Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : décembre 2017

Région du golfe du Maine, décembre 2017

Phénomènes importants dans le golfe du Maine : de septembre à novembre 2017

Au cours de l’automne, la sécheresse modérée et les conditions anormalement sèches se sont généralement améliorées en Nouvelle-Angleterre et au Nouveau-Brunswick, mais elles étaient variables en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. Veuillez-vous référer à la section sur les incidences pour des détails.

Des températures anormalement chaudes jusqu’à 34 °C (94 °F) ont établi des douzaines de records entre le 23 et le 27 septembre. Certains endroits dans les Maritimes étaient à moins de 2 °C (4 °F) de leur record de température maximale de tous les temps pour septembre. Plusieurs secteurs de l’Île-du-Prince-Édouard ont connu des températures plus chaudes pendant cette période (en anglais seulement) que pendant le reste de l’année, ce qui a prolongé la saison des plages (en anglais seulement) de la province. La ville de Concord, au New Hampshire, a connu une vague de chaleur (au moins trois jours consécutifs d’au moins 32 °C [90 °F]) la plus tardive dans une année civile. De plus, à Caribou, au Maine, la première température sous la barre de 4 °C (40 °F) n’a été enregistrée que le 29 septembre, soit le moment le plus tardif de son histoire.

Les températures maximales et minimales douces ont établi plusieurs records du 8 au 10 octobre. Par exemple, Caribou a enregistré une température minimale la plus chaude d’octobre le 8 du mois. Du 19 au 27 octobre, une vague de chaleur prolongée avec des valeurs maximales allant jusqu’à 25 °C (77 °F) a occasionné des nouveaux records de température presque tous les jours dans les Maritimes. Le 25 octobre, le record de température minimale la plus chaude pour le mois d’octobre a été battu à Caribou alors qu’il venait d’être établi plus tôt au cours du mois. Dans les faits, dans la ville de Caribou, les trois températures les plus chaudes ont toutes été établies ou égalées en 2017.

Du 24 au 26 octobre, la région a reçu jusqu’à 214 mm (8,42 pouces) de pluie; les quantités les plus importantes ont été reçues au New Hampshire, dans le Maine et l’ouest du Nouveau-Brunswick. La pluie abondante a inondé des routes. Des vents jusqu’à 90 km/h (56 mi/h) ont abattu des arbres et des lignes de haute tension, ce qui a causé des pannes d’électricité. Le mauvais temps (en anglais seulement) et les vents du sud (en anglais seulement) ont causé des problèmes aux oiseaux migrateurs. Un autre système a occasionné 132 mm (5,19 pouces) de pluie et des rafales jusqu’à 129 km/h (80 mi/h) sur la région les 29 et 30 octobre. Il y a eu de nombreuses répercussions, particulièrement en Nouvelle-Angleterre. Veuillez-vous référer à la section sur les incidences pour des détails.

Des records ont été établis dans les Maritimes les 3 et 6 novembre en raison des températures maximales jusqu’à 25 °C (77 °F). Des records de température minimale ont été enregistrés du 11 au 13 novembre alors que les températures minimales ont chuté à -11 °C (12 °F).

Les 22 et 23 novembre, un système puissant a occasionné de la pluie abondante et des rafales jusqu’à 146 km/h (91 mi/h) dans les Maritimes, ce qui a abattu des arbres et occasionné des pannes d’électricité.

La saison 2017 des ouragans dans l’Atlantique a été extrêmement active alors qu’il y a eu 17 tempêtes nommées, dont 10 sont devenues des ouragans; 6 de ce nombre se sont intensifiées pour devenir des ouragans majeurs. Quatre cyclones tropicaux ont touché la région pendant l’automne : la tempête tropicale Jose a occasionné de la pluie abondante, des vents forts, un ressac énergique, des inondations et de l’érosion en Nouvelle-Angleterre à la mi-septembre; les vestiges d’humidité de Maria, Nate et Philippe ont amplifié les quantités de pluie des systèmes à la fin de septembre et au début et à la fin d’octobre.

Description longue

Carte de la région du golfe du Maine, qui comprend la moitié est du Massachusetts, le New Hampshire, le Maine, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et les zones maritimes adjacentes, présentant les événements les plus marquants de l’automne 2017 (de septembre à novembre 2017). Voici les principaux points :

  • L’accumulation de neige en novembre était inférieure à la normale dans l’ensemble de la région.
  • Certaines parties de la région ont continué à vivre une sécheresse modérée et des conditions anormalement sèches au cours de l’automne.
  • Un système a occasionné des pluies abondantes et des vents forts dans la région les 29 et 30 octobre, ce qui a atténué les conditions de sécheresse en Nouvelle-Angleterre ainsi des pannes d’électricité records dans le Maine.
  • La région a connu des chaleurs records en septembre et en octobre. Les trois états ont connu leur plus chaud automne jamais enregistré.

Vue d’ensemble du climat régional : de septembre à novembre 2017

Température

Écarts de la normale pour l’automne

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Carte de la région du golfe du Maine illustrant les écarts de température moyenne par rapport à la normale calculés sous forme de moyenne pour les mois de septembre à novembre 2017. L’échelle à droite montre les anomalies positives (supérieures à la normale jusqu’à plus 5 degrés Celsius) en rouge, les anomalies négatives (inférieures à la normale jusqu’à moins 5 degrés Celsius) en bleu et les températures près de la normale (plus 0,5 à moins 0,5 degré Celsius) en blanc.

La carte indique que les écarts de températures automnales à la normale étaient de plus 1 degré Celsius ou plus dans l’ensemble de la région. Une grande partie du Nouveau-Brunswick et du Maine étaient de 2 à 3 degrés Celsius au-dessus de la normale. La carte indique certains secteurs dans le Maine dont les écarts oscillent entre 3 et 4 degrés Celsius.

Les températures automnales (moyenne de septembre, d’octobre et de novembre) étaient jusqu’à 3 °C (5 °F) plus chaudes que la normale. Les trois états ont connu leur automne le plus chaud jamais enregistré, tout comme Concord. Plusieurs endroits dans les Maritimes ont enregistré leur automne le plus chaud ou le deuxième plus chaud. En raison de la chaleur, des tiques ont davantage été signalées (en anglais seulement) en Nouvelle-Écosse. Les températures de septembre étaient jusqu’à 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale. Le mois de septembre a aussi compté parmi les cinq plus chaud jamais enregistré dans les trois états et neuf sites. Les températures d’octobre étaient jusqu’à 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale. Les trois états ont connu un temps chaud en octobre, et 13 sites ont enregistré un mois d’octobre comme étant le plus chaud ou le deuxième plus chaud. Les températures du mois de novembre ont oscillé de 2 °C (4 °F) sous la normale jusqu’à près de la normale pour la majorité de la région, sauf certaines parties du centre et de l’est de la Nouvelle-Écosse, où les températures étaient jusqu’à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale.

Précipitations

Pourcentage de la normale pour l’automne

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Carte de la région du golfe du Maine montrant la quantité totale de précipitations reçues comme pourcentage de la normale, accumulée durant la période allant de septembre à novembre 2017. Les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (90 à 110 % de la normale), en blanc.

La carte indique que, en Nouvelle-Écosse et dans les secteurs du centre et de l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, les conditions étaient plus sèches en général alors que les précipitations étaient de 50 à 75 % de la normale. Des secteurs côtiers des états de la Nouvelle-Angleterre et des secteurs du sud-est du Nouveau-Brunswick connaissaient aussi des conditions plus sèches alors que les précipitations étaient de 75 à 90 % de la normale. Les secteurs du nord-ouest du Nouveau-Brunswick et du nord du Maine ont connu des conditions généralement plus humides que la normale alors que les précipitations étaient de 110 à 175 % de la normale. Les autres parties des Maritimes et des états de la Nouvelle-Angleterre ont connu généralement des conditions près de la normale; il y a eu quelques zones qui avaient des précipitations au-dessus ou au-dessous de la normale.

Les précipitations automnales (accumulées de septembre à novembre) ont varié de 50 à 150 % de la normale. Les précipitations de septembre ont varié de 25 à 110 % de la normale pour la majorité de la région, sauf pour le centre et l’est de la Nouvelle-Écosse, le nord du Nouveau-Brunswick et Cape Cod, au Massachusetts, qui ont reçu jusqu’à 175 % de la normale. En octobre, la majorité des Maritimes ont connu des conditions plus sèches que la normale, alors que l’ouest du Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Angleterre ont connu des conditions plus humides que la normale. Les précipitations s’étendaient de moins de 25 % de la normale à Cape Breton, Nouvelle-Écosse, à plus de 200 % de la normale en Nouvelle-Angleterre. Ce mois d’octobre compte parmi les cinq les plus secs pour plusieurs endroits en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard alors que certains sites ont enregistré des records de sécheresse. Toutefois, dans les trois états, le mois d’octobre a compté parmi les dix plus humides. Les précipitations en novembre ont varié de 25 % de la normale en Nouvelle-Écosse et en Nouvelle-Angleterre à 175 % de la normale dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Données sur les normales de température et de précipitation selon la période 1981-2010.

Température à la surface de la mer

Écarts par rapport à la normale

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Carte des zones marines de la région du golfe du Maine illustrant les écarts de température de la surface de la mer par rapport à la normale calculés sous forme de moyenne pour les mois de septembre à novembre 2017. Les anomalies positives (supérieures à la normale jusqu’à plus 3 degrés Celsius) sont montrées en rouge. Les anomalies négatives (inférieures à la normale jusqu’à moins 3 degrés Celsius) sont montrées en bleu. Les anomalies près de 0 degré Celsius (températures près de la normale) sont montrées en blanc.

La carte indique que la température de la surface de la mer de tous les secteurs maritimes du golfe du Maine était supérieure à la normale. Le corps du texte fournit davantage de détails.

Les anomalies de température de la surface de la mer pour l’automne dans le golfe du Maine étaient au-dessus de la moyenne à long terme d’automne, ce qui a fait persister les températures estivales de l’océan pendant les mois d’automne. Ces anomalies de températures douces étaient plus présentes sur le plateau néo-écossais (environ 2 °C [4 °F]), tout particulièrement sur le sud du plateau néo-écossais (au-dessus de 3 °C [5 °F]). Dans le golfe du Maine, les anomalies variaient de 1 ° à 1,5 °C (de 2 ° à 3 °F) au-dessus de la moyenne à long terme, alors que les anomalies les plus faibles se situaient près des eaux côtières du Massachusetts et du New Hampshire.

On a dénombré 16 décès de baleines noires (12 au Canada et 4 aux États-Unis) alors que la population compte 450 spécimens.

Anomalies de température à la surface de la mer (SST) selon la période de 1985 à 2017. Anomalies moyennes de température à la surface de la mer tirées des données du radiomètre perfectionné à très haute résolution de la National Climatic Data Center (NCDC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Source : School of Marine Sciences (École des sciences marines) de l’Université du Maine et Northeastern Regional Association of Coastal Ocean Observing Systems (NERACOOS).

Incidences régionales : de septembre à novembre 2017

Conditions sèches

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Carte du Programme de surveillance de la sécheresse en Amérique du Nord en novembre 2017 pour la Nouvelle-Angleterre et les Maritimes. La carte illustre les conditions de sécheresse déclinées en cinq catégories d’intensité : D0 conditions anormalement sèches, D1 sécheresse modérée, D2 sécheresse grave, D3 sécheresse extrême, et D4 sécheresse exceptionnelle.

La carte indique des conditions anormalement sèches sur le sud-est du Nouveau-Brunswick, une grande partie de la Nouvelle-Écosse, la majorité de l’Île-du-Prince-Édouard, et quelques secteurs côtière du Maine. Selon la carte, des secteurs du nord de la Nouvelle-Écosse et certaines parties de l’Île-du-Prince-Édouard ont connu des conditions de sécheresse modérée.

Voici, sous la carte, les logos des organisations participantes (de gauche à droite, rangée du haut) : USDA (US Department of Agriculture), US National Drought Mitigation Center, CONAGUA (Comisión Nacional Del Agua), et (de gauche à droite, rangée du bas) USA Department of Commerce, NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), Agriculture et Agroalimentaire Canada, et Environnement et Changement climatique Canada.

Surveillance de la sécheresse en Amérique du Nord, novembre 2017

En septembre, une sécheresse modérée et des conditions anormalement sèches ont persisté pour une grande partie de la région. En octobre, une sécheresse modérée et des conditions anormalement sèches ont persisté ou se sont répandues en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et sur le sud du Nouveau-Brunswick. De la pluie abondante à la fin d’octobre a atténué la sécheresse modérée en Nouvelle-Angleterre et dans l’ouest du Nouveau-Brunswick, mais les conditions anormalement sèches ont persisté. De plus, les températures étaient plus élevées en septembre et en octobre. En novembre, la sécheresse modérée et les conditions anormalement sèches se sont répandues en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. La sécheresse modérée s’est atténuée au Nouveau-Brunswick, mais les conditions anormalement sèches ont persisté. Les conditions sèches ont aussi persisté dans le Maine.

Les conditions sèches estivales et automnales ont contribué à la diminution de la production de miel au Nouveau-Brunswick (en anglais seulement) et dans le Maine (en anglais seulement) ainsi qu’à la diminution des rendements de pommes de terre (en anglais seulement) à l’Île-du-Prince-Édouard , mais la température a permis une récolte hâtive des pommes de terre. Le risque de feu était élevé dans le Maine (en anglais seulement) et les Maritimes au cours de l’automne. Plusieurs feux de forêt étaient en activité, dont trois qui ont causé une mauvaise qualité de l’air (en anglais seulement) à Fredericton et dans le sud du comté de York, au Nouveau-Brunswick. Le nombre de feux de forêt au Nouveau-Brunswick était supérieur à la moyenne de 10 ans (2007 à 2016) en date du 30 octobre. Les tempêtes de pluie de fin octobre ont contribué à réduire les préoccupations liées aux feux de forêt dans la région.

En septembre et en octobre, le débit des rivières était sous la normale pour une grande partie de la région. Quelques cours d’eau en Nouvelle-Angleterre et au Nouveau-Brunswick ont atteint des records ou quasi-records de minimums à la mi-octobre. Les eaux souterraines étaient aussi sous la normale dans certains secteurs de la Nouvelle-Angleterre. Dans le Maine, on a signalé l’assèchement de certains puits de surface en octobre. À la suite des tempêtes de pluie de la fin d’octobre, le débit des rivières est retourné à la normale ou au-dessus de la normale pour la région, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard ; les eaux souterraines sont aussi retournées à la normale dans la majorité de la Nouvelle-Angleterre. 

La photo montre une partie du fleuve Saint Jean au premier plan, un vaste mélange d’arbres à feuilles caduques et de conifères à partir du fleuve jusqu’à l’horizon qui se trouve en deuxième plan et la fumée du feu de forêt qui s’élève dans le ciel et qui se propage de droite à gauche en arrière-plan, juste au-dessus de la forêt.

Ci-dessus : Feu de forêt à l’est de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, le 23 octobre 2017. Photo : Rick Fleetwood

Tempête des 29 et 30 octobre 

Un système puissant, renforci par les vestiges d’humidité de la tempête tropicale Philippe, a occasionné des vents violents et de la pluie abondante sur la région à la fin d’octobre. Les vents ont abattu des arbres, qui portaient encore des feuilles et, dans le Maine, qui étaient endommagés en raison de la sécheresse (en anglais seulement). Les arbres ont fait chuter des lignes de haute tension alors que plus de 1 400 poteaux ont été fauchés (en anglais seulement) dans le Maine. Plus d’un million d’abonnés en Nouvelle-Angleterre se sont retrouvés sans électricité, dont plus de 400 000 clients de la Central Maine Power, ce qui en a fait « la plus grande panne d’électricité (en anglais seulement) que la compagnie a connue. » Certains abonnés dans le Maine ont été sans électricité pendant près d’une semaine. La pluie abondante a occasionné des crues soudaines dans les trois états. En raison des débris et des dommages causés par les inondations, des centaines de routes en Nouvelle-Angleterre ont été fermées, certaines pour plus d’une semaine. À Belfast, dans le Maine, les vents et les vagues ont libéré plusieurs bateaux (en anglais seulement) de leurs attaches. Dans les Maritimes (en anglais seulement), plus de 10 000 abonnées ont perdu l’électricité et le service de traversiers a été interrompu. Des douzaines d’écoles ont fermé dans la région près du golfe du Maine; certaines de ces écoles devront étirer l’année scolaire plus loin pendant l’été.

La photo montre une partie du toit ainsi que les murs d’une maison. Les bardeaux du toit sont arrachés en plusieurs endroits.

Ci-dessus : Dommages occasionnés à un toit par des vents violents lors de la tempête des 29 et 30 octobre dans le Maine. Photo : Andy Thomas.

Aperçu régional : hiver 2017-2018

Températures et précipitations 

Entre le milieu et la fin de novembre, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA (en anglais seulement) ont évoqué des probabilités accrues de températures supérieures à la normale de décembre à février sur l’ensemble de la région. En Nouvelle-Angleterre, les probabilités accrues de températures supérieures à la normale sont principalement dues aux tendances climatiques à long terme. ECCC prévoyait des probabilités égales de précipitations sous la normale, près de la normale ou au-dessus de la normale entre les mois de décembre et février pour les Maritimes. Le CPC prévoyait des probabilités accrues de précipitations supérieures à la normale pour le nord du New Hampshire et certaines parties de l’ouest et du nord du Maine ainsi que des probabilités égales de précipitations ailleurs en Nouvelle-Angleterre.

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La carte montre la probabilité que les températures saisonnières moyennes de décembre 2017 à février 2018 soient supérieures à la normale dans les provinces des Maritimes.

Les probabilités de températures au-dessus de la normale augmentent du nord-ouest au sud-est. Les probabilités de températures supérieures à la normale sont de 40 à 50 % sur le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, de 70 à 90 % sur la Nouvelle-Écosse et l’est de l’Île-du-Prince-Édouard et de 50 à 70 % entre ces régions.

Carte des températures d’ECCC (gauche) produite le 30 novembre.

Carte des températures du Climate Prediction Center (droite) produite le 16 novembre.

La Niña

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Le graphique présente les prévisions probabilistes officielles d’El Niño-oscillation australe (ENSO) diffusées au début de décembre par le Climate Prediction Center (CPC) et l’International Research Institute (IRI) for Climate and Society des États-Unis.

Le graphique à barres illustre la probabilité, à des intervalles de trois mois, de chacune des conditions ENSO (El Niño, neutre, et La Niña) au moyen de barres rouges, vertes et bleues. Les intervalles vont de la fin de l’automne ou début de l’hiver (novembre 2017 à janvier 2018) à l’été ou début d’automne (juillet à septembre 2018).

Le graphique montre que des conditions La Niña représentent le scénario le plus probable (probabilité de plus de 90 %) au début de la période à la fin de l’automne et au début de l’hiver. Les conditions La Niña demeurent le scénario le plus probable pour l’hiver et le début du printemps. La probabilité que les conditions La Niña soient présentes faiblit lentement pendant le printemps et l’été pour atteindre 25 % d’ici la fin de la période (juillet à septembre). La probabilité que les conditions neutres soient présentes augmente légèrement. Les conditions neutres représentent le scénario le plus probable à l’été, à partir de la période d’avril à juin, et dont les chances de persister entre juillet et septembre sont à environ 50 %. La probabilité que les conditions El Niño soient présentes au cours de l’hiver et au printemps est faible, mais elle augmente à environ 25 % d’ici la fin de la période (juillet à septembre).

Des conditions liées à La Niña étaient présentes dans la région équatoriale de l’océan Pacifique à la mi-décembre. Selon le CPC de la NOAA, la possibilité que La Niña se poursuive (en anglais seulement) pendant l’hiver 2017-2018 s’élève à 80 %.

La Niña peut influencer les tendances de température et de précipitations de la région. Toutefois, cette La Niña devrait être de faible à modérée; ainsi, ses répercussions pourraient être plus variables. De plus, d’autres facteurs de la variabilité du climat, comme l’oscillation arctique (en anglais seulement), l’oscillation nord-atlantique (en anglais seulement) et l’oscillation de Madden-Julian (en anglais seulement) pourraient dominer les tendances météorologiques de la région au cours de l’hiver. Ces phénomènes sont plus difficiles à prévoir que le phénomène La Niña, ce qui signifie que leur incidence sur l’hiver qui approche reste incertaine. Les tendances du climat à long terme peuvent aussi jouer un rôle. Pour de plus amples renseignements sur le nord-est des États-Unis, veuillez-vous référer au document Aperçu et tendances du climat durant l’hiver dans le Nord-Est (en anglais seulement).

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Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
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