Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : juin 2019

Phénomènes importants de la région du golfe du Maine – de mars à mai 2019

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Carte de la région du golfe du Maine, accompagnée d’un texte présentant les phénomènes météorologiques et climatiques importants qui se sont produits au printemps 2019 (de mars à mai).

Le mois d’avril de cette année a été le plus humide jamais enregistré à de nombreux endroits dans la région.

La carte de la région du golfe du Maine englobe les provinces maritimes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard au Canada, les États du Maine et du New Hampshire ainsi que la partie est du Massachusetts aux États-Unis, de même que les secteurs maritimes adjacents.

Mars

Du 3 au 5 mars, une violente tempête a laissé dans son sillage jusqu’à 40 cm (16 po) de neige dans la région, les plus grandes quantités de neige étant tombées dans l’est du Massachusetts et le sud-est du Maine. Les rafales de vent les plus fortes, jusqu’à 95 km/h (59 mi/h), ont été signalées en Nouvelle-Écosse, les vents de Suête atteignant 167 km/h (104 mi/h). Un avion a glissé hors de la piste (en anglais seulement) de l’aéroport d’Halifax en Nouvelle-Écosse pendant la tempête. De plus, un avion de transport régional a raté la piste (en anglais seulement) lors d’une tentative d’atterrissage pendant la tempête à l’aéroport de Presque Isle, au Maine.

Avril

Une puissante tempête a frappé la région du 3 au 4 avril. Les chutes de neige les plus importantes, de quelque 30 cm (12 po), ont été enregistrées dans le nord du Maine ainsi que le nord et le centre du Nouveau-Brunswick, tandis que les plus fortes chutes de pluie, atteignant 85 mm (3 po), ont été observées en Nouvelle-Écosse. Des rafales de vent atteignant jusqu’à 110 km/h (68 mi/h) ont abattu des arbres et sectionné des lignes de transport d’électricité, laissant plus de 36 000 clients sans électricité (en anglais seulement) au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Des conditions de voile blanc ont entraîné la fermeture de routes, ont forcé des conducteurs à abandonner leurs véhicules et ont causé des accidents (en anglais seulement).

De la mi-avril à la fin d’avril, une série de systèmes orageux ont entraîné une hausse des températures et de fortes pluies dans la région. Sur une période de 11 jours, soit du 18 au 28 avril, jusqu’à 130 mm (5 po) de pluie sont tombés dans les Maritimes. Au Nouveau-Brunswick et dans le Maine, le manteau neigeux a fondu rapidement. Le 22 avril, l’accumulation de neige à Caribou, au Maine, a finalement été réduite à l’état de traces, établissant un record de 163 jours consécutifs avec au moins 1 pouce de neige au sol, du 10 novembre 2018 au 21 avril 2019. Le record précédent était de 155 jours, du 17 novembre 2002 au 20 avril 2003. Les pluies, la fonte des neiges et les embâcles ont provoqué des inondations. Selon les données préliminaires, le débit de pointe enregistré le 22 avril dans la rivière Saint-Jean, à la hauteur du pont du Ninemile, au Maine, était le plus élevé des 67 dernières années, soit depuis le début des relevés. Plus loin en aval, le pic de crue de la rivière Saint-Jean a été enregistré à Fredericton le 23 avril, à pas moins de 8,374 m (27,474 pi), dépassant ainsi le niveau de 8,313 m (27,274 pi) atteint en 2018, ce qui en fait le troisième niveau le plus élevé jamais enregistré. Voir la section des Incidences régionales pour obtenir plus de détails sur l’inondation.

Cette année, le mois d’avril a été le plus humide jamais enregistré dans plusieurs stations des Maritimes, notamment à Fredericton (Nouveau-Brunswick) et à Greenwood (Nouvelle-Écosse), tandis que Boston (Massachusetts) et Concord (New Hampshire) ont connu leurs plus grands nombres de jours de précipitations mesurables pour un mois d’avril, avec respectivement 21 jours et 19 jours de précipitations. En fait, pour Boston, il s’agit d’un record tout mois confondu depuis le début des relevés en 1872.

Mai

Il n’y a pas eu de tempête importante entraînant de grandes répercussions en mai. Par contre, plusieurs systèmes dépressionnaires ont provoqué jusqu’à 230 mm (9,00 po) de pluie dans certaines parties des Maritimes durant la deuxième moitié de mai, causant de légères inondations (en anglais seulement). Malgré un nombre de jours de précipitations mesurables supérieur à la moyenne, les précipitations totales mensuelles ont varié. Par exemple, Boston (Massachusetts) a connu 19 jours de précipitations mesurables, un nombre record pour le mois de mai, et 50 jours de précipitations mesurables au printemps, égalant le record pour cette saison. Cependant, la ville n’a reçu que 96 % des précipitations normalement reçues au mois de mai. De plus, la ville de Caribou a connu sa troisième saison de neige la plus longue (d’octobre à mai) depuis le début des relevés.

Aperçu climatique régional – de mars à mai 2019

Précipitations : Écart printanier par rapport à la normale

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La carte illustrant la quantité totale de précipitations reçues sous forme de pourcentage des précipitations normales montre que, pour la majorité de la région, celles-ci ont été au-dessus de la normale ou près de la normale. Le sud du New Hampshire et l’extrémité est du Cap-Breton ont été les deux seuls secteurs ayant reçu des précipitations totales sous la normale. Ces écarts par rapport à la normale sont présentés sur la carte dans des tons de vert, de blanc et de brun, respectivement. La majeure partie de la Nouvelle-Écosse, le sud et l’ouest du Nouveau-Brunswick et le centre du Maine ont reçu une quantité totale de précipitations généralement au-dessus de la normale. Plus particulièrement, le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et l’ouest du Maine ont reçu jusqu’à 150 % de la quantité normale de précipitations.

Les précipitations printanières (accumulées de mars à mai) ont été près ou au-dessus de la normale dans la plupart des régions, se situant toutefois dans une fourchette de 75 % à 150 % de la normale.

Le mois de mars a été sec, avec des précipitations variant de 25 % de la normale à près de la normale dans la plupart des régions. Toutefois, les conditions dans l’ouest de la Nouvelle-Écosse ont été plus humides.

Le mois d’avril a été très pluvieux, avec des précipitations variant de près de la normale à plus de 200 % de la normale.

La quantité de précipitations reçues en mai a été hétérogène, allant de 50 % de la normale dans l’ouest du Nouveau-Brunswick, le sud du New Hampshire et le nord du Massachusetts à 175 % de la normale dans l’ouest de la Nouvelle-Écosse, l’ouest du Maine et le nord du New Hampshire.

Les normales de précipitations aux États-Unis sont basées sur les données de 1981 à 2010; les normales de précipitations au Canada sont basées sur les données de 2002 à 2018.

Précipitations accumulées (ligne verte / zone verte) par rapport à la normale (ligne brune) en avril à Caribou, au Maine.
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Le graphique chronologique montre que la quantité totale de précipitations accumulées a été près de la normale au cours de la première moitié d’avril. Après le milieu du mois, la quantité totale de précipitations accumulées a commencé à augmenter considérablement en raison d’un certain nombre d’épisodes de pluies abondantes. À la fin du mois, la quantité totale de précipitation a ainsi atteint près de 125 mm, soit près du double de la quantité normale.

Température : Écart printanier par rapport à la normale

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La carte de l’écart printanier des températures par rapport à la normale montre que les températures ont été plus froides que la normale dans presque toute la région, selon la moyenne calculée de mars à mai 2019. Dans la majorité du nord et du centre du Nouveau-Brunswick, la majeure partie du Maine et le nord du New Hampshire, la température a été en moyenne de un à deux degrés sous la normale. Les cartes montrent que seules les parties sud des États de la Nouvelle-Angleterre ont connu des températures moyennes près de la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (au-dessus de la normale) sont représentées dans des tons de rouge, à +5 degrés Celsius et plus. Les anomalies négatives (inférieures à la normale) sont représentées dans des tons de bleu, jusqu’à −5 degrés Celsius et moins (tons de bleu). Les conditions près de la normale (+0,5 degré à −0,5 degré Celsius) sont représentées en blanc.

Les températures printanières (moyenne pour mars, avril et mai) ont été jusqu’à 3 °C (5 °F) sous la normale.

Le mois de mars a été froid, avec des températures variant de 3 °C (5 °F) sous la normale à près de la normale.

En avril, les températures ont varié de 1 °C (2 °F) sous la normale au Maine et dans la majeure partie du New Hampshire jusqu’à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale au Massachusetts, tandis que dans la plupart des Maritimes, la température s’est maintenue près de la normale.

En mai, les températures ont été jusqu’à 4 °C (7 °F) sous la normale, les secteurs les plus froids étant la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard. Dans plusieurs sites des Maritimes, le mois de mai de cette année figure parmi les cinq plus froids depuis le début des relevés.

Les normales de température sont basées sur les données de 1981 à 2010.

Températures à la surface de la mer : Écart printanier par rapport à la normale

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La carte des écarts de température à la surface de la mer par rapport à la normale, calculée en moyenne de mars à mai 2019, montre des conditions plus froides que la normale sur la majeure partie de la région, sauf dans un secteur situé au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, où les températures à la surface de la mer ont été en moyenne supérieures à la normale. De plus amples détails sont présentés dans le texte.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (au-dessus de la normale) sont représentées dans des tons de rouge, à +3 degrés Celsius. Les anomalies négatives (inférieures à la normale) sont représentées dans des tons de bleu, jusqu’à −3 degrés Celsius. Les conditions près de la normale (écarts de près de 0 degré Celsius) sont représentées en blanc.

Les anomalies de température froide à la surface de la mer qui ont débuté à l’hiver se sont poursuivies au printemps, avec des températures de 1 °C (2 °F) sous la moyenne de 30 ans dans le plateau néo-écossais et dans la baie de Fundy et d’environ 0,5 °C (1 °F) sous la moyenne dans les régions côtières du golfe du Maine et immédiatement au nord du banc Georges. Dans le reste du golfe, les anomalies étaient faibles, et une région chaude (environ 0,5 °C [1 °F]) était présente au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Les normales de la température à la surface de la mer sont basées sur les données de 1985 à 2014.

Incidences régionales – de mars à mai 2019

Conditions printanières

En mars, les températures ont été plus froides que la normale, mais les précipitations ont été inférieures à la normale et, par conséquent, les chutes de neige ont été inférieures à la normale dans la majeure partie de la région. L’épaisseur de la neige à la fin mars était faible ou inexistante dans de nombreuses régions. Cependant, les températures froides ont retardé la fonte de l’épaisse couche de neige déjà en place dans le nord et l’ouest du Maine et dans le nord du Nouveau-Brunswick. En fait, l’épaisseur de neige de 98,8 cm (38,9 po) mesurée à Caribou, au Maine, était la deuxième plus importante jamais enregistrée à cet endroit pour un mois de mars. Des bancs de neige avaient presque atteint la hauteur des lignes de transport d’électricité dans certaines parties du Nouveau-Brunswick, ce qui a incité Énergie NB à avertir les gens d’un risque d’électrocution (en anglais seulement). Le poids de la neige a causé des fissures dans les murs de la Place Bathurst (Nouveau-Brunswick) et l’effondrement de certains toits (en anglais seulement) dans le Maine. Des conditions hivernales persistantes ont permis de prolonger de trois semaines la saison de pêche blanche (en anglais seulement) dans le nord du Maine et ont ralenti le début de la saison des sucres (en anglais seulement). Les températures froides de l’eau ont causé la mort de 10 000 saumons de l’Atlantique (en anglais seulement) dans une pisciculture de la côte sud de la Nouvelle-Écosse. La grande épaisseur de glaces de mer dans le détroit de Northumberland et le détroit de Cabot (en anglais seulement) a eu des répercussions sur la navigation.

Au cours du mois d’avril, la trajectoire des tempêtes actives passait par la région du golfe du Maine, ce qui a entraîné des conditions humides persistantes et des précipitations totales mensuelles supérieures à la normale. La première moitié du mois a été caractérisé par des températures froides et des chutes de neige abondantes, tandis que la seconde moitié du mois a été chaude et pluvieuse. Les chutes de neige totales en avril ont varié, les déficits les plus importants ayant été enregistrés à l’Île-du-Prince-Édouard et au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, et les excédents les plus importants dans le sud-ouest du Nouveau-Brunswick et le centre de la Nouvelle-Écosse. À la fin du mois, il y avait peu ou pas de couverture de neige, sauf dans certaines régions du nord du Nouveau-Brunswick. Des vents forts ont retardé de plusieurs jours le début (en anglais seulement) de la saison printanière du homard à l’Île-du-Prince-Édouard. Les conditions humides d’avril ont laissé les champs détrempés (PDF, en anglais seulement), ce qui a causé des retards (en anglais seulement) aux agriculteurs.

Épaisseur de neige modélisée au 1er avril (en anglais seulement, image du haut) et au 30 avril (en anglais seulement, image du bas). Source : National Operational Hydrological Remote Sensing Center (NOHRSC) de la National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.

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La carte de l’épaisseur de neige modélisée pour le 1er avril (image du haut) montre que la neige couvrait encore la majeure partie du Nouveau-Brunswick, l’extrême ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, une grande partie du Maine, sauf les parties sud et côtières, et le nord et le centre du New Hampshire. L’épaisseur de la neige dépassait 50 cm dans de nombreuses régions, et plus de 100 cm dans certaines parties du nord du Nouveau-Brunswick, du Maine et du New Hampshire. La carte montre également des restes de neige dans les monts Cobequid et les hautes terres du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

La carte du 30 avril (image du bas) montre que de nombreuses régions qui étaient recouvertes de neige au début du mois étaient libres de neige. Des épaisseurs de neige de 50 cm ou plus sont demeurées dans certaines parties du nord et de l’est du Nouveau-Brunswick et dans les montagnes du Maine et du New Hampshire.

L’échelle (à droite) montre les couleurs utilisées pour représenter l’épaisseur de la neige (en cm et en pouces), passant du gris (à l’état de traces jusqu’à 5,1 cm de neige) à des tons de bleu, de violet, puis de rouge, à mesure que l’épaisseur augmente. Le sommet de l’échelle correspond à une épaisseur de neige > 381 cm (> 150 po).

Le mois d’avril a été humide dans l’ensemble de la région, avec des précipitations atteignant jusqu’à 200 % de la normale.
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La carte de la quantité totale de précipitations en avril en pourcentage de la quantité totale normale montre que les précipitations ont été supérieures à la normale en avril dans toute la région. Certaines régions, dont le centre et le sud du Nouveau-Brunswick, l’ouest et le centre de la Nouvelle-Écosse, l’ouest et le centre de la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et l’est du Maine, ont reçu jusqu’à deux fois la quantité normale de précipitations.

L’échelle de droite montre les couleurs utilisées pour représenter les précipitations en pourcentage de la normale, avec des tons de vert pour des quantités supérieures à la normale, jusqu’à 200 % ou plus, du blanc pour des quantités près de la normale (90 % à 110 %) et des tons de brun pour des quantités inférieures à la normale.

Les retards dans la plantation (en anglais seulement) et les travaux aux champs (en anglais seulement) se sont poursuivis en mai en raison des températures fraîches et des nombreux jours de précipitations. Selon les attentes, l’ouverture de nombreux sentiers, y compris les sentiers Katahdin, dans le Baxter State Park, allait être repoussée au moins à la mi-juin en raison de la neige à haute altitude, de l’eau courante sur les sentiers et du niveau élevé des eaux. De même, les sentiers de véhicules récréatifs hors route dans certaines parties du New Hampshire ont été ouverts plus tard que d’habitude (en anglais seulement). Le sol saturé et les vents violents ont causé des pannes d’électricité (en anglais seulement) dans le Maine. De plus, le printemps frais et humide a ralenti le processus de récupération post-hibernation (en anglais seulement) des insectes et pourrait entraîner une hausse du nombre de moustiques (en anglais seulement).

Inondations printanières

Les pluies, la fonte des neiges et les embâcles ont causé des inondations dans la région de la mi-avril au début mai. Plusieurs jauges le long de la rivière Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, ont atteint des niveaux d’eau presque records (en anglais seulement), ce qui a entraîné d’importantes inondations. Des maisons, des commerces (en anglais seulement) et des stationnements ont été inondés et des centaines de résidents ont été évacués (en anglais seulement). Plus de 145 routes ont été fermées, y compris une partie de la Transcanadienne (en anglais seulement), et les traversiers ont été temporairement mis hors service. Des écoles et des bureaux ont dû être fermés. La glace a heurté cinq poteaux de transport d’électricité, les brisant et causant une panne de courant. À de nombreux endroits, la rivière est demeurée près ou au-dessus du niveau d’inondation pendant environ deux semaines. Les niveaux d’eau élevés, les grosses vagues et la glace ont également endommagé des maisons (en anglais seulement) et des routes autour du lac Grand (Nouveau-Brunswick). Une aide financière a été mise à la disposition des résidents du Nouveau-Brunswick touchés par les inondations. Des inondations mineures à modérées se sont produites dans le Maine et au New Hampshire, et les niveaux d’eau élevés ont forcé la fermeture de routes (en anglais seulement) et de ponts (en anglais seulement) et ont endommagé plusieurs maisons (en anglais seulement). Les données préliminaires de la Commission géologique des États-Unis (U.S. Geological Survey) ont montré que le débit de pointe se classait parmi les 10 plus importants jamais enregistrés (PDF, en anglais seulement) à 15 sites dans le Maine et à quatre sites dans le New Hampshire.

Inondations à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, le 23 avril 2019. Photo : Rick Fleetwood.
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La photo montre le secteur riverain de Fredericton le long de la rivière Saint-Jean, où l’on aperçoit de l’eau qui couvre les terres du parc, un sentier pédestre et une route principale, dont seulement le terre-plein séparant les deux chaussées n’est pas immergé. Un petit phare est entouré d’eau à l’arrière-plan. Des plaques de glace fluviale sont visibles dans les zones inondées du parc.

Un embâcle près de Washburn, au Maine, le 19 avril 2019. Source : National Weather Service (NWS) des États-Unis, à Caribou.
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La photo montre une grande étendue de morceaux de glace enchevêtrés, avec un peu de terre nue au premier plan et des arbres sur la rive lointaine à l’arrière-plan.

Les changements climatiques au Canada

Deux rapports canadiens sur les changements climatiques ont récemment été publiés. Selon le rapport produit par le ministère des Pêches et des Océans, les changements climatiques entraînent des déclins chez certaines espèces marines et des hausses chez d’autres en raison du réchauffement des températures des océans. L’autre rapport, dirigé par Environnement et Changement climatique Canada, a permis de conclure que « Les effets du réchauffement généralisé sont évidents dans de nombreuses régions du Canada et il est prévu qu’ils s’intensifieront dans le futur. »

Aperçu régional – été 2019

Température et précipitations

Aperçu des températures produit par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis le 16 mai (à gauche); aperçu des températures produit par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) le 31 mai (à droite).
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La carte de l’aperçu des températures de juin à août en Nouvelle-Angleterre (à gauche) montre que toute la région a de 40 à 60 % de chances de connaître des températures supérieures à la normale, les probabilités étant plus élevées pour les secteurs sud.

La carte de l’aperçu des températures de juin à août pour les Maritimes (à droite) montre que les secteurs de l’est de la Nouvelle-Écosse ont de 40 à 50 % de chances de connaître des températures supérieures à la normale. Dans le reste des Maritimes, rien ne permet de déduire quoi que ce soit (chances égales que les températures soient supérieures, près ou supérieures à la normale).

Pour la période s’étendant de mars à mai, le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA (en anglais seulement) et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) prévoient de plus fortes probabilités que les températures se situent au-dessus de la normale pour la Nouvelle-Angleterre, le Nouveau-Brunswick, la moitié ouest de l’Île-du-Prince-Édouard et la majeure partie de la Nouvelle-Écosse, tandis qu’ils prévoient des probabilités égales que les températures soient inférieures, près ou supérieures à la normale dans la moitié est de l’Île-du-Prince-Édouard et au Cap-Breton.

Selon ECCC, il est plus probable que les précipitations soient supérieures à la normale dans les Maritimes, sauf dans l’est de la Nouvelle-Écosse et au Cap-Breton, où les probabilités ne penchent d’aucun côté. Selon le CPC, les probabilités ne penchent d’aucun côté pour ce qui est des précipitations attendues en Nouvelle-Angleterre.

Saison des ouragans dans l’Atlantique

Selon l’aperçu de la saison des ouragans dans l’Atlantique 2019 de la NOAA (en anglais seulement), il y a de plus fortes probabilités que la saison se situe près de la normale, prévoyant entre 9 et 15 tempêtes nommées [vents de 63+ km/h (39+ mi/h)], dont entre 4 et 8 pourraient devenir des ouragans [vents de 119+ km/h (74+ mi/h)], y compris de 2 à 4 ouragans majeurs [de catégorie 3, 4 ou 5; avec des vents de 179 km/h (111+ mi/h)]. La saison a débuté tôt avec la brève tempête subtropicale Andrea en mai. La saison s’étend du 1er juin au 30 novembre, la période la plus active s’échelonnant de la mi-août à la fin-octobre.

Quantité Aperçu de la saison 2019 Saison moyenne
Nombre de tempêtes nommées De 9 à 15 12
Nombre d’ouragans De 4 à 8 6
Nombre d’ouragans majeurs De 2 à 4 3

El Niño/Oscillation australe (ENSO)

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Prévisions probabilistes officielles de l’oscillation australe El Niño (ENSO) pour le début juin 2019, publiées par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis et l’Institut international de recherche (IRI) pour le climat et la société.

La période de prévision est d’environ un an. Les probabilités sont données par intervalles saisonniers de 3 mois. Chaque intervalle se chevauche de deux mois. Le premier intervalle de 3 mois s’étend sur mai, juin et juillet (2019). Le milieu de la période est représenté par les mois d’automne de septembre, octobre et novembre. Le dernier intervalle de 3 mois couvre les mois de janvier, février et mars (2020).

Le graphique des probabilités de prévision (barres verticales) montre que la présence d’un El Niño (barres rouges) est la condition la plus probable pour toute la période. Les probabilités de prévision d’un El Niño sont de 80 % vers le début de la période et demeurent supérieures à 50 % tout au long de la période. La probabilité de conditions neutres (barres grises) est d’environ 30 à 40 % pendant la majeure partie de la période, sauf vers le début, où elle est d’environ 20 %. La probabilité qu’un phénomène La Niña (barres bleues) se forme est très faible tout au long de la période, augmentant progressivement jusqu’à seulement 10 % dans la dernière partie de la période.

Selon les probabilités climatologiques (lignes), il y a de plus fortes chances que des conditions ENSO neutres (ligne grise) se forment lors la première moitié de la période, les probabilités s’élevant à environ 55 % au début de la période, puis diminuant lentement à l’automne pour atteindre environ 30 %. Les probabilités climatologiques que des épisodes d’El Niño (ligne rouge) et de La Niña (ligne bleue) se forment sont similaires, atteignant quelque 20 % au début de la période, puis augmentant progressivement jusqu’à 30 à 40 % dans la seconde moitié de la période.

L’état ENSO est basé sur l’anomalie NINO3.4 de la température à la surface de la mer (TSM). L’ENSO neutre est défini comme étant compris entre −0,5 °C à 0,5 °C.

De faibles conditions El Niño se sont formées en janvier et ont persisté jusqu’en mai. Le Climate Prediction Center de la NOAA prévoit des probabilités de 66 % que le faible El Niño se poursuive durant l’été (en anglais seulement) et de 50 à 55 % qu’il persiste durant l’automne et l’hiver.

Personnes-ressources

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (en anglais seulement)
Northeast Regional Climate Center (en anglais seulement)
Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov

Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.ecu

Partenaires du golfe du Maine

Inscrivez-vous pour recevoir cette publication chaque trimestre (en anglais seulement) : www.gulfofmaine.org

Bulletins trimestriels des impacts liés au climat et aperçu saisonnier – en ligne sur le site Canada.ca

National integrated drought information system report (en anglais seulement)

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