Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région de l'Alaska et du Nord-Ouest du Canada : juin 2019

Météo et climat – points saillants et répercussions de mars à mai 2019; perspectives climatiques de juillet à septembre 2019

Points saillants météorologiques et climatiques de mars à mai 2019
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Kotzebue : La température moyenne printanière de 30,7 °F (-0,7 °C) était supérieure de plus de 15 °F (8 °C) à la normale et de 7,0 °F (3,9 °C) supérieure à celle du précédent printemps le plus chaud, qui était en fait celui de 2018.

Nenana : La glace sur la rivière Tanana à Nenana a disparu le 14 avril, soit deux semaines plus tôt que la normale, et la débâcle a été la plus précoce, en avance de six jours, des 103 dernières années.

Anchorage : Il y a eu des chutes de neige chaque jour du 17 au 25 avril. Il s’agit de la période de neige la plus longue jamais enregistrée au printemps.

Ketchikan : Les précipitations de 22,90 po (582 mm) de pluie n’équivalaient qu’à 80 % de la normale; il s’agit du printemps le plus sec depuis 1996.

Norman Wells : Les conditions printanières ont été plus humides que la moyenne, tandis que le printemps a été plus sec que la moyenne dans la majeure partie de l’ouest des Territoires du Nord-Ouest.

Yukon et Territoires du Nord-Ouest : Les conditions printanières ont été plus chaudes et plus sèches que la moyenne dans la majeure partie de la région, plusieurs stations ayant connu leur cinquième printemps le plus chaud et le plus sec jamais enregistré.

Prince George : Avec des précipitations équivalentes à tout juste 51 % de la normale, le printemps a été le plus sec jamais enregistré, tandis qu’à Fort Nelson et Fort St. John, le mois de mars a été respectivement le deuxième et le cinquième plus sec jamais enregistré.

Température et précipitations, de mars à mai 2019

La majeure partie de l’Alaska, le Yukon, l’ouest des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) et le nord de la Colombie-Britannique (C.-B.) ont enregistré des températures considérablement plus élevées que la normale au printemps dernier, quelques régions du Yukon et les T.N.-O. ayant connu une chaleur qui frôlait le record. En revanche, une petite zone du nord-ouest de la Colombie-Britannique a connu des températures plus froides que la normale. Les températures dans le reste de la Colombie-Britannique ont été en moyenne près de la normale. Les précipitations totales du printemps dernier ont été bien inférieures à la normale en C.-B., dans une grande partie du NT, au Yukon, dans le sud-est de l’Alaska et dans l’ouest des îles Aléoutiennes. Une petite zone située près du Grand lac de l’Ours (T.N.-O.) et la majorité de la partie continentale de l’Alaska, à l’exception des régions du nord-ouest, ont connu une humidité supérieure à la moyenne. Tout comme dans le cas des températures, il n’y avait que de petites zones dans lesquelles les précipitations étaient proches de la normale.

Orage à Anchorage (Alaska), le 16 mai 2019

Le nouveau régime climatique maritime d’Anchorage n’est généralement pas propice à la formation d’orages. La moyenne sur le long terme n’est que de 1,4 orage par année. Le 16 mai 2019, un orage précoce presque sans précédent s’est formé directement au-dessus de la ville d’Anchorage et a entraîné de fortes pluies, de la grêle et des éclairs abondants. Plusieurs autres orages se sont formés au-dessus d’Anchorage les deux semaines suivantes. Photo : Joe Connolly de Chugach Peaks Photography.

Fonte hâtive des neiges à l’aéroport de Whitehorse le 19 mars 2019

Les précipitations dans le nord de la C.-B. et au Yukon étaient bien inférieures à la moyenne de mars à mai 2019. Conjuguée à des températures supérieures à la normale, la transition de l’hiver au printemps s’est faite plus tôt que d’ordinaire dans ces régions. Du point de vue de la foresterie et de l’hydrologie, les conditions sèches et parfois venteuses du printemps continueront d’exercer un effet sur les risques de feux de forêt, la mortalité des arbres, la sécheresse et la baisse du débit des rivières cet été. La photo ci-dessus montre la fonte hâtive des neiges à l’aéroport de Whitehorse le 19 mars 2019. Photo : Canadian Arctic Weather Science.

Anomalies climatologiques des températures de mars à mai 2019

Sources : National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).

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La carte montre les températures moyennes (nombres) et les anomalies de température (zones ombragées) pour la période s’étendant de mars à mai 2019. Au cours de cette période, la majeure partie de l’Alaska, le Yukon, l’ouest des T.N.-O. et le nord de la C.‑B. ont connu des températures bien plus élevées que la normale. En revanche, une petite région dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique a subi des températures plus froides que la normale.

Anomalies climatologiques des précipitations de mars à mai 2019

Sources : National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).

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La carte montre les précipitations totales (nombres) et les anomalies des précipitations (zones ombragées) pour la période s’étendant de mars à mai 2019. Les précipitations totales ont été bien inférieures à la normale en C.‑B., dans une grande partie du NT, au Yukon, dans le sud-est de l’Alaska et dans l’ouest des îles Aléoutiennes. Une petite zone située près du Grand lac de l’Ours (T.N.-O.) et la majorité de la partie continentale de l’Alaska, à l’exception des régions du nord-ouest, ont connu une humidité supérieure à la moyenne.

Un mois de mars très chaud : influence de l’atmosphère, des océans et de la glace de mer

Le mois de mars 2019 a été exceptionnellement doux dans presque tout l’Alaska et le nord-ouest du Canada, et de nombreux secteurs situés dans la partie continentale de l’Alaska, au Yukon et dans l’ouest des T.N.‑O. ont connu le mois de mars de loin le plus clément jamais enregistré. À Inuvik (NT), la température moyenne en mars a été de 14,4 °C (25,9 °F) supérieure à la normale de 1981 à 2010. En Alaska, l’aéroport Deadhorse de Prudhoe Bay a enregistré une température moyenne de 23,8 °F (13,2 °C) supérieure à la normale, et Fairbanks a connu le mois de mars le plus chaud des 115 dernières années, soit depuis le début des relevés climatiques.

Pourquoi la température a-t-elle été si remarquablement clémente sur une zone aussi grande? Trois principaux facteurs ont été en cause :

  1. La persistance d’un anticyclone au-dessus de la zone
  2. L’étendue plus faible que jamais de la glace de mer
  3. Les températures élevées de l’océan.

Ces facteurs, qui sont expliqués ci‑après, montrent l’importance que revêtent cumulativement l’atmosphère, les océans et la glace de mer pour le climat régional.

Premièrement, un anticyclone massif à des niveaux intermédiaires (500 hPa) de l’atmosphère est resté stationnaire pendant la majeure partie du mois sur l’est de l’Alaska et le nord-ouest du Canada. Les anticyclones sont généralement à l’origine d’un ciel dégagé et de temps calme. L’absence dans l’atmosphère de nuages qui bloquent les rayons du soleil fait augmenter la température de l’air de surface pendant la journée. En mars 2019, l’anticyclone persistant a été l’un des plus puissants jamais enregistrés dans la région à cette époque de l’année depuis 1949, comme le montrent les zones en rouge et orange de la figure ci‑après. L’air chaud connexe, conjugué à des journées plus longues, à l’ensoleillement et à la fonte des neiges accélérée, a fortement fait grimper les températures.

Rang en mars 2019 de la hauteur du niveau de pression de 500 hPa dans l’ouest du Canada et en Alaska
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La figure montre le rang global de la hauteur du niveau 500 hPa au mois de mars 2019. Les rangs se situent dans une fourchette de 1 (rouge, hauteur maximale du niveau 500 hPa) à 71 (violet, hauteur minimale du niveau 500 hPa) depuis 1949. Les zones en rouge de la figure montrent les régions dans lesquelles la hauteur du niveau 500 hPa en mars 2019 a été la plus élevée depuis 1949. Des valeurs élevées de la hauteur du niveau 500 hPa sont associées aux anticyclones. Dans ce cas, plus l’anticyclone est puissant, plus il est probable que les températures de l’air de surface soient supérieures à la moyenne. Source des données : Earth System Research Laboratory (ESRL) R1, avec l’aimable autorisation de l’Université de l’Alaska de Fairbanks.

Deuxièmement, l’étendue de la glace de mer dans la mer de Béring en mars 2019 a été la plus faible jamais enregistrée. Cette faible étendue de glace de mer était associée à une fréquence élevée de zones d’eau exposée dans le sud de la mer des Tchouktches. La simple présence d’eau au lieu de l’habituelle glace de mer recouverte de neige est une source considérable de transfert de chaleur de la surface de l’océan à l’atmosphère, car le réchauffement est plus important dans les régions libres de glace. La figure ci‑après montre les eaux libres de la mer de Béring au moment où Aliy Zirkle file vers la ligne d’arrivée de la course Iditarod à Nome, en Alaska, le 13 mars 2019. Le tracé de la course a dû être modifié cette année pour tenir compte des eaux libres non prévues dans la mer de Béring. Photo : Jeff Schultz.

Troisièmement, au sud de la glace de mer dans la mer de Béring, les températures à la surface de l’océan ont été bien supérieures à la normale, comme ce fut le cas pour la majorité des dernières années. Ces températures élevées à la surface de l’océan ont fourni une source supplémentaire de chaleur océanique qui a contribué, à son tour, au réchauffement de l’air de surface dans le sud-ouest de l’Alaska.

La combinaison de ces trois facteurs, auxquels s’ajoute le réchauffement climatique à long terme, a produit un mois de mars 2019 sans précédent en Alaska et dans le nord-ouest du Canada. Les conditions plus chaudes que la normale dans tout le nord-ouest du continent se maintiendront probablement jusqu’à l’été 2019. De plus, il est probable que les conditions d’humidité soient de « près de la normale » à « sèches » dans la région. Cette sécheresse, qui coïncide avec des températures supérieures à la normale, continuera d’exercer des effets sur la prochaine saison des feux de forêt dans la région.

Faibles précipitations, sécheresse et répercussions sur les niveaux d’eau

La majeure partie du nord-ouest du Canada et de l’Alaska ont connu de faibles accumulations de neige à l’hiver 2019, certaines régions ayant connu l’hiver le plus sec jamais enregistré. Il s’agit d’une continuation des faibles précipitations et des conditions sèches dans la région. En fait, certaines parties du sud-est de l’Alaska, du nord de la Colombie-Britannique et du sud du Yukon ont connu des conditions de sécheresse au cours des deux dernières années en raison de faibles précipitations. À la fin de mai 2019, la gravité de la sécheresse dans la région variait d’anormalement sèche (jaune) à extrême (rouge), avec à la fois des répercussions à court terme (S) et à long terme (L) sur l’hydrologie de la région (voir la figure ci-après).

Conditions de sécheresse le 31 mai 2019 en Alaska et dans le nord-ouest du Canada
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La figure illustre les conditions de sécheresse du 31 mai 2019 en Alaska et dans le nord-ouest du Canada. Carte adaptée de l’outil Surveillance de la sécheresse en Amérique du Nord, NOAA.
Légende :

  • Jaune : D0 – Sécheresse – Anormale
  • Orange pâle : D1 – Sécheresse – Modérée
  • Brun : D2 – Sécheresse – Grave
  • Rouge vif : D3 – Sécheresse – Extrême
  • Rouge fondé : D4 – Sécheresse – Exceptionnelle

En raison des faibles quantités de précipitations, le niveau de la plupart des rivières du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et de l’Alaska était inférieur à la moyenne en mai 2019. Le long du fleuve Yukon, près de Whitehorse, ces faibles niveaux d’eau ont eu des conséquences inattendues : des objets et des structures historiques comme de vieux clous rouillés, des bûches de bois et des morceaux de bateaux à roue arrière qui sont habituellement bien cachés sous l’eau ou la glace ont été découverts. Ces artefacts représentent une partie de l’histoire le long du fleuve Yukon.

Cependant, malgré les faibles précipitations et les faibles débits des cours d’eau, des températures presque records en mars 2019 ont produit une fonte des neiges printanière rapide. Cette situation a entraîné des inondations localisées dans certains quartiers de Whitehorse, car la fonte rapide a submergé les égouts pluviaux à la fin de mars.

Conditions de la glace de mer à la fin du mois de mai et au début de juin 2019 dans les mers de Beaufort et des Tchouktches

L’étendue de la glace de mer dans la mer de Béring a atteint un creux record (depuis 1979) en mars 2019, encore plus bas qu’en 2018. Au début d’avril 2019, il y a eu un certain rétablissement, mais la nouvelle glace était très mince et a rapidement fondu lorsque les conditions météorologiques ont changé. La glace de mer dans le sud de la mer des Tchouktches était fracturée et mobile en mars et au début d’avril 2019, les eaux libres apparaissant fréquemment dans le détroit de Kotzebue. La fonte saisonnière a vraiment commencé à la mi-avril 2019 et s’est rapidement étendue vers le nord, l’étendue totale de la glace de mer ayant atteint des creux records à la mi-mai et à la fin de mai 2019. Dans la mer de Beaufort, la fonte de la glace de mer au-delà de la glace de rive a été très rapide et de 6 à 8 semaines plus tôt que la fonte de 2018. Dans les premiers jours de juin 2019, la seule glace de mer qui restait dans la mer de Béring se trouvait dans l’ouest du golfe d’Anadyr. Au même moment, des eaux libres dans la mer des Tchouktches ont été trouvées au nord-ouest d’Utqiagvik à 72° de latitude nord, et seule une mince bande de glace de mer au nord-est de Point Barrow s’est séparée des eaux libres des mers de Tchouktchi et de Beaufort.

L’étendue de la glace dans la mer de Beaufort était stable durant la dernière partie de l’hiver et la première partie du printemps. Cependant, après la mi-avril 2019, des signes de rupture des glaces ont commencé à apparaître dans la partie sud-est de la mer de Beaufort, juste au nord de la péninsule de Tuktoyaktuk (T.N.-O.). Vers la fin mai ou le début juin 2019, la rupture des glaces était bien engagée dans la majeure partie du golfe Amundsen, la région du sud-est de la mer de Beaufort et la région près de Point Barrow. En fait, les eaux libres le long de certaines parties de la côte nord de l’Alaska sont apparues jusqu’à six semaines ou deux mois plus tôt que la normale. Entre-temps, la banquise côtière s’est fracturée deux semaines plus tôt que la normale. À la fin mai 2019, d’importantes zones d’eau libre et des glaces plus fracturées que la normale depuis le golfe Amundsen jusqu’à la côte nord de l’Alaska représentaient des conditions glacielles jusqu’à deux mois plus tôt que la normale.

Carte montrant l’écart par rapport à la couverture glacielle normale dans la partie est de la mer de Beaufort le 3 juin 2019
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La carte illustre les écarts par rapport à la couverture glacielle normale dans la mer de Beaufort le 3 juin 2019. La couverture glacielle pour la région était inférieure à la normale, comme en témoigne la prédominance des zones rouges. Statistiques fondées sur la période de 1981 à 2010.

Perspectives relatives aux températures et aux précipitations : juillet à septembre 2019

Les prévisions des températures et des précipitations pour la période de juillet à septembre 2019 sont issues d’un modèle de prévisions climatiques combiné élaboré par le Canada et les États-Unis.

Les prévisions de température pour la période de juillet à septembre 2019 montrent que l’Alaska et le nord-ouest du Canada ont de 40 % à 95 % de chance de connaître des températures supérieures à la moyenne (couleurs orange-rouge), les probabilités les plus élevées se situant dans le sud-ouest de l’Alaska (y compris les îles Aléoutiennes), le sud du Yukon et le nord de la C.‑B. Une petite région du nord-ouest des T.N.-O. le long de la mer de Beaufort, y compris l’île Banks et la partie ouest de l’île Victoria, ainsi qu’une enclave isolée dans le nord de l’Alaska, ont une probabilité de 40 % à 50 % de connaître des températures inférieures à la moyenne (zones bleues).

Les prévisions de précipitations pour la période de juillet à septembre 2019 montrent que la majorité des régions de l’Alaska, du nord de la C.‑B., du sud et de l’ouest du Yukon, ainsi que les régions à l’est et au sud du Grand lac de l’Ours (T.N.-O.) ont de 40 % à 50 % de chance de connaître des précipitations supérieures à la normale (zones vertes). La majorité des T.N.-O. et de petites enclaves isolées dans l’ouest de l’Alaska et le nord du Yukon ont une probabilité de 40 % à 50 % de recevoir des précipitations inférieures à la normale (zones brunes).

Prévision combinée du Canada et des États-Unis de la probabilité qu’il y ait un écart par rapport aux températures normales de juillet à septembre 2019
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Probabilités prévues de températures supérieures, inférieures et près de la normale (non calibrées) :

  • Période : juillet, août et septembre 2019
  • Produit le 3 juin 2019

La carte montre qu’entre juillet et septembre 2019, l’Alaska et le nord-ouest du Canada ont une probabilité de 40 % à 95 % de connaître des températures supérieures à la moyenne (couleurs chaudes). Une petite zone située dans le nord-ouest des T.N.-O. le long de la mer de Beaufort, qui comprend l’île Banks et la partie ouest de l’île Victoria, ainsi qu’une enclave isolée dans le nord de l’Alaska, ont une probabilité de 40 % à 50 % d’avoir des températures inférieures à la moyenne (zones bleues).

Prévision combinée du Canada et des États-Unis de la probabilité qu’il y ait un écart par rapport aux précipitations normales de juillet à septembre 2019.
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Probabilités prévues de précipitations supérieures, inférieures et près de la normale (non calibrées) :

  • Période : juillet, août et septembre 2019
  • Produit le 3 juin 2019

Partenaires de la région de l’Alaska : Alaska Climate Research Center, Alaska Climate Science Center, National Snow and Ice Data Center (NSIDC), NOAA/ National Weather Service (NWS)  Weather Forecast Offices, le NWS - Alaska Region de la NOAA, NOAA / National Environmental Satellite, Data, and Information Service (NESDIS) / National Centers for Environmental Information (NCEI), Scenarios Network for Alaska + Arctic Planning.

Le contenu et les images ont été conçus en collaboration avec l’Alaska Center for Climate Assessment and Policy et Environnement et Changement climatique Canada.

Partenaires de la région de l’Alaska :

Personnes-ressources de l’Alaska Center for Climate Assessment and Policy

Rick Thoman : rthoman@alaska.edu

Brian Brettschneider : brbrettschneider@alaska.edu

Personnes-ressources d’Environnement et Changement climatique Canada pour la région de l’Ouest

Gabrielle Gascon : gabrielle.gascon@canada.ca

Mark Barton : mark.barton@canada.ca

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