Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Titre officiel : Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC)

Catégorie du sujet :
Changement climatique
Type d’accord / d’instrument :
Instrument multilatéral volontaire
Forme :
Forum de collaboration
État :
Le Canada est membre du GIEC depuis son établissement par le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Organisation météorologique mondiale en 1988.
Ministère responsable et ministères partenaires :
Responsable :
Environnement et Changement climatique Canada
Partenaires :
Agriculture et Agroalimentaire Canada, Pêches et Océans Canada, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, Affaires mondiales Canada, Santé Canada et Ressources naturelles Canada
Autres renseignements :
Liens Web :
Personnes-ressources :
Secrétariat canadien du GIEC: ec.giec-ipcc.ec@canada.ca
L’édition du recueil :
Janvier 2020
Le numéro de référence :
D6/FR

Résumé en langage clair

Les changements climatiques sont l’un des plus grands défis de notre époque, accroissant le stress imposé aux sociétés et à l’environnement. De plus, les impacts des changements climatiques sont de portée mondiale et sans égal quant à leur ampleur. Ces impacts toucheront de nombreux aspects de notre vie au Canada et dans le monde. La lutte contre les changements climatiques est un défi complexe exigeant des données scientifiques fiables pour éclairer les décisions, les politiques et les activités du gouvernement. Le GIEC est le principal organisme international en ce qui a trait à l’évaluation des changements climatiques. Dans ses divers rapports, l’organisme fournit les données scientifiques nécessaires pour aider les décisionnaires et d’autres acteurs à prendre des décisions sur la façon de s’adapter aux changements climatiques et de les atténuer. Le Canada participe activement au GIEC depuis 1988.

Objectif

Le GIEC est le principal organisme international effectuant l’évaluation des changements climatiques. Il a comme objectif d’effectuer des évaluations d’intérêt pour les politiques sur : le fondement scientifique des changements climatiques; impacts et les risques liés aux changements climatiques; les options pour l’adaptation et l’atténuation. Les évaluations du GIEC fournissent aux décideurs de l’information scientifique pertinente, mais neutre, pour l’élaboration de politiques. Elles orientent les politiques nationales sur les changements climatiques et les négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Éléments principaux

Le GIEC compte 195 pays membres. Des représentants du gouvernement de chaque pays se réunissent dans le cadre de séances plénières du GIEC pour prendre des décisions relatives à la gouvernance et au travail scientifique de l’organisation. Les décisions sur les aspects scientifiques et techniques des travaux du GIEC sont orientées par les directives du Bureau du GIEC, l’organisme consultatif scientifique du GIEC.

Le travail du GIEC est réparti en trois groupes de travail : le premier évalue les éléments scientifiques des changements climatiques, le deuxième s’occupe des conséquences des changements climatiques, de la vulnérabilité aux changements climatiques et de l’adaptation à ceux-ci et le troisième évalue les mesures d’atténuation des changements climatiques. Le GIEC possède également une équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, qui met au point et peaufine des méthodes pour le calcul et la déclaration des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre. Des milliers de scientifiques de partout dans le monde, y compris un grand nombre du Canada, contribuent au travail du GIEC sur une base volontaire, à titre d’auteurs, de contributeurs et de lecteurs critiques.

Résultats attendus

Le GIEC continuera à produire les évaluations scientifiques les plus complètes et fiables sur les changements climatiques dans le cadre du cycle du sixième rapport d’évaluation (2015 à 2022). En plus du sixième rapport d’évaluation de base, le GIEC a diffusé trois rapports spéciaux pour faire avancer les connaissances sur des questions spécifiques liées aux changements climatiques, et ce, sur 1) le réchauffement planétaire de 1,5 °C (RS1,5) publié le 6 octobre 2018; 2) l’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique (RSOCC) (diffusé le 25 septembre 2019); et 3) le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres (SRCCL) (diffusé le 7 août 2019) Le document RS1,5 orientera un dialogue favorable entre les Parties à la CCNUCC en 2018 pour faire le point sur les progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif à long terme, soit un réchauffement climatique inférieur à 2 °C. Le GIEC a aussi terminé en 2019 un rapport sur la méthodologie utilisée pour quantifier les émissions et les absorptions déclarées dans les inventaires nationaux des gaz à effet de serre, ce qui fournira aux Parties à la CCNUCC des directives à jour pour s’assurer que des approches scientifiques et uniformes répondent aux besoins en matière de production de rapports sur l’inventaire.

Plus de 50 Canadiens participent à la préparation des produits du 6rapport d’évaluation en tant que coordonnateurs, auteurs, rédacteurs en chef, auteurs collaborateurs, scientifiques attitrés à un chapitre ou réviseurs.

Participation du Canada

Le Canada est membre actif du GIEC depuis sa création - des postes de responsabilité aussi bien au sein du Bureau du GIEC qu’au sein de l’équipe spéciale sur les inventaires nationaux des gaz à effet de serre sont occupés par des Canadiens - et apporte d’importantes contributions scientifiques aux rapports d’évaluation du GIEC. Le Canada est d’avis que l’information scientifiquement robuste, exhaustive et pertinente pour les politiques, fournie par le GIEC, est essentielle pour faciliter la prise de mesures mondiales sensées visant l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci.

Le Canada offre également un appui financier constant au GIEC (300 000 $/année) et se classe parmi les dix principaux contributeurs au fonds d’affectation spéciale du GIEC. Ce fonds vise à appuyer la participation de scientifiques des pays en développement au travail du GIEC. Le sous-ministre adjoint de la Direction générale des sciences et de la technologie d’Environnement et Changement climatique Canada agit à titre de principal coordonnateur et chef de la délégation canadienne au sein du GIEC.

Résultats et progrès

Activités

Lors du lancement du sixième cycle d’évaluation du GIEC en octobre 2015, deux scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada ont été élus à des rôles de direction : M. Gregory Flato, à titre de membre du bureau du GIEC, et Mme Dominique Blain, à titre de membre de l’équipe spéciale chargée des inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

La phase de définition de la portée du sixième cycle d’évaluation est terminée. Bon nombre d’experts canadiens font des contributions importantes au rapport à titre d’auteurs. Cette participation renforce la représentation des intérêts canadiens et augmentera la pertinence politique des produits du GIEC pour les décideurs canadiens.

Rapports

Le RSOCC a été diffusé le 25 septembre 2019. Il évalue les nouvelles connaissances acquises depuis le 5e rapport d’évaluation (RE5) du GIEC et le Rapport spécial sur le réchauffement de la planète de 1,5 °C (RS1,5) sur la façon dont l’océan et la cryosphère ont changé et devraient encore changer sous l’effet du réchauffement continu de la planète, sur les risques et les possibilités que ces changements engendrent pour les écosystèmes et les populations, et sur les options possibles pour réduire les risques futurs par l’atténuation, l’adaptation et la gouvernance.

Le RSCCT a été publié le 7 août 2019. Il présente une évaluation ciblée des flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres et de la gestion durable des terres en lien avec l’adaptation au climat et l’atténuation de ses variations, la désertification, la dégradation des terres et la sécurité alimentaire. Une attention particulière est accordée aux corrélations entre la désertification, la dégradation des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre, ainsi qu’aux synergies et aux compromis des réponses intégrées possibles.

Le document RS1,5 a été diffusé le 6 octobre 2018. Il s’agit d’un document important pour le monde et pour le Canada. Dans le rapport, on évalue les effets du réchauffement de la planète à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels et des voies connexes d’émission de gaz à effet de serre dans le contexte du développement durable, des efforts d’éradication de la pauvreté et du renforcement de la réponse mondiale à la menace des changements climatiques. On y souligne la nécessité de prendre des mesures ambitieuses de lutte contre les changements climatiques si on veut atteindre les objectifs mondiaux.

Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC (en anglais) a été terminé en novembre 2014. Plus de 800 auteurs scientifiques y ont participé (dont 28 scientifiques canadiens). Le rapport est fondé sur plus de 30 000 publications scientifiques. Durant le cycle du cinquième rapport d’évaluation, le GIEC a aussi publié deux rapports spéciaux sur : 1) La gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l’adaptation au changement climatique (en anglais) et 2) Les sources d’énergie renouvelable et l’atténuation du changement climatique (en anglais).

Résultats

En 2019, le Canada a participé à trois séances plénières du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et a contribué à faire approuver un nouveau rapport sur la méthodologie ainsi que les rapports spéciaux sur les changements climatiques et sur les terres, les océans et la cryosphère dans le contexte des changements climatiques. Le Canada a joué un rôle important lors de chacune de ces réunions, en aidant à établir un consensus à l’égard du chapitre sommaire et des résumés provisoires, en veillant à l’uniformité avec le rapport technique et en préservant l’intégrité scientifique du processus d’approbation des résumés.

En tant qu’évaluation scientifique la plus complète et fiable à ce jour sur les changements climatiques, le cinquième rapport d’évaluation du GIEC a été un outil important, orientant les politiques nationales et internationales sur les changements climatiques, y compris les négociations et la formulation de politiques pour appuyer l’Accord de Paris de la CCNUCC, qui a été ratifié par le Canada en octobre 2016.

En novembre 2015, les climatologues Gregory Flato (Environnement et Changement climatique Canada) et Alain Bourque (Ouranos) ont fait une présentation sur la science du changement climatique au premier ministre Justin Trudeau, aux ministres du Cabinet et aux premiers ministres provinciaux et territoriaux. La présentation, fondée sur les constatations du GIEC, a fourni des renseignements de base pour le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, qui a été inauguré en décembre 2016.

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