Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : juin 2018

Région du golfe du Maine, Juin 2018

Événements météorologiques majeurs survenus dans le golfe du Maine — de mars à mai 2018

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Carte de la région du golfe du Maine, qui comprend les provinces maritimes du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, au Canada, et les États de la Nouvelle-Angleterre, soit le Maine, le New Hampshire et la moitié est du Massachusetts, aux États-Unis, et les zones maritimes avoisinantes. La carte illustre certains des événements météorologiques importants qui se sont produits au printemps 2018 (de mars à mai 2018). Les voici :

  • Inondations majeures au Nouveau-Brunswick à la fin d’avril;
  • Plusieurs nordets ont touché la région en mars.

Du 1er au 4 mars, le premier de plusieurs nordets a touché la région. La tempête a causé des chutes de neige importantes (en anglais seulement) dans certaines régions; à Doyleville (N.-B.), on a signalé 26 cm (10,2 po) de neige. Il est tombé jusqu’à 130 mm (5 po) de pluie en Nouvelle-Angleterre, ce qui a causé des inondations (en anglais seulement). Les vents forts associés à la tempête ont abattue des arbres et des lignes électriques (en anglais seulement); On a signalé des rafales de vent supérieures à 146 km/h (90 mi/h) au Massachusetts. Les ondes de tempête et les hautes vagues ont emporté des roches sur les routes côtières (en anglais seulement) en Nouvelle-Écosse.

Quelques jours plus tard, du 7 au 8 mars, un puissant nordet a apporté de la pluie, de la neige abondante (en anglais seulement) et humide et des vents violents dans la majeure partie de la Nouvelle-Angleterre et des Maritimes (en anglais seulement). Les rues inondées ont entraîné la fermeture de routes, et les rafales ont causé des pannes d’électricité qui ont touché plus de 320 000 clients (en anglais seulement) au Massachusetts et 30 000 en Nouvelle-Écosse.

Immédiatement après, les Maritimes ont été touchées par un autre nordet, les 9 et 10 mars, avec des chutes de neige de plus de 40 cm (15,7 po) en Nouvelle-Écosse. 65 000 clients ont subi des pannes de courant (en anglais seulement) à ce moment.

Un autre nordet a traversé la région les 13 et 14 mars, apportant de la neige abondante et humide et des vents forts. Penobscot (ME) a reçu 76 cm (30 po) de neige et Grand Étang (N.-É.) a signalé des rafales de 146 km/h (90 mi/h). Des conditions de blizzard ont été signalées à Boston, causant d’autres pannes de courant (en angalis seulement), et un dôme sportif en Nouvelle-Écosse a été détruit (en anglais seulement). Boston a classé cette tempête comme sa plus importante chute de neige d’un jour au mois de mars (en anglais seulement).

Une autre tempête, survenue du 21 au 22 mars, a entraîné des précipitations mixtes (en anglais seulement), des chutes de neige importantes et des vents forts qui ont interrompu les déplacements (en anglais seulement) dans certaines régions de la Nouvelle-Angleterre. Nantucket, au Massachusetts, a enregistré une rafale de 88 km/h (55 mi/h). Moncton (N.-B.) et Bas Caraquet (N.-B.) ont toutes deux signalé des chutes de neige cumulatives de plus de 100 cm (39 po) en mars.

Les 16 et 17 avril, de fortes pluies et des rafales de vent atteignant 85 km/h (53 mi/h) ont été enregistrées au Massachusetts, ce qui a créé des conditions défavorables pour les participants au marathon de Boston. La pluie verglaçante (en anglais seulement) a entraîné la fermeture d’écoles dans certaines régions du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard. Bas Caraquet (N.-B.) a enregistré 39 mm (1,5 po) de précipitations totales.

Les fortes pluies et les températures douces ont entraîné la fonte des neiges et des inondations importantes au Nouveau-Brunswick du 27 au 30 avril. Il s’agissait du début d’une inondation prolongée qui s’est poursuivie jusqu’à la mi-mai, puisque plusieurs tempêtes ont causé des pannes de courant et aggravé les inondations en cours. De forts vents, atteignant jusqu’à 100 km/h (62 mi/h) à Moncton, ont causé la perte d’électricité de milliers d’abonnés (en anglais seulement) les 4 et 5 mai. Les vents violents au Nouveau-Brunswick ont compliqué les opérations de secours en cas d’inondation et ont causé des dommages supplémentaires en raison de l’action des vagues.

Encore plus de pluie, de neige mouillée, de vents et de foudre ont causé d’autres pannes de courant (en anglais seulement) le 23 mai.

Vue d’ensemble du climat régional du climat régional – de mars à mai 2018

Températures

Écart printanière par rapport à la normale

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Carte de la région du golfe du Maine illustrant les écarts de température moyenne par rapport à la normale calculés sous forme de moyenne pour les mois de mars, avril et mai 2018. L’échelle à droite montre les anomalies positives (supérieures à la normale jusqu’à plus 5 degrés Celsius) en rouge, les anomalies négatives (inférieures à la normale jusqu’à moins 5 degrés Celsius) en bleu et les températures près de la normale (plus 0,5 à moins 0,5 degré Celsius) en blanc.

La carte montre que, en moyenne, sur une période de trois mois, la plupart des régions des Maritimes et les États de la Nouvelle-Angleterre affichaient des températures généralement près de la normale (à moins d’un demi-degré Celsius de la normale). Certaines régions du nord du Nouveau-Brunswick, y compris la péninsule acadienne, étaient plus froides que la normale, en moyenne, généralement à environ un degré sous la normale. Certaines localités côtières de l’Atlantique étaient plus chaudes que la normale en moyenne, généralement jusqu’à un degré au-dessus de la normale. 

Températures printanières : écart par rapport à la normale. Les normales des températures sont calculées sur la base des données de 1981 à 2010.

Un mois d’avril froid contrastant et un mois de mai très chaud équilibraient les températures printanières moyennes (moyennes de mars, avril et mai) à presque la normale. En mars, les valeurs allaient de 1 °C (2 °F) sous la normale à 3 °C (5 °F) au-dessus. En avril, les valeurs ont varié de 4 °C (7 °F) sous la normale à près de la normale. En comparaison, le mois de mai a été chaud, avec des températures allant de 2 °C (4 °F) sous la normale dans certaines parties des Maritimes à plus de 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre.

Précipitations

Pourcentage de la normale printanière

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Carte de la région du golfe du Maine montrant la quantité totale de précipitations reçues comme pourcentage de la normale, accumulée durant la période allant de mars à mai 2018. Les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus, jusqu’à 200 % de la normale) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (de 90 à 110 % de la normale), en blanc.

La carte montre que la plupart des États de la Nouvelle-Angleterre étaient sous la normale pour ce qui est des précipitations totales, certains endroits recevant aussi peu que la moitié de la quantité normale. Dans les Maritimes, la quantité de précipitations était proche de la normale ou plus humide que la normale (jusqu’à 125 % de la normale).

Précipitations printanières : pourcentage de la normale. Les normales des précipitations sont calculées sur la base des données de 1981 à 2010.

Les précipitations printanières (accumulées de mars à mai) ont varié de 50 à 125 % de la normale. En mars, elles sont allées de 50 à 200 % de la normale. Les précipitations en avril ont varié de 75 à 200 % de la normale. La Nouvelle-Écosse était beaucoup plus humide que la normale. En mai, les précipitations ont varié de moins de 25 % de la normale dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre à 150 % de la normale dans les régions isolées des Maritimes.

Températures à la surface de la mer

Écart par rapport à la normale

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Carte des zones marines de la région du golfe du Maine illustrant les écarts de température de la surface de la mer par rapport à la normale calculés sous forme de moyenne pour les mois de mars à mai 2018. Les anomalies positives (supérieures à la normale jusqu’à plus 3 degrés Celsius) sont montrées en rouge. Les anomalies négatives (inférieures à la normale jusqu’à moins 3 degrés Celsius) sont montrées en bleu. Les anomalies près de 0 degré Celsius (températures près de la normale) sont montrées en blanc.

La carte indique que la température de la surface de la mer de presque tous les secteurs maritimes du golfe du Maine était supérieure à la normale. L’exception était une petite zone autour de Cape Cod où les températures étaient près de la normale ou inférieures à la normale. Dans une grande région au sud de la Nouvelle-Écosse, les eaux étaient anormalement chaudes (de 2 à 3 degrés Celsius) pour la période de l’année.

Les anomalies de température à la surface de la mer sont calculées sur la base des données de 1985 à 2014. Source : School of Marine Sciences (École des sciences marines) de l’Université du Maine.

Les anomalies de température printanière de la surface de la mer étaient bien supérieures à la moyenne climatologique sur 30 ans dans toute la région étudiée, allant de 0,5 °C (1 °F) à >3 °C (5 °F) au-dessus de la moyenne. Des anomalies extrêmement positives de >3 °C (5 °F) étaient présentes en eau profonde au large du plateau, au sud de la Nouvelle-Écosse. Des températures océaniques record (en anglais seulement) ont été enregistrées au large de la Nouvelle-Écosse en avril, et une nouvelle étude (en anglais seulement) montre que les vagues de chaleur océanique se produisent plus fréquemment et durent plus longtemps.

Impacts régionaux – de mars à mai 2018

Conditions printanières

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Le tableau de gauche montre une rangée de maisons complètement entourées d’eau. À l’avant-plan de la photo, de longues vagues océaniques s’approchaient et déferlaient sur le littoral. Le tableau de droite montre des blocs de maisons, la plupart entourées d’eau. À l’avant-plan de la photo, des vagues se déversent sur un large mur bas de protection où trois machines d’excavation sont en action.

Photo à deux tableaux des inondations côtières à Scituate (Massachusetts) le 4 mars. Credit: Ralph Karl Swenson, SKYWARN Spotter.

Les tempêtes de mars ont perturbé les déplacements en Nouvelle-Angleterre, ce qui a entraîné une augmentation des coûts de transport en camion (en anglais seulement). Les tempêtes, ainsi que le réchauffement climatique, étaient également liés aux observations d’oiseaux rares en Nouvelle-Écosse (en anglais seulement).

Les conditions météorologiques ont permis une bonne récolte de sirop d’érable (en anglais seulement) dans le sud du Nouveau-Brunswick. Malgré les températures hivernales froides, les tiques ont été un problème ce printemps (en anglais seulement), car la plupart ont survécu en raison de l’isolation fournie par des chutes de neige supérieures à la normale dans de nombreuses régions. Le nord du Nouveau-Brunswick a connu une bonne saison de motoneige (en anglais seulement) en raison de la quantité et de la durée de la couverture de neige. En revanche, le manque de neige dans le centre et l’est de l’Île-du-Prince-Édouard a été difficile pour l’industrie de la motoneige (en anglais seulement). Au début d’avril, un groupe de conservation de l’Île-du-Prince-Édouard s’inquiétait du faible niveau de la nappe phréatique (en anglais seulement) dans un bassin hydrographique, et les chefs des pompiers ont averti que son niveau de sécheresse était trop élevé pour les feux, car l’indice forêt-météo était de modéré à élevé (en anglais seulement) vers la fin d’avril.

Le Nouveau-Brunswick a connu des inondations qui ont commencé à la fin d’avril, lorsque les niveaux d’eau entre Fredericton et Saint John ont atteint ou dépassé les niveaux extrêmes (en anglais seulement) établis lors des inondations de 1973 et 2008. Les dommages causés par les inondations au Nouveau-Brunswick ont été estimés à 80 millions de dollars (en anglais seulement). Le rétablissement devait prendre des mois, et les risques pour la santé et la sécurité (en anglais seulement) liés aux impacts sur l’infrastructure et à la contamination demeuraient préoccupants. Des inondations mineures (en anglais seulement) ont été signalées au nord du Maine.

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La photo montre un passage routier inférieur inondé où les gens observent l’inondation depuis le sentier à gauche et depuis la route au-dessus.

Photographie d’un passage inférieur inondé le 28 avril, Fredericton (Nouveau Brunswick). Credit: Rick Fleetwood.

La débâcle printanière à Fredericton (N.-B.) sur la rivière Saint-Jean a eu lieu le 4 mars, la onzième date le plus tôt jamais enregistrée, poursuivant ainsi la tendance à la prolongation de la saison des eaux libres observée depuis que l’on a commencé à consigner les mesures en 1825.

Au début d’avril, de la glace épaisse et des températures plus froides que la normale (en anglais seulement) devaient empêcher le début de la pêche au crabe des neiges dans l’ouest du golfe du Saint-Laurent. De nombreuses pêches avaient planifié un début et une fin hâtifs de leur saison pour prévenir l’enchevêtrement des baleines noires. Le 20 mai, deux baleines noires (en anglais seulement) ont été repérées dans le golfe du Saint-Laurent, ce qui a entraîné la fermeture de plusieurs pêches.

Températures des oceans

Les préoccupations au sujet de la santé de la population de baleines noires dans la région sont toujours présentes, car aucun baleineau (en anglais seulement) n’a été repéré au début du printemps. Les scientifiques pensent que la migration des baleines peut changer (en anglais seulement) en raison des changements des courants et du climat, les forçant à pénétrer dans de nouvelles eaux pour trouver leurs sources de nourriture. En revanche, la population de bar rayé a triplé dans le golfe du Saint-Laurent (en anglais seulement). Le réchauffement des températures océaniques est probablement un facteur de déplacement et d’expansion de la population de poissons dans le Nord.

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La photo montre la queue d’une baleine noire de l’Atlantique Nord qui plonge sous l’eau.

Photographie d’une baleine noire de l'Atlantique Nord.  Credit: NOAA Center for Coastal Studies.

Prévisions régionales – printemps 2018

Températures et précipitations

Pour juin à août, les prévisions d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et du Centre de prévision climatique (CPC) (en anglais seulement) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) favorisent des températures supérieures à la normale. Les prévisions d’ECCC favorisent les précipitations inférieures à la normale pour certaines parties des Maritimes et celles du CPC favorisent les précipitations supérieures à la normale pour la Nouvelle-Angleterre.

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Les cartes montrent la probabilité de températures au-dessus de la normale calculée au cours des mois de juin à août.  

La carte publiée par Environnement et Changement climatique Canada couvre les Maritimes et une partie du Québec. Elle montre que les probabilités de températures supérieures à la normale sont de 80 % ou plus dans l’ensemble du Nouveau-Brunswick et dans la moitié ouest de la Nouvelle-Écosse, avec des probabilités légèrement plus faibles dans l’est de la Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.

La carte publiée par le Climate Prediction Center de la NOAA couvre les États de la Nouvelle-Angleterre. Elle montre des probabilités de 40 à 50 % pour des températures supérieures à la normale pour toute la zone.

Probabilités des températures au-dessus de la normale. Carte d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) (à gauche) produit le 31 mai. Carte de CPC (à droite) produit le 17 mai.

A (carte de CPC) signifie températures au-dessus de la normale.

Saison des ouragans de l’Atlantique

Quantité
Aperçu de la saison 2018 Moyenne saisonnière
Nombre de tempêtes dénommées 10 à 16 12
Nombre d'ouragans 5 à 9 6
Nombre d'ouragans importants 1 à 4 3

Selon les prévisions 2018 de la NOAA pour la saison des ouragans dans l’Atlantique, une saison proche ou supérieure à la normale est attendue. Selon les prévisions, il y aurait de 10 à 16 tempêtes baptisées (vents de 63 km/h [39 mi/h] ou plus), dont 5 à 9 pourraient devenir des ouragans (vents de 119 km/h [74 mi/h] ou plus), y compris 1 à 4 ouragans majeurs (vents de 179 km/h [111 mi/h] ou plus). La saison des ouragans dans l’Atlantique s’étend du 1er juin au 30 novembre; le gros des activités survenant entre la mi-août et la fin octobre.

El Niño oscillation australe (EÑSO)

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Le graphique chronologique présente les prévisions probabilistes officielles d’El Niño-oscillation australe (ENSO) diffusées au début de juin par le Climate Prediction Center (CPC) et l’International Research Institute (IRI) for Climate and Society des États-Unis.  

État ENSO basé sur l’anomalie NINO3.4 de la température de surface de la mer (TSM)

ENSO neutre : -0,5 °C à 0,5 °C

Les barres verticales montrent la probabilité, couvrant des intervalles de trois mois, de chaque condition ENSO (La Niña, neutre et El Niño) avec des barres en bleu, gris et rouge, respectivement. Les intervalles de trois mois se chevauchent de deux mois. La période s’étend du printemps à l’été (de mai à juillet) 2018 à l’hiver (de janvier à mars) 2019.   

Les lignes des couleurs équivalentes indiquent la probabilité climatologique de chaque condition pendant les intervalles de trois mois.

Le graphique à barres montre que la condition neutre est la plus probable (à plus de 60 %) pour le printemps et l’été. La probabilité de condition d’El Niño augmente au cours de la période. La condition d’El Nino devient la condition la plus probable pour les mois d’août à octobre. La probabilité des conditions d’El Nino est de 60 % ou plus à la fin de l’automne et pendant le reste de la période.

Prévisions probabilistes officielles  El Niño - oscillation australe (EÑSO) du début juin émises par le Climate Prediction Center (CPC) et l’International Research Institute for Climate and Society (IRI)

D’après le CPC, les conditions ENSO neutres (en anglais seulement) sont favorisées tout au long de l’été 2018, les risques d’El Niño passant à 50 % à l’automne et à près de 65 % à l’hiver.

Partenaires de la région du golfe du Maine

Contactez-nous

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Téléphone : 1-800-668-6767 (au Canada seulement)
Téléphone : 819-997-2800 (des frais d’interurbain s’appliquent)
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
Nom: Ellen Mecray
Courriel: Ellen.L.Mecray@noaa.gov

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