Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : mars 2018

Région du golfe du Maine, mars 2018

Événements importants pour le golfe du Maine – décembre 2017 à février 2018

La première tempête importante de la saison, qui s’est produite les 9 et 10 décembre, a donné de 15 à 30 cm (5,9 à 11,8 pouces) de neige sur certains secteurs du Nouveau-Brunswick. Des milliers de personnes ont subi des pannes d’électricité (en anglais). En Nouvelle-Écosse, la tempête a plutôt pris la forme d’un événement de pluie et a laissé jusqu’à 70 mm (2,8 pouces) de pluie sur le Cap-Breton.

Le 23 décembre, un système dépressionnaire complexe a propagé de la neige, de la pluie verglaçante et des vents sur la région. Plusieurs heures de pluie verglaçante ont été observées dans une zone s’étendant sur Fredericton et Moncton, au Nouveau‑Brunswick, et Charlottetown, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard. Dans certains secteurs du Massachusetts, la quantité de verglas a dépassé 6 mm (0,24 pouces) et plus de 20 000 pannes d'électricité (en anglais) ont été signalées en Nouvelle-Angleterre. Les accidents de route ont été nombreux dans la région. À Grand Étang en Nouvelle-Écosse, les rafales ont atteint des pointes de vitesse à 137 km/h (85 mph).

Les 25 et 26 décembre (le jour de Noël et le lendemain de Noël), une tempête hivernale a donné d’importantes accumulations de neige sur le centre et le nord du Nouveau-Brunswick. La plus importante accumulation a été signalée à Bathurst au Nouveau-Brunswick avec 46 cm (18,1 pouces). Les vents violents ont occasionné des conditions de blizzard et fait tomber des poteaux d’électricité et des arbres. Près de 160 000 clients ont été affectés par des pannes d'électricité (en anglais) en Nouvelle-Écosse et il a fallu plusieurs jours pour rétablir le courant. En Nouvelle‑Angleterre, on a signalé des accumulations de neige de 8 à 13 cm (3 à 5 pouces) à l'heure et des orages hivernaux (en anglais). Des accumulations totales de neige allant jusqu’à 17,8 cm (7 pouces) ont été observées au Massachusetts.

De la fin décembre jusqu’au début du mois de janvier, une vague de froid glacial a occasionné des valeurs de refroidissement éolien dangereuses. Des records de températures froides ont été battus (en anglais) dans l’ensemble de la région. Les célébrations du Nouvel An ont été annulées (en anglais) dans certaines collectivités, des conduits d'eau ont gelé (en anglais) et des déplacements de traversiers ont été annulés. Des renards marins ont été trouvés échoués (en anglais) dans la baie de Cape Cod alors qu’ils tentaient de nager en direction sud, vers des eaux plus chaudes. La vague de froid a été suivie, les 4 et 5 janvier, d’un intense nordet qui a eu d’importantes répercussions dans la région. Voir la section intitulée : Impacts régionaux.

Les températures douces et la pluie forte ont causé des inondations les 12 et 13 janvier. La plus importante quantité de pluie totale pour la tempête a été de 130 mm (5,1 pouces) sur le sud-est du Nouveau-Brunswick. Lors de cet événement, il y a eu des évacuations, des routes emportées (en anglais) et des pannes d'électricité (en anglais) au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Le dégel de janvier a occasionné des embâcles et des inondations (en anglais) en Nouvelle-Angleterre également. Les températures douces ont été suivies d’un gel soudain (en anglais).

Les vents et la poudrerie des 23 et 24 janvier ont occasionné des conditions de blizzard et, de ce fait, des fermetures d'écoles (en anglais) dans les Maritimes, tandis que la Nouvelle-Angleterre recevait pour sa part de la pluie verglaçante (en anglais). Le 30 janvier, une dépression qui est passée juste au sud de la Nouvelle-Écosse a laissé d’importantes accumulations de neige sur certains secteurs du Nouveau-Brunswick et rendu les routes glissantes (en anglais). À certains endroits dans l’est du Nouveau-Brunswick, on a observé de 4 à 7 heures de conditions de blizzard.

En février, des températures chaudes records ont été ressenties; voir plus bas. Plusieurs systèmes ont propagé de la pluie et/ou de la neige tout au long du mois. Du 10 au 12 février, une dépression a occasionné des précipitations mixtes sur les Maritimes et, à Baccaro Point en Nouvelle-Écosse, on a reçu jusqu’à 70 mm (2,8 pouces) de pluie.

Carte des faits saillants des événements importants. La version textuelle suit.
Description longue

La carte de la région du golfe du Maine englobe les provinces maritimes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle‑Écosse et de l’Île‑du‑Prince‑Édouard au Canada, les états du Maine, du New Hampshire et la partie est du Massachusetts aux États‑Unis, ainsi que les secteurs maritimes adjacents. La carte indique certains des faits saillants qui se sont produits à l’hiver 2018 (de décembre 2017 à février 2018). Ces faits sont les suivants :

  • Les températures glaciales ont forcé l’annulation des célébrations du Nouvel An en Nouvelle-Écosse et ont causé le gel de conduits d’eau un peu partout dans la région.
  • Un nordet s’est formé au début du mois de janvier et a occasionné du blizzard sur une partie de la région.
  • Une importante vague de froid en début janvier a été suivie d’une période de dégel à la mi-janvier, causant de larges embâcles et la crue de rivières.
  • Les températures douces ont occasionné des averses de pluie et l’absence de neige au sol au cours de la saison hivernale dans certains secteurs de la région.

Aperçu du climat régional – décembre 2017 à février 2018

Températures

Écart hivernal par rapport à la normale

Carte des écarts de température par rapport à la normale. La version textuelle suit.
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La carte de la région du golfe du Maine indique les écarts de température moyenne par rapport à la normale des mois de décembre 2017 à février 2018. L’échelle à droite montre les anomalies positives (au‑dessus de la normale) jusqu’à 5 degrés Celsius de plus en rouge, les anomalies négatives (sous la normale) jusqu’à 5 degrés Celsius de moins en bleu, et les températures près de la normale (de 0,5 degrés Celsius de plus jusqu’à 0,5 degrés Celsius de moins) en blanc.

La carte indique que les Maritimes ont connu des températures au‑dessus de la normale si l’on calcule la température moyenne des trois mois d’hiver. À plusieurs endroits, les températures ont été de 1 à 2 degrés au‑dessus de normale. Dans les états de la Nouvelle-Angleterre, on a observé des températures généralement près de la normale en établissant la moyenne des trois mois d’hiver.

Les températures hivernales (moyenne des mois de décembre, janvier et février) ont varié de 1 °C (2 °F) plus froides que la normale jusqu’à 2 °C (4 °F) plus chaudes que la normale. Les températures de décembre ont varié de la normale à 4 °C (7 °F) sous la normale. Le mois a commencé avec des températures douces, mais s’est terminé avec des températures bien en dessous de la normale au cours de la dernière semaine. Les températures de janvier ont varié de 2 °C (4 °F) sous la normale jusqu’à 3 °C (5 °F) au‑dessus de la normale. Il y a eu d’importantes fluctuations en janvier alors que, à certains endroits, des records de températures maximales ont été établis et, à d’autres, des records de températures minimales. Les températures de février ont varié de 1 °C (2 °F) à 5 °C (9 °F) au‑dessus de la normale. La ville de Boston au Massachusetts a connu le mois de février le plus chaud de son histoire. En Nouvelle‑Écosse, à trois endroits, les températures ont permis d’établir le record du deuxième mois de février le plus chaud de son histoire. À Concord au New Hampshire et à Portland au Maine, un record de journée la plus chaude de février a été établi aux deux endroits. À Point Lepreau au Nouveau-Brunswick, la température a grimpé de 4,5 °C (8 °F) au‑dessus de la normale.

Précipitations

Écart hivernal par rapport à la normale

Carte des précipitations sous forme de pourcentage de la normale. La version textuelle suit.
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Carte de la région du golfe du Maine illustrant la quantité totale de précipitations reçues sous forme de pourcentage des précipitations normales en fonction des précipitations observées de décembre 2017 à février 2018. Les données montrent que celles-ci ont été au‑dessus de la normale (110 % et plus de la normale), en vert, sous la normale (90 % de la normale ou moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.

La carte indique que le Nouveau-Brunswick et une bonne partie du Maine ont reçu davantage de précipitations que la normale, soit 125 % à 150 % des précipitations totales normales pour la moyenne des trois mois. Pour ce qui est de la Nouvelle‑Écosse, de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et du reste de la Nouvelle‑Angleterre, les précipitations totales ont été près de la normale ou supérieures à celle‑ci. Dans la plupart de ces secteurs, on a observé jusqu’à 125 % des précipitations normales, tandis que le littoral est et la partie centrale de la Nouvelle‑Écosse, ainsi que la partie ouest de l’Île‑du‑Prince‑Édouard ont reçu jusqu’à 150 % de la normale.

Les précipitations hivernales (moyenne des mois de décembre à février) ont varié de 75 % à plus de 150 % de la normale. À Caribou au Maine, cet hiver a été le troisième en matière de records de précipitations. Les précipitations de décembre ont varié de 50 % à 150 % de la normale. Les précipitations ont généralement été en dessous de la normale dans l’ensemble des Maritimes. En janvier, les valeurs se trouvaient dans les normales ou plus élevées que la normale dans la majeure partie de la région. Les précipitations ont varié de 75 % de la normale à plus de 200 % de la normale au Maine et au Nouveau-Brunswick. Les plus importantes précipitations ont été observées à Mechanic Settlement au Nouveau-Brunswick avec 296 mm (11,65 pouces). Les précipitations de février ont varié de 50 % de la normale à 200 % de la normale. À Oak Point au Nouveau-Brunswick, on a reçu 196 mm (7,7 pouces) de précipitations.

Les normales de température et de précipitations sont calculées sur la base des données de 1981 à 2010.

Températures à la surface de la mer

Écart par rapport à la normale

Carte des écarts de température moyenne à la surface de la mer par rapport à la normale. La version textuelle suit.
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Carte des secteurs maritimes de la région du golfe du Maine illustrant les écarts de température moyenne à la surface de la mer par rapport à la normale calculés en fonction de la moyenne des mois de décembre 2017 à février 2018. Les anomalies positives, supérieures à la normale jusqu’à 3 degrés, sont indiquées en rouge. Les anomalies négatives, jusqu’à 3 degrés inférieures à la normale, sont indiquées en bleu. Les anomalies près de la normale, soit de près de 0 degré, sont indiquées en blanc.

La carte montre que, dans la quasi-totalité des secteurs maritimes de la région du golfe du Maine, on a observé des températures moyennes à la surface de la mer supérieures à la normale. Les secteurs se trouvant près du littoral de la Nouvelle‑Angleterre, surtout près de Cape Cod, ainsi que les parties les plus en amont de la baie de Fundy, ont fait exception. Le corps du texte fournit davantage de détails.

Les températures hivernales à la surface de la mer ont été largement au‑dessus de la normale sur la partie est du golfe du Maine avec des anomalies de plus de 2 °C (4 °F), au‑dessus de la normale sur le plateau néo-écossais et dans la baie de Fundy avec des anomalies de plus de 1 °C (2 °F), et de faibles anomalies au-dessus de la normale sur la partie ouest du golfe du Maine ainsi que dans les secteurs côtiers du Maine. Pour ce qui est des zones peu profondes près du New Hampshire et du littoral du Massachusetts, les températures ont été inférieures à la normale, probablement sous l’effet d’un fort refroidissement atmosphérique au cours des vagues de froid de décembre et de janvier.

Le décès de 28 petits rorquals (en anglais) en 2017, considéré comme un « événement de mortalité inhabituelle », a poussé la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) à ouvrir une enquête. À la fin de janvier, on recensait déjà un décès additionnel (en anglais), celui d’une baleine noire. Nous continuerons à surveiller ce domaine de recherche.

Les anomalies de température à la surface de la mer sont calculées sur la base des données de 1985 à 2014. Les anomalies moyennes de TSM sont tirées des données du radiomètre perfectionné à très haute résolution de la NOAA. Source : School of Marine Sciences (École des sciences marines) de l’Université du Maine et NERACOOS.

Impacts régionaux – décembre 2017 à février 2018

Variations extrêmes de température

On a observé des variations extrêmes de température (en anglais seulement) de la mi‑décembre jusqu’à la fin janvier. Les températures anormalement chaudes de décembre ont été suivies d’une vague de froid inhabituelle en début janvier. Ces variations de température se sont poursuivies, causant des ravages aux infrastructures, aux routes (en anglais seulement), aux pelouses (en anglais seulement) et compromettant les loisirs d’hiver et les affaires des détaillants de loisirs hivernaux. Les vagues de froid ne sont pas inhabituelles au cours de nos hivers nord-américains, mais l’hiver actuel a été fort inhabituel (en anglais seulement). En raison de la hausse des températures hivernales, davantage de précipitations sont tombées sous forme de pluie, ce qui a donné de piètres conditions de motoneige (en anglais seulement) et de ski (en anglais seulement).

La partie supérieure d’un immeuble dont la toiture est couverte d’une épaisse couche de neige et bordée de longs glaçons.
Source : NOAA

Nordet intense des 4 et 5 janvier

Un nordet (en anglais seulement) s’est intensifié de manière explosive au large de la côte est les 4 et 5 janvier et a occasionné des conditions de blizzard, de la neige forte et des vents violents avec des rafales de force ouragan sur la région. Des vols ont été annulés et les déplacements ont été perturbés dans l’ensemble de la région. Des arbres ont été déracinés et des fils d’électricité sont tombés, causant des pannes d'électricité généralisées (en anglais seulement). En Nouvelle-Écosse, 280 000 clients ont été privés d’électricité. Le taux d’accumulation de neige a atteint jusqu’à 7,6 cm/h (3 po/h) et des orages d’hiver se sont produits dans le nord du Maine, dans l’est du Massachusetts et dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. La plus importante accumulation de neige, soit 58,6 cm (23,07 po) a été signalée à Bathurst au Nouveau-Brunswick. Sous l’effet des grandes baisses de pression, des records ou des quasi-records de pression en surface ont été établis dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Les niveaux d’eau extrêmement élevés et le ressac pilonnant produits par la tempête ont causé d’importantes inondations ainsi que des dommages le long des côtes de la Nouvelle-Angleterre et le long de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse. À Boston dans l’état du Maine, un record de marée haute a été établi.

Image satellite du nordet du 4 janvier.  La version textuelle suit.
Source : NOAA.
Description longue.

Le spectre visible de l’image satellite montre la couverture nuageuse du nordet du 4 janvier. La couverture nuageuse englobe une large zone du nord-est des États-Unis et de l’est du Canada. Le nuage a la forme d’une virgule, ce qui est typique des tempêtes intenses des latitudes moyennes. Au sud du centre de la tempête, sur l’océan, on observe la présence de nuages convectifs dont la formation a été occasionnée par l’infiltration d’air plus sec aspiré par la circulation de la tempête et se déplaçant sur l’eau libre.

Chutes de neige saisonnières

Les chutes de neige de décembre ont varié de moins de 25 % à plus de 200 % de la normale. L’absence de températures froides et de chutes de neige à la mi-décembre a retardé l'ouverture de plusieurs centres de ski (en anglais seulement) au Nouveau-Brunswick. Les chutes de neige ont été bien en dessous de la normale sur une grande partie de la Nouvelle-Écosse et l’Île‑du‑Prince‑Édouard. Les chutes de neige ont varié de près de la normale à supérieures à la normale au New Hampshire et dans le Maine, mais ont été près de la normale à inférieures à la normale au Massachusetts. En janvier, les chutes de neige ont varié de 25 % à 175 % de la normale. À la fin du mois de janvier, à Bathurst et à Aroostook au Nouveau-Brunswick, plus de 100 cm (39 pouces) de neige étaient tombés, soit bien au-dessus de la normale. En Nouvelle-Angleterre, les chutes de neige ont grandement varié, allant de 15 cm (6 pouces) sous la normale à 10 cm (4 pouces) au‑dessus de la normale. Les chutes de neige de février ont varié de moins de 25 % à plus de 150 % de la normale. Sur une partie de la Nouvelle-Angleterre, les chutes de neige ont été supérieures à la normale en février sous l’effet de deux tempêtes (en anglais seulement) au début du mois, tandis que la majeure partie des Maritimes a connu des chutes de neige sous la normale. À la fin de février, il n’y avait pas de quantité de neige importante au sol au sud de Fredericton au Nouveau-Brunswick. En calculant la moyenne des trois mois, les chutes de neige hivernales ont varié de 50 % de la normale sur la Nouvelle-Écosse et dans certains secteurs de l’Î.‑P.‑É. jusqu’à plus de 150 % de la normale dans certains secteurs de la Nouvelle-Angleterre et de l’ouest du Nouveau-Brunswick.

Carte des chutes de neige hivernales en pourcentage de la normale. La version textuelle suit.
Description longue.

La carte de la région du golfe du Maine illustre les chutes de neige totales sous forme de pourcentage par rapport au total des chutes normales calculé sur la base des trois mois allant de décembre 2017 à février 2018. Dans les régions indiquées en vert ou en brun, les chutes de neige totales ont été supérieures ou inférieures à la normale. Dans les régions indiquées en blanc, les chutes de neige ont été près de la normale.

Les cartes montrent que, dans l’ensemble de la Nouvelle-Écosse et une bonne partie de l’Île‑du‑Prince‑Édouard, les chutes de neige ont été inférieures à la normale alors qu’une bonne partie de la zone indiquée n’a reçu que 50 % à 75 % des chutes de neige normales. La carte montre que les chutes ont été près de la normale dans une grande partie du Nouveau-Brunswick. Pour ce qui est des secteurs nord-ouest du Nouveau-Brunswick ainsi qu’une bonne partie de la Nouvelle-Angleterre, les chutes de neige y ont été supérieures à la normale, atteignant jusqu’à 150 % de la normale.  

Prévisions régionales – printemps 2018

Températures et précipitations

Pour les mois de mars à mai, les aperçus de la température émis par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA favorisent des températures supérieures à la normale.

ECCC ne disposait d’aucune information concluante en ce qui a trait aux précipitations dans les Maritimes pour les mois de mars à mai. Le CPC prévoyait des probabilités plus élevées de précipitations supérieures à la normale en Nouvelle-Angleterre.

Cartes de prévisions saisonnières de température émises. La version textuelle suit.

Carte des températures d’ECCC (gauche) produite le 28 février.

Carte des températures du CPC (droite) produite le 15 février.

Description longue

Les cartes montrent la probabilité de températures supérieures à la normale au cours des mois de mars à mai.

La carte émise par Environnement et Changement climatique Canada couvre les Maritimes et une partie du Québec. Elle indique que les probabilités de températures supérieures à la normale sont de 50 % ou plus (exception faite de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et du Cap-Breton où les probabilités sont tout juste de moins de 50 %). En s’éloignant vers le sud, les probabilités augmentent pour atteindre 60 à 70 % sur le sud du Nouveau‑Brunswick et 70 à 80 % sur le sud-ouest de la Nouvelle‑Écosse.

La carte émise par le Climate Prediction Center (centre de prévisions météorologiques) de la NOAA englobe les états de la Nouvelle-Angleterre. Elle indique que les probabilités de températures supérieures à la normale sont de 40 à 50 %.

La Niña

Graphique des prévisions El Niño-oscillation australe (ENSO). La version textuelle suit.
Prévisions probabilistes officielles  El Niño - oscillation australe (EÑSO) du début mars émises par le Climate Prediction Center (CPC) et l’International Research Institute for Climate and Society (IRI)
Description longue

Les graphiques chronologiques des prévisions probabilistes officielles El Niño d’oscillation australe (ENSO) ont été émis au début de mars par le Climate Prediction Center des États-Unis et l’International Research Institute (IRI) for Climate and Society.

L’état ENSO est basé sur l’anomalie de température moyenne à la surface (TMS) NINO3.4

ENSO neutre : -0,5 °C à 0,5 °C

Les colonnes verticales indiquent la probabilité, par intervalle de trois mois, pour chaque élément EÑSO (La Niña, neutre et El Niño) identifié respectivement par les couleurs bleu, gris et rouge. Les intervalles de trois mois se chevauchent sur deux mois. La période de prévision couvre la fin de l’hiver, ainsi que les premiers mois du printemps (de février à avril) jusqu’à la fin de l’automne et le début de l’hiver (d’octobre à décembre).

Les lignes de couleurs indiquent la probabilité climatologique de chaque élément sur un intervalle de trois mois.

Le diagramme à colonnes montre que l’élément La Niña est le plus probable (avec plus de 60 %) pour la période s’étendant de février à avril. Les probabilités de La Niña diminuent lentement jusqu’à la fin de l’année.

L’élément neutre devient le plus probable au printemps (de mars à mai), puis demeure le plus probable jusqu’à l’automne.

La probabilité de l’élément El Niño est très faible au printemps et au début de l’été. Elle augmente ensuite lentement jusqu’à la fin de l’année. La probabilité El Niño est la même que celle de La Niña en été (de juin à août) et la même que l’élément neutre pour la période d’octobre à décembre.

Les conditions La Niña étaient présentes sur la région équatoriale de l’océan Pacifique de la mi‑décembre jusqu’au mois de février. Selon le Climate Prediction Center de la NOAA, une transition de conditions La Niña à des conditions El Niño-oscillation australe (ENSO) neutre est plus probable (55 %) au printemps.

Risques d’inondations printanières

Le risque d'inondations printanières est faible dans l’ensemble de la Nouvelle-Angleterre et semble également peu élevé à l’heure actuelle au Nouveau-Brunswick. Les trois tempêtes côtières du début du mois de mars ont occasionné des débits de rivières et une humidité du sol variant généralement de près de la normale à supérieurs à la normale. Le temps sec de l’été et de l’automne 2017 a occasionné une capacité accrue d’absorption de la fonte de la neige et des pluies printanières, réduisant de ce fait le risque d’inondation. La pluie très forte peut causer des inondations à n’importe quel moment de l’année, même dans des régions éprouvant du temps sec ou ayant peu ou pas d’accumulation de neige au sol.

La carte couvre les états de la Nouvelle-Angleterre et indique que le risque d’inondations printanières est faible. Seule une petite zone au sud-ouest, à l’extérieur de la région du golfe du Maine, est à faible risque d’inondation.

Partenaires de la région du golfe du Maine

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Environnement et Changement climatique Canada
Téléphone: 1-800-668-6767 (au Canada seulement)
Téléphone: 819-997-2800 (des frais d’interurbain s’appliquent)
Courriel: ec.enviroinfo.ec@canada.ca
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National Oceanic and Atmospheric Administration
Nom: Ellen Mecray
Courriel: Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom: Samantha Borisoff
Courriel: samantha.borisoff@cornell.edu

 

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