Plan national de conservation de l'ours blanc

Table ronde nationale sur l’ours blanc

Photo d'un ours blanc sur une banquise terminant de manger un phoque qu'il a chassé. L'eau se trouve en premier plan et il y a des montagnes en arrière-scène. L'ours blanc regarde vers la gauche.
Photo : Garry Donaldson © Environnement Canada

Première de son genre au Canada, la Table ronde nationale sur l’ours blanc 2009 (PDF; 113 Ko) a réuni divers acteurs jouant un rôle dans la gestion ou la conservation en matière de protection de l’ours blanc du Canada.

Depuis la tenue de la Table ronde, le Canada a posé de nombreuses actions pour la conservation des ours blancs :

  • En octobre 2009, le gouvernement du Canada, avec les gouvernements du Nunavut et du Groenland, a signé un protocole d’entente qui fera la promotion d’une plus étroite coopération et d’actions conjointes en matière de gestion dans le but de préserver les populations d’ours blancs de la baie de Baffin et du bassin Kane.
  • En décembre 2009, le Canada a publié un rapport d’enquête non préjudiciable interdisant l’exportation de spécimens provenant de la population de la baie de Baffin jusqu’à ce que la récolte soit réduite et atteigne des niveaux durables.
  • En janvier 2010, le gouvernement du Canada a rencontré les gouvernements du Québec, du Labrador et du Nunavut ainsi que des organisations inuites afin de discuter de la gestion conjointe de la sous-population d’ours blancs du détroit de Davis.
  • Environnement Canada gère des consultations nationales sur la possibilité d’inscrire l’ours blanc comme espèce préoccupante sur l’annexe 1 de la  Loi sur les espèces en péril du Canada. Une décision finale quant à ce classement devrait être connue au printemps 2011.
  • Le gouvernement du Canada a rencontré ses partenaires américains en novembre 2009 pour la première fois depuis la signature d’un protocole d’entente en mai 2008. Cette rencontre a principalement porté sur des aspects scientifiques, le savoir traditionnel autochtone, les conflits entre être humains et ours ainsi que sur les fluctuations frontalières des sous-populations.
  • Environnement Canada, en collaboration avec d’autres membres du Comité administratif sur l'ours blanc, est en train de rédiger une Stratégie nationale pour la conservation des ours blancs. Celle-ci servira d’outil pour améliorer la coordination interjuridictionnelle des efforts réalisés en matière de contrôle des populations, de gestion de la recherche et de la récolte pour les populations partagées d’ours blancs.

Établissement d'aires protégées

Photo d'un ours blanc sur un floe; l'ours vient de manger un phoque qu'il avait attrapé. On voit l'eau à l'avant-plan et des montagnes à l'arrière-plan. L'ours blanc regarde vers la gauche.
Photo : © Environnement Canada

En collaboration avec les gouvernements territoriaux et provinciaux ainsi qu'avec les conseils de gestion des ressources fauniques dans les territoires, Environnement Canada établit des aires protégées pour les espèces sauvages. Par exemple, dans le Nord, des parcs nationaux, des réserves nationales de faune, des réserves de faune marine, des refuges d'oiseaux migrateurs ainsi que des parcs provinciaux et territoriaux permettent la protection de certains habitats terrestres.

Une certaine forme de protection de l'habitat terrestre important pour l'ours blanc s'effectue par l'entremise des parcs nationaux, des réserves nationales de faune et des réserves de faune marine du Canada, ainsi que par le biais des parcs provinciaux et territoriaux, et les efforts se poursuivent afin de protéger encore plus d’habitats.

Les principales lois fédérales qui soutiennent l'établissement d'aires protégées comprennent :

  • La Loi sur les espèces sauvages au Canada -- établit les réserves nationales de faune et les réserves de faune marine

  • La Loi sur les parcs nationaux du Canada -- établit les parcs nationaux

Gestion de la récolte

Une photographie de deux chasseurs inuits, debouts, qui regardent au loin un coucher de soleil arctique. Le paysage est enneigé, et les chasseurs, qui sont à l’avant-plan et qui font dos à l’appareil photo, portent de chauds parkas. Un des chasseurs tient un long bâton ou outil. Il y a également un traîneau vide à l’avant-plan, qui est attaché par une corde à une motoneige située à mi-distance.
Photo : Eric Loring © Inuit Tapiriit Kanatami

Les ours blancs sont importants dans le Nord, tant sur le plan culturel que sur les plans spirituel et économique.

Au Canada, la chasse et la récolte des ours blancs est réservée aux peuples autochtones ou aux chasseurs sportifs guidés par des Autochtones qui récoltent de façon traditionnelle et en conformité avec les bonnes pratiques de conservation fondées sur les meilleures données scientifiques possibles.

La gestion de la récolte au Canada est conforme à l’Accord international sur la conservation des ours blancs de 1973. Les juridictions responsables gèrent la récolte de l’ours blanc de sorte à assurer la pérennité des populations d’ours blancs.

Les quotas sont établis de façon à tenir compte des recommandations des scientifiques fédéraux, provinciaux et territoriaux, des spécialistes universitaires, ainsi que des chercheurs américains basés en Alaska. Tous les quotas sont respectés avec un degré exceptionnellement élevé de conformité. Les ours blancs problématiques ou nuisibles qui doivent être déplacés pour des raisons de sécurité et les ours chassés par les touristes sont inclus dans ces quotas.

Interactions entre l’être humain et l’ours blanc

Deux Inuits examinent les empreintes d’un ours blanc dans la boue. L’empreinte de la patte est l’élément central de la photo, avec la main étendue des deux personnes, qui comparent la taille de leur main avec la taille de la patte de l’ours blanc.
Photo : Eric Loring © Inuit Tapiriit Kanatami

Les rencontres entre ours blancs et êtres humains deviennent plus fréquentes, et elles soulèvent des inquiétudes, tant pour les personnes que pour les ours.

Les interactions entre les êtres humains et les ours blancs peuvent entraîner la destruction de biens, la mise en danger de personnes, et peuvent également constituer un danger pour les ours en raison du harcèlement causé par les humains et lorsque ceux-ci se défendent.

L’augmentation des rencontres entre êtres humains et ours blancs est déjà constatée dans les communautés du Nord, et le nombre d’incidents va continuer à augmenter en raison de l’expansion des populations humaines, du développement de l’industrie et du tourisme. Dans certains régions, l’augmentation du nombre d’ours évoluant sur la terre du fait du recul de la banquise et stressés sur le plan nutritionnel entraînera l’augmentation du nombre de rencontres entre êtres humains et ours.

Le Canada est un chef de file reconnu pour la gestion des rencontres entre êtres humains et ours, particulièrement en ce qui concerne les ours blancs. Environnement Canada travaille avec ses partenaires internationaux afin d’élaborer une stratégie complète pour gérer de tels conflits. Certaines stratégies déjà en place comprennent la dissuasion active, la réduction des substances attractives (c.-à-d. les déchets accessibles), ainsi que l’éducation et la sensibilisation des communautés. On a déterminé deux occasions spécifiques d’élaborer des stratégies relatives aux rencontres entre être humains et ours, à savoir l’atelier organisé en novembre 2009 au Canada à l’occasion duquel des travaux préliminaires ont été réalisés, et l’atelier à venir, prévu en Alaska en 2010.

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