Archivée : Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée) (avril 2016)

Résultats des évaluations (réunion d'évaluation des espèces sauvages du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) d'avril 2016)1

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. L’aire d'occurrence au Canada (par province, territoire ou océan) et l’historique des désignations de statut sont fournis pour chaque espèce sauvage.

Mammifères

Musaraigne de Bendire
Nom commun :
Musaraigne de Bendire
Nom scientifique :
Sorex bendirii
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
B2ab(iii,iv)
Justification de la désignation
Cette musaraigne est restreinte au Lower Mainland de la Colombie-Britannique et aux basses vallées adjacentes. Elle y est rare, et est associée aux ruisseaux d’eau douce et aux habitats humides adjacents. Le développement urbain, l’agriculture et l’exploitation forestière ont réduit la quantité d’habitat ainsi que sa qualité. Il y a un déclin continu inféré et prévu de l’habitat et des sous-populations dans la majeure partie de son aire de répartition au Canada.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 1994 et en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.
Marsouin commun Population de l'océan Pacifique
Nom commun :
Marsouin commun Population de l'océan Pacifique
Nom scientifique :
Phocoena phocoena vomerina
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Cette espèce est présente dans les eaux côtières de l’est du Pacifique Nord et utilise les eaux britanno-colombiennes toute l’année. Elle est hautement sujette à une mortalité par enchevêtrement dans les engins de pêche, et particulièrement sensible au bruit. Bien que les relevés soient trop peu fréquents pour déterminer les tendances de la population, il y a une détérioration continue de la qualité de l’habitat en raison du développement des côtes, de l’augmentation du bruit et d’autres facteurs qui ne seront probablement pas renversés.
Répartition
BC Océan Pacifique Océan Arctique
Historique du statut
Espèce étudiée en avril 1991 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ». Réexamen en novembre 2003 et désignée « préoccupante ». Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.

Oiseaux

Bec-croisé des sapins de la sous-espèce percna
Nom commun :
Bec-croisé des sapins de la sous-espèce percna
Nom scientifique :
Loxia curvirostra percna
statut :
Menacée
Critères d'évaluation
C2a(ii)
Justification de la désignation
Cette sous-espèce est un groupe taxinomique distinct endémique au Canada. Connue auparavant pour se reproduire seulement sur l’île de Terre-Neuve, la sous-espèce a également été documentée au cours des cinq dernières années comme nichant sur l’île d’Anticosti. Bien que la population canadienne serait plus grande que ce que l’on avait compris antérieurement, et ce, en raison de la récente découverte d’une composante de population reproductrice sur l’île d’Anticosti, il n’y a pas d’indication d’une tendance à la hausse. Au contraire, ce taxon a connu un déclin substantiel à long terme. Une baisse supplémentaire de la population est prévue sur la base des menaces identifiées, plus particulièrement la compétition et la prédation par les écureuils introduits à Terre-Neuve, la perte d’habitat en raison de l’exploitation forestière, et une maladie fongique affectant le pin rouge.
Répartition
QC NL
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2004. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2016.
Plectrophane de McCown
Nom commun :
Plectrophane de McCown
Nom scientifique :
Rhynchophanes mccownii
statut :
Menacée
Critères d'évaluation
A2bc+3bc+4bc
Justification de la désignation
Cet oiseau des prairies a connu un grave déclin de population depuis au moins la fin des années 1960, et il y a des indications que le déclin se poursuit et demeure important. L’espèce est principalement menacée par la perte et la dégradation continues des habitats de prairie dans ses lieux de reproduction et d’hivernage.
Répartition
AB SK
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2016.

Reptiles

Tortue molle à épines
Nom commun :
Tortue molle à épines
Nom scientifique :
Apalone spinifera
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
A2bcd+3bcd+4bcd
Justification de la désignation
Le déclin continu de cette espèce en Ontario et au Québec est attribué au très faible recrutement résultant de la perte de l’habitat de nidification. Les sites convenables de nidification et d’exposition au soleil ont disparu ou ont été dégradés en raison du développement, de l’altération de régimes hydrologiques (p. ex. barrages, inondations, érosion des berges des rivières), des plantes envahissantes, de l’utilisation récréative et de la récolte illégale d’individus. Sans protection du nid, peu d’oeufs survivent à la prédation par une abondance accrue de mammifères.
Répartition
ON QC
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 1991. Réexamen et confirmation du statut en mai 2002. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2016.
Boa caoutchouc du Nord
Nom commun :
Boa caoutchouc du Nord
Nom scientifique :
Charina bottae
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Cette espèce est répartie de façon dispersée dans la moitié sud de la Colombie-Britannique avec des concentrations dans les vallées fluviales arides de l’intérieur méridional de la province. Les caractéristiques du cycle vital de l’espèce, incluant le faible taux de reproduction, la maturité tardive, et la longévité, et les exigences particulières en matière d’habitat pour l’hibernation et la thermorégulation rendent l’espèce plus vulnérable aux activités humaines. Il y a des déclins inférés chez les individus matures sur la base des tendances en matière d’habitat, et certaines sous-populations continuent d’être menacées par la perte et la fragmentation de l’habitat principalement causées par le développement résidentiel, les routes et les corridors de transport. L’impact global des menaces sur la population canadienne est jugé comme étant faible; toutefois, l’espèce pourrait devenir « menacée » si les menaces pesant sur les populations locales ne sont pas suffisamment gérées et atténuées.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2003. Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.

Amphibiens

Ambystoma unisexué - Population dépendante de la salamandre à petite bouche
Nom commun :
Ambystoma unisexué - Population dépendante de la salamandre à petite bouche
Nom scientifique :
Ambystoma laterale - texanum
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
B1ab(i,ii,iii,iv)+2ab(i,ii,iii,iv)
Justification de la désignation
Ces salamandres unisexuées inhabituelles ne sont présentes que sur une seule île isolée au Canada (île Pelée dans le lac Érié) et dépendent pour le recrutement d’une espèce donneuse de sperme en voie de disparition, la salamandre à nez court (Ambystoma texanum). De nombreuses menaces pèsent sur la salamandre, ce qui rend son existence précaire. Ces menaces comprennent la prédation et la modification de l’habitat par les dindons sauvages introduits, les activités de drainage qui peuvent causer l’assèchement précoce des étangs de reproduction, la mortalité attribuable à la circulation routière pendant les migrations saisonnières, le développement urbain et les activités récréatives.
Répartition
ON
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2016.
Ambystoma unisexué - Population dépendante de la salamandre de Jefferson
Nom commun :
Ambystoma unisexué - Population dépendante de la salamandre de Jefferson
Nom scientifique :
Ambystoma laterale - (2) jeffersonianum
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
A2bc+3c+4bc; B2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation
Ces salamandres unisexuées inhabituelles occupent des zones restreintes dans des aires peuplées et fortement modifiées de l’Ontario et dépendent pour le recrutement d’une espèce donneuse de sperme en voie de disparition, la salamandre de Jefferson (Ambystoma jeffersonianum). La salamandre fait face à de nombreuses menaces résultant d’activités humaines, menant à la perte et à la fragmentation de l’habitat, ce qui rend son existence précaire.
Répartition
ON
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2016.
Ambystoma unisexué - Population dépendante de la salamandre à points bleus
Nom commun :
Ambystoma unisexué - Population dépendante de la salamandre à points bleus
Nom scientifique :
Ambystoma (2) laterale - jeffersonianum
statut :
Non en péril
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Ces salamandres unisexuées inhabituelles dépendent d’une espèce donneuse de sperme, la salamandre à points bleus (Ambystoma laterale), laquelle a une vaste répartition au Canada. Elle est présente de la Nouvelle-Écosse au Manitoba et des Grands Lacs à la baie James et le nord du Québec. Les salamandres unisexuées qui dépendent de cette espèce ont été identifiées dans des sites dans l’ensemble de l’aire de répartition et existent probablement dans de nombreux autres sites qui n’ont pas été soumis à des analyses génétiques. Bien que des déclins dans le sud-ouest de l’Ontario aient été observés et sont attendus pour la salamandre à points bleus ainsi que les salamandres unisexuées qui en dépendent, les menaces sont localisées et auraient peu d’impact sur l’ensemble de la population canadienne.
Répartition
ON QC NB NS
Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2016.

Poissons

Dard de rivière - Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent
Nom commun :
Dard de rivière - Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent
Nom scientifique :
Percina shumardi
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
B1ab(i,ii,iii,iv)+2ab(i,ii,iii,iv)
Justification de la désignation
Il s’agit d’une espèce de petite taille qui occupe des rivières de taille moyenne à grande ainsi que les rives de grands lacs. Elle a une répartition très limitée, est présente dans un petit nombre de localités et est exposée à un risque élevé de menaces provenant du renforcement des rivages, d’espèces exotiques telles que le gobie à taches noires, des barrages et de la gestion de l’eau, du dragage, des nutriments et effluents provenant des déchets urbains, des déversements et de l’agriculture.
Répartition
ON
Historique du statut
L’espèce a été considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1989. Lorsque l’espèce a été divisée en trois unités séparées en April 2016, l'unité « populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent » a été désignée « en voie de disparition ».
Saumon rouge - Population Sakinaw
Nom commun :
Saumon rouge - Population Sakinaw
Nom scientifique :
Oncorhynchus nerka
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
A2a; B2ab(ii,iii); D1
Justification de la désignation
Cette population a connu un déclin très important dans les années 1980 et 1990 en raison de sa faible survie en océan et de la surpêche. Un stock de géniteurs en provenance du lac Sakinaw a été maintenu dans le cadre d’un programme de reproduction en captivité, ce qui a permis de produire des alevins et des saumoneaux qui ont été relâchés dans le lac à partir de 2000. Malgré ces introductions, presque aucun adulte n’est retourné au lac entre 2006 et 2009. L’introduction des saumoneaux du programme de reproduction en captivité s’est poursuivie, et des adultes sont retournés au lac de 2010 à 2014. Certains de ces poissons ont réussi à frayer sur les plages utilisées historiquement pour le frai, démontrant ainsi que le programme connaissait un certain succès dans le ré-établissement de la population. Toutefois, le nombre de poissons éclos en milieu naturel est très faible. Les menaces liées au développement autour du lac, à la faible survie en océan et à la pêche demeurent.
Répartition
BC Océan Pacifique
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » lors d’une évaluation d’urgence le 20 octobre 2002. Statut réexaminé et confirmé en mai 2003. Statut réexaminé lors d’une évaluation d’urgence le 20 avril 2006 et confirmé comme étant « en voie de disparition ». Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.
Crapet du Nord - Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent
Nom commun :
Crapet du Nord - Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent
Nom scientifique :
Lepomis peltastes
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Il s’agit d’un membre de petite taille de la famille des centrarchidés qui occupe les zones d’eau chaude peu profondes et végétalisées des lacs, des étangs ainsi que des rivières au débit lent. Sa répartition spatiale est relativement petite et probablement dispersée. Il est présumé que l’indice de la zone d’occupation et l’abondance de l’espèce a connu un déclin. Les menaces varient dans son aire de répartition où il existe des zones où la qualité de l’habitat connaît un déclin et d’autres où elle s’améliore. Dans l’ensemble, les menaces associées à l’envasement, aux contaminants et aux espèces envahissantes ont été évaluées comme étant élevées. L’espèce pourrait probablement devenir « menacée » à moins que ces menaces ne soient efficacement atténuées.
Répartition
ON QC
Historique du statut
L’espèce a été considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1987. Lorsque l’espèce a été divisée en deux unités séparées en avril 2016, l'unité « populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent » a été désignée « préoccupante ».
Crapet du Nord - Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson
Nom commun :
Crapet du Nord - Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson
Nom scientifique :
Lepomis peltastes
statut :
Non en péril
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Il s’agit d’un membre de petite taille de la famille des centrarchidés qui occupe les zones d’eau chaude, peu profondes et végétalisées des lacs, des étangs ainsi que des rivières au débit lent. Bien que relativement rare, il est largement réparti et n’est soumis qu’à de faibles menaces.
Répartition
ON
Historique du statut
L’espèce a été considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1987. Lorsque l’espèce a été divisée en deux unités séparées en avril 2016, l'unité « populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson » a été désignée « non en péril ».
Dard de rivière - Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson
Nom commun :
Dard de rivière - Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson
Nom scientifique :
Percina shumardi
statut :
Non en péril
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Il s’agit d’une espèce largement répartie dont l’abondance et la répartition sont présumées être stables. Les menaces potentielles comprennent les pratiques de gestion de l’eau ainsi que les effluents urbains et agricoles, mais elles sont évaluées comme ayant un faible impact global.
Répartition
SK MB ON
Historique du statut
L’espèce a été considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1989. Lorsque l’espèce a été divisée en trois unités séparées en avril 2016, l'unité « populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson » a été désignée « non en péril ».
Dard de rivière - Populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James
Nom commun :
Dard de rivière - Populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James
Nom scientifique :
Percina shumardi
statut :
Non en péril
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Il s’agit d’une espèce largement répartie, mais relativement peu commune, dont l’abondance et la répartition sont présumées être stables. Les menaces potentielles liées aux pratiques de gestion de l’eau sont évaluées comme étant faibles dans l’ensemble.
Répartition
MB ON
Historique du statut
L’espèce a été considérée comme étant une seule unité et a été désignée « non en péril » en avril 1989. Lorsque l’espèce a été divisée en trois unités séparées en April 2016, l'unité « populations du sud de la baie d'Hudson et de la baie James » a été désignée « non en péril ».

Arthropodes

Coccinelle à neuf points
Nom commun :
Coccinelle à neuf points
Nom scientifique :
Coccinella novemnotata
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
A2bce
Justification de la désignation
Cette espèce a déjà été commune et largement répartie dans l’ensemble du sud du Canada, depuis l’île de Vancouver jusque dans le sud du Québec, en passant par les Prairies. Depuis, elle a connu un déclin considérable et est maintenant rarement observée. Malgré des efforts de recherche ciblés au cours de la dernière décennie, l’abondance de l’espèce a diminué relativement à d’autres espèces de coccinelle. Les causes précises du déclin sont inconnues. Les menaces possibles comprennent l’introduction de coccinelles non indigènes, lesquelles pourraient affecter cette espèce indigène par la compétition, la prédation intraguilde, ou l’introduction d’agents pathogènes. D’autres menaces possibles incluent la diminution de la qualité de l’habitat causée par les effets indirects de l’utilisation de pesticides/substances chimiques associés à l’agriculture pour lutter contre leurs espèces proies, l’expansion urbaine, ainsi que l’abandon des terres agricoles et la succession naturelle subséquente.
Répartition
BC AB SK MB ON QC
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2016.
Hespérie persius de l'Est
Nom commun :
Hespérie persius de l'Est
Nom scientifique :
Erynnis persius persius
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation
La présence de ce papillon, qui se nourrit de lupin, a été confirmée à seulement deux endroits au Canada. L’espèce occupe les savanes de chênes dans le sud de l’Ontario, un habitat qui a fait l’objet de modifications et de déclins substantiels. Les populations de plantes hôtes des larves ont grandement diminué. Il n’y a eu aucune mention confirmée de ce papillon depuis 1987, mais l’espèce n’a pas fait l’objet de relevés intensifs depuis 2003. Cela, ainsi que sa similarité avec d’autres hespéries, suggère que l’espèce pourrait encore être présente mais aurait pu passer inaperçue.
Répartition
ON
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.

Mollusques

Patelle géante du fleuve Columbia
Nom commun :
Patelle géante du fleuve Columbia
Nom scientifique :
Fisherola nuttallii
statut :
En voie de disparition
Critères d'évaluation
B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation
Cet escargot d’eau douce ressemblant à une patelle est confiné au bassin du fleuve Columbia à l’échelle mondiale. Historiquement connue depuis les années 1800, la première preuve récente de l’espèce au Canada a été la découverte d’une coquille brisée dans le fleuve Columbia, près de Trail, en Colombie-Britannique, suivie d’observations d’individus vivants dans la même région en 2009 et en 2010. Des recherches effectuées en 2014 ont confirmé que l’espèce existe toujours dans cette petite section à écoulement libre du fleuve Columbia. L’espèce a besoin d’eau froide, propre, vive et bien oxygénée, mais les nombreux barrages sur le fleuve Columbia et ses principaux affluents ont converti la majeure partie de cet habitat en réservoirs. L’espèce est exposée à une diversité de menaces provenant des modifications des systèmes naturels causées par les barrages, la pollution de sources urbaines et industrielles, les espèces envahissantes et les espèces indigènes problématiques ainsi que les changements climatiques.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2016.
Limace-prophyse bleu-gris
Nom commun :
Limace-prophyse bleu-gris
Nom scientifique :
Prophysaon coeruleum
statut :
Menacée
Critères d'évaluation
B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation
Cette petite limace de couleur bleue au corps effilé ne se trouve que dans l’ouest de l’Amérique du Nord, où elle vit dans la couche humide de litière de feuilles mortes et de mousses dans des forêts mixtes. Au Canada, elle est confinée à l’extrême sud-est de l’île de Vancouver dans la zone biogéoclimatique côtière à douglas et là où il y a transition entre cette zone et la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest. L’étendue de ces habitats subit un déclin et ce qui reste est de plus en plus fragmenté. Quinze sous-populations sont actuellement connues, une augmentation qui a mené à un changement de statut. Un déclin continu de la qualité de l’habitat est attendu en raison de la modification de l’écosystème naturel et de la compétition avec les espèces envahissantes, ainsi que des sécheresses et des phénomènes météorologiques violents associés aux changements climatiques.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2016.
Limace gainée
Nom commun :
Limace gainée
Nom scientifique :
Zacoleus idahoensis
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Au Canada, cette limace est confinée à une petite aire dans la région de Kootenay du sud-est de la Colombie-Britannique, généralement à une distance de 25 km de la frontière canado-américaine. La plupart des mentions de l’espèce sont dans des peuplements forestiers de conifères ombragés plus âgés allant d’approximativement 50 ans à plus de 200 ans. L’espèce occupe souvent des zones riveraines et autres microsites très humides. Les menaces comprennent l’exploitation forestière et la récolte du bois, ainsi que les conséquences prévues des changements climatiques incluant une augmentation des conditions de sécheresse et des incendies de forêt. Un déclin de l’aire, de l’étendue et de la qualité de l’habitat est prévu. Le faible nombre de sous-populations dispersées rend l’espèce vulnérable aux perturbations naturelles et humaines.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2016.
Limace pygmée
Nom commun :
Limace pygmée
Nom scientifique :
Kootenaia burkei
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Au Canada, cette petite limace est confinée aux forêts humides du bassin Columbia nord de la Colombie-Britannique. Elle se trouve dans les forêts humides mixtes et de conifères et est communément associée aux habitats riverains le long de petits ruisseaux. Les exigences essentielles en matière d’habitat incluent une humidité élevée du substrat avec une abondance de débris ligneux et de litière de feuilles en guise d’abri. Les menaces incluent les routes existantes et nouvelles résultant en la fragmentation, des effets de lisière accrus, et des obstacles à la dispersion; la prédation et la compétition des espèces envahissantes; l’endommagement des zones riveraines associé au pâturage du bétail; la perte et la dégradation de l’habitat liées à l’exploitation forestière; et les conséquences prévues des changements climatiques, incluant un accroissement des conditions de sécheresse ainsi qu’une augmentation du nombre d’incendies de forêt et de leur gravité.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2016.

Plantes vasculaires

Carex des sables
Nom commun :
Carex des sables
Nom scientifique :
Carex sabulosa
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Au Canada, cette espèce est restreinte à 16 sites retrouvés dans 10 champs de dunes dans le sud-ouest du Yukon. Depuis la dernière évaluation, 11 nouvelles sous-populations ont été découvertes et deux menaces importantes ont été éliminées, ce qui réduit le risque connu pour la population canadienne. Toutefois, la succession naturelle mène à la perte d’habitat, ce qui est exacerbé par la suppression des incendies. D’autres menaces à l’origine des déclins récents comprennent l’utilisation de véhicules récréatifs hors route et la perte d’habitat en raison du développement résidentiel. Les plantes exotiques envahissantes représentent une menace potentielle importante entraînant la stabilisation des dunes et l’exclusion compétitive.
Répartition
YT
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en mai 2005. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2016. 

Mousses

Fissident pygmée
Nom commun :
Fissident pygmée
Nom scientifique :
Fissidens exilis
statut :
Non en péril
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Cette espèce a une zone d’occurrence canadienne très grande, présente sur les côtes du Pacifique et de l’Atlantique ainsi que dans le centre du Canada. Malgré une faible détectabilité qui complique les tentatives de quantifier la taille et les tendances de la population, le nombre d’occurrences connues a augmenté de 7 à 21 depuis 2005, et il est attendu que davantage d’occurrences seront documentées grâce aux efforts de recherche qui se poursuivent. Bien que l’espèce soit présente dans certaines régions densément peuplées du Canada, incluant le sud de l’Ontario, aucun déclin ou menaces imminentes directes ne sont connus pour cette espèce. Une perturbation localisée du sol est requise pour un habitat convenable, de sorte que certaines perturbations humaines pourraient en fait profiter à l’espèce. Bien que les données soient insuffisantes dans de multiples aspects de sa biologie, de son écologie, de sa répartition et de son abondance, rien n’indique que cette espèce est en péril au Canada.
Répartition
BC ON QC NS
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Réexamen du statut et inscription à la catégorie « non en péril » en avril 2016.
Tortule méridionale
Nom commun :
Tortule méridionale
Nom scientifique :
Tortula porteri
statut :
Non en péril
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Cette espèce occupe une petite partie des surfaces calcaires exposées et altérées par les éléments dans la partie la plus méridionale de l’Ontario sur la péninsule du Niagara et sur l’île Pelée. Il s’agit d’une petite espèce pionnière dotée d’une faible capacité de compétition. L’habitat potentiel très restreint de l’espèce se trouve dans une région densément peuplée et fortement développée et est généralement soumis à des menaces persistantes (exploitation de carrières, utilisation récréative, pollution atmosphérique, changements climatiques). L’espèce est disparue de l’île Middle en raison des effets liés au Cormorant à aigrettes. Cependant, elle a persisté dans certaines zones naturelles pendant plus de 100 ans, et la probabilité que l’espèce risque de disparaître dans un proche avenir serait faible.
Répartition
ON
Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2016.

Lichens

Pannaire jaune pâle
Nom commun :
Pannaire jaune pâle
Nom scientifique :
Pannaria lurida
statut :
Menacée
Critères d'évaluation
A2b
Justification de la désignation
Ce lichen colonise des arbres feuillus matures, le plus souvent l’érable rouge, et on en connaît 56 occurrences dans les provinces de l’Atlantique. Les relevés n’ont pu confirmer si l’espèce était toujours présente à l’île-du-Prince-Édouard, à l’une des deux occurrences à Terre-Neuve, à deux des quatre occurrences au Nouveau-Brunswick, ainsi qu’à plusieurs des 49 occurrences connues en Nouvelle-Écosse. Les menaces pesant sur l’espèce incluent l’exploitation forestière continue menant à l’élimination des arbres hôtes, ainsi que l’impact des changements climatiques, résultant en un climat humide convenable moindre.
Répartition
NB PE NS NL
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2016.
Acroscyphe des montagnes
Nom commun :
Acroscyphe des montagnes
Nom scientifique :
Acroscyphus sphaerophoroides
statut :
Préoccupante
Critères d'évaluation
sans objet
Justification de la désignation
Ce lichen attrayant forme des coussins en forme de corail, de couleur gris pâle à gris-jaune. Il est rare à l’échelle mondiale et il ne compte que huit occurrences connues au Canada. Toutes ces occurrences sont en Colombie-Britannique dans une zone climatique très restreinte, située entre les conditions hyper maritimes de la côte extérieure et le climat continental de l’intérieur. L’indice de zone d’occupation de 32 km 2 est faible, et la population totale estimée de ce lichen est de moins de 250 colonies. Toutefois, ce lichen se trouve dans des sites éloignés et inaccessibles dans les montagnes accidentées de la chaîne Côtière, et de nouvelles occurrences additionnelles seront probablement découvertes. Au Canada, l’espèce se rencontre principalement sur les chicots morts de pruche subalpine dans les complexes de tourbières minérotrophes ou ombrotrophes structurées. Les pressions associées au développement (routes, pipelines, hydroélectricité, exploitation minière et forestière) et les changements climatiques menacent le régime hydrologique et les conditions microclimatiques requises par cette espèce à de nombreux sites connus.
Répartition
BC
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2016.

29/04/2016

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