Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : mars 2019

Phénomènes importants de la région du golfe du Maine – décembre 2018 à février 2019

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La carte de la région du golfe du Maine englobe les provinces maritimes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard au Canada, les états du Maine, du New Hampshire et la partie est du Massachusetts aux États Unis, ainsi que les secteurs maritimes adjacents. La carte indique certains des faits saillants qui se sont produits pendant l’hiver 2019 (de décembre 2018 à février 2019). Ces faits sont les suivants :

  • L’hiver a été marqué par de fréquentes tempêtes, dont bon nombre ont entraîné des précipitations mixtes.

Décembre :

Du 17 au 18 décembre, jusqu’à 43 cm (17 po) de neige et de forts vents ont perturbé les déplacements et entraîné la fermeture des écoles dans le nord du Maine et les Maritimes. Une partie de la piste Cabot, dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, a été fermée pendant quatre jours en raison d’amoncellements de neige pouvant atteindre 3,6 m (12 pi). Un système dépressionnaire passant à l’ouest a amené un courant d’air chaud provenant du sud dans la région du 21 au 23 décembre. Plusieurs températures quotidiennes record ont été établies, les températures maximales atteignant 18 °C (65 °F). Les embâcles, la fonte de la neige et jusqu’à 100 mm (4 po) de pluie ont causé l’élévation des cours d’eau, ce qui a entraîné certaines inondations. Des rafales atteignant 103 km/h (64 mi/h) ont abattu des arbres et des fils dans l’est du Massachusetts.

Janvier :

Une série de tempêtes, dont plusieurs ont produit de la pluie verglaçante, ont traversé la région en janvier. Une tempête complexe a apporté jusqu’à 40 mm (1,50 po) de pluie et jusqu’à 50 cm (20 po) de neige dans la région du 8 au 10 janvier. Les rafales ont atteint 100 km/h (62 mi/h). Dans les Maritimes, les écoles ont été fermées pendant deux jours, et il y a eu des retards dans le transport aux aéroports et aux gares maritimes. Du 19 au 21 janvier, une importante tempête hivernale a apporté jusqu’à 55 cm (22 po) de neige, jusqu’à 102 mm (4 po) de pluie et jusqu’à 8 mm (0,3 po) d’accumulation glace dans la région. Des rafales de vent soufflant jusqu’à 100 km/h (62 mi/h) accompagnaient la tempête. Des inondations et des pannes d’électricité ont été signalées. Une autre puissante tempête du 23 au 24 janvier a apporté jusqu’à 80 mm (3 po) de pluie et des rafales pouvant atteindre 120 km/h (75 mi/h) dans une grande partie de la région. Le nord du Nouveau-Brunswick a connu jusqu’à 14 heures de pluie verglaçante. La tempête a causé des inondations et des pannes d’électricité localisées. Une aide en cas de catastrophe était offerte au Nouveau-Brunswick, où les dommages étaient estimés à 9,5 millions de dollars. La tempête persistante a fait en sorte que Caribou, dans le Maine, a connu son mois de janvier le plus enneigé et le plus pluvieux jamais enregistré.

Février :

Plusieurs tempêtes ont traversé la région en février. Du 12 au 13 février, une tempête a laissé jusqu’à 40 cm (16 po) de neige, avec les totaux les plus élevés dans le Maine et au Nouveau-Brunswick. Les rafales ont atteint 100 km/h (62 mi/h) dans la plupart des régions. Il y a eu des fermetures d’écoles et d’entreprises, ainsi que des perturbations dans les transports.

Une puissante tempête a apporté des vents forts et des précipitations mixtes, y compris jusqu’à 40 cm (16 po) de neige, dans la région du 24 au 27 février. Les rafales atteignaient généralement 110 km/h (68 mi/h). Les vents de Suête ont atteint 169 km/h (105 mi/h) à Grand Étang, en Nouvelle-Écosse. Le mont Washington, au New Hampshire, a enregistré sa plus forte rafale en février à 275 km/h (171 mi/h). La poudrerie élevée et la poudrerie basse généralisées ont causé d’importantes perturbations des déplacements dans le Maine, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Des amoncellements de neige pouvant atteindre 3 m (10 pi) ont rendu les routes impraticables, et des conditions de voile blanc ont entraîné des accidents de la circulation. Des écoles ont été fermées pendant cinq jours. Les vents ont également endommagé des bâtiments, abattu des arbres et des fils électriques, causé des pannes d’électricité, fait plier en deux une tour de communication recouverte de glace au sommet du mont Sugarloaf, au Maine, et créé un mur de glace sur la rive est du lac Bras D’Or au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Vue d’ensemble du climat régional – décembre 2018 à février 2019

Températures : Écart hivernal par rapport à la normale

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La carte de la région du golfe du Maine indique les écarts de température moyenne par rapport à la normale des mois de décembre 2018 à février 2019. L’échelle à droite montre les anomalies positives (au- dessus de la normale) jusqu’à 5 degrés Celsius de plus en rouge, les anomalies négatives (sous la normale) jusqu’à 5 degrés Celsius de moins en bleu, et les températures près de la normale (de 0,5 degrés Celsius de plus jusqu’à 0,5 degrés Celsius de moins) en blanc.

La carte des écarts de température hivernales par rapport à la normale (moyenne de décembre à février) montre des conditions plus froides que la normale ou près de la normale sur la majeure partie de la région du golfe du Maine, sauf dans les sections les plus au sud, y compris Cape Cod, qui ont été plus chaudes que la normale.

Les températures hivernales (moyenne des mois de décembre, janvier et février) ont varié de 2 °C (4 °F) sous la normale à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale.

En décembre, la température a varié de 3 °C (5 °F) sous la normale à des valeurs près de la normale; le temps le plus froid a été observé en Nouvelle-Écosse. Toutefois, le sud du New Hampshire et l’est du Massachusetts ont connu une température supérieure de 2 °C (4 °F) à la normale.

Les températures de janvier ont varié de 1 °C (2 °F) sous la normale dans l’ouest du Maine et certaines parties du New Hampshire à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale dans l’est du Maine, en Nouvelle-Écosse et dans l’est de l’Île-du-Prince-Édouard.

En février, les températures ont varié de 3 °C (5 °F) sous la normale à des valeurs près de la normale, le Cap Breton, en Nouvelle-Écosse, étant l’endroit le plus froid. Toutefois, l’est du Massachusetts a connu une température supérieure de 1 °C (2 °F) à la normale.

Les données sur les normales de température sont calculées en fonction des données de 1981 à 2010.

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Le diagramme de la série chronologique des températures journalières moyennes et normales pour Caribou, dans le Maine, au cours des mois de décembre à février montre des variations de température spectaculaires répétées variant de températures supérieures et inférieures à la normale au cours des trois mois. Les périodes de températures inférieures à la normale sont en bleu ombré et les périodes de températures supérieures à la normale sont en rouge ombré.

Températures journalières moyennes et normales à Caribou, Maine, du 1 décembre 2018 au 28 février, 2019.

Pendant l’hiver, plusieurs variations de température spectaculaires entre les températures au-dessus de la normale (rouge ombré) et sous la normale (bleu ombré) ont été observées. Source : Climate Prediction Center (CPC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.

Précipitations : Écart hivernal par rapport à la normale

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Carte de la région du golfe du Maine illustrant la quantité totale de précipitations reçues sous forme de pourcentage des précipitations normales en fonction des précipitations observées de décembre 2018 à février 2019. Les données montrent que celles-ci ont été au‑dessus de la normale (110 % et plus de la normale), en vert, sous la normale (90 % de la normale ou moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.

La carte montre des précipitations supérieures à la normale pour le Nouveau-Brunswick, les états de la Nouvelle-Angleterre et l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Les quantités pour la plus grande partie du Nouveau-Brunswick variaient de 125 % à 150 % de la normale. La majeure partie de la Nouvelle-Écosse et le reste de l’Île-du-Prince-Édouard ont reçu des précipitations près de la normale, tandis que certaines régions, en particulier dans le sud de la Nouvelle-Écosse et l’est du Cap-Breton, ont reçu des précipitations inférieures à la normale (de 75 % à 90 % des quantités normales de précipitations).

Les précipitations hivernales (accumulées de décembre à février) ont généralement varié de 75 % à 150 % de la normale.

Les précipitations de décembre ont varié de 50 % de la normale à près de la normale, sauf dans le nord du Maine et l’ouest du Nouveau-Brunswick, qui ont reçu jusqu’à 175 % de la normale.

Les précipitations de janvier ont varié de près de la normale à plus de 200 % de la normale, sauf dans certaines parties du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, qui ont été plus sèches.

Les précipitations de février ont varié de 50 % à 150 % de la normale, les régions les plus sèches se trouvant en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard et les régions les plus humides étant situées dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre.

Les normales de précipitations des États-Unis sont calculées selon les données de 1981 à 2010 et les normales des précipitations du Canada, selon les données de la période 2002 à 2018.

Températures à la surface de la mer : Écart par rapport à la normale

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Carte des secteurs maritimes de la région du golfe du Maine illustrant les écarts de température moyenne à la surface de la mer par rapport à la normale calculés en fonction de la moyenne des mois de décembre 2018 à février 2019. Les anomalies positives, supérieures à la normale jusqu’à 5 degrés Celsius, sont indiquées en rouge. Les anomalies négatives, jusqu’à 5 degrés Celsius inférieures à la normale, sont indiquées en bleu. Les anomalies près de la normale, soit de près de 0 degré Celsius, sont indiquées en blanc.

La carte de l’écart entre la température à la surface de la mer et la normale (moyenne de décembre à février) montre des conditions plus froides que la normale sur l’est du golfe du Maine, y compris la baie de Fundy et les eaux autour de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse. Les anomalies de température étaient d’environ minus 1 degré Celsius dans ces régions. Les régions de l’ouest du golfe du Maine et du banc de Georges affichaient des températures égales ou légèrement supérieures à la normale, avec des anomalies de température pouvant atteindre environ 0,5 degré Celsius.

Les anomalies de température à la surface de la mer (TSM) en hiver étaient plus froides que la normale sur l’est du golfe du Maine (-0,5 à -1 °C [-1 à -2 °F]) et sur la plate-forme Néo-Écossaise, où des anomalies de plus de -1 °C (-2 °F) étaient présentes. Les régions de l’ouest du golfe du Maine et du banc de Georges étaient normales, ou légèrement plus chaudes (environ 0,5 °C [1 °F]). Les températures froides à la surface étaient principalement attribuables aux valeurs froides de décembre et de janvier, le mois de février étant près de la normale. Des anomalies du froid d’une intensité, d’une couverture et d’une durée similaires ont été observées pour la dernière fois en 2009. Les normales de TSM sont calculées en fonction des données de 1985 à 2014.

Impacts régionaux – décembre 2018 à février 2019

Conditions hivernales

Pourcentage de la normale hivernale des chutes de neige.
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La carte des chutes de neige totales hivernales en pourcentage de la normale montre une transition des accumulations de neige au-dessus de la normale dans les parties nord de la région du golfe du Maine (en vert) aux chutes de neige sous la normale dans le sud et l’est (en brun).

  • En particulier, le centre et le nord du Nouveau-Brunswick et le nord du Maine ont reçu jusqu’à 150 % de la quantité normale de neige.
  • Le nord du New Hampshire, le centre du Maine, certaines parties du Nouveau-Brunswick, en particulier le long de la baie de Fundy, et l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard ont reçu des quantités près de la normale.
  • La Nouvelle-Écosse, l’est de l’Île-du-Prince-Édouard et le sud de la Nouvelle-Angleterre ont enregistré des chutes de neige inférieures à la normale, aussi peu que 50 % de la normale dans le sud de la Nouvelle-Écosse et 25 % de la normale au Massachusetts.

Des températures de décembre plus froides que la normale ont contribué à une concentration de glace de mer supérieure à la normale le long de la côte est du Nouveau-Brunswick à la fin du mois, ce qui a amené la Garde côtière canadienne à lancer des opérations de déglaçage plus tôt que d’habitude dans certaines régions. Les conditions ont permis à la pêche sur glace de commencer tôt au Nouveau-Brunswick. Les chutes de neige de décembre ont été inférieures à la normale pour la majeure partie de la région, sauf dans l’ouest du Nouveau-Brunswick, au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le mois de janvier a été marqué par des variations de température spectaculaires, à l’approche puis au passage de chaque tempête. Les tempêtes ont produit divers types de précipitations. Par exemple, le nord et le centre du Nouveau-Brunswick ont reçu plus de pluie et plus de neige que la normale en janvier. Les chutes de neige ont également été près ou au-dessus de la normale dans le Maine et une grande partie du New Hampshire. C’était le mois de janvier le plus enneigé jamais enregistré pour Bas-Caraquet au Nouveau-Brunswick et Caribou dans le Maine. En fait, il ne manquait que 0,25 cm (0,1 po) de neige en janvier 2019 pour égaler décembre 1972 à titre de mois le plus enneigé jamais enregistré pour Caribou. À certains endroits au Nouveau-Brunswick, l’épaisseur de la neige était plus du double de la normale à la fin du mois. Les chutes de neige étaient près ou en dessous de la normale au Massachusetts, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse et dans le sud du Nouveau-Brunswick, où les températures étaient plus douces. Par exemple, la plupart des sites du sud du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont eu plus de jours au-dessus du point de congélation que la normale. La faible couverture de neige et les vents violents à l’Île-du-Prince-Édouard ont soulevé la couche arable des champs, et les équipes de voirie ont dû retirer la terre de la route à Bedeque.

En février, les températures étaient généralement plus chaudes que la normale pendant la première moitié du mois et plus froides que la normale pendant la deuxième moitié. La majeure partie de la région a connu des chutes de neige près ou inférieures à la normale et une épaisseur de neige inférieure à la normale. Toutefois, le nord du Maine et le nord et le centre du Nouveau-Brunswick ont encore une fois enregistré des chutes de neige supérieures à la normale et une épaisseur de neige bien supérieure à la normale. Par exemple, le 25 février, Bas-Caraquet au Nouveau-Brunswick avait une épaisseur de neige au sol de 148 cm (58 po) et Caribou dans le Maine avait une épaisseur de neige au sol de 114 cm (45 po). Ces dernières se classaient parmi les cinq épaisseurs de neige les plus élevées pour février aux deux endroits.

La période d’octobre à février a été la plus enneigée de l’histoire de Caribou, qui a accumulé 373 cm (147 po) de neige. L’hiver actif a eu un effet négatif sur les budgets de déneigement dans le Maine, mais a été bon pour les activités hivernales. À l’Île-du-Prince-Édouard, les équipes de voirie ont dû utiliser plus de sable que d’habitude et la demande a augmenté pour les banques alimentaires et le mazout de chauffage. Les conditions ont créé une forte accumulation de glace autour de l’Île-du-Prince-Édouard, ce qui a causé des problèmes aux ostréiculteurs et au service de traversier. Bien que les conditions humides aient atténué la sécheresse anormale dans le nord du Maine, la sécheresse et la siccité anormale ont persisté dans le nord du Nouveau-Brunswick en raison de déficits à long terme. Boston au Massachusetts, Concord au New Hampshire et Portland au Maine ont connu plusieurs jours de plus en hiver avec des températures égales ou supérieures au point de congélation, ce qui est conforme à la tendance des hivers plus doux dans le nord-est des États-Unis.

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La photo des amoncellements de neige atteignant 3 m à Caribou, dans le Maine, montre une pelle à neige à la verticale qui paraît minuscule à côté d’un important amoncellement de neige.

Les amoncellements de neige atteignaient 3 m (10 pi) à Caribou, Maine, à la fin de février. Source : Service météorologique national des États-Unis (NWS) Caribou.

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La photo d’un mur de glace sur la rive est du lac Bras d’Or, au Cap-Breton, montre un mur de grands blocs de glace qui surplombe les gens qui marchent sur la rive à côté.

De forts vents à la fin de février ont créé un mur de glace au Cap-Breton. Image reproduite avec l’aimable autorisation de Tom Ayers/Canadian Broadcasting Corporation (CBC).

Vortex polaire

Le vortex polaire est une zone de basse pression et d’air extrêmement froid au-dessus des pôles de la Terre. Le courant-jet polaire se trouve à l’extrémité de cette masse d’air froid. Lorsque le vortex polaire est stable, un puissant courant-jet confine l’air froid. Parfois, en hiver, le vortex polaire est déplacé ou fragmenté. De grandes vagues se forment dans le courant-jet plus faible et l’air froid se déplace vers le sud (et l’air chaud se déplace vers le nord dans d’autres régions). La force du vortex polaire et la phase de l’oscillation arctique sont étroitement liées. En janvier, l’air arctique a balayé la région après l’affaiblissement du vortex polaire. Des températures glaciales et des vents forts ont créé des refroidissements éoliens dangereusement bas, ce qui a retardé l’ouverture de certaines écoles.

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Deux cartes mondiales de l’hémisphère Nord côte à côte. La carte à droite montre un vortex polaire typique et compact survenu du 14 au 16 novembre 2013. Les nuances de violet indiquent l’emplacement du vortex polaire, lequel est concentré au-dessus de l’océan Arctique et s’étend vers le sud, dans le nord de la Russie et du Canada et dans l’Alaska. La carte à gauche montre un vortex polaire de configuration ondulée survenu le 5 janvier 2014. Les nuances de violet indiquent que le vortex polaire s’étendait aussi loin au sud que le centre du Canada, le Midwest des États-Unis, le nord-est de l’Asie et le nord de l’océan Atlantique.

Vortex polaire faible (à gauche) et vortex polaire fort (à droite). Credit: National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Aperçu régional – printemps 2019

Températures et précipitations

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La carte des prévisions de températures printanières pour la Nouvelle-Angleterre (panneau à gauche) montre une probabilité de 40 % à 50 % de températures au-dessus de la normale, en moyenne de mars à mai, pour toute la région.

La carte des prévisions de températures printanières pour les Maritimes (panneau du centre) montre des probabilités accrues de températures au-dessus de la normale dans la plus grande partie des Maritimes, à l’exception des sections de l’est. Les probabilités augmentent en se dirigeant vers le sud, atteignant de 40 % à 50 % sur le sud du Nouveau-Brunswick et de 60 % à 70 % sur le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

La carte des prévisions de précipitations printanières pour les Maritimes (panneau à droite) montre des probabilités accrues de précipitations au-dessus de la normale sur la majeure partie des Maritimes, à l’exception de l’est de la Nouvelle-Écosse, avec des probabilités de 40 % à 50 %.

Carte des températures du CCP (à gauche), produite le 21 février. La carte des températures d’ECCC (au centre) et la carte des précipitations d’ECCC (à-droite) produite le 28 février.

Pour la période de mars à mai, le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) favorisent des températures au-dessus de la normale pour la Nouvelle-Angleterre, le Nouveau-Brunswick, la moitié ouest de l’Île-du-Prince-Édouard et la majeure partie de la Nouvelle-Écosse, avec des chances égales de températures inférieures à la normale, près de la normale ou supérieures à la normale pour l’est de l’Île-du-Prince-Édouard et le Cap-Breton.

ECCC favorise des précipitations au-dessus de la normale dans les Maritimes, sauf dans l’est de la Nouvelle-Écosse et au Cap-Breton, où des chances égales ont été prévues. Le CPC prédit des chances égales pour la Nouvelle-Angleterre.

Possibilité d’inondations printanières

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La carte des risques d'inondations printanières pour la Nouvelle-Angleterre indique la catégorie d'inondations. L'échelle indique les catégories d'inondations majeure, modérée et mineure. La catégorie d'inondations est modérée sur une zone allant du nord du Maine au nord du New Hampshire. Il est mineur dans la majeure partie du reste du Maine, du New Hampshire et de l’est du Massachusetts, à l’exception des zones côtières où aucun risque d’inondation n’est démontré.

Le potentiel d'inondation du fleuve au printemps est généralement supérieur à la normale en Nouvelle-Angleterre, en particulier dans certaines parties du Maine et du New Hampshire, en raison de "la combinaison du manteau neigeux existant, de précipitations supérieures à la normale, de conditions de sol saturées et d'un débit supérieur à la normale ...". Il existe également un potentiel généralisé d’inondations d’embâcles dans ces zones. De très fortes pluies peuvent provoquer des inondations à tout moment de l’année dans n’importe quelle région.

El Niño/Oscillation australe (ENSO)

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Les graphiques chronologiques des prévisions probabilistes officielles El Niño d’oscillation australe (ENSO) ont été émis début mars par le Climate Prediction Center des États-Unis et l’International Research Institute for Climate and Society (IRI).

L’état ENSO est basé sur l’anomalie de température moyenne à la surface (TMS) NINO3.4.

ENSO neutre : -0,5 °C à 0,5 °C

Les colonnes verticales indiquent la probabilité des prévisions, par intervalle de trois mois, pour chaque élément ENSO (La Niña, neutre et El Niño) identifié respectivement par les couleurs bleu, gris et rouge. Chaque intervalle de trois mois se chevauche sur deux mois.

La période de prévision couvre la fin de l’hiver, ainsi que les premiers mois du printemps (de février à avril) jusqu’à la fin de l’automne et le début de l’hiver (d’octobre à décembre).

Les lignes de couleurs indiquent la probabilité climatologique de chaque élément sur un intervalle de trois mois.

Le graphique de la série chronologique des probabilités ENSO prévues pour l’année à venir montre des probabilités élevées pour des conditions de El Niño pour la première moitié de la période, les probabilités diminuant graduellement à près de 50 % au début de l’automne (la période d’août, septembre et octobre). Au cours de la même période, la probabilité de conditions neutres augmente lentement pour atteindre un peu moins de 40 %, tandis que la probabilité de La Niña demeure très faible.

Des conditions de faible El Niño se sont formées en janvier et se sont poursuivies en février. Le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA indique qu’il existe une probabilité de 80 % qu’un faible El Niño se forme et se poursuive au printemps (en anglais seulement) et une probabilité de 60 % qu’il se forme et se poursuive pendant l’été.

Partenaires de la région du golfe du Maine

Contactez-nous

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
Northeast Regional Climate Center
Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

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Bulletins trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier

National integrated drought information system report (en anglais seulement)

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