Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : mars 2021

Phénomènes importants dans la région du golfe du Maine – de décembre 2020 à février 2021

Description longue

Carte de la région du golfe du Maine, accompagnée d’un texte présentant les phénomènes météorologiques et climatiques importants qui se sont produits durant les mois de décembre 2020 à février 2021 :

  • En décembre et en janvier, les températures ont été anormalement élevées, avec des chutes de neige inférieures à la normale (illustré par une icône représentant des températures élevées).
  • Les tempêtes se sont fréquemment déplacées sur la région durant le mois de février (illustré par une icône représentant de la neige).

Le texte se superpose à une carte d’arrière-plan de la région du golfe du Maine décrite dans le présent rapport, qui comprend le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, le Maine, le New Hampshire, et la moitié est du Massachusetts.

Les conditions de sécheresse se sont améliorées dans la majeure partie de la région au cours du mois de décembre. Le temps anormalement sec a toutefois persisté en janvier et février. Pour plus d’information, voir la section sur les impacts régionaux.

Décembre

Le mois de décembre a été doux, avec deux périodes de chaleur inhabituelle. Le 1er décembre, les températures ont atteint jusqu’à 17 °C (63 °F), ce qui a permis à sept sites du Nouveau-Brunswick, dont Fredericton, Miramichi et Oromocto, de connaître leur journée de décembre la plus chaude jamais enregistrée. À Caribou (Maine), les températures maximales et minimales les plus chaudes de tous les hivers ont été enregistrées. Le 25 décembre, les températures ont atteint 17,8 °C (64,0 °F). Fredericton et Oromocto ont connu leur journée de décembre la plus chaude, un record qui venait d’être établi plus tôt dans le mois. De nombreux endroits dans les Maritimes, ainsi que Caribou (Maine), ont connu leur Noël le plus chaud jamais enregistré. En fait, ce fut un Noël vert pour la majeure partie des Maritimes, où les Noëls blancs se font plus rares. Ce fut le mois de décembre le plus chaud pour plusieurs sites des Maritimes, dont Halifax (N.‑É.), et l’un des cinq plus chauds pour la majeure partie du reste des Maritimes et pour Caribou (Maine). Trois des dix jours de décembre les plus chauds jamais enregistrés à Caribou ont eu lieu en décembre 2020. Les températures chaudes du mois ont entraîné des déficits de neige dans de nombreuses régions et ont contribué à retarder le début de la saison de ski dans les Maritimes. Il y a eu deux tempêtes importantes en décembre, une tempête qui a propagé de la pluie, de la neige et des vents soufflant en rafales dans la région les 5 et 6 décembre, et l’autre qui a donné de la neige forte sur certaines parties de la Nouvelle-Angleterre les 16 et 17 décembre. Pour plus d’information, voir la section sur les impacts régionaux.

Janvier

Le mois de janvier a également été exceptionnellement chaud, notamment dans le Maine et les Maritimes. La région de North Cape, à l’Île‑du‑Prince-Édouard, a enregistré le mois de janvier le plus chaud de son histoire. Le mois de janvier s’est classé parmi les cinq plus chauds jamais enregistrés dans la plupart des sites des Maritimes et à Caribou (Maine), et parmi les dix plus chauds à Portland (Maine). Il y a eu peu de tempêtes importantes en janvier, ce qui a occasionné des conditions plus sèches que la normale et des chutes de neige inférieures à la normale dans de nombreux endroits. Plusieurs sites du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont connu l’un de leurs dix mois de janvier les plus secs.

Février

La région du golfe du Maine n’a pas connu les conditions de froid record que le centre des États-Unis et une bonne partie du Canada ont connues lorsque le courant-jet polaire a plongé vers le sud en février. En fait, ce mois de février s’est classé parmi les dix plus chauds jamais enregistrés pour plusieurs sites des Maritimes. Cependant, le courant-jet a souvent poussé des tempêtes sur la région du golfe du Maine. Par exemple, une tempête a donné de la neige forte et des vents forts sur certaines parties de la région du 1er au 3 février, tandis qu’une tempête du 7 au 8 février a propagé de la neige abondante sur les Maritimes. Pour plus d’information, voir la section sur les impacts régionaux.

Cet hiver a été le plus chaud jamais enregistré à Fredericton et à Moncton, au Nouveau‑Brunswick, dans la région de Halifax (Shearwater), en Nouvelle‑Écosse, et à Charlottetown, à l’Île‑du‑Prince-Édouard, et il a figuré parmi les hivers les plus chauds jamais enregistrés dans de nombreux autres endroits des Maritimes. De plus, Caribou (Maine) a connu son troisième hiver le plus chaud.

Aperçu du climat des régions – de décembre 2020 à février 2021

Températures : écart hivernal par rapport à la normale

Carte des écarts de température par rapport à la normale, moyenne de décembre 2020 à février 2021. Les normales de température sont basées sur les données de 1981 à 2010.
Description longue

La carte des écarts de température hivernaux par rapport à la normale montre des conditions de plus chaudes à beaucoup plus chaudes que la normale sur la majeure partie de la région.

  • Le nord du Nouveau-Brunswick a connu une température de 4 à 5 degrés (Celsius) au-dessus de la normale.
  • La majeure partie du reste des Maritimes a connu une température de 3 à 4 degrés (Celsius) au-dessus de la normale.
  • La moitié nord du Maine a connu une température de 3 à 5 degrés (Celsius) au-dessus de la normale.
  • Le reste des États de la Nouvelle-Angleterre ont connu une température de 1 à 3 degrés (Celsius) au-dessus de la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (au-dessus de la normale) sont représentées dans des tons de rouge, à +5 degrés Celsius et plus. Les anomalies négatives (inférieures à la normale) sont représentées dans des tons de bleu, jusqu’à -5 degrés Celsius et moins. Les conditions près de la normale (+0,5 degré Celsius à -0,5 degré Celsius) sont représentées en blanc.

L’hiver (moyenne des mois de décembre, janvier et février) a été jusqu’à 5 °C (9 °F) plus chaud que la normale. Le mois de décembre a été jusqu’à 5 °C (9 °F) plus chaud que la normale; les endroits les plus chauds étant les Maritimes et le nord du Maine. En janvier, les températures ont été jusqu’à 6 °C (11 °F) supérieures à la normale; les endroits les plus chauds étant le Nouveau-Brunswick et le Maine. En février, les températures ont varié de 2 °C (4 °F) dans l’ouest du Maine à 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Écart de la température moyenne quotidienne par rapport à la normale pendant l’hiver à Caribou (Maine). Les jours plus chauds que la normale sont ombragés en rouge et les jours plus froids que la normale sont ombragés en bleu.
Description longue

Le graphique de la série chronologique de l’écart de la température quotidienne moyenne par rapport à la normale pour l’hiver à Caribou, au Maine, montre que la plupart des jours de décembre, janvier et de la première semaine de février ont été bien au-dessus de la normale, à l’exception d’une vague de froid à la troisième semaine de décembre. Durant le reste du mois de février, les variations quotidiennes ont été tant supérieures qu’inférieures à la normale.

Écart de la température quotidienne moyenne (°C) par rapport à la normale au cours de l’hiver à Caribou, au Maine
Jour du mois Décembre 2020 Janvier 2021 Février 2021
1 16,8 1,8 0,8
2 10,9 2,8 6,3
3 5,4 2,4 11,2
4 7,8 6,7 6,6
5 6,2 7,9 5,1
6 4,2 7,5 6,7
7 1,4 7,9 2,1
8 2,5 6,6 -0,6
9 1,1 8,4 -4,3
10 2,4 4,1 -5,3
11 2,7 3,8 -4,1
12 4,6 9,8 -0,6
13 6,8 10,1 -1,1
14 4,8 11,0 -0,7
15 -3,6 11,3 -1,1
16 -9,4 9,7 2,6
17 -8,9 12,2 -2,3
18 -4,6 6,7 -4,2
19 -4,9 -0,5 -4,6
20 0,9 -1,3 0,8
21 9,7 -4,4 1,4
22 8,6 1,7 -0,2
23 2,4 4,2 7,2
24 8,7 4,7 8,6
25 19,7 6,3 0,7
26 13,2 7,9 -4,8
27 2,1 11,2 0,6
28 5,8 7,3 8,7
29 6,6 1,1 -
30 2,3 -3,4 -
31 8,1 -2,4 -

Précipitations : pourcentage de la normale hivernale

Carte du total des précipitations hivernales en pourcentage de la normale (de décembre 2020 à février 2021). Les normales de précipitations américaines sont basées sur les données de 1981 à 2010. Les moyennes de précipitations canadiennes sont basées sur les données de 2002 à 2020.
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La carte des précipitations totales en pourcentage de la moyenne à long terme (totalisées de décembre à janvier) montre que les anomalies de précipitations ont varié dans l’ensemble de la région.

  • Les régions du centre et de l’est du Nouveau-Brunswick ont été plus humides que la moyenne (de 125 % à 150 % de la moyenne).
  • Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick a été près de la moyenne.
  • La Nouvelle-Écosse a été généralement un peu plus humide que la moyenne (de 110 à 125 % de la moyenne).
  • Le nord du Maine et le nord du New Hampshire ont été plus secs que la moyenne.
  • Le reste du Maine, du New Hampshire et l’est du Massachusetts ont été un peu plus humides que la moyenne ou près de la moyenne.

Sur l’échelle de droite, les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.

Les précipitations hivernales (accumulées de décembre à février) ont varié de 50 % de la normale à 150 % de la normale. Les précipitations de décembre ont varié de 50 % de la normale à plus de 200 % de la normale; une grande partie de la région a reçu des précipitations près de la normale ou supérieures à la normale. Certains sites du Nouveau-Brunswick ont connu l’un des dix mois de décembre les plus humides jamais enregistrés. Le mois de janvier a été sec avec des précipitations variant de 25 % de la normale à près de la normale pour la plupart des régions. Les précipitations de février ont varié de 75 % de la normale dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre à 200 % de la normale dans le nord du Maine et les Maritimes. Ingonish Beach et Malay Falls, en Nouvelle‑Écosse, ont connu leur deuxième mois de février le plus humide jamais enregistré.

Températures à la surface de la mer : écart hivernal par rapport à la normale

Carte de l’écart des températures à la surface de la mer (TSM) par rapport à la normale (moyenne de décembre 2020 à février 2021). Les normales des TSM sont basées sur les données de 1985 à 2014.
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La carte des écarts de température à la surface de la mer par rapport à la normale, moyennés pour la période hivernale (de décembre à février), montre que presque toutes les zones ont été beaucoup plus chaudes que la normale. Le texte principal donne plus de détails.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les tons de rouge représentent les anomalies positives (supérieures à la normale), jusqu’à +3 °C. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -3 °C. Le blanc indique des conditions près de la normale (écarts de près de 0 °C).

Dans l’ensemble du golfe du Maine, les températures à la surface de la mer étaient nettement supérieures à la normale pour la saison hivernale. Les anomalies les plus importantes ont été observées sur le plateau néo-écossais à plus de 2,5 °C (4,5 °F) et dans les bassins plus profonds de l’ouest du golfe à plus de 2,0 °C (3,6 °F). Les anomalies positives étaient inférieures à 1,0 °C (1,8 °F) uniquement le long de la lisière d’extrême ouest du Golfe. La température hivernale à la surface de la mer dans le Golfe s’est classée au quatrième rang des températures les plus élevées jamais enregistrées (depuis 1985).

Impacts régionaux – de décembre 2020 à février 2021

Conditions hivernales

Du 5 au 7 décembre, une tempête s’intensifiant rapidement a donné jusqu’à 102 mm (4 po) de pluie sur l’est du Massachusetts, le sud du Nouveau-Brunswick et certaines parties de la Nouvelle-Écosse, ainsi que jusqu’à 38 cm (15 po) de neige dans le nord du Nouveau-Brunswick et le reste de la Nouvelle-Angleterre. Des rafales de vent atteignant jusqu’à 109 km/h (68 mph) ont contribué à causer des pannes de courant dans toute la région, y compris environ 230 000 clients du Maine, soit plus du quart de l’état. Une tempête survenue les 16 et 17 décembre a donné jusqu’à 122 cm (48 po) de neige sur la partie sud du New Hampshire, jusqu’à 71 cm (28 po) sur le sud du Maine et jusqu’à 41 cm (16 po) sur l’est du Massachusetts, avec un taux d’accumulation de neige de plus de 13 cm (5 po) à l’heure. Concord (New Hampshire) a connu le jour le plus enneigé de son histoire et la plus grosse tempête de neige de décembre, tandis que Portland (Maine) et Boston (Maine) ont connu l’une de leurs dix plus grosses tempêtes de neige de décembre. Certaines parties de la Nouvelle-Angleterre ont terminé le mois de décembre avec des chutes de neige supérieures à la normale en raison de cette tempête, et Concord a connu l’un de ses dix mois de décembre les plus enneigés. Une grande partie des Maritimes a toutefois connu des chutes de neige inférieures à la normale pour le mois de décembre.

Une tempête survenue les 16 et 17 janvier apporta jusqu’à 38 cm (15 po) de neige sur les parties nord du Nouveau-Brunswick, du Maine et du New Hampshire et jusqu’à 55 mm (2 po) de pluie dans le reste de la région. La pluie et la fonte des neiges ont provoqué des inondations à certains endroits. Avec peu de tempêtes et des températures supérieures à la normale, les chutes de neige de janvier ont été inférieures ou très inférieures à la normale dans la plupart des régions. Ce mois de janvier a été l’un des dix mois les moins enneigés jamais enregistrés à Caribou (Maine), Concord (New Hampshire), Saint John (N.‑B.) et Yarmouth (N.‑É.). La glace mince et les voies navigables ouvertes ont créé des conditions dangereuses pour la motoneige et la pêche sur la glace. Le fleuve Saint-Jean à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, n’a gelé que le 20 janvier, la deuxième date la plus tardive depuis 1965, ce qui fait de la saison d’eau libre de 2020 à 2021 la quatrième plus longue jamais enregistrée à cet endroit. En début janvier, l’absence de glace dans la baie des Chaleurs (N.-B.) a permis à des centaines de phoques du Groenland de dériver exceptionnellement loin dans la baie. À la fin de janvier, la couverture glacielle dans le golfe du Saint-Laurent était d’environ 1,6 %, soit la plus faible en plus de 50 ans de données.

Du 1er au 3 février, une tempête a donné jusqu’à 56 cm (22 po) de neige sur la région avec les plus importantes accumulations dans le nord-est du Massachusetts, tandis que certaines parties de la Nouvelle-Écosse ont reçu plus de 70 mm (3 po) de pluie. Des rafales de vent atteignant jusqu’à 100 km/h (62 mph) ont entraîné des pannes de courant. Les inondations côtières au Massachusetts ont inondé les routes et les zones de basse altitude et ont contribué à l’effondrement partiel de trois résidences de vacances. Du 7 au 8 février, une tempête a propagé jusqu’à 50 cm (20 po) de neige et des vents forts surles Maritimes, entraînant la fermeture des écoles et l’annulation du service postal. Du 15 au 17 février, une tempête a produit jusqu’à 15 mm (0,60 po) de pluie verglaçante, 10 cm (4 po) de grésil et 25 cm (10 po) de neige sur la région, créant des conditions dangereuses pour les déplacements. Avec des tempêtes fréquentes, les chutes de neige de février ont été près de la normale ou supérieures à celle-ci dans la plupart des régions; Caribou (Maine) a connu son 10e mois de février le plus enneigé. Au début de février, l’équivalent en eau de l’accumulation de neige dans le bassin du fleuve Saint-Jean ne représentait que 28 % de la normale, mais cette proportion est passée à 70 % de la normale au début de mars. À la fin de février, la couverture glacielle dans le golfe du Saint-Laurent accusait un retard d’environ six semaines par rapport à la normale. L’absence de glace peut entraîner l’érosion du littoral, des dommages aux pêches, une augmentation du nombre de phoques sur le rivage et des conditions de pêche sur la glace dangereuses.

Pourcentage de la normale hivernale des chutes de neige
Description longue

La carte des chutes de neige en tant que pourcentage de la normale (totalisées de décembre à février) montre une grande variation dans l’ensemble de la région.

  • Les quantités sur la majeure partie des Maritimes et du sud-est du Maine ont été inférieures à la normale (de 50 à 75 % de la normale).
  • Les quantités sur certaines parties du nord du Maine et du nord-est du Nouveau-Brunswick ont été près de la normale.
  • Les quantités sur le sud du New Hampshire et la moitié est du Massachusetts ont été de près de la normale à bien au-dessus de la normale.

Sur l’échelle ci-dessous, les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.

Les chutes de neige hivernales ont varié de 25 % de la normale au Cap-Breton (N.‑É.) à 175 % de la normale dans l’ouest du New Hampshire (carte ci-dessus).

Conditions de sécheresse

Surveillance de sécheresse en Amérique du Nord du 28 février 2021.

Description longue

La carte des sécheresses pour la fin du mois de février ne montre aucune zone de sécheresse ou de conditions anormalement sèches sur la majeure partie de la région. Il existe une petite zone de sécheresse modérée sur le New Hampshire. Il y a de petites zones de conditions anormalement sèches (catégorie D0) sur le centre de la Nouvelle-Écosse, l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, certaines parties du Cap-Breton, et le sud et l’ouest du Maine et du New Hampshire.

Les conditions météorologiques plus humides que la normale en décembre ont atténué les conditions de sécheresse dans toutes les parties de la région, à l’exception du New Hampshire. Les zones de temps anormalement sec ont été réduites mais elles ont persisté dans toute la région, à l’exception du Massachusetts. En janvier, les conditions ont peu changé. Avec des précipitations inférieures à la normale, une sécheresse modérée a persisté dans le New Hampshire et le temps anormalement sec a persisté, s’est même légèrement étendue, dans le reste de la région. En février, les conditions de sécheresse se sont améliorées dans certaines parties des Maritimes, mais sont restées inchangées en Nouvelle-Angleterre. À la fin février, le temps anormalement sec persistait dans certaines parties du Maine, du New Hampshire, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Chaleur en 2020

L’année 2020 s’est classée parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées pour les Maritimes et parmi les cinq plus chaudes jamais enregistrées pour le Maine, le New Hampshire et le Massachusetts. En fait, Portland (Maine) a connu son année la plus chaude, tandis que Caribou (Maine) a connu sa deuxième année la plus chaude et Yarmouth (N.-É.) sa troisième année la plus chaude. L’année 2020 a été parmi les dix plus chaudes jamais enregistrées pour plusieurs autres sites, dont Concord (New Hampshire), Boston (Maine), Halifax (N.-É.), Fredericton (N.-B.) et Charlottetown (Î.-P.-É.) En outre, l’année 2020 s’est classée parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale. Les températures océaniques ont également été exceptionnellement chaudes; la température à la surface de la mer en 2020 se classe au troisième rang des plus chaudes et la température océanique de l’hémisphère nord en 2020 constitue la plus chaudes jamais enregistrée. Ces températures océaniques chaudes ont contribué à donner une saison des ouragans record dans l’Atlantique en 2020. Les températures des eaux profondes du golfe du Saint-Laurent ont atteint leur valeur la plus élevée depuis le début des données en 1915, ce qui aura probablement des répercussions sur l’écosystème.

Carte du monde montrant des zones de couleur qui représentent les percentiles des températures moyennes des terres et des océans pour l’année 2020. Source : National Centers for Environmental Information (NCEI) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
Description longue

Une carte du monde avec des blocs de couleur représentant les percentiles des températures moyennes terrestres et océaniques pour l’année 2020. Les blocs de couleur montrent une augmentation de la chaleur, du bleu foncé (zone de froid record) au ronge foncé (zones de chaleur record) en passant par des zones intermédiaires qui étaient de « beaucoup plus froides que la moyenne » à « beaucoup plus chaudes que la moyenne ».

La carte montre des conditions beaucoup plus chaudes que la moyenne sur une très vaste zone qui couvre l’est du Canada, l’est des États-Unis et le centre de l’Atlantique Nord. Dans l’hémisphère Nord, seules certaines parties du nord de l’Atlantique Nord ont été plus froides que la moyenne. De vastes zones du nord de l’Europe et du nord de l’Asie ont connu une chaleur record. Une bonne partie de l’hémisphère Sud a également été plus chaude ou beaucoup plus chaude que la moyenne. Certaines zones du Pacifique Sud et certaines parties du sud de l’océan Indien ont aussi connu des températures près de la moyenne.

Aperçu régional – printemps 2021

Température et précipitations

Cartes des probabilités de températures supérieures, inférieures et près de la normale pour mars à mai 2021. Carte des températures du Centre de prévision climatique (Climate Prediction Center) (CPC) (à gauche) produite le 18 février. Carte des températures d’ECCC (à droite) produite le 28 février.
Description longue

Les cartes d’aperçu des prévisions de températures montrent que tant le U.S. Climate Prediction Center qu’ECCC prévoient un printemps plus chaud que la normale.

  • Pour le Nouveau-Brunswick, les probabilités de températures supérieures à la normale sont de 40 à 60 %.
  • Pour le reste des Maritimes, les probabilités sont généralement plus élevées, variant de 50 à 90 %.
  • Pour les États de la Nouvelle-Angleterre, les probabilités sont généralement de 33 % à 40 %.

Pour les mois de mars à mai, le Centre de prévision climatique (CPC) de la NOAA et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) prévoient des températures supérieures à la normale pour l’ensemble de la région. Le CPC prévoit une probabilité accrue de précipitations supérieures à la normale pour le nord du New Hampshire et une bonne partie du Maine, tandis qu’ECCC favorise des précipitations inférieures à la normale pour la majeure partie du Nouveau-Brunswick, l’ouest et le nord de la Nouvelle-Écosse et l’ouest de l’Î.-P.-É. Des chances égales de précipitations inférieures, supérieures ou près de la normale sont prévues pour le reste de la région. Avec une probabilité accrue de conditions plus humides que la normale pour le reste du mois de mars et pour les mois d’avril à juin, on s’attend à une atténuation des conditions de sécheresse dans le New Hampshire.

Risques d’inondations printanières

La NOAA indique que le risque d’inondation au printemps est près de la normale pour la majeure partie de la Nouvelle-Angleterre et inférieur à la normale pour certaines parties du New Hampshire et du Maine, là où les conditions sont sèches. Le risque d’inondation par embâcle est également inférieur à la normale ou près de la normale. De très fortes pluies peuvent provoquer des inondations à tout moment de l’année, même dans les régions où la couverture neigeuse est faible ou nulle.

Le programme de surveillance des cours d'eau du Nouveau-Brunswick, qui surveille les niveaux d’eau le long du fleuve Saint-Jean et de ses affluents, a été lancé le 10 mars.

La Niña

Prévisions probabilistes officielles El Niño - oscillation australe (EÑSO) du début mars émises par le Centre de prévision climatique (CPC) des États-Unis et l’International Research Institute for Climate and Society (IRI).
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Le graphique de prévisions ENSO (El Nino-oscillation australe), émis au début de mars, montre une transition de conditions La Niña à une probabilité de 60 % de conditions neutres de l’ENSO pour la période d’avril-mai-juin.

Le graphique de la série chronologique montre les probabilités de conditions El Niño, La Niña et de conditions neutres pour les 12 prochains mois, ainsi que les probabilités climatologiques.

Les barres verticales représentent les probabilités de prévision. Les lignes représentent les probabilités climatologiques. Les couleurs bleu, gris et rouge représentent les conditions La Niña, les conditions neutres et les conditions El Niño, respectivement. Chaque barre représente les probabilités pour trois mois. Chaque intervalle se chevauche de deux mois.

Le tableau ci-dessous indique les probabilités de prévisions des conditions El Niño, neutres, et La Niña pour chaque intervalle de trois mois indiqué dans le graphique.

Prévisions probabilistes officielles ENSO du CPC/IRI

Saison La Niña Neutres El Niño
FMA 2021 98 % 2 % 0 %
MAM 2021 59 % 41 % 0 %
AMJ 2021 38 % 62 % 0 %
MJJ 2021 32 % 66 % 2 %
JJA 2021 34 % 59 % 7 %
JAS 2021 39 % 52 % 9 %
ASO 2021 44 % 46 % 10 %
SON 2021 48 % 42 % 10 %
OND 2021 51 % 38 % 11 %

Les probabilités climatologiques de conditions La Niña, de conditions neutres et de conditions El Niño (lignes continues) sont les suivantes :

  • La Niña : environ 25 % au printemps et en été et 30 % en automne et en hiver.
  • Neutres : environ 55 % au printemps, 50 % en été, 40 % en automne, et 30 à 40 % en hiver.
  • El Niño : environ 20 % au printemps, 25 % en été, 30 % en automne, et 35 % en hiver.

En février, les conditions La Niña ont continué d’être présentes dans la région équatoriale de l’océan Pacifique. Le Centre de prévision climatique de la NOAA indique qu’il y a environ 60 % de chances que les conditions La Niña évolueront vers des conditions ENSO neutres au cours du printemps, et que ces conditions pendant l’été.

Ressources

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration

Centre climatique régional du Nord-Est (en anglais)

Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov

Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

Partenaires du golfe du Maine

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