001 et de 34,9 % en 2006.

  1. Le tableau ne comprend pas le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.
  2. Les chiffres étant arrondis, la somme des valeurs de chaque catégorie peut différer du total.
  3. Ne concerne que les adultes âgés de 15 ans et plus.
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2001 et 2006.

Relations sociales

En 2006, 25,9 p. 100 des adultes handicapés possédaient un réseau social composé d’au moins trois amis proches avec qui ils se sentaient à l’aise de parler et à qui ils pouvaient se fier. Cependant, 281 930 adultes handicapés (6,8 p. 100) indiquaient ne pas avoir d’amis proches en qui avoir confiance ou vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.

Les femmes handicapées tendaient plus que les hommes à rapporter des liens d’amitié étroits. Toutefois, les hommes étaient davantage susceptibles d’avoir tissé des réseaux sociaux plus vastes (au moins 11 amis proches).

Tableau 5.6 — Nombre d’amis proches, par sexe, 2006
Nombre d’amis proches Hommes Femmes
Nombre % Nombre %
Total 1 872 290 100,0 2 290 410 100,0
Aucun 144 760 7,7 137 170 6,0
1 à 2 290 310 15,5 417 470 18,2
3 à 5 433 400 23,1 642 830 28,1
6 à 10 287 520 15,4 365 380 16,0
11 à 20 141 870 7,6 130 030 5,7
Plus de 20 128 960 6,9 95 980 4,2
  1. Dans ce tableau, on a utilisé des données de 2006 comparables à celles de 2001.
  2. La somme des valeurs pour chacune des catégories peut différer du total en raison de l’arrondissement des chiffres.
  3. S’applique aux adultes de 15 ans et plus.

Source : Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Au total, 28,4 p. 100 des adultes ayant une incapacité légère à modérée comptaient de trois à cinq amis proches, par rapport à 22,0 p. 100 des adultes ayant une incapacité grave ou très grave.

Annexe A — Principales prestations et principaux programmes destinés aux personnes handicapées pour les exercices 2007-2008 et 2008-2009
PROGRAMME/INITIATIVE MONTANT
(en millions de $/exercice)
2007–2008 2008–2009
Participation et soutiens
Programmes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (PAREL-PH, LAAA, PAREL — Logement accessoire/Pavillon jardin, PAMH) Note de bas de page 1 29,4 34,0
Programmes de l’Office des transports du Canada — volet invalidité 2,4 2,8
Financement des Jeux olympiques spéciaux et Association des sports des sourds du Canada (Patrimoine canadien) 1,6 Note de bas de page 2 1,5 Note de bas de page 2
Financement des sports paralympiques, Programme d’aide aux athlètes à l’intention des athlètes handicapés et Modèle de développement à long terme des athlètes handicapés pour les programmes sportifs destinés aux athlètes handicapés (Patrimoine canadien) 9,6 Note de bas de page 3 10,9 Note de bas de page 3
Dépenses liées aux Jeux paralympiques (Patrimoine canadien) Note de bas de page 4 0,5 5,0
Financement de participation au sport — volet invalidité (Patrimoine canadien), financement de base des programmes sportifs d’organismes nationaux de sport destinés aux athlètes handicapés 5,7 Note de bas de page 5, Note de bas de page 6 4,6 Note de bas de page 5
Financement du Modèle de développement à long terme des athlètes handicapés d’organismes nationaux de sport pour les programmes sportifs destinés aux athlètes handicapés 0,1 Note de bas de page 6
Financement du programme d’accueil (principaux jeux internationaux des personnes handicapées, épreuves unisport internationales) 0,3 0,4
Projets fédéraux-provinciaux-territoriaux relatifs aux programmes sportifs pour personnes handicapées 0,4 0,3
Contributions totales de Sport Canada aux sports pour les personnes handicapés 15,9 17,8 Note de bas de page 6
Subventions et contributions totales de Sport Canada (Patrimoine canadien) 138,0 151,4
Initiative de services de bibliothèque équitables (Bibliothèque et Archives Canada) 0,3 0,9
Subventions et contributions du Programme de partenariats pour le développement social (RHDCC) 11,0 11,0
Audiences sur l’accessibilité du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes Note de bas de page ** 0,1 Note de bas de page 7
Programmes de Justice Canada — volet invalidité Note de bas de page ** 0,1
Programmes de l’Agence canadienne de développement international — volet invalidité 17,5 Note de bas de page 8 24,0 Note de bas de page 9
Financement des Instituts de recherche en santé du Canada de travaux de recherche liés à l’invalidité Note de bas de page ** 4,0
Soutiens du revenu
Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada (RHDCC) 3,474,1 3,581,1
Programme de réadaptation professionnelle du Régime de pensions du Canada (RHDCC) 3,0 1,7
Prestation pour enfants handicapés (Finances Canada et ARC) Note de bas de page 10 143,5 160,9
Allocation pour perte de revenus et prestation de retraite supplémentaire (ACC) 11,7 19,1
Prestations de maladie de l’assurance emploi (RHDCC) 954,9 Note de bas de page **
Prestations d’indemnisation des travailleurs fédéraux (RHDCC) 159,2 177,6 Note de bas de page 11
Indemnisation des détenus des pénitenciers (SCC) 0,1 0,1
Pension d’invalidité des anciens combattants et Programme d’indemnités d’invalidité (ACC) 1,895,4 1,973,9
Apprentissage, compétences et emploi
Subvention canadienne pour l’accès aux études pour les étudiants ayant une incapacité permanente (RHDCC) 26,7 Note de bas de page **
Subvention canadienne visant les mesures d’adaptation pour les étudiants ayant une incapacité permanente (RHDCC) 20,2 Note de bas de page **
Programme d’aide aux entrepreneurs ayant une incapacité (DEO) 1,4 1,4
Ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées (RHDCC) 218,3 222
Conseil national des employés handicapés fédéraux 0,3 0,3
Fonds d’intégration (RHDCC) 26,8 26,8
Disposition applicable aux étudiants ayant une invalidité permanente (RHDCC) 5,1 Note de bas de page **
Assistance professionnelle (ACC) 1,1 1,8
Santé et bien-être
Initiative sur le diabète chez les Autochtones 40,0 Note de bas de page **
Alliance de vie active pour les Canadiens/Canadiennes ayant un handicap (ASPC) 0,2 0,0
Stratégie canadienne sur le diabète (Santé Canada) Note de bas de page ** 18,0
Ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ASPC) 3,3 Note de bas de page **
Ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale : volet Premières nations et Inuit (Santé Canada) 16,7 Note de bas de page **
Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières nations et des Inuits 105,7 Note de bas de page **
Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues chez les Autochtones et Programme national des centres de traitement de l’abus de solvants chez les jeunes 70,0 Note de bas de page **
Services de santé non assurés 898,2 934,6
Programme pour l’autonomie des anciens combattants (ACC) 303,2 320,0
Programme des prestations de traitement (ACC) 285,7 293,0
Mesures fiscales (Finances Canada et Agence du revenu du Canada) Note de bas de page 12 Note de bas de page 13
Crédit d’impôt pour aidants naturels 80,0 85,0
Déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées Note de bas de page 14 (14)
Crédit d’impôt pour personnes handicapées (y compris le Supplément pour enfants) 375,0 395,0
Crédit d’impôt pour personnes handicapées à charge 5,0 5,0
Crédit d’impôt pour frais médicaux 895,0 Note de bas de page 15 970,0
Supplément remboursable pour frais médicaux 110,0 Note de bas de page 15 120,0
Autochtones
Stratégie de développement des ressources humaines autochtones — volet personnes handicapées (RHDCC) 3,0 3,0
Programme d’aide à la vie autonome (AINC) Note de bas de page 16 88,7 92,3
Programme d’éducation spéciale (AINC) Note de bas de page 16 128,8 130,1

Remarque : Les chiffres présentés dans ce tableau reposent sur le budget des dépenses ministériel. Les nombres ont été arrondis.

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